‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 900 sur 1042 · WE1S · texte numérisé non relu

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► mesure împolitique, mais encore des funestes conséquences qui en furent le résultat, tant pour la prospérité intérieure du royaume que pour sa sécurité et sa puissance à ^extérieur. On doit encore à Weiss une édition des Sermons choisis de Saurin, avec une notice biographique et des notes (Paris, 1854), et il a collaboré pour la critique littéraire au Journal général de France et à l'Athensum français, etc.

WEISS (Siegfried), publiciste allemand, né à Dantzig en 1822. Après avoir fait k Berlin ses études de droit et pris le grade de doc* teur, il visita la France, l'Italie, la Turquie, une partie da l'Asie et, de retour en Prusse, y débuta en 1845 par un ouvrage intitulé Eludes, dont l'esprit libéral l'exposa à de nombreuses persécutions de la part du gouvernement; sa conversion au christianisme (ii appartenait auparavant à la religion juive) lui attira k la même époque la haine de ses anciens coreligionnaires. Pour échapper aux tracasseries de toute nature auxquelles il était en butte, et qui prirent bientôt le «-araetère d'une véritable persécution, il se réfugia en France en 1846. Deux ans plus tard, la révolution lui rouvrit les portes de sa patrie. En 1849, il fut attaché k la commission chargée de pacifier le Slesviget dans la suite combattit, soit par la voie de la presse, soit par des brochures, les tentatives fiâtes à différentes reprises par le parti rétrograde pour soulever la Confédération germanique contre la France. En 1864, il est revenu se fixer k Paris, après avoir obtenu des lettres de naturalisation. Depuis 1847, M. Siegfried Weiss s'est occupé d une façon toute particulière du droit international et, dès 1854, il a préconisé l'arbitrage comme étant le meilleur moyen d'empêcher les guerres. Pendant la guerre de 1870-1871, il a visité les Etats neutres et il a fait une étude approfondie des questions relatives à la situation des réfugiés militaires dans ces Etats, aux biens, à l'industrie et au commerce des neutres, etc. Parmi ses ouvrages, qui sont écrits en allemand, en français et en anglais, nous citerons : les Cours martiales (Berlin, 1845); Mémoires sur la nouvelle politique de l'Allemagne (Vienne, 1850, in 8"); la Prusse, le Danemark et le Slcsvig-Holstein (Vienne, 1850, in-8»); Y Economie politique allemande (Leipzig, 1852, in-8u); l'Homme et l'esthétique des relit/ions (Leipzig, 1852, in-8°) ; Principes juridiques et politiques d'un Etat (Vienne, 1853, iu-8°); Code du devoir et du droit d'une puissance neutre (Paris, 1854, in-S°); la Civilisation politique et la régence en Prusse (Paris, 1858, in-8°); Code du droit maritime international tel qu'il existe cites les peuples depuis les temps les plus reculés et tel qu'il devrait exister (Paris, 1857-1858, 2 vol. in-89), le principal ouvrage de l'auteur; la Civilisation politique en Prusse (Paris, 1858) ; Mémorandum de la cause juridique plaidée devant la diplomatie réunie uu congrès de 1859 (1859, iii-8<>), sous le pseudonyme de docteur Jnrinm; ['Allemagne et son projet d'unité (Berlin, 1859, iu-8°) ; Mémoire diplomatique et juridique sur la Prusse, l'Autriche et la succession en Slesviy-IJolstein et Lauenbourg (Paris et Bruxelles, 18G5, in-8°) ; les Affaires allemandes et italiennes (Paris, 1866), etc. 11 avait,. en outre, entrepris à Berlin, eu 1861, la publication d'un Journal de la science diplomatique et de la jurisprudence, en quatre langues (allemand, français, anglais et latin). — Sou frère, le docteur Léon Wliiss, né en 1819, tué en 1848 sur les barricades de Berlin, a laissé, en ire autres écrits : Jean Monge ou le lié formateur (Berlin, 1845) et Unel Acosta (Berlin, 1847, iu-80).

