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il publia une étude historique très-romorquable, la Guerre des paysans. L'année suivante, il fut attaché à la rédaction de la Presse et s'y occupa spécialement de la politique étrangère. C'est là qu'il publia contre les circulaires de M. Ledru-Rollin une première lettre qui fit sensation. 11 passa ensuite à la Gazelle de France , où il s'efforça do défendre , au point de vue légitimiste, la monarchie constitutionnelle. Il se sépara de ce journal après les conférences de Wiesbaden, Sous l'Empire, il quitta le journalisme, dans lequel il avait fait preuve de verve, mais d'une pitoyable inconsistance politique, et se mit à écrire des nouvelles, des ouvrages philosophiques, des brochures, des vers, etc. Dans les dernières années, il a entrepris d'enrichir notre langue de cinq mille mots plus ou moins baroques, créés par lui, et dont le besoin ne se faisait nullement sentir. Doué d'une imagination' vive, mais mal équilibrée, cherchant constamment à être original, mais ne réussissant le plus souvent qu'à être paradoxal, noyant des idées justes dans un fatras d'excentricités, M. Weill a beaucoup écrit dans un style qui atteste une connaissance insuffisante de notre langue, • Je me suis créé une forme à part, dit-il. Semblable k un musicien qui, pour jouer de la flûte, "est forcé de tailler son instrument dans le bois et encore avec un couteau ébréclié, je me suis tnillé dans la langue française un manteau troué à plus d'un endroit et dont les bords sont maculés de fange populaire. Mais l'étoffe en est solide et de bon teint. Qui sait? Elle durera peut-être aussi longtemps que maint tissu de velours et de soie. ■ Doué de la plus vivo satisfaction de lui-même, ce naïf, inconsistant et trop fécond écrivain n'hésite point k considérer comme un « cuistre • quiconque ne tombe pas en admiration devant ses idées et ne croit pas absolument nécessaire d'introduire dans notre langue des mots tels que inapaisible, inabordageabte , désamérissabililé , etc. Nous citerons, parmi ses écrits : Feu et flamme (1845, in-32); Feu contre {exil (1845, in-S0), réponse à Timon; la Guerre des paysans (1817 , in-12); Debout la province! (1849, in-18) ; République et monarchie (184?, iu-16); .Au président, étrennes politiques (1849, in-18); le Génie de la monarckie (1850, in-8°) • De l'hérédité du poucoir (1849, in-18); Hoi et président (1852, in-8») ; le Livre des roi's(1852, in-8°); Histoires de village (LS53, in-12), recueil de très-intéressantes nouvelles; Une Madeleine , drame eu un acie et en vers ( 1853 , in-18) ; l'Idéal (1851 , in-18), essai d'esthétique; Vies des grands hommes d'Allemagne, Schiller (1855, in-8»); l'Homme de lettres (lasj, in-12) ;Mystères île la création (1855 , in-18), tiré de l'hébreu ; Contes d'amour (1850, iu-12); Couronne, histoire juive (1857, in-12); Lettres fraternelles à M. Louis Veuillot (1858, in-12); Emeraudc (1859, in-18); Si j'avais -une fille à marier (18G0, in-12); l'£faurees<uiiCF'i»i6'(lS60,in-lS); Paris inhabitable (1860, in-12) ; Qu'est-ce que le propriétaire d'une maison à Paris? (1860, in-12); M ismorismes , hymnes de l'âme (1860, in- 12); Lettre à S. M. l'empereur sur lu ville de Paris (1860, in-12); les Croquants financiers, eu vers (1861 , in-8") ; Mon fils ou le Nouvel Emile (1862, in-8°); Frohuy (18G2, in-12); Amours et blasphèmes (liruxelles, 18G2, in- 18), recueil de vers qui fut interdit en Fronce; Que deviendront nos filles? (18G3, in- 12) ; le Congrès législateur de Gand (1803, in-8"); le Justicier de la presse, avec une loi fondamentale de la presse (1864, in-12) ; Moïse et le Talmud (18G4, in-8u) , ouvrage dédié a Meyerbeer, à qui, dans sa préface, il s'attache Éprouver qu'un grand musicien est un grand philosophe; la Parole nouvelle (1866, in-18); Mes batailles (1867 , in-18) ; Dix mois de révolution (1868, in-18); Ma jeunesse, mon adolescence, Reginète (1870, 3 vol. in-18), autobiograghie curieuse, dans laquelle ou trouve du naturel, de l'ingénuité et souvent de la
ftoésie; Mon journal du lundi (1870, in-4<>); a Parole de lareliuion nouvelle (1871, in-18); le bécrel de l'amour (1S71 , in-18) ; Lettres de vengeance d'un Alsacien (1871, in-18); Cinq mille mots logiquement inhérents à ta tangue française (1873) , ouvrage publié par fascicules; Histoire de la guerre des anabaptistes (1874 , in-18); Don Juan de Sesenheim (1874 , in-32); les Emigrés d'Alsace, comédie (1874, in-18); l'Esprit de l'esprit (1874, in-32); Selmei(1874, in-32) ; Jiomans parisiens (1874, in-32); Jiomans de châteaux et de chaumières (1875, 2 vol. in-32); Un drame d'amour, en vers (1875, in-32) ; Si j'avais un fils à élever (1876, in-32); Génie de l'histoire universelle (1876, 5 vol. in-3ï), etc.
