WEIT
vie, à 98 kilom. N.-E. de Brttnn, ch.-I. du cercle de Préran; 5,800 hab. Fabrication de draps; beau ehâteau de Budischow.
WE1SSKIRCIIEN, ville de l'empire d'Autriche, dans le banat militaire (confins militnires), ch.-l. du district K'gimentaire de son nom, sur la Nérn, à 180 kilom. S.-E. de Peterwaradin; E,8D0 hab. Elève de vers à soie; tanneries; industrie agricole.
WEISTEIN s. m. (vè-stain). Miner. Espèce de pierre blanche, qu'on exploite en Allemagne.
WEISSTEIN, village de Prusse, province de Silésie, régence de Breslau, cercle de Waldenbuip; 800 hab. Importante exploitation de houille. Verrerie, fonderie de plomb.
WEISTRITZ, rivière de Prusse. Elle prend sa source au S. de Braunau (Silésie), traverse l'Eulengebirge, les monts de Waldenbourg, arrose Sehweidnitz et se jette dans l'Oder, au-dessous de Breslau.
WE1TBHECHT (Josias), nnatomiste allemand, ué à Sohorndorf (Wurtemberg), en 1702, mort en 1747.11 fit ses études médicales à Tubingue, fut appelé en 1725 à Pétersbourg pour faire partie de l'Académie de Cette ville, et y devint en 'outre l'adjoint de Duvernoy dans l'enseignement de l'anatomie. Nommé en 1730 professeur d'anatomie et de physiologie, il obtint en 1736, de l'université de ICcenigaborg, le diplôme de docteur en médecine. Outre un excellent traité de Syndcsmologie en latin (Pétersbourg, 1742, in-4°), traduit en français par Tarin (Paris, 1752, in-8"), on lut doit un grand nombre do rné-r moires importants, parmi lesquels nous citerons : De febrili constitutione (Kœnigsberg, 1736, in-8°); De aciione mnscutorum ab ipsorum directione pendenle spécimen (1736); De figura et situ vesiae wrinaria; De cordibits villosis; De circulations sanguinis cagitaiianes physiologicx; De mutationibus caloris et frigoris aqum fluentis observations, etc. fcWElTBHÈCHT (Conrad), sculpteur allemand, né a Stuttgard vers la fin du xvnie*iècle, mort en 1837. Orphelin et sans ressources, il réussit néanmoins, à force de privations et de travail, à suivre les leçons du célébrer Danneckcr, et par ses premières productions acquit assez de réputation pour qu'on le chargeât d'orner de ses sculptures la maison de plaisance de Rosensteiu, future résidence du roi de Wurtemberg. Il s'acquitta de ce travail de façon à mériter la faveur de ce prince, qui le nomma professeur do dessin d'ornement à l'école des arts de Stuttgard et qui l'envoya a. ses frais en Italie Malheureusement, l'artiste mourut peu de temps après k la fleur de l'âge. On cite, comme ses œuvres les plus remarquables : les Quatre Saisons, bas-reliefs qui se trouvent à la maison de plaisance de Rosenstein etqui ont été lithographiées par Wong (Siuttgurd, 1829-1833); la Ménagère, en frise et en bas-reliefs qui forment dix-sept tableaux; le Christ planant dans les deux et adoré par les ftdéles, lithographie en 1812 par Eminitiger; {'Ecole du dessin d'ornement , 100 feuilles lithographiées (Stuttgard, 1832-1835).
AVEITENAVER (Ignace), philologue allemand, né ii Ingolstadten 1705, mort en 1783. Il entra à dix-neuf ans dans l'ordre des jésuites et professa dans divers collèges et eu dernier lieu a l'université d'inspruck, où il occupa pendant vingt ans la chaire de lahgudS orientales. Après la suppression de l'ordre, il se retira dans le monastère des cisterciens de Salmansweil. C'était un des hommes les plus .érudits de son époque, et il possédait à fond la plupart des langues anciennes et modernes. On cite, parmi ses nombreux écrits : Corona Mariana linguis XI î exornota (Cologne, 1751, in-8°); Miscellanea litterarum humaniorum (Augsbourg, 1752-1753, 2 vol. iu-8°); JJistoria provincial Germanie} superioris soeielatis Jesu (Augsbourg, l754,in-8°); ffexaglotton seu modus addiscendi inlra breuissimum tempus linguam gatlicam, italicam, hispanicatn, grmcam} hebralcam et chaldaïcam (Francfort, 17E6, 111-40), ouvrage auquel l'auteur ajouta en 1776 un second volume contenant l'application de sa méthode à six autres langues : anglais, allemand, belgQj lati'" portugais et syriaque, ce qui lit que l'ouvrage entier prit le titre à'BexagloUon geminum duceus XII linguas; Liber psalmorumexplicatus (Augsbourg, I757,in-S°) ; Symbolica, epigrammata, lapidaria (Augsbourg, 1757, in-8"); Carmiya selecta (Augsbourg, 1757, in-8"); Lexicon Diblicum (Augsbourg, 1758) ; Theatrum p.artlienicum seu dramata Mariana deeem (Augsbourg, 1758, in-80); Uierolemicon linguarum orientalium hebfaics chaldaicx et syriacs (Augsbourg, l759,iu-8°) ; Doutes sur la langue allemande (Augsbourg, 1764-1769, 19 vol. in-12); Subsidia eloquentm sacrs (Augsbourg; 1764-1769, 19 vol. in-12), recueil dans le genre do la Bibliothèque des prédicateurs, du P. Houdry ; Cent montagnes, emblèmes envingt-six langues {Fribouvg, 1705, in-8°); Compeudiura scientiarum et omnigeniB erudilionis (Augsbourg, 1767, 2 vol. in-S"); De modo letjendi et excerpendi (Augsbourg, 1775, iu-8"), etc.