■WEISS (Jean-Jacques), journaliste fran-

Sais, né à Bayonne en 1827. Fils d'un chef e musique, il fut longtemps enfant de troupe. Venu a Paris, il fie ses études au collège Louis-le-Grand et remporta au concours général de 1847 le prix d'honneur de philosophie. Il entra alors à l'Ecole normale en compagnie de M. Alfred Assolant. Envoyé comme professeur d'histoire au lycée de La Rochelle, il y remplifees fonctions pendant quatre années et dut, à la suite d'un incident, quitter momentanément l'Université. L'inspecteur d'académie ayant adressé aux professeurs du lycée de La Rochelle une circulaire dont les termes peu convenables les froissèrent, M. Weiss, prenant en main la cause commune, de concert avec M. VUletard, répondit par une lettré qui plaidait pour la dignité du corps outrage. L'inspecteur se vengea en faisant mettre en disponibilité celui qui l'avait écrite (1855). M. Weiss occupa ses loisirs forcés k la préparation de son doctorat es lettres, et la tnèse qu'il soutint en cette occasion, sur les Institutions judiciaire* de la république romaine , du temps de Cicéron (1856;, attira sur lui l'attention du monde savant et lui ouvrit à deux battants les portes de la presse, il publia concurremment des articles littéraires remarquables dans la Revus de l'instruction publique, la Itevye contemporaine et la lieoue des lieux-Mondes. Cette même année (1856), il fut chargé de remplacer Prévost-Parailoi comme professeur de littérature française k la Faculté d'Aix. Nommé au même titre k Dijon en 1857, Al. Weiss obtenait do brillants succès, qui rappelaient ceuxde son cours sur l'histoire de la comédie en France, qui lui

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valut a Aix presque une ovation, lorsque Al. Bertin lui otfrit la rédaction du bulletin politique des Débats. M. Weiss se hâta d'accepter (18C0). Il écrivit, en outre, dans ce journal des articles littéraires et politiques, au style net, clair, incisif et mordant. En outre, il collabora à i' .Europe artiste, au Courrier du dimanche et fonda -en 1867 , avec M. Hervé, le Journal de Paris, feuille orléaniste qui fit une assez vive opposition au gouvernement et prit particulièrement à partie le ministre Duruy. En décembre 1868, il fut condamné par la 6e chambre pour manœuvres à l'intérieur à l'occasion de la souscription Baudin, après s'être défendu iuimême d'une façon très-brillante. Lors de la formation du cabinet Ollivier, M. Weiss se rallia «veePrévost-Parudolà l'Empire et fut nommé, le 7 janvier 1870, secrétaire général du ministère des beaux-arts, puis conseiller d'Etat en service ordinaire hors section (15 janvier 1870). Il prit une fois la parole au Corps législatif au sujet d'une pétition pour la conservation des arènes de la rue Monge. Après la révolution du 4 septembre 1870, M. Weiss rentra dans le journalisme, collabora k la Patrie, au Journal de Paris, au Paris-Journal et se fit un des champions de la réaction, également prêt à accepter une restauration légitimiste, orléaniste ou bonapartiste. La majorité de l'Assemblée nationale le nomma, le 26 juin 1873, membre du conseil d'Etat, où il a siégé depuis dans la section du contentieux. Indépendamment de ses nombreux articles, on lui doit : De inquisitione apud Homanos Ciceronis tempore (1856, hi-8"), thèse; Essai sur Hermnnn et Dorothée, de Goethe (1856, in-8°) ; Essai sur l'histoire de la littérature française (1865, in-12), recueil d'articles.

WEISS, nom de plusieurs médecins allemands. V. Albinus.

WE1SSE (Chrétien-Félix), littérateur allemand, né k Annaberg (Saxe) en 1726, mort en 1804. Il commença ses études à Altenbourg et alla, à dix-huit ans, les terminera Leipzig, où se trouvaient alors réunis des hommes d'un rare mérite, tels que Gellert, Cramer, Klopstock, J.-W. Schlegel etLessing. Encourage par eux dans ses premiers essais littéraires, il se lit bientôt une réputation comme traducteur, comme poëte et comme critique. Il succéda à Nicolaï d'ans la rédaction de la Bibliothèque des belles-lettres, recueil périodique qui contribua puissamment k épurer le goût en Allemagne. C'est lui qui introduisit l'opéra-comique chez ses compatriotes. Il réussit, avec Lessing, à faire dominer un moment la prose surle théâtre. Pour remplacer les ballades ridicules avec lesquelles les nourrices remplissaient la tête des enfants de sots préjugés, il composa de gracieuses chansons, qui, en peu de temps, devinrent populaires. De 1774 à 1792, il publia l'Ami des enfants, où se trouvent une foule de jolis petits contes, de scènes dramatiques destinés à l'enfance, qui ont servi de modèles à Berquin. Weisse a traduit du français et de l'anglais en allemand environ 140 volumes. Ses œuvres originales se composent de : Poésies lyriques (1772, 4 vol. in-8°) ; Tragédies, où l'on remarque particulièrement Ilichard III (1776, 5 vol, in-8°) ; Opéras-comiques (1777, 3 vol.); Comédies (1783, 3 vol.).