WEILLEK (Gaétan uti), pédagogue allemand-, né k Munich en 1762, mort en 1826. Il lit ses études dans sa ville natale, fut ordonné prêtre en 1785 et enseigna les mathématiques, la philosophie et la théologie successivement chez les théatins et a l'école professionnelle de Munich. Nommé, en 1799, recteur de cet établissement, il devint, trois ans plus tard, membre de l'Académie des sciences et fut appelé, en 1809, à la direction de tous les établissements d'instruction publique de Munich. Chargé en outre, peu de temps après, de l'instruction du prince Charles de Bavière, il fut anobli en 1812. Mis a la retraite et nommé conseiller intime en 1823, il succéda a Schlichtgroll comme secrétaire général de l'Académie des scien-
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ces. On a de lui, entre autres ouvrages : Essai d'un système de la science de l'enseignement (Munich, 1802-1S05 , 2 vol.); Introduction à un aperçu indépendant de la philosophie (M-mieh, 1804) ; Idées pour l'histoire du développement de la foi religieuse (Munich, 180S-1814 , 3 vol.) ; Principes fondamentaux de la psychologie (Munich, 1S17); Delà tâche religieuse de notre époque (Munich, 1819); Opuscules (Passau, 1821-1826, 3 vol.); l'Esprit du catholicisme pur pour servir de base au catholicisme de tous les temps à venir (Salzbourg, 1824); Esquisses de caractères d'hommes éminents par les qualités de l'âme (Munich, 1827), avec une biographie de l'auteur par un de ses élèves.
WEIMAH (duché de SAXE-), Etat de l'Allemagne du Nord. V. Saxk-Weimar.
WEIMAR, ville d'Allemagne, capitale du grand-duché de Saxe- Weimar, dans une belle vallée, sur l'ilm, à 82 kilom. S.-O. de Halle, à 800 kilom. N.-E. de Paris, par 50° 59' de latit. N. 'et 9° 11' de longit. Iv; 14,800 hab. Le palais ducal, orné d'un parc anglais, est regardé comme le plus beau de l'Allemagne. L'église principale renferme les tombeaux des ducs et celui de Herder. La bibliothèque du grand-duc compte plus de 150,000 volumes, outre une riche collection de portraits d'hommes célèbres. Le théâtre de la cour, longtemps placé sous la direction de Schiller et de Gœthe, est une des scènes les plus distinguées de l'Allemagne. Gymnase; institut géographique de Froriep. Ecole des beauxarts ; musées de tableaux, d'antiques et de médailles. On remarque la maison habitée autrefois par Lucas Cranach, place du Marché ; la maison de Goethe, sur la place à laquelle on a donné le no-m (le cet illustre écrivain, et la maison de Schiller, sur l'esplanade. Fabriques de liqueurs, de bas eu poil de lapin qui a l'apparence de la soie, d ustensiles de métal et de fer, de draps, de toiles et de cuirs. Commerce de grains et de laines.
Au milieu du xvmo siècle et jusqu'au commencement du xixe, sous le règne du duc Charles-Auguste et de la duchesse Amélie, Weimar fut, le centre de la bonne littérature et une sorte de foyer scientilîque qui le fit surnommer l'Athènes de l'Allemagne. La protection qu'ils accordaient aux lettres y avait fixé un grand nombre d'écrivains célèbres, tels que Schiller, Gœthe, Herder, Wieland. Weimar est aussi la patrie de Kotzebue.
WEIMAR (Bernard de SAXE-). V. Bernard.
WEINBUENiNER (Frédéric), architecte allemand, né à Carlsruhe en 1766, mort en 1826. Après avoir étudié dans sa ville natale l'architecture, la physique et les mathématiques, il partit en 1787 pour la Suisse et, pendant trois ans, y dirigea la construction do plusieurs édifices. De là, il se rendit à Rome en 1791 et y consacra six années à l'étude des monuments de l'architecture antique ; il y donna aussi des leçons de son art et exécuta, dans le même intervalle, un grand nombre de plans et de dessins. De retour à Carlsruhe en 1798, il fut nommé inspecteur et, bientôt après, directeur d'architecture, et il fonda dans cette ville une école de.laquelle sortirent un grand nombre d'excellents élèves. Son attention se porta spécialement sur l'architecture des théâtres. 11 avait cette conviction que le mode de construction des théâtres anciens était supérieur à tous les autres, et ce fut d'après ces principes qu'il construisit, en style demi-antique, le théâtre de Carlsruhe et celui de Leipzig, qui est connu aujourd'hui sous le nom d'Ancieti-Théâtre. Il était, à sa mort, directeur en chef d'architecture. Ses édifices se distinguent par l'habileté pratique des dispositions et la grande perfection de l'ensemble de la construction; mais les détails en sont souvent maigres et plats. Le sentiment du pittoresque, qui domine aujourd'hui dans l'architecture, n'était encore que peu développé à son époque. Aussi l'aspect de la plupart de ses édifices est-il froid et prosaïque, bien que la science architecturale dot.l ils portent l'empreinte en fusse, sous certains rapports, de véritables modèles dans leur genre.
"Wèinbienner a écrit sur son art différents ouvrages, parmi lesquels nous citerons : le Théâtre au point de vue de l'architecture (Tubingue, 1809); Manuel d'architecture (Stuttgurd, 1810-1825, 3 vol.); Projets et compléments d'édifices anciens (Carlsruhe^ 1823); Constructions exécutées et projetées (Carlsruhe, 1823-1830, 3 cahiers). Schreiber a publié des Souvenirs de la vie de Weinbrenner (Heidelberg, 1830).
WEINFELDEN, bourg de Suisse, canton de Thurgovie, ch.-l. du bailliage de son nom, à 15 kilom. È. de Frauenthal, près de la Thur; 2,600 hub. Château. Siège de 1 assemblée du grand conseil. Récolte et commerce de vins estimés, fruits et céréales.
WEINGiERTNÉRlE s. f. (vain-ghèr-tné-rl — de Weinyssrlner, botan. allem.). Bot. Syn. de corvnÉpuore, genre de graminées.