WEITLING (Guillaume), communiste allemand, né à Magdebouig en 1808. Il était ouvrier tailleur et ne possédait qu'une instruction des plus incomplètes, lorsqu'il vint il Paria, où il se lia avec dea communistes et
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où il se convertit aux doctrines qu'il s'efforça plus tard de développer et de propager. Il se rendit de là en Suisse, où, pendant plusieurs années, il s'occupa activement de fonder et de populariser parmi les ouvriers' allemands des sociétés de communisme. Il lit aussi paraître dans le même but quelques brochures et venait de commencer celle qui fut publiée plus tard à Berne, sous ce titre : l'Evangile du pauvre pécheur, lorsqu'il fut arrêté il Zurich. L'instruction judiciaire dont il fut l'objet se trouve résumée dans un ouvrage qui a pour titre : les Communistes en Suisse, d'après les papiers trouvés sur Weitling (Zurich, 1849), et qui est écrit avec partialité et plein de fausses assertions. Expulsé de la Suisse en 1845, Weitling partit [pour l'Amérique du Nord, où il recommença ses efforts pour la propagation de ses doctrines; mais il n'y excita aucune attention, et l'on ignore même s'il existe encore. Quelque grandes que soient les erreurs dans lesquelles Weitling est tombé, comme la plupart des partisans du communisme, on ne peut s'empêcher de reconnaître qu'il a su présenter d'une manière originale et presque attrayante les doctrines dont il était imbu. Il faut encore citer, parmi ses écrits, qui eurent beaucoup de retentissement à une certaine époque : les Garanties de l'harmonie et de la liberté (1842) et l'Humanité comme elle est et comme elle devrait être (Berne, 1845, 2e édit.). WE1TMULE (Benessius de) , chroniqueur tchèque, mort vers la fin du xive siocle. On sait qu'il fut en grande faveur auprès de Charles IV, empereur d'Allemagne et roi de Bohême, qui le chargea de diverses missions! et voulut que ce fût lui qui dirigeât la construction de l'église métropolitaine de Prague. Le souverain fut tellement satisfait de la façon dont ce travail avait été exécuté, qu'il voulut que la statue de Weitmule fût placée dans l'église, parmi celles de la famille impériale, où on la voit encore aujourd'hui. Ce fut par l'ordre /lu même prince que Weitmule écrivit une Chronique de Bohême, qui va jusqu'à l'année 1392, et que Dobner a insérée dans le tome IV de ses Monumenta historix Bohemix.
WE1TR A, ville de l'empire d'Autriche, dans lu basse Autriche, à 26 kilom. N.-O. de Swettel, sur la rive droite du Leinsitz; 2,000 hab. Industrie active et importante : fabrication de toiles et de cotons, d'articles de quincaillerie ; brosseries, poteries, tanneries, blanchisseries; filatures de lin et fabrication de fils retors. Exploitation de granit. Commerce de grains et de bestiaux.
WE1TZ (Jean) , philologue allemand , né dans la Thuringe en 1570, mort en 1642 k i Gotha, où il était recteur. On a de lui : Vie de ' Nicolas Ileumer (léna, 1603, in-4») ; Eloge de ! Wolfgang Heider (IOnn, 1627, ui-4») ; Oraison funèbre d'André Wilk. recteur de Gotha } (léna, 1639) ; enfui des éditions assez esti- ] niées à'Héro et Léandre, poème de Musée 1 (Amberg, 1613, in-12); de Prudence (Hanau, j 1013, in-12); de la Genèse de Suint-Hiluire de Poitiers (Francfort, 1625, in-8°).
WE1TZEL (Jean-Ignace), publiciste allemand, ne k johannisberg en 1771, mort en 1837. Fils d'un vigneron et destiné à une profession mécanique, il réussit, en dépit du manque de ressources, à acquérir une éducation libérale et se lança dans la carrière littéraire. Il se trouvait k Mayence lorsque éclata la Révolution française. Il en accepta les idées avec ardeur, et, en 1798, fut nommé par l'administration française commissaire du canton d'Otterberg, département du Mohi- Tonnerre. Privé de cet emploi en 1800, il revint à Mayence, où il fonda YEgérie, journal d'histoire, de jurisprudence et de politique; il y prit, en outre, la rédaction de la Gazette de Mayence et fut nommé professeur au lycée impérial. Do la Gazette de Mayence, il passa successivement à la direction du Journal des relations politiques de l'Europe et des Archives rhénanes, et, après 1814, alla s'établir à Wiesbaden, où il fonda les Feuilles rhénanes, qui furent supprimées au bout de quelques années. Leur rédacteur fut alors nommé conseiller aulique et bibliothécaire de Wiesbaden, où il résida jusqu'à sa mort. On a de lui : Auguste et Wilhelmine (Francfort, 1815, 2 vol.), roman qui obtint assez de suecès; Mélanges (Francfort, 1820-1824, 3 vol.); Ce qu'offrent de remarquable ma vie et mon époque (Leipzig, 1821, 2 vol.); l'Europe dans sa situation actuelle (1824); Voyage le long du Rhin (1825); Gaieté et gravité pour servir à caractériser notre époque (1830) ; Histoire de la science du gouvernement (1832) ; Lettres écrites sur les bords du lihin (1834).
WEJDALOTE s. ni. (vè-jda-lo-te — lithuanien wejdalota; de wejda, statue, et lola, celui qui lave). Prêlre ou prêtresse de la classe la plus élevée, chez les anciens Lithuaniens. Il On dit aÙSSi WIiYDALOTB ou WEY- DBI.OTB.
— Encyc!. L'une des principales fonctions des wejdatotes consistait à répandre des offrandes liquides sur les statues des dieux et à les laver chaque jour avec soin ; ils célébraient, en outre, des sacrifices quotidiens en l'honneur de chaque dieu en particulier ou de tous les dieux a la fois.
Les wejdatotes formaient chez les anciens
Lithuaniens une caste analogue a, celle des
I lévites chez les Hébreux. Ils devaient entre-
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tenir le peuple dans la foi de ses ancêtres, lui faire observer fidèlement les cérémonies du culte et lui transmettre les volontés des dieux, que ceux-ci étaient censés leur faire connaître par des apparitions nocturnes.
C'étaient eux également qui étaient chargés d'observer le cours des astres, d'établir les divisions du temps et de partager l'année en saisons appropriées aux différents travaux agricoles, que l'on ne commençait jamais uvant qu'ils en eussent désigné l'époque. De plus, ils devaient faire retrouver les objets perdus ou volés ; et, lorsque les chefs de la nation avaient décidé quelque guerre ou quelque expédition, c'étaient eux qui convoquaient le peuple et qui enflammaient son courage, en lui ordonnant, au nom des dieux, de marcher contre leurs ennemis.
Les wejdatotes étaient mariés et ils devaient observer une si gronde pureté de mœurs, que, si l'un d'eux était convaincu d'adultère, il était brûlé vif après un jugement sommaire. Leur costume se composait d'une longue robe de drap, bordée d'une bande de toile blanche, fermée sur la poitrine au moyen de trois boutons; une ceinture blanche, fermant avec une boucle, entourait leurs hanches: le bas de leur robe était garni par intervalles de touffes de poils d'animaux sauvages, longues d'environ 0[1',20. Lorsqu'ils célébraient des sacrifices, soit dans les temples, soit devant les Statues des dieux, ils mettaient sur leur tête des couronnes tressées des feuilles des arbres sacrés et de plantes odoriférantes.
Indépendamment de leurs fonctions religieuses, les wejdatotes étaient, en outre, médecins. Toute localité de quelque importance avait ses toejdalotes; ils marchaient au combat dans les rangs des guerriers, que, pen' dant la lutte, ils encourageaient par leurs chunts à défendre leur religion et leur patrie.