WEISSE (Chrétien-Ernest), jurisconsulte et historien allemand, fils du précédent, né à Leipzig en 1766, mort en 1832. il commença ses cours de droit dans sa ville nataie, les continua k Goattingue, fut reçu en 1788 agrégé à Leipzig et, après avoir passé plusieurs années à- Wetzlar, à Ratisbonne et à Vienne pour s'initier à la pratiqua du droit public, devint successivement professeur extraordinaire de droit (1796), assesseur près la cour supérieure (18U0J et professeur ordinaire de droit féodal (1805) à l'université de Leipzig. Le droit public ayant perdu toute importance pratiqua après la dissolution de l'empire d'Allemagne, il s'ap- ( pliqua avec ardeur à l'étude du droit privé allemand et fut appelé en 1813 à une chaire de droit criminel dans la ville où il professait depuis dix-sept ans. Il fut l'un des derniers et l'un des plus remarquables représentants de l'ancienne jurisprudence, mais il ne put jamais se mettre d'accord avec les idées nouvelles. On cite comme ses ouvrages les plus remarquables : histoire des états de ta Saxe électorale (Leipzig, 1802-1806, 4 vol. in-8°) ; Histoire moderne du royaume de Saxe depuis la paix de Prague jusqu'à noire époque (Leipzig, 1808-1812, 3 vol.), livre écrit avec beaucoup de sécheresse et souvent surchargé de détails, mais excellent à consulter pour l'histoire du développement de la constitution et des formes administratives de la Saxe ; Manuel du droit public saxon (Leipzig, 1824-1827, 2 vol.), regardé encore aujourd'hui comme le meilleur traité que l'on possède sur la constitution et sur le droit public de la Saxe, malgré les modifications constitutionnelles opérées depuis 1831. Le Musée pour l'histoire, la littérature et ta science politique de la Saxe (Leipzig, 1794- 1796, 3 vol.), que Weisse avait fonde et qu'il continua sous le titre de Nouveau musée pour l'histoire, etc. (Kreiberg, 1800-1804, 4 vol.), renferme également une foule de précieux matériaux de toute nature sur l'histoire de cette partie de l'Allemagne.

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WEISSE (Chrétien-Herraann), célèbre philosophe allemand, fils du précédent, né à Leipzig en 1801, mort en 1866. Il commença, comme son père, ses cours de droit k l'université de sa ville natale, mais ne tarda pas à les abandonner pour s'adonner exclusivement à l'étude de la philosophie spéculative. Promu en 1822 docteur en philosophie, il se fit recevoir, l'année suivante, agrégé pour la même faculté. Partisan déclaré, au début, de la philosophie de Hegel et de Schelling, il fit sur les systèmes de ces deux penseurs, du premier en particulier, des cours trèssuivis ; toutefois, il arriva graduellement k s'éloigner d'eux et s'en sépara complètement dans la suite.

Eu 1828, il fut nommé professeur extraordinaire de philosophie à Leipzig, mais il renonça k cette chaire en 1837 et rentra dans la vie privée. Quatre ans plus tard, il reprit ses cours à l'université, sans avoir toutefois le titre de professeur, et ce ne fut qu'en 1845 qu'il obtint celui de professeur ordinaire. Son discours d'inauguration de l'année scolaire 1847 fut fort remarqué, et, pour répondre au désir de ses amis, il le publia sous ce titre : Dans quel sens la phiUsophie allemande doit-elle de nouveau s'orienter vers Kant? (Leipzig, 1847;. Bien que l'université d'iéna lui eût déjà octroyé le diplôme honoraire de docteur en théologie, il s'était fait recevoir, en 1846, docteur et agrégé da la Faculté théologique de Leipzig.