WEINGARTEN, hameau du Wurtemberg, près de Ravenaburg et d'AItdorf. Ancien château princier, donné, au xi* siècle, à l'abbaye célèbre de bénédictins fondée en 920, et dont l'église remarquable est un but fréquenté de pèlerinage.
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WE1NI1EIM, ville du grand-duché de Bade, cercle du bas Rhin, ch.-l. du bailliage de son nom, k 19 kilom. N. d'Heidelberg, sur la Weschnitz; 6.000 hab. Source et buins d'eau ferrugineuse acidulé ; tanneries, fabrication d'huile de noix. Bergerie grand-ducale.
WEINHOLD (Charles-Auguste), chirurgien et physiologiste allemand, né à Meissen en 1783, mort en 1829. D abord nide-chirurgien dans l'armée, il fut reçu docteur à Wittemberg en 1805, visita les écoles de Vienne et de Paris et revint se fixer dans sa ville natale, où il pratiqua quelques années. A la suite d'un voyage en Suisse et en Italie, il fut appelé, en 1811', à occuper à Dorpat la place de directeur de la clinique. Weinhold revint, en 1812, se fixer à Dresde, où il fut nommé professeur de matière médicale (18 14); puis il devint conseiller d'Etat, médecin du roi de Prusse, professeur ordinaire de médecine et de chirurgie et directeur de la clinique chirurgicale et ophthalmologique de l'université de Halle. Outre un grand nombre d'écrits étrangers à la médecine et une multitude d'articles de journaux qu'il serait trop long d'indiquer, Weinhold a publié les ouvrages suivants : De pareseos et methodi pareUcx dignitate, tentamen ad contradictiones tollendas super inflammationes , imprimis pneumonis a debilitate orls (1805, in-4°) ; De luxatione ossis humeri in universum, et prtecipue de incisione aponeuroseos muscuti pectoralis majoris ad curandam Inxationem inveteralam (Halle, 1819, in-8°); De articulatione spuria et nova eam curandi methodo (1822, iti-S°).
WEINHOLD (Charles), philologue allemand, né a Reichenbach (Silésie) en 1823. 11 suivit, de 1842 à 1S46, k Brestau et à Berlin, des cours de théologie, puis de philologie, et s'y occupa, avec un goût tout particulier, de l'étude des dialectes allemands, sous lu direction de Jacobi et de Lachmann. Après avoir pris ses grades k Halle, il Sô fit recevoir, en 1847, agrégé de cette université pour ht langue et la littérature allemandes, fut nommé, en 1549, professeur extraordinaire à Berlin, puis, en 1851, professeur ordinaire à Cracovie et, sur sa demande, fut transféré, l'année suivante, à Grœtz en la même qualité. En 1861, il est devenu professeur à l'université de Kiel. Il est, en outre, depuis 1860, membre ordinaire de l'Académie des sciences de Vienne, qui l'avait élu membre correspondant en 1854. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, qui embrassent tout le cercle de la philologie et de l'archéologie germaniques et Scandinaves. Nous citerons comme les plus remarquables : les Sagas de Loki (Leipzig, 1848); les Femmes allemandes au moyen âge (Vienne, 1851) ; Le la manière d'éenre correctement l'allemand (Vienne, 1852), ouvrage qui a exercé une grande influence sur les progrès et les incidents delà polémique relative à l'orthographe allemande; Jeux de noëls et chants de l'Allemagne méridionale et de la Silésie (Grseiz,
1853) ; Sur la philologie des dialectes de l'Allemagne (Vienne, 1853); Matériaux pour un vocabulaire du dialecte sitésien (Vienne,
1854) ; la Vie d s anciens Scandinaves (Berlin, 1856); les Géants du mythe germanique (Vienne, 1858); les Cérémonies funèbres en A llemagne à l'époque païenne (Vienne, 1859) ; Grammaire alémannique (Berlin, 1863) ; Grammaire bavaroise (Berlin, lS6'7);H.-Chr. Boie, matériaux pour l'histoire de: la littérature allemande au xvin» siècle (Halle, 1868), etc.
WEINLIG (Chrétien-Théodore), compositeur allemand, né à Dresde en 1780, mort en 1842. Il étudia d'abord le droit et exerça même jusqu'en 1804 la profession d'avocat à Dresde ; mais, cédant k cette époque au goût qui l'entraînait vers la musique, il renonça au barreau et s'adonna exclusivement à l'étude de l'harmonie sous la direction de son oncle, Chrétien-Ehregott Weinlig, qui était maître de chœurs à l'école de la Croix, h Dresde. En 1806, il partit pour l'Italie, reçut de Mattei, à Bologne, des leçons de contrepoint et devint membre de la Société philharmonique de cette ville. A son retour à Dresde (1814), il y fut nommé maître des chœurs a l'église de la Croix, mais renonça, dès l'année suivante, à cet emploi et se livra à l'enseignement privé de son art jusqu'en 1823, époque où il succéda à Schichc comme maître des chœurs à l'église Saint-Thomas, à Leipzig, Comme compositeur, il est surtout connu par ses nombreux exercices de chant et par ses morceaux de musique religieuse. Ce ne fut qu'après sa mort que parut son Guide théorique et pratique de fugue (Dresde, 1845), dans lequel il avait consigné les résultats de ses études, mais qui fut loin de répondre à l'idée que l'on en avait conçue par avance.