Il y avait aussi des prêtresses wejdatotes, dont les fonctions et les devoirs avaieiit une grande analogie avec ceux des vestales de l'ancienne Rome. Elles faisaient vœ:i de chasteté, et celle qui transgressait ce vœu était punie d'une mort affreuse : tantôt on l'étendait toute nue sur un bûcher, auquel on mettait le feu ; tantôt On l'enterrait vive, ou enfin on la cousait dans un suc de cuir, avec un chien, un chat, une vipère et plusieurs grosses pierres, et l'on jetait le tout dans l^au. Les prêtresses wejdatotes possédaient une influence sans bornes sur le peuple ; choisies parmi les jeunes filles les plus belles, elles habitaient près dos grands temples et des autels de la célèbre déesse Prauiimé. Il y avait des sacrifices qu'elles seules pouvaient accomplir et elles étaient chargées, en général, de tout ce qui, dans les cérémonies religieuses, avait rapport aux femmes. Elles demeuraient prêtresses jusqu'à un âge déterminé et pouvaient ensuite se marier. Celles qui ne le voulaient pas fixaient leur demeure dans quelque endroit écarte et s'occupaient de prédire l'avenir. Leur principale occupation ét:iit l'entretien du feu sacré sur l'autel de Praurimé. Le plus célèbre de ces autels se trouvait sur une montagne sainte, située dans les environs de Polonga. Ce fut là que, au milieu d'une fête solennelle, Kieysiu, grandduc de Lithuanie, vit pour lu première fois la wejdalote Birouta. Il en devint. éperdûment amoureux, et, comme elle lui refusait sa main à cause de son voeu de chasteté, il l'enleva du pied même de l'autel. Elle fut la mère du célèbre Witold. Si le feu sacré s'éteignttit, ce qui présageait une grande calamité, on en tirait d'autre d'un caillou que tenait dans sa main la statue de Perkouhns, le dieu duitonnerre. Le wejdalote ou la wtjdalnte coupable de d'avoir laissé éteindre périssait sur le bûcher.
WEKEKLIN (Jerm-Baptiste-Théodora Weckbrlin, dit), musicien français, né ù Guebwiller (Haut-Rhin) en 1821. Il fit de bonnes études littéraires, et, après s'être enfui de la maison paternelle afin de ne pas suivre la carrière industrielle, à laquelle il était destiné, il vint à Paris pour se livrer à son goût pour la musique. Admis, en 1844, au Conservatoire, d'abord dans la classe d'harmonie d'Elwart , puis dans celle de composition d'Halévy, il sortit de cet établissement en 1849 pour se livrer au professorat et k la composition. Il commença par publier un grand nombre de morceaux de musique vocale, puis fit jouer au Théâtre-Lyrique l'Organiste, opéru-comique en un acte, paroles d'Alboize (17 mars 1853), et la Princesse de Trébisonde, aussi en un acte (4 septembre 1853); un troisième ouvrage, les Revenants bretons, paroles d'Alfred de Bréhat, répété à l'Opèra-Ôomique, fut retiré avant la représentation. Wekerlin a encore écrit une vingtaine d'opôias-comiques ou d'opérettes représentés dans les grands salons parisiens : Entre deux feux, paroles de M. Edouard Cadol; /( Matrimonio impetralO; Jobin et Manette, paroles do MM. Battu et Michel Carré ; l'Amour à l'épée, paroles de Galoppa d'Onquaire; Tout est bien qui finit bien, représenté au château des Tuileries le 28 février 1856; la Sérénade interrompue, paroles de lui-inètne ; Manche à manche, paroles de Gaïoppe d'Onquaire ; la Première barbe de Figaro, etc. Il a fait représenter à Colmar : Die Dreyfach LTochzitt in Bmschoial (les
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Trois noces dans la vallée des Balais, opéracomique en trois actes et en diolecte local (17 septembre 1863); enfin, il a fait exécuter a l'Opéra (15 août 1866) Paix, charité, grandeur, cantate sur des paroles de M. Edouard Fournier, et, dans la salle du Théâtre-Italien, les Poèmes de la mer, ode-symphonie sur des vers de M. Autran.
On doit encore k Wekerlin diverses publications musicales, mélangées d'études critiques ou biographiques : Echos du temps passé (Paris, 1853-1855, 3 vol. in-8°) ; Chansons populaires de France, avec accompagnement de piano (Paris, in-8°) ; les Anciens poètes français mis en musique (Paris, 1868, in-80). Enfin, cet artiste u publié encore des messes, motets, cantiques, chœurs, tyroliennes et autres compositions vocales. Wekerlin prépare depuis longtemps déjà une histoire générale de la chanson, et il s'est affirmé comme écrivain par quelques travaux pu* bliés au Ménestrel et dans les Bulletins de la Société des compositeurs de musique. Ancien chef du chant k la Société Sainte-Cécile, fondée en 1850 par M. Seghers et disparue après quelques années d'existence, il a réorganisé (1866) cette société sur des bases nouvelles et il fait depuis plusieurs années partie du comité des études au Conservatoire.
Wclund le forgeron ( I.ÈGBNDK DE ). Le souvenir de ce forgeron a été conservé sur tous les points de I Europe occupée par les Germains , depuis les Pyrénées jusqu'à la | mer Glaciale. Son nom tour ii tour S'est prononcé Valandar, Weland, Wayland, Valland, Galland. Longtemps en Allemagne ou montra sa forge, et un habile' artisan s'appelle encore aujourd'hui en Islande un Volundr. Aucune légende de l'Edda, aucune tradition des Niebelungen ne donne une idée aussi complète de l'avarice et des instincts sanguinuires des anciens peuples germaniques et Scandinaves. Une complainte anglo-saxonne célèbre les malheurs de Weland, et les habiiants du ûerk.-.hire ont conservé une pierre sur laquelle l'ouvrier invisible ferrait leurs chevaux. Les romans chevaleresques français veulent que les armes bien trempées sortent de l'atelier de Galand (ou Weland), qui forgea les trois bonnes épées Eiamberge, Hauteclère et Joyeuse. Voici donc l'aventure du forgeron telle que la raconte l'Edda, telle qu'au xino siècle l'évéque norvégien Biom de Nidaros l'entendit répéter encore à la cour de l'empereur Frédéric. Au temps où le roi Nidur régnait en Suède, trois Finnois vinrent s'établir dans la vallée du Loup, tous tes trois frères et de race royale. Comme ils erraient un jour autour du lac qui arrose la vallée, ils virent que trois Wnlkyries s'y baignaient en filant du lin; elles avaient laissé leurs vêtements sur la rive. Chacun des trois frères en prit une pour épouse. Volundr, le plus jeune des trois, eut en partage la belle Aivitra, qui savait toutes choses. Mais, après sept hivers, les trois Wulkyries se souvinrent des uoinbuts où elles avaient coutume de se mêler, et, quittant