L'incident le plus remarquable du reste de sa carrière fut la part qu'il prit en 1850 au fameux vote du sénat académique concernant la Landtag saxon remis en activité. 11 fut du nombre des vingt et un professeurs résistants, c'est-à-dire fidèles k la constitution, qui se prononcèrent, au sein du sénat, contre le droit de ce dernier & prendre part aux délibérations du Landtag. A la suite de cette protestation, le gouvernement le priva, ainsi que ses vingt confrères, du droit d'assister aux séances du sénat et ordonna, en outre, contre eux une instruction disciplinaire, que Weisse qualifia ouvertement de « honteux manque d'égards envers la di- •gnité de l'université ■ et de « dégradation préméditée de cette dernière. » Il exposa ses opinions et celles de ses collègues dans une brochure publiée sans nom d'auteur sous ce titre : le Gouvernement saxon et les vingt et un professeurs (Leipzig, 1850), où il se déclarait notamment contre la Confédération germanique, qu'il regardait comme une compensation insuffisante de la perte de l'unité allemande. Lors du départ d'Hartenstein en 1859, il lui succéda dans la chaire de philosophie théorique.

Weisse a laissé un grand nombre d'écrits, sans parler de la multitude d'articles qu'il a fournis k divers journaux et ouvrages encyclopédiques.

Ce fut en 1826 que Weisse publia lo premier de ses grands ouvrages : De l'élude d'Homère et de son importance pour notre époque, que suivit un Tableau de ta mythologie grecque (Leipzig, 1826). C'est là que sa montrent les premières trace» de la dilTé^ reuce d'opinion de l'auteur avec Hegel, différence qui se dessine plus nettement dans ses brochures, Sur le point de vue actuel de la science philosophique (Leipzig, 1829) et Sur les rapports du public avec la philosophie au moment de la mort de Hegel (Leipzig, 1832), mais qui s'aftinno tout k fait dans ses Principes de métaphysique (Leipzig, 1S35). Dans aucun de ces écrits cependant, l'auteur ne s'est écarté du strict emploi de la- méthode dialectique dont la découverte était, k ses yeux, le principal mérite de Hegel. Dans l'intervalle de ces publieations,Weisse avait encore fait paraître : De Platonis et Aristotelis in constituendis summis phitosophix principiis differentia (Leipzig, 1828) ; la traduction de la Physique et du Traité de l'âme d'Aristote (Leipzig, 1829); Système de l'esthétique envisagée comme ta science de l'idée du beau (Leipzig, 1830, 2 vol.), ouvrage qui donna lieu k une polémique des plus vives, à cause des éléments théologiques que l'auteur y avait mêlés, mais qui n'en a pas moins fait époque dans l'histoire de l'esthétique allemande et n'a pas encore été surpassé; De la légitimité de la dynastie française actuelle (Leipzig, 1832); l'Idée de la divinité {Dresde, 1833); la Doctrine secrète de la philosophie sur l'immortalité de l'individu-humain (Dresde, 1834); Tàéodicée ou Elévation de Dieu, en vers allemands (Dresdo, 1834); le Petit livre de la résurrection (Dresde, 1836), ouvrage publié, comme la précédent, sous le pseudonyme de Nico.iouiu». Nous citerons encore, parmi les écrits de ce savant philosophe : Critique et explication du Faust de Gœthe (Leipzig, 1837); l'Histoire de l'Evangile traitée au point de vue critique et philosophique (Leipzig, 1838); le Problème philosophique de l'époque actuelle (Leipzig, 1842) ; De l'avenir de l'Eglise évangélique, discours aux hommes du monde allemands (Leipzig, 1849) ; la Christologie de Luther (Leipzig, 1852); Dogmatique philosophique ou Philosophie du christianisme (Leipzig, 1855-1862, 3 vol.), l'ouvrage capital de l'auteur, celui qui résume, en quelque sorte, tous ses travaux et tous ses efforts antérieurs; la Question évangélique dans son arène actuelle (Leipzig, 1S56) ; Documents pour la critique des epitres de saint Paul, publiés par Sulze (Leipzig, I867),et0paic«-

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les d'esthétique et de critique esthétique, pu bliés par Seydel (Leipzig, 1867).