WElNtlG (Chrétien-Albert), chimiste et économiste allemand, fils du précédent, né à Dresde en 1812. Après avoir étudié k Leipzig la médecine et les sciences naturelles, il s'y fit recevoir docteur, puis agrégé pour la minéralogie et la technologie à l'école commerciale de. celte ville, et renonça complètement à la pratique de l'art médical pour s'occuper de l'application des sciences naturelles k l'industrie et à l'agriculture. Nommé, en 1845, professeur d'économie sociale à Erlangen, il fut attaché, dès l'année suivante, au ministère de l'intérieur en qualité de conseiller
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pour l'industrie, le commerce et agriculture, et reçut, en 1849, le portefeuille de l'intérieur dans le cabinet éphémère formé sous la présidence de Held. Au mois de mai suivant, il déposa son portefeuille et fut nommé conseiller intime et directeur de la division de l'industrie, du commerce et de l'agriculture. Il a dirigé, en 1850, l'exposition industrielle de Leipzig et a été nommé depuis commissaire du gouvernement saxon aux expositions industrielles de Munich (1854), de Paris (1855 et 1867) et de Londres (IS62). Outre de nombreuses traductions et des éditions de la Chimie des plantes, de Thomson (Leipzig, 1838), et de Y Introduction à l'étude des sciences naturelles, de Herschel (Leipzig, 1836), on a de lui un Manuel de chimie théorique (Leipzig, 1840- 1841) et des Principes de physique mécanique (Leipzig, 1843). De 1835 à 1845, il a rédigé la Feuille centrale pharmaceutique et la Feuille centrale polytechnique, cette dernière en collaboration avec Huelsse.
WEINMANNIB s. f. (vain-mann nî — de Weinmann, botan. allem.). Bot. Genre d'arbres et d'arbrisseaux, de la famille des saxifragées, tribu des cunoniées, comprenant uno cinquantaine d'espèces, qui croissent dans l'Amérique tropicale, k la Réunion et en Océanie : Dans te Pérou, on mêle au quinquina l'écorce d'une weinmannik. (P. Duchartre.) Il Syn. de léiospehmb; platylophe et ptb-
ROPBYLLK.
— Encycl. Le genre weinmannie renferme des arbres et des arbrisseaux k feuilles opposées, simples ou pennées, munies de stipules, à fleurs réunies en grappes axillaires ; le fruit est une capsule à deux loges polyspermes. Ce genre comprend une cinquantaine d'espèces, qui croissent dans la zone tropicale. La plupart d'entre elles ont des écorces riches en tanin et, à ce titre, employées dans la préparation des cuirs; on leur donne, en divers pays, le nom vulgaire de tan rouge. L'écorce d'une espèce qui croît au Pérou est assez astringente pour être mélangée au quinquina. Une autre, qui croit à Madagascar, a des fleurs très-recherchees par les abeilles et qui contribuent beaucoup a la qualité du miel vert de cette contrée.
WEINMULLER (Charles), chanteur allemand, né dans les environs d'Augsbourg en 1765, mort en 1828. Il fit d'abord partie d'une troupe de comédiens ambulants, et le hasard amena un jour, & l'une des représentations données par cette troupe, le directeur d'un théâtre de Vienne, qui, charmé de la voix de Weinmuller, l'engagea aussitôt. Weinrauller débuta en 1795 dans cette ville ety obtint un succès qui ne se démentit pas pendant près de trente ans. 11 possédait une voix de basse admirablement timbrée et dont il savait tirer tout le parti possible. Il excellait surtout dans les rôies de Figaro, de Leporello dans Don Juan , et de Thoas dans /phigénie en Aulide; il interprétait aussi admirablement la musique religieuse, ■ et personne, dit M. Fétis, n'exécuta jamais mieux que lui la partie principale de basse dans le Requiem de Mozart et dans la Création de Haydn. ■ L'empereur François II l'avait nommé chanteur de sa chambre. 11. ne quitta la scène qu'en 1825 et se retira à la campagne, aux environs de Vienne, où il mourut trois ans plus tard.
WEINREICHIE s. f. (vain-rè-chl — de Weinreich, botan. allem.). Bot. Syn. d'ÉCHi- Nodisque, genre de légumineuses.
WEIN1UCH ou WEINREICH (Valentin), en latin Weiiirlcfiiu*, philologue allemand, né en 1553, mort à Eisenach en 1G22, où il était depuis trente-neuf ans recteur du gymnase. On a de lui : Paraphrase de la prophétie de Jonas, en vers; Exodus gnomologica, carminé latino et grsco; Snccincta augustissimx familix saxonics geneatogia; Afanuductio ad grammalicam, ouvrage élémentaire, qui a été en usage dans les écoles d'Allemagne jusqu'au milieu du xvme siècle, etc. — Son fils, Oérémie Wejnrich, lui succéda à sa mort dans la direction du gymnase d'Eisenach et se distingua aussi par son talent poétique, qui lui valut, en 1639, le titre de poète lauréat. On ignore l'époque de sa mort. On a de lui : Augustissirnariim divorum theatrum carminé iambico; Mvijpôouvuv navvj^uçuàv, seu vita, mores ac gesla diox Elisabetlts; KlijTaov «otijpm, seu carmen invitatorium.
WEINRICH (Georges), théologien allemand, né à Hirschuergen 1554, mort en 1617. Il fut d'abord professeur au collège des Princes, k Grimma, embrassa ensuite l'état ecclésiastique et devint, en 1586, pasteur à Leipzig. On a de lui, outre un grand nombre de Sermons : Histoire de lu résurrection du fils de la veuve; Histoire de la transfiguration de Jésus-Christ ; Commentatio in epistolas Poulinas; Enodatio prxa'puarum qusestionum de jpeccati origine; De xpmipioi; seu 7iormis certitudinis, etc. — Son frère puîné , Martin Weinrich, mort en 1609, fut successivement pasteur it Leipzig et à Cautsch et professeur de physique et d'éloquence k Breslau. Il a publié : Commentaire sur l'origine des monstres; Problèmes de physique et de médecine, Traité sur les causes des inondations ; Traité sur les prestiges du démon, etc. — Un troisième frère, Melchior Weinrich, assesseur de la Faculté de philosophie de Leipzig et ' sous-directeur de 1 école Saint-Thomas, dans la même ville, est connu comme l'auteur dû
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l'ASrarium poeticum phrases et nomina poetica compleetens (Francfort, 1690, in-8»), qui l'ut usité dans les écoles jusqu'il la publication^ du Gradns ad Parnassum,
WEINRICIl (Jean -Michel), théologien allemand, né eu 1CS3, mort en 1727 à Meiningen, où il était devenu successivement inspecteur et recteur du lycée et diacre de la cour. On cite, parmi ses écrits : Nouvelles de la ville d'Erfurt; Prima rudimenta grzcs lingux, animadversiones ad Altimi Avili opuscula; Méthode facile pour apprendre l'hébreu; Poésies spirituelles, etc.
WEINSBEHG, ville du Wurtemberg, cercle du Neckar, ch.-l. du bailliage de son nom, à ?8 kilom. N. de Ludwisburg, sur la Salin ; 2,500 Imb. Ecole latine, belle église. Carrières de plâtre; récolte el commerce de vins renommés. Autrefois, ville libre impériale. Sur la montagne de Burgberg, qui domine la ville, on voit les ruines d'un ancien château, berceau de la famille seigneuriale de Weinsberg. Ce château est célèbre par la tradition du dévouement que montrèrent les femmes pendant le siège qu'il soutint contre l'empereur Conrad III eu 1140 et qui a fait donner au Burgberg le nom de Weioertreue (fidélité des femmes). Depuis 1855, on a entrepris la restauration de ce château, où doit être établie une walhulia en l'honneur des femmes.
WElt'ERT, ville de l'empire d'Autriche, dans la Bohême, cercle et à 35 kiloni. N.-E. d'Elbogen ; 2,300 hab. Exploitation d'argent et de cobalt. Fabrication d'armes, dentelles ; papeteries.
WEIR (William), journaliste anglais, né à Edimbourg en 1802, mort en 1S58. A la fin de ses éludes, il se lança dans 'a presse périodique et fonda le Journal littéraire d'Edimbourg, dans lequel il inséra, à propos de la question de la réforme parlementaire, une série d'articles qui produisirent une vive sensation et firent placer leur auteur k la tète de la rédaction du journal l'Argus de GlascoiB. A la mort de Hunt, rédacteur en p hef du Daily News de Londres, Weir lui succéda dans cet emploi important, à la hauteur duquel il ne cessa de se montrer jusqu'à sa mort.
WEIR (Robert-Walter), peintre américain, né à New-Rochelle, Etat de New-York, en 1S03. Il descend d'une famille de huguenots français qui avait émigré eu Amérique peu de temps après la révocation de I édit de Nantes; il commença ses études artistiques en Amérique et partit ensuite pour l'Italie, où, pendant trois ans, il travailla assidûment d'après les œuvres des grands maîtres. Depuis son retour aux Etats-Unis, il a succédé à Leslie comme professeur de dessin a l'école militaire de West-Point. On a de lui, entre autres toiles remarquables : la Jaquette rouge; la Dernière marche de Bourbon; le Débarquement du vieux pèlerin, tableau qui orne aujourd'hui la rotonde du Capitole de Washington, etc.
WE1SIUCH (Jules), ingénieur allemand, né à la mine de MiUelsehiniedeberg, près d'Annaberg, où son père était conducteur, en 1806. Après avoir fait ses premières études aux écoles des mines d'Annaberg et de Freiberg, il suivit les cours des universités de Gœltitigue et de Vienne, lit, en 1830, un voyage minèralogique dans la majeure partie de la monarchie autrichienne et s'occupa ensuite, à Freiberg, de l'étude des mathématiques supérieures jusqu'en 1833, époque où il l'ut nommé professeur de mathématiques appliquées à l'école des mines de cette ville. Depuis lors, son attention s'est portée spécialement sur l'hydraulique et la géodésie pratique, et il n'a pas cessé de se livrer sur l'hydraulique à des recherches et a des expériences, dont les preiliiers résultats furent consignés dans ses Essais sur l'écoulement des eaux par des propulseurs, des robinets, des soupapes, etc. (Leipzig, 1842) et dans ses Essais sur la contraction imparfaite de l'euu lors de son écoulement des tuyaux et des vaisseaux (Leipzig, 1843). L'idée qu'il a émise le premier d'un coefficient de résistance a extraordinairenient simplifié les calculs hydrauliques, et sa découverte de la contraction imparfaite ainsi que les applications qu'il en a faites appartient aux progrès les plus remarquables de la science hydraulique depuis Jean et Daniel Bernouilli. Son ouvrage capital est celui qui a pour titre ; Manuel de ta mécanique de l'ingénieur et des machines (Brunswick, 1845-1854,3 vol.; 4Sédit., 1862- 1868, tomes 1er et 11). On a encore de lui : Manuel de la mécanique des machines minières (Leipzig, 1835-1830, 2 vol.); Y Ingénieur (Brunswick, 1848; 3e édit., 18C3); le Nouvel art des limites (Brunswick, I8:>0-1859, 3 vol.) ; Essais sur les effets d'une roue de réaction simple {Preiberg, 1851); Hydraulique expérimentale (Preiberg, 1855). Il a, un outre, fourni un grand nombre de mémoires k divers recueils scientifiques, tels que la. Feuille centrale polylechuique,VIngènieur,Y Ingénieur civil et les Communications polytechniques de Volz et Karmarsch. C'est dans ce dernier journal qu'il exposa, en 1844, les premiers principes de la méthode de projection monodiniétrique et anisométrique, qu'il avait découverte et qu'il a traitée tout au long dans son Introduction au dessin axonometrique (Preiberg, 1857). M. "Weisbach était en 1869 membre de la commission saxonne
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pour la détermination des degrés de la latitude européenne, et il fut en même temps chargé de diriger les travaux de nivellement entrepris pour ce but dans le royaume do Saxe.
WE1SBROD, graveur allemand, né à Hambourg en 1754, mort k une époque inconnue. S'étant rendu à Paris, il y prit des leçons de Will et ne tarda pas à devenir un très-habile artiste. Weisbrod travailla aux recueils de gravures représentant les tableaux des galeries du duc de Choisoul et de Poulain. Il excellait surtout dans le paysage. On estime particulièrement les planches qu'il a exécutées d'après Berghein, Van dé Velde, Wagner, la Fuite en Egypte d'après Teniers, etc. Weisbrod quitta Paris vers 1780 et vécut depuis lors dans l'obscurité.
WEISE (Chrétien), pédagogue et poBte allemand, né à Zittau en 1642, mort en 1708. Il fit ses études à Leipzig, devint en 1070 professeur d'éloquence, de poésie et de politique au gymnase de Weissenfels et fut nommé en 1678 recteur du gymnase de sa ville natale. Il fut l'un des professeurs les plus savants de son époque, introduisit le premier la langue allemande dans les collèges, où l'on n'avait souffert jusqu'alors que le latin et le grec, et écrivit un grand nombre d'ouvrages pédagogiques, entre autres celui qui a pour titre : Curieuses pensées sur les vers allemands, Quoique ces ouvrages nous paraissent aujourd hui complètement insipides, ils n'en étaient pas moins un progrès réel pour l'époque et eurent pour résultat de faire longtemps dominer la méthode deWeise en Allemagne. La plupart de ses poésies furent aussi composées dans un but classique, car il écrivit plusieurs pièces pour les représentations dramatiques qui étaient, selon un usage enoore dominant a Cette époque, données par des écoliers. Ces pièces ont été réunies sous le titre de : Théâtre de Zittau (Leipzig, 1683, souvent réédité). Les oeuvres les plus remarquables de Weise sont cependant des romans satiriques, tels que les Trois grands corrupteurs (Leipzig, 1671, souvent réédité) et des comédies, entre autres le Machiavel campagnard (Zittau, 1679). Dans ces deux genres de compositions, il chercha à ramener la poésie allemande de l'enflure de Lohenstoin à une simplicité et à une vérité naturelles; mais souvent, il faut l'avouer, son style est lourd et sans souplesse. On met au-dessous de ses autres œuvres ses poésies religieuses et profaues, qui sont écrites dans le ton ennuyeux de l'époque et qui ne furent publiées que douze ans après sa mort. Palm a publié : Christian Weise, dissertation littéraire et historique (Breslau, 1854),
WEISFLOG ou WE1SSFLOG, romancier allemand, ne h Sagan en 1770, mort en 1828. Il étudia le droit à Kœnigsberg et devint- en 1802 juge au tribunal de sa ville natale, dont il fut nommé président en 1827. Il fournit à un grand nombre d'almanachs et de revues littéraires des articles et des nouvelles, qui ont été recueillis en partie et publiés k nouveau sous ce titre : Morceaux de fantaisie et histoires (Dresde, 1824-1829, 12 vol.; 1839, 20 édit.). Weisftog ne prenait guère le sujet de ses compositions que dans le Cerele étroit delà vie bourgeoise; mais son talent d'invention, son humour plein de bonhomie et parfois d'une certaine mélancolie, ainsi que la naïveté et la fidélité de ses tableaux, rirent de lut un des plus goûtés parmi les nouvellistes de son époque.
WEISHAUPT (Adam), fondateur de l'ordre des illuminés, né à Ingolstadt eu 1748, mort à Gotha en 1822. Il fit ses études chez les jésuites, mais les quitta brusquement pour se faire inscrire à l'université. Reçu docteur et nommé en 1772 à la chaire de droit canon d'Ingolstadt, il entra en lutte aveo ses anciens maîtres et créa, pour les éclipser, une société secrète calquée sur la leur quant il l'organisation, mais dans un esprit tout ditférent (1776). Il donna à l'association le nom d'ordre des perfeotibihstes ou des illuminés. Voici comment lui-même en détinit le but : « Réunir, en vue d'un intérêt élevé et par un lien durable, des hommes de toutes les parties du globe, de toutes les classes et de toutes les religions, malgré la diversité de leurs opinions etde'leurs passions; leur faire aimer cet intérêt et ce lien au point que, réunis ou séparés, ils agissent tous comme un seul individu. » La société se divisait en trois classes : la pépinière ou noviciat, le compagnonnage ou symbolisme, la maîtrise ou les mystères. Les membres devaient une obéissance aveugle a leurs supérieurs, une confession orale et, de plus, un rapport mensuel nonseulement sur leur propre conduite , mais aussi sur celle de leurs collègues. Chacun devait faire ses efforts pour attirer dans l'association les hommes puissants, pour obtenir de l'influence sur les affaires publiques eu «'emparant des hautes fonctions. Le fondateur eut bientôt avec lut toute la jeunesse qui suivait son cours de droit, puis une foule d'hommes distingués, séduits par l'idée généreuse de la perfectibilité indéfinie et de la fraternité universelle ;jnais les pratiques bizarres introduites dans les réceptions, une discipline sévère, dégénérant en espionnage, amenèrent bientôt le dégoût. Weishaupt, voyant que le vide se faisait autour de sa personne, tenta vainement de réuuir les dé-
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bris des illuminés aux francs-maçons, avec lesquels ils avaient plus d'un rapport. Dans le même temps (1784), l'électeur de Bavière supprima toutes les sociétés secrètes dans ses Etats. Des poursuites judiciaires atteignirent les plus proches amis de Weishaupt, qui se réfugia à Gotha, dont le prince régnant avait adopté ses rêveries. Il a laissé des ouvrages curieux en latin ou en allemand. Voici les titres des principaux : Histoire complète des persécutions faites aux illuminés en Bavière (Nuremberg, 1786); Description pittoresque de l'ordre des illuminés; Système des illuminés (Leipzig, 178S) ; Histoire des progrès de f humanité (Nuremberg, 1789, -2 vol. in-8u) ; Discours philosophique sur les frayeurs de la mort (1789, in-12, trad. en français); De la vérité de la perfectibilité morale (Ratisbonne, 1793-1797, 3 vol. in-S°); Pythagore ou l'Art secret de gouverner le monde (Francfort, 1795, in-S»l; la Lanterne de Diogène (1804, in-8°); Matériaux pour servir à ta connaissance du monde et des hommes (Gotha, 1S09-18U, 2 vol. in-8o).
WEISKE (Charles-Auguste), jurisconsulte et économiste allemand, né dans la seconde moitié du xvmo siècle , mort en 1840 à Dresde, où il était conseiller auliquuet membre du conseil des nuances du royaume de Saxe. On a de lui : Traité sceptico-pratique sur des matières de droit civil (1829) ; Qusstiones jnris cimlis in usum fori (1831); Archives pour la connaissance pratique du droit (1833-1839, 3 parties); Considérations historiques et diplomatiques sur les ambassades des Bomains comparées à celles des modernes (1834); Manuel du droit écoonomit/un allemand (183S) ; Manuel du droit industriel allemand (1839); Manuel de ta procédure criminelle (1840).
WEISS (Jean-Nicolas), médecin allemand, né à Hof en 1702, mort en 1783. Il commença ses études médicales dans sa ville natale, lus continua k Iéna, à Erfurt, à Leipzig, à Halle et à Strasbourg, et, reçu en 1729 licencié à Altdorf, il y fut appelé, trois ans plus tard, eu qualité de professeur d'auatoiiiie et de chirurgie. Il prit en 173S le grade de docteur, passa en 1736 k la chaire de médecine théorique, et par la suite devint professeur de médecine pratique, de pathologie et de chimie et doyen de I université. Oli célébra en 1782 le jubilé de son doctorat. Il n'a écrit que des opuscules académiques, parmi lesquels nous citerons : De visecrum, glandutarum et ulcerum quorumdam analogia (Altdorf, 1729, in-40) ; De usu musculoruin abdominis (1737, in-4°j ; Observationes qussdam ex prscedentibus sectionibus notabiles (1733-1745, iu-4°); De discrimine motus elustici etjlilalis fibrarum (1735); De abusu purganlium in recens mil is ' (1737); De damiiis e diarrhsa intempestiva suppressa oriundis (1742); De hsmorrhoidibus crislalis(\~Si,ïn-i<>) ; De dextro cordis ventricule posl mariera umpliore (1764) ; De flexibilitate actionum in corpore humano (1776, iii-4»).
WE1SS (François-Rodolphe de), général et littérateur suisse, uéà Yverdun en 1751. mort par suicide en 1802. Il sevvit ea France et en Prusse, se retira avec le grade de colonel, se mil à, voyager eu Europe, où il se lit connaître par son caractère romanesque, rentra dans sa patrie en 1785, devint bailli de Moudon et membre du conseil souverain de Berne, adopta les principes de la Révolution française avec une sorts d'exaltation, fut en Suisse l'un des principaux chefs du parti français et, comme tel, fut envoyé à Paris pendant la Terreur, pour calmer l'irritation qu'y avaient inspirée les allures ducorps helvétique. Il accepta néanmoins le commandement général du pays dé Vaud lors da l'invasion de 1797, fut battu par le général Brune et s'enfuit en Allemagne, d'où il revint en 1802. Un accès d'aliénation mentale le porta k mettre tin à ses jours dans une auberge de Nyon. Weiss fréquentait assidûment le salon de Mma de Staël, où il se faisait remarquer par la véhémence de ses discours. Ona de lui : Principes philosophiques, politiques et moraux (1780, 2 vol. in-8°), oeuvre d une imagination brûlante, souvent déréglée, où l'on trouve des pages écrites du style le plus original, le plus pittoresque. Ce livre a eu un grand nombre d'éditions; il a été traduit en allemand et en anglais.
WEISS (Chrétien), philosophe allemand, né en 1774, mort en 1853. Il fit ses études k l'université de Leipzig, y devint privatdocent en 1795, puis professeur extraordinaire en 1801, fut nommé en 1808 directeur de l'école de Nauaibourg-sur-la-Saaile et remplit en dernier lieu les fonctions de conseiller de régence et d'instruction publique U Mersebourg. On a de lui : Pérégrinations en Saxe, en Sitcsie et en Bohême (Leipzig, 1795, 2 vol.) ; Bésullats de ta philosophie critique, spécialement en ce qui concerne la religion et la réuélation (Leipzig, 1799) ; De cultu diuino et exlerno judicando (Leipzig, 1797); De scepticismi eausis (1801, iti-81») ; Manuel de logique (1801, in-so); Matériaux pour servir à l'art de l'éducation (1803-1S06); Recherches sur la substance et les opérations de l'Urne humaine {Leipzig, 1811); Du Dieu vivant et de la manière dont l'homme arrive jusqu'à lui (1812, in-s") ; De l'âme et du corps envisagés en particulier au point de vue des maladies de l'âme (1819, 2 vol.).
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WEISS (François), violoniste allemand, no . en 1778, mort k Vienne en 1830. 11 fut attaché à la musique du prince Razumotiaki, sa fit principalement remarquer en exécutant la musique de Beethoven et acquit une grande réputation comme violoniste. Weiss, en outre, s'adonna à la composition. Il écrivit la musique de plusieurs ballets, des symphonies, de» quatuors, des sonates, etc.
WEISS (Charles), littérateur et bibliographe français, né a Besançon en 1779, mort en 1865. Il débuta de bonne heure par des poésies qui furent insérées en partie dans tes Essais littéraires publiés par une -société de jeunes gens de Besançon et qui lui valurent en 1S07 le titre de membre de l'Académie de cette ville. Cinq ans plus tard, il y fut nommé conservateur administrateur de la bibliothèque publique, et en 1832 devint membre correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Bien qu'il se soit livré pendant toute sa vie k de laborieuses recherches, il n'a laissé aucune œuvre importante, à part une édition des Papiers d'Etat du cardinal de Granvitte (Paris, 1841-1S51, t. 1er k VIII). Il a, en revanche, été l'un des collaborateurs les plus actifs de la Biographie universelle des frères Miehaud, k laquelle il a fourni un très-grand nombre d'articles. Il y a, en outre, en France peu de sociétés savantes dont les recueils ne renferment quelques-uns de ses mémoires. Enfin, c'est sous sa direction qu'a été publiée la Biographie universelle en 6 volumes (Paris, 1833), qui n'est qu'une réédition du Dictionnaire historique (Pn'ris, 1825 et années suivantes), k la rédaction primitive duquel Weiss n'avait pris aucune part.
WEISS (Chrétien-Samuel), minéralogiste allemand, né k Leipzig en 1780, mort en 1856. Après avoir suivi les cours de l'université de sa ville natale, il fit des études pratiques dechimie à Berlin, sous la direction de Klaproth (1801), puis k Freiberg (1802-1803), OÙ il fut l'un des meilleurs élèves de Werner. 11 prit ses grades k Leipzig en 1803, parcourut, de 1805 k 1808, l'Allemagne, la Suisse et la France, et obtint k l'université de Leipzig une chaire de physique, qu'il quitta en 1810 pour aller oceuper celle de minéralogie al'université qui venait d'être fondée à Berlin. Dans sou Traité sur les divisions naturelles du système de cristallisation (1813), il a, le premier, fuit de cette division la basa de toute la science cristallographique. A part ce travail et un grand nombre do mémoires insérés dans les recueils de l'Académie et de lu Société des naturalistes de Berlin, il n'a laissé aucun grand ouvrage. Les principes et l'originalité de sa méthode cristallographique consistent à ramener toutes les formes cristallines k des axes déterminé?, que l'on obtient par la fixation mathématique des faces des cristaux ; puis, k déterminer la lot de cohésion da toutes les diverses faces d'un système de cristaux par l'observation des zones de ces faces et par leur combinaison. Bien qu'il regarde la forme comme le principe fondamental pour la fixation des espèces, il n'exclut pas pour cela les résultats des expériences chimiques.
WEISS (Chrétien-Ernest), jurisconsulte allemand, né k Leipzig en 1787, mort en 1850. Après avoir fait ses études de droit dans sa ville natale, il y devint successivement avocat-, membre et doyen du conseil des échevins, membre du conseil d'appel (1820) et du conseil suprême d'appel (1840-1845), conseiller dé justice, et enfin président du tribunal ro3'al d'appel (1845). On a de lui, entre autres ouvrages : De interilu jurium per non usum juncta qusestio de genufiiapnescriptionis acquisitivs et extiuciionis indole (1810); Code de la législation criminelle pour le royaume de Saxe avec des notes et éclaircissements pour la pratique (1841-1843, 3 vol.).
WEISS (Charles-Louis-Edouard), jurisconsulte allemand, né k Breuberg en 1805, mort eu 1851 à Giessen, où depuis vingt ans il avait enseigné le droit, taut, comme professeur extraordinaire que comme professeur ordinaire. On cite parmi, ses écrits : Essai sur t'état actuel de l'enseignement du droit romain en Allemagne (1828); Principes de la science du droit ecclésiastique allemand (182-9) ; Archives de la science du droit canonique (1830- 1836, 5 vol.) ; Principes du droit public dans le duché de Messe (1830); Principes de droit public et commercial (1830); Corpus juris ec~ clesiastici (1833); Système de droit public dans le duché de Messe (1837).
WEISS (Charles), historien français, né à Strasbourg un 1812, mort en 1864. Au sortir de l'Ecole normale, où il avait été admis en 1833, il devint professeur d'histoire au Collège royal de Toulouse, passa de la k celui de Strasbourg, puis, en 1839, au lycée Bonaparte, à Paris. Ou a de lui deux grands ouvrages : l'Espagne depuis le règne de Philippe II jusqu'à l'uuéneinent des Bourbons (Paris, 1844, 2 vol. Jn-S0), traduit en espagnol, et Histoire des réfugiés protestants de France depuis la révocation de l'édit de Nantes jusqu'à nos jours (Paris, 1853,2 vol. in-18°), traduiteen anglais. Dans ce livre, auquel l'Académie française n> décerné deux années do suite (1854 et 1855) la grand prix Gobert, l'auteur fait un historique aussi complet qu'intéressant, non-seulement des violences et des cruautés sans nom auxquelles donna lieu la miseàexécuiiou de cclt-i