leurs époux, elles retournèrent sur les champs de bataille. Deux des frères se mirent à leur poursuite, l'un du côté du levant, l'autre du coté du couchant. Mais Volundr resta seul dans la vallée; il resta assis tout le jour, il forgea l'or rouge, il y enchâssa des pierres précieuses, il fit un grand nombre d'anneaux qu'il suspendit à un cordon d'êcorce, attendant s'il plairait k sa belle épouse de revenir. Or, il arriva que le roi Nidur entendit parler de Volundr et de ses richesses. U prit donc avec lui des hommes armés, s'enfonça dons la vallée du Loup, força l'entrée de la forgo, fit lier Voluntlr qui dormait, lui prit son glaive étincelant et s empara des anneaux d'or, dont il destina le plus riche à Bodvildu, su fille. Il retourna chez lui chargé d'or et ramenant son prisonnier. Volundr était furieux de voir son glaive aux mains du roi at son anneau au doigt d'une étrangère. La reine s'en aperçut; elle conseilla de mettre le captif hors 6'état de nuire. « Craignes, dit-elle, ce serpent au regard perfide ; coupez-lui les nerfs et jetez-le dans l'Ile de Saevarstod. • On coupa donc à Volundr les nerfs des jarrets, on le jeta dans l'Ile, on lui bâtit mie forge et il y travaillait pour le roi Nidur a, des ouvrages d'or et d'argent. Mais il travaillait aussi k sa vengeance. Un jour, les deux lils de Nidur vinrent trouver le forgeron, et, s'étant fait donner les clefs de sou coffre, ils y virent beaucoup d'or rouge et de joyaux. Et Volundr leur dit : « Venez demain, venez seuls, et je ferai en sorte de vous donner tout cet or. Muis ne dites ni aux -femmes, ni aux serviteurs, ni à personne que vous venez près de moi. » Le leudetnuin de bonne heure, les deux frères s'appelèrent l'un -l'autre. « Allons, dirent-ils, voir le trésor. » Ils y allèrent, et, s'étant fait ouvrir le coffre, ils y regardaient avec avidité. Volundr leur coupa la tète et cacha leurs restes sous le fourneau. Puis il prit leurs crânes, les entoura d'argent et en fit des coupes pour lo roi Nidur leur père ; il enchâssa les prunelles de leurs yeux comme des pierres précieuses et les envoya à la reine leur mère. De leurs dents, il lit une parure et l'envoya k Bodvilda leur sœur. Un peu après, Bodvilda étant venue le prier de réparer l'anneau qu'elle avait brisé, il lui présenta un brouvage enivrant et la déshonora. • C'est maintenant, s'écria-t-il, que je suis vengé I » Eq
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même temps, Volundr s'ajusta des ailes qu'il s'était secrètement fabriquées et il s'éleva en riant dans les airs. Or, il passa devant la salle où le roi Nirîur attendait ses enfants, et le roi lui ayant demandé ce qu'étaient devenus ses iils et sa fille, Volundr, en ricanant, lui apprit la terrible nouvelle. Alors, le roi s'écria : « Tu n'as jamais proféré une parole qui me causât plus de douleur. Mais il n'y a pas d'homme assez grand pour qu'à cheval même il puisse te combattre, il n y en a pas d'assez fort pour te frapper d'en bas, tandis que tu planes là haut dans les nues. ■ Ce qui plaisait surtout aux sealdes Scandinaves, et ce qu'ils ont chanté avec plaisir, c'était ce ressentiment qui ne se laissait jamais iléchir. Involontairement, on est amené à faire le rapprochement de cette légende nvtîc celles de Vulcain et de Dédale. Comme Weland, le dieu Vulcuin est boiteux; comme Dédale, il est prisonnier d'un roi, travaille dans une île et s échappe avec des ailes qu'il s'est fubri-" quées. Ce qui est encore plus curieux, c'est qu'un labyrinthe, un dédale, s'appelle, chez les peuples Scandinaves, une maison de Volundr ou de Weland.
WELCHE S. et adj. (vèl-che). Ethnogr.
Nom primitif des Celtes qui ont peuplé la Gaule, le nord de> l'Espagne et le pays de Galles : Les Wklcuks. Le peuple wklciik.
— Par ext. Gaulois, barbare : Que pourrions-nous raconter de notre société florissante, nous autres wklcuks, dans notre jargon confiné à d'étroites et barbares limites? (Cbateaub.)
WEI.CKEK (Frédéric -Théophile), savant humaniste et archéologue allemand , né à Grùnberg (Hesse) le 4 novembre 1784, mort en 1SGS. Fils d'un pasteur de village qui possédait une instruction fort étendue, il fit ses premières études sous sa direction, suivit plus tard les cours de l'université de Giessen et, dès 1803, devint professeur au Fredagogium de cette ville. En lsno, il partit pour l'Italie, où un heureux hasard le lit entrer à Rome, comme précepteur, chez Guillaume de Humboldt, qui le prit en grande amitié, ainsi que le prouve leur correspondance qui a été publiée^ par Haym en 1859. Ce fut ce séjour de deux ans h Rome, où Welcker vécut eu rapports intimes avec Zoega, Akerbtad, Dodweli, Thorwaldsen, etc., qui commença à faire naître eu lui les idées et les aperçus qu'il devait développer plus tard dans ses cours et dans ses écrits. Ce fut là qu'il euiiimença à étudier sur les lieux mêmes et dans leurs monuments originaux les religions et les civilisations antiques, et, désireux de pénétrer encore plus avant dans leur histoire, il passa de l'Italie en Grèce, où il recueillit une foule de faits et de matériaux nouveaux qui avaient échappé à ses devanciers. De îelour à Giessen en 18U9, il y fut nommé professeur d'archéologie et de philologie, prit part, en 1814, comme volontaire, à lu guerre contre la France et, eu 1816, obtint une chaire à l'université de Gœttingue. Trois ans plus tard, il devenait professeur de littérature ancienne et d'urcheologie à l'université de Bonn, à laquelle sou enseignement ne larda pas à donner un éclat tout particu-' lier. Nommé directeur du séminaire philologique de cette ville, il y fonda un musée d'antiquités où sont réunis les monuments découverts dans la contrée, les inscriptions et de nombreux moulages des chefs-d'œuvre (le l'art ancien. Ku outre, comme bibliothécaire, il eut une large part, après les Niebuhr et les Schlogel, k l'organisation de la bibliothèque de Bonn, l'une des plus jeunes, mais l'une des plus complètes de 1 Allemagne. Un peut à peine s'expliquer comment, à côté de ses nombreuses fonctions, il a pu trouver lo temps de publier une si grande quantité de volumes, dont lu valeur scientifique le place au premier rang parmi les archéologues et philologues contemporains. Lorsqu'il prit sa retraite (1860), il était depuis deux uns associé étranger de l'Académie des inscriptions et belles-lettres.
C'est surtout l'antiquité grecque que Welcker possédait à fond; il avait étudie les auteurs et les monuments avec un soin scrupuleux, et loin de devenir un érudit pédant, il s'était pénétré de ce qu'il ya de plus grand et de plus exquis dans l'esprit hellénique ; c'est ainsi qu'il a pu donner sur le grand art et la grande littérature de précieuses indications, il avait tellement vécu dans le inonde ancien, au milieu de ses dieux et du ses sages, que, même dans la vie ordinaire, il conservait quelque ohoac d'antique et de presque païen. Lorsque U. Mùller mourut, il s'écria qu'Apollon, ce dieu jaloux, l'avait frappé de ses traits daus sou sanctuaire pour se venger de ce que le savant archéologue n'avaiL pas voulu reconnaître en lui une divinité solaire. On sait, en elièt, que Millier succomba k un coup de soleil sur les ruines mêmes du temple de Delphes. Un jour, Welcker se brouilla avec un de ses collègues à propos d'affaires académiques ; bien des années après, lorsqu'il eut donné sa démission, il se présenta chez ce collègue et expliqua sa démarche par ces simples paroles : < l.e professeur est mort, l'ami revient. •
Welcker appartient à l'école historique, et loin de se borner à de sèches études grammaticales ou critiques, il s'est efforcé de saisir la vie des anciens dans son ensemble. La mythologie, la littérature et l'archéologie
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s'éclairent mutuellement dans ses écrits, et souvent, grâce à l'étendue de, ses connaissances, il a pu nous donner la solution des problèmes les plus délicats. Il avait débuté par une dissertation remarquable sur les Hermaphrodites dans l'art antique, travail qui parut dans les Etudes fieidelbourgoises de Daub et Creuser en 1808 (t. IV). En 1810 et 1811, il traduisit envers allemands deux comédies d'Aristophane, les Grenouilles et les Nuées (avec d'excellentes notes). C'est vers 1824 qu'il commença ses travaux les plus importants sur l'histoire littéraire de la Grèce. Son étude sur la Trilogie d'Eschyle, Prométhée et la consécration des Cabires à Lemiws (1834), suivie d'un Appendice sur le drame satirique (1825), donna pour la première fois des notions exactes sur la charpente des tragédies anciennes , de celles d'Eschyle en particulier. On sait, en etfet, que cet auteur avait l'habitude de faire représenter à la suite l'une de l'autre trois pièces tragiques, se rapportant k une même légende et formant un ensemble ; c'est ce qu'on appelait une trilogie. En outre, à la fin, on donnait une sorte de divertissement, de parodie mythologique, ayant également un certain rapport avec les trois premières pièces ; c'était le drame satirique. Si A.-G. Schlegel a donné quelques indications à cet égard dans son cours de littérature dramatique, Welcker, étudiant plus spécialement un mythe donné, celui de Prométhée, a pu expliquer plus nettement les détails. La pièce qui nous a été conservée est celle du milieu j duns lu première, lo héros enlevait le feu pour le donner aux mortels ; dans la troisième, il était délivré; la seconde, la plus dramatique , représente son châtiment. Le Cycle épique ou les Poêles homériques (Bonn, 1835-1849, 8 vol. iu-80), qui a paru comme supplément du Musée du Hhin, examine les traditions diverses sur la guerre contre Troie, sur les Argonautes, sur les Sept contre Thèbes, etc., traditions qui ont fourni matière à des poèmes épiques. Chacune des grandes familles de la Grèce avait ses légendes d'aventures, de guerres, de querelles domestiques, de crimes et de châtiments divins, chacune a. donné lieu à des épopées aujourd'hui perdues et dont les auteurs sont appelés poètes cycliques. Ces mêmes traditions ont à leur tour inspiré les artistes et les poètes tragiques; elles ont subi, suivant les temps et les lieux, des variantes que Weckler s'est appliqué k retrouver et à caractériser, non-seulement dans un grand nombre d'articles et de dissertations, mais aussi dans un ouvrage important intitulé les Tragédies grecques disposées d'après le cycle épique (Bonn, 1839-1841, 3 part. in-8o) ; ici chaque pièce insérée k ta place qu'elle occupe nous apparaît sous un jour tout nouveau. Nous comprenons mieux les allusions du poète, les emprunts qu'il a faits k des écrits antérieurs, les idées originales qu'il'a introduites dans le récit, l'effort qu'il a dû faire pour répondre aux exigences de la Scène. La Mythologie grecque, en allemand Théorie des dieux grecs (Gœttingue, 1857-1883,3 vol. in-sojjouit aussi d'une juste réputation k côté de celle de Preller. L'auteur se plaça k un point de vue tout différent de celui qui avait prévalu pendant quelque temps, grâce à la Symbolique de Creuzer ; il défend l'originalité des mythes grecs et s'efforce de montrer que les dieux grecs ne* sont que des personnifications des forces de la nature. Il y a une grande analogie entre ses idées et celles d'O. Mùller. Mais, après ses études sur la tragédie, les plus importants de ses travaux sont ceux qui ont trait à l'archéologie. Il n'a pas publié de grand ouvrage sur la matière, mais seulement d'innombrables articles et dissertations, qu'il a réunis plus tard eu volumes sous le titre de Monuments anli ques (Gœttingue, 1849-1864, 5 vol. in-gû, avec planches). L'ordre systématique et rationnel qu'il a adopté pour ce recueil le place k coté des meilleurs travaux d'ensemble ; on y trouve d'ailleurs des additions et des rectifications considérables. Le premier volume est consacré a des études sur les œuvres de grande sculpture (frontons des temples grecs et statues); on y remarque surtout celles sur les frontons d'Egiue et du Parthéiioii, celle sur la groupe de Niobé, qui a fait sensation lors de sa première publication. Le secund volume comprend les dissertations sur les basreliefs; le troisième, celles sur les vases peints; la quatrième contient l'explication des peintures de Poinpéi, publiées par Termite, k Berlin, avec une étude sur la peinture des anciens. Le cinquième volume, enfin, donne des articles nouveaux qui complètent les trois premiers volumes. La dissertation sur le Jugement de Pdiis est un vrai ohefd œuvre, où l'on trouve la série complète des peintures de vases représentant la fameuse légende, en déterminant leur date relative et eu faisant remarquer les uioditioaiious introduites peu k peu par les artistes dans" le nombre des personnages et dans la manière de les grouper. Les Opuscules de M. Weloker relatifs k l'histoire littéraire, l'histoire et la mythologie ont été réunis également et forment cinq volumes (Bonn, 1844- 18G7). On a encore do lui une Vie de Zoega (Gœttingue, 1819, 2 vol.), des éditions des Bas-reliefs de Rome (Giessen, 1811-1812, 2 vol.) et des Dissertations (Gœttingue, 1817) du même auteur; un choix d'inscriptions grecques, recueillies
WELH
et mises en ordre systématique afin de servir d'introduction et de texte a un cours d'épigraphie , Sytloge epigrammalum grsecorum 1 18S8) ; des éditions appréciées d'Alemau (1815), de Théognis (1826), des fragments d'Hippocrate et d'Ananius (1817). Enfin, M. Welcker a collaboré avec M. Jacobs à l'édition des Philostrate (1825), avec liaunier, Bœck, etc., aux Lettres d'antiquaires. Il a dirigé depuis 1833 avec Nœka et, depuis 1841, avec M.Ritschl, le Musée du Hhin, revue estimée de philologie qui parait à Franefort-sur-le-Meiu.
WELCHERIE s. f. (vèl-che-rl — rad. welcite). Fum. Action ou caractère d'un welche, d'un barbare : Cette épouvaniable et absurde WELCHERiii sera démontrée. (Volt.)
WELD (Thomas), théologien anglais, né vers la fin du xvie siècle, mort en 1653. Ayant refusé d'adhérer à l'Eglise établie, il émigru en Amérique, devint, en 1632, pasteur de Roxbury (Massachusetts) et revint, eu 1641, comme agent de sa province, en Angleterre, où il résida de nouveau jusqu'à sa mort. On " J ' lui : Histoire abrégée de l'origine, du
a de
règne et de ta chute des antinontiens, fami listes et libertins, qui ont infecté les Eglises de lu Nouvelle- Angleterre (1644, in-8°); le Parfait pharisien dans la sainteté monacale, écrit dirigé contre les quakers (1C54, in-8°). W1ÎLDEN (Louis, baron de), général autrichien, né à Lauphe'un (Wurtemberg) en 17S0, mort eu 1853. Il entra, en 179S, daus l'armée •wuilenibeigoise, avec laquelle il lit les campagnes de 1799 et de 1800 contre la France, passa, en 1802, au service de l'Autriche et prit part k toutes les campagnes jusqu'en 1815, époque à laquelle il fut promu au grade de colonel. Nommé, l'année suivante, brigadier du corps des pionniers, il demeura plusieurs années k la tète du bureau topographique, dirigea, en 1821, comme quaitierîuattre du corps de Bubna, la courte campagne contre les insurgés piémontais, parvint, dans la suite, aux grades de major général (1826) et de feld-muréehal lieutenant (1830) et fut appelé au commandement de la division de Grœtz (1838), puis au commandement général du Tyrol (1843). Lors du soulèvement de la Lombardie en 1848, il réussit, par sus habiles opérations dans le Tyrol, k assurer les communications du feld-maréchal Radetzky nvec l'Autriche et bloqua ensuite Venise; mais il fut, peu de temps après, rappelé d'Italie et nommé gouverneur militaire et civil de la Dalmatie. Après les événements d'octobre et la prise de Venise, l'empereur lui confia le gouvernement de la capitale, qu'il conserva au milieu des circonstances les plus difficiles, d'avril k juin 1849. Il reçut, à celte époque, le commandement de l'année do Hongrie et le grade de feldzeugmeister (général de cavalerie). On a de lui : la Campagne des Autrichiens en Italie pendant les années 1813 et 1814 (Grœtz, 1853) et Episodes de nia vie (Grœiz, 1853), ouvrage qui renferme des matériaux intéressants pour l'histoire de l'armée autrichienne en.1848 et 1849.
WELDÉNIEs. f. (vèt-dé-ni — de Welden, sav. aliéna.). Bot. Genre de plantes, de la famille des coichicacées ou uielaiithaeées, tribu des colchicees, dont l'espèce type croit au Mexique.
WELDIEN, IENNE adj. (vèl-di-ain, i-è-ne). Géol. Se dit de certains terrains d'alluvion :
Dépôts WKLDIIiNS.
WELDOiS (John), compositeur anglais, né k Chiehe&ter dans la seconde moitié duxvno siècle, mort en 1736. Il lit ses études artistiques sous la direction do Henri Furcell, devint successivement organiste du New-Collegu k Oxford, gentteman-exlraordinary à fa chapelle royale (1701), organiste (1708) et enfin compositeur (1716) do cette chapelle. Il était en niéiiie temps organiste de deux églises de Londres. C'est surtout de la musique d'église qu'il a composé, et sa réputation est fondée principalement aujourd hui sur deux de ses antiennes : En toi, Seigneur, et Entends mes cris. On lui doit aussi la musique du /n^«genient de Paris, opéra ballet Ce Congrève, et celle de plusieurs chansons, qui ont été insérées dans le Mercurius musicus et autres recueils.
WËU1EKAD, village de l'empire d'Autriche, dans la Moravie, cercle et k 3 kilom. d'Uiigurisch-Hradich; 600 hab.- Ancienne abbaye de cisterciens. Autrefois siège d'èvéchè et résidence des rois de Moravie. Belle église; lieu de pèlerinage très-fréquente.
WELF 1« et WELF 11, ducs de Bavière. V. Baviéke (souverains de la).
WELFON, duc de Bavière. V. BAViknis (souverains de la).
WELHAVEN ( Jean - Sébastien - Cammermeier), poète norvégien, né k Bergen en 1807. 11 fut élevé k l'école latine de sa ville natale et partit pour l'université de Christiania en 1825, époque où commençait dans cette ville la réputation de Wergeland. Ses œuvres excitèrent l'intérêt de Welhaven, qui en tit une étude attentive et résuma ses impressions dans un ouvrage intitulé la Poésie et te caractère de Henri Wergeland (Christiania, 1832). L'antagonisme dont il y faisait preuve contre les tendances ultra-nationales de Wergeland suscita une polémique des plus vives, et pour y répondre et propager en même temps ses opinions particulières. il'fouda avec
WELL
Schweignard, Birch Reichenwald et autres, le Vidar, recueil littéraire hebdomadaire. Il publia, vers le même temps, sous ce titre : Norges Dœmring (Christiania, 1834), uiipoCme qui excita une vive agitation duu3 lea cercles littéraires et politiques. Il y émettait l'opinion que c'était seulement en se rattachant k la civilisation du reste de l'Europe et en ne s'écurtaiit pas de la voie historique de son développement social que le peuple norvégien pouvait devenir capuble de comprendre son originalité et de l'utiliser d'une manière fructueuse. En dépit de l'ucharneinent que Wergeland et ses partisans mirent k combattre les idées de Welhaven, ce dernier réussit k réunir autour de lui un certain nombre d'adhérents, qui, après la suppression du Vidar en 1835, fondèrent, en 1836, la Constitutionnelle. Fendant dix ans, cette feuille fut l'organe des nouvelles tendances, quirecrutèrent rapidement une foule de jeunes et ardents champions, tels que Coîlett, Munch, Moe, Slang, Motzfeld , Asbicernsen, etc. Indépendamment des nombreux articles qu'il a fournis k ce journal, Welhaven a publié : l indications pour uneréoision de nos psuwiïes ecclésiastiques {U\ir\*tiix\\\a, 1840); De l'opposition de l'école de poésie noroégienne contre la poésie d'Ewald (Christiania, 1849); une anthologie extraite des Poésies de Friiuman (Christiania, 1851) et une Biographie de Louis Holberg (Christiania, 1854). Ses poésies ont paru eu quatre Jlecueits (Christiania, 1839, 1845, 1848 et 1860), ainsi que dans ses Impressions de voyage et poésies (Christiania, 1851). En 1S68, il travaillait k un grand ouvrage sur l'histoire de la littérature danoise. Welhaven qui, attaché depuis 1840 k l'université de Chrisiismia, y est devenu, en 1846, professeur de philosophie, est regardé comme l'un* des principaux représentants de l'idée de l'étroite union sociale, politique et littéraire des trois peuples Scandinaves.
WELl-EDDYN A II M Kl) ElilMEK OGLl, poète et homme d'Etat ottoman, né en Bosnie vers 1438, mort en 1495. Son père, qui était prince de Bosnie, avait été depou.lle de ses Etats par Mahomet Iletavait embrassé I l'islamisme. Weli fut élevé dans cette religion. Grâce k ses latents poétiques, il gagna la faveur du sultan, qui le chargea d élever son fils Bajazet II, puis le nomma vizir. Ayant été accusé par ses ennemis d'uu vice contre nature, Mahomet le fit jeter eu prison et lui enleva sa charge, après avoir acquis la certitude que cette accusation était fondée; toutefois, il se laissa toucher par une pièce de vers que lui adressa Weli; il lui rendit ses fonctions et ses bie*is. Sous Bajazet H, le poète jouit d'une grande faveur. Il épousa une des filles du sultan et devint successivement .gouverneur de la Rouinèlie, puis de Brousse ; mais ses débauches et les extorsions auxquelles il se livra pour subvenir k ses prodigalités le rendirent odieux'à ses administrés. Weli-Eddyn fut lo poète le plus remarquable de sou temps. Il composa des ghuzels, tlti^ cassides, des odes, etc., qui se distinguent par l'élégante noblesse du style, par l'harmonie -du rhyihtne, par la grâce et la richesse des images.
WELL s. m. (ouèl — mot angl. qui signif. puits). Nom que les Orcadiens donnent à des espèces de puits ou tournants qui se forment dans les courants.
WELLAND, rivière de l'Angleterre. Elle prend sa source au S.-O. d'Harborough, sépare les comtés de Leieesler, Rulland et Lincoln de ceux de Northuiuberland, et se jette dans le Waaa, après un cours de 100 kilom.
WELLE1KA s. f. (vé-la-ka). Chorégr.
Danse polonaise.
WELLE11ENS (Jean-Baptiste), poète belge, né k Aiost en 1658, mort k Amsterdam en 1726. 11 s'adontra d'abord k l'étude de la peinture, et, k l'âge de dix-huit ans, il partit pour l'Italie, où il séjourna pemlaulonze ans. Ce fut dans oei intervalle que se réveilla eu lui le goût de la poésie pastorale, à laquelle il finit par se consacrer entièrement, après avoir été atteint, eu 1687, à Venise, d'une attaqua de paralysie k la suite de laquelle son coté gauche était demeuré perclus. 11 eut, eu outre, k souffrir, pendant tout le reste de sa vie, de la gravelle et delà goutte. Ses pastorales les plus remarquables ont été publiées sous ie titre de Hécreations puetiques (Amsterdam, 1710, in-go^ avec celles de sou ami Vlanuug. Ce dernier a, en outre, réuni les poésies posthumes de Wellekeus aux siennes propres daus le recueil qu'il publia en 1735.
WELLEU (Charies-Henri), médecin allemand, né à Halle en 1794, mort en 1854 dans la même ville, où il jouissait d'une grande réputation comme médecin oculiste. On a do lui : les Maladies de l'organe visuel de l'homme (Berlin, 1819, iii-SuJ, ouvrage traduit eu francuis par Reister sous ce titre : Traité théorique et pratique des maladies des yeux (Paris, 1828, 2 vol. in-8»; ; Diététique pour tes yeux faibles et malades (Berlin, 1821, iii-8u); Icônes uphthatntoloyiciB seu selecta circa morbus humani oculi (Leinzitr. 1825, ia-40). °
WELLER DE MOLLSDORF (Jérôme), théologien allemand, ne à Freiberg en 1499, mort eu 1572. il lit ses études à l'académie de
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Wittemberg, et, ayant entendu Luther prêcher dans cette viije, il s attacha au célèbre réformateur, auprès duquel il demeura huit uns et qui lui fit épouser une de ses parentes, Anne de Steigen, Plus tard, il devint premier professeur de théologie et inspecteur des écoles à Freiberg, où il eut mémo pendant plusieurs années le titre de recteur. Ses écrits, qui eurent de son temps beaucoup de crédit parmi les luthériens, ont été recueillis, sous le tkre d'Opéra omttia {Leipzig, 170Î, 2 vol. in-fol.).
WELLEtt DE MOLLSDORF (Jacques), savant allemand, né à Neukirchen en 1602, mort en IGG4. 11 professa avec éclat la philosophie a Wittemberg, la théologie et les langues orientales' à Meisseii, et tut appelé, en ]fl^6, à la cour électorale do Dresde. Son ouvrage le plus connu est une Grammaire grecque, dont la meilleure édition est celle qui fut donnée à Leipzig, 1781, avec des commentaires de J.-F. Fischer, On lui doit aussi une édition de la Bible allemande de Lutlier, avec préface.
WELLESLEY, province coloniale do l'indo- Chine anglaise, dans la presqu'île de Miijacea, à 1 entrée du détroit de Malaccu, visà-vis de l'Ile dePenangoudu Prince-de-Galles; superficie, SC4 kilom. carrés; 100,O0Obab. Territoire légèrement ondulé, fertile en riz et épices; climat sain; élève de bétail et de volailles. La province est administrée par un sous-résident anglais, qui dépend du gouvernement de Penang et de la présidence du Bengale.
WELLESLEY, lies de la Mélanésie (Océunie), sur la côte N. de la Nouvelle-Hollande, dans le golfe de Carpentarie. La plus importante de ces lies, au nombre de sept, est l'Ile Swees.
WELLESLEY (Richard Collev, marquis), célèbre homme d'Etat anglais, né à. Dublin en 17G0, mort en 1842. Il était issu d'une ancienne famille qui tire son origine du roi Ferdinand deCastille, etqui était venue s'établir en Irlande sous le règne de Henri VIIL Après avoir fait, avec beaucoup de distinction, ses éludes au collège d'Eton, il devint, en 1781, membre du Parlement' irlandais, entra, quatre ans plus tard, au Parlement anglais, comme représentant du bourg de Beeiulston, et prit une part active aux débats parlementaires. En 1788, lors des événements provoqués par la démence du roi George III et des discussions relatives à la nomination d un régent, il lutta contre le Parlement irlandais, qui voulait conférer au régent de pleins pouvoirs et placer ainsi à la tête .lu gouvernement le parti dont Fox était le clicf. Apr< s son rétablissement, le roi lui fut très-reconnaissant du rôle qu'il avait joué en cette occasion ; il en fut de même de Pitt, qui conçut dès lors pour lui un vif attachement. Entré au conseil privé en 1793, il fut créé, en 1797, pair d'Angleterre, avec le litre de bai on de Mornington, qu'il échangea, deux ans plus tard, contre celui de marquis Wellesley. Nommé, en 1797, gouverneur général îles Indes, en remplacement do lord Cornwallis, il arriva à Calcutta à l'époque même où le général Bonaparte débarquait en Egypte. Celte expédition menaçait indirectement les possessions anglaises de l'Inde; aussi lord Wellesley résolut-il d'agir avec promptitude pour combattre l'influence française. Il contraignit le Nizam à ren • yoyer reux de nos compatriotes qui étaient à son service et voulut obliger Tippo-Saëbà, agir de même; mais ce dernier résista et déclara la guerre aux Anglais. Cette guerre se termina par la prise de Seringapatam et la chute de Tippo-Sueb, triomphes qui assuraient la domination de l'Angleterre dans celte partie de l'Inde. Profitant de cette heureuse situation, lord Wellesley s'appliqua par de sages mesures à faire renaître la vie commerciale à l'intérieur, et bientôt les revenus de la Compagnie, qui n'étaient que de 7 millions de livres sterling, s'élevèrent à 15 millions. Ambitieux d'étendre la dominalion de son pays dans l'Inde, il s'occupa ensuite de soumettre le royaume d'Oude, mais il ne réussit qu'à conquérir une partie du territoire de ce royaume. U envoya ensuite contre les Mahrattes son frère Arthur Wellesley, depuis si célèbre sous le nom de duc de Wellington, qui assura la domination anglaise sur tout ie pays situé entre la Djumtna et le Gange. Cependant, mécontent de la mauvuise volonté que la Compagnie mettait à le seconder dans ses projets, il sollicita lui-même son rappel en 1805. De retour a Londres, il trouva un acte d'accusation en règle dressé contre sou administration dans l'Inde; mais l'accusation, transformée après un premier échec en motion de censure, échoua complètement devant l'inanité des charges élevées contre lui,
Après avoir refmé d'entrer dans le cabinet formé par le duc de lJoriland et résisté aux offres de Grenville,qui voulait l'entraîner dans ('opposition, Wellesley fut envoyé en Espagne (1808) et soutint éiiergjquement le parti de l'intervention anglaise. Il persévéra dans cette politique lorsqu'il ont accepté, dans le cabinet Perceval, le portefeuille des affaires étrangères (1808) ; mais, à la suite de longs démêlés avec Percoval lui-même, il donna ta démission en janvier 1S12.
Trois mois plus tard, l'assassinat de Per-
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oevnl le ramenait aux affaires. Chargé alors de former un nouveau cabinet, il ne put faire accepter au prince de Galles, régent, le concours de lord Grenville et de lord Grey, et ce fut lord Liverpool qui devint à sa place président du nouveau ministère. Après avoir fait une opposition modérée à ce cabinet, il finit par adhérer à. sa politique lorsqu'elle devint plus libérale et, nommé en décembre 1821 lord-lieutenant d'Irlande, il prépara l'émancipation des catholiques, but qu'il poursuivait depuis le commencement de sa carrière politique. Il donna sa démission en mars 1828, à la formation du cabinet anticatholique rie lordWellington, et, lors du retour des whigs au pouvoir (1830), il accepta à la cour la charge de grand intendant, qu'il conserva jusqu'au mois de septembre 1833, époque où il reprit son poste de lord lieutenant d'Irlande, En 1835, il fit partie, comme grand chambellan, du nouveau ministère whig de lord Melbourne; mais il donna sa démission la même année et , depuis cette époque, vécut loin des affaires. On a de lord Wellesley plusieurs ouvrages, qui ont presque tous trait à la politique. Nous citerons : Notes relatives à la paix conclue avec les Mahrattes (1802); Lettres aux directeurs île la Compagnie des Indes orientales sur le commerce de l'Inde (1804) ; Dépêches et correspondance du marquis Wellesley durant son administration dans l'Inde (183G), et Dépêches et correspondance du marquis Wellesley durant sa mission en Espagne (1838); ces deux derniers ouvrages ont été publiés aux» frais de la Compagnie des Indes parM.Montgomery-Martin.
WELLÉTA-SÉLASSÉ, ras ou vice-roi de Tigré, en Abyssinie, né vers 1746, mort en 1816. Dans le dialecte du Gheel, ras veut dire tète ou chef; c'est donc à tort que quelques biographes ont considéré ce qualificatif comme faisant partie du nom de Welléta. Ce personnage nous est connu par les relations des voyageurs anglais Bruce, Pearco et Sait, qui se mirent en rapport avec lui à la fin du dernier siècle et au commencement de celui-ci et préparèrent les événements que l'Angleterre a couronnés par sa récente expédition d'Abyssinie. Welléta-Sélassé, fils de Kéfla-Jesous, gouverneur du Tigré, exerça dans cette province, de 1775 à 181G, une autorité souveraine, quoiqu'il relevât nominalement de la cour de Gondar. Le premier poste important qu'il occupa fut celui de batguddà ou protecteur des caravanes de sel (1770); c'est à cette époque que Bruce le vit à Gondar, En hostilirè continuelle avec le ras du Tigré, Michaet, il abandonna ce poste, se mit à sillonner le désert à la tête de bandes redoutées et, loin de protéger les Caravanes, vécut de leur pillage. La mort du ras Michael lui ouvrit le chenlin vers la puissance qu'il convoitait et il devint, quoique sans titre, à peu près le maître de la province de Tigré, après qu'il eut tué de sa main, en combat singulier, les deux plus vaillants chefs de l'armée de Michael. La cour de Gondar, où il réussit à asseoir sur te trône un prince de son choix, lui octroya le titre de ras et de bedwudet (général en chef). Son autorité ne fut sérieusement menacée que par la révolte k main armée des partisans du ras défunt; ils essayèrent à Adoueh, en mars 1807, de s'emparer de sa personne. Welléta parvint à étouiïer la rébellion. Comme général en chef de l'armée abyssinienne, Welléta livra plus de quarante batailles. La plus grande campagne fut dirigée contre les Gailas, belliqueuse tribu voisine, qui fit, en janvier 1808, une invasion dans le Tigré. Au rapport du voyageur anglais Pearce, qui, dans cette expédition, servit de second à Welléta, celui-ci avait réussi à mettre sous les armes une arméo a peu près disciplinée et forte d'une trentaine de mille hommes. Les Gallas furent entièrement défaits. Les soldats appelaient Welléta-Sélassé leur Bndiusali, du nom d'un cheval que le ras avait l'habitude de monter en guerre, Une chanson abyssinienne, recueillie par M. Sait, montre combien il était aimé de ses sujets et quelle confiance ils avaient dans sa valeur. Ce sont des muletiers qui chantent :
Nos frères sont soldais du Badinsah ;
Chacun d'eux a tué son ennemi ;
Nous sommes jeunes et portons des fardeau*, Mais un jour nous combattrons comme l'ont fait
[nos pères.
Nous voyageons dans un pays désert, Entourés de sauvages et de betes féroces;
Mais c'est pour le service du Badinsah,
Et qui ue voudrait mourir pour lui?
L'anglais Pearce jouit longtemps do la faveur du rus de Tigré ; ancien matelot, il fut l'instructeur des milices abyssiniennes et leur enseigna surtout l'usage des armes à feu et du