Weisse ne parlait pas avec facilité; mais il n'en réussissait pas moins k charmer ses auditeurs et à les tenir attentifs, La douceur et l'égalité de son caractère le faisaient aimer de tous, et lorsqu'il succomba au choléra, qui ravagea une partie de ^Allemagne dans l'automne de 1866, sa mort causa un deuil universel parmi les étudiants de Leipzig. Profond penseur, il était peu fait pour les incidents quotidiens de la via pratique et était surtout d'une distraction sans exemple, dont ses anciens élèves aiment k raconter des traits devenus légendaires aujourd'hui. Sa biographie a été écrits par Seydel (Leipzig, 1866).

WEISSESIBOURG. V. Wissembouiîg.

WEISSENBOBN (Jean-Frédéric), médecin allemand, né k Ërfurten 1750, mort en 1799. Il fit ses études médicales k l'université de sa ville natale, où il fut reçu docteur en 1774 et où il devint (1790) professeur ordinaire do médecine et professeur d'accouchement. Parmi ses écrits, nous citerons : De pupiila nimis coarctata vel clausa (Krfurt, 1773, in-4») ; Introduction à l'obstétrique (Erfurt, 1802, in- 8°); Observationes de partu essareo (Erfurt, 1792, in-4°).

WB1SSENFELS, ville des Etats prussiens (Saxe), sur la Saale, à 22 kiloin. S. de Mersebourg;\io,500 hab, Ch.-l. de cercle. Ecole de sourds-muets, collège, école normale primaire. Dans l'une de ses églises on conserve les cendres de Gustave- Adolphe. Fabrique de bas, passementerie, velours, soieries, orfèvrerie et poterie. Aux environs, on trouve des carrières de grès.

WEISSENSEE, ville de Prussa, province de Saxe, régence et k 25 kilom. N.-O. d'Erfurt, ch.-l. du cercle de son nom, sur l'Unstrut; 3,000 hab. Récolte et commerce de plantes médicinales.

WEISSENSTADT, bourg de Bavière, dans la haute Frauconie, cercle et à 9 kilom, S.-Û. de Kircheiilainitz, sur le plateau du Fichtelgebirge ; 2,000 hab. Non loin de eu bourg sont les sources de l'Eger. Fonderie, d'étain, cristallerie, clouterie; commerce da lin.

WE1SSEMUUKN (Jeanne-Franul- Véronique de), actrice et femme de lettres allemande, née kCoblentz en 1773, morte en 1847. A la mort de son père, l'acteur Benjamin Grunberg, sa mère se remaria avec André Teichmann d'Eisenaeh, et ce dernier exploila le talent des enfants de sa femme, en leur faisant représenter la comédie, alors si populaire, do Weisse, l'Ami des enfants. La jeune fille, qui avait en outre à s'occuper des détails du ménage, ne put donc acquérir les connaissances mémo les plus élémentaires, et ello n'apprit son art que par ses efforts naturels et sans le secours d'aucun maître. A Tàge de quatorze ans, elle fut engagée au théâtre de la cour à Munich, passa ueux ans plus tard k celui de Baden, près de Vienne, et fut dans la suite appelée k celui de la cour, dans cette ville. Eile y eut d'abord une position difficile à côte de M mes Adamberger, Sacco et Stéphanie, mais elle réussit en lin k se concilier la faveur du public et parut en 1809 dans le rôle de Phèdre devant Napoléon. La seconde année de son séjour k Vienne, elle avait épousé le caissier d'une maison de commerce, Arnold de Weissenthuru, et elle profila alors de cette amélioration dans sa fortune pour combler les lacunes qui existaient dans son éducation. Ce fut à la suite d'un pari que se révéla son talent littéraire. D'après un plan qu'on lui avait tracé à l'avance, elle écrivit, en huit jours, une tragédie intitulée les ûruses. Cette première pièce fut suivie d'environ soixante autres, qui n'ont pas, il est vrai, uno grande valeur littéraire , mais qui , parfaitement adaptées k la scène et pleines d'intérêt, obtinrent beaucoup de succès. Mme de Weissenthurn quitta le théâtre en 1811. Le recueil de ses Œuvres dramatiques forme 14 vol, (Vienne, 1810-1S36).

WE1SSFLOG (Charles), romancier allemand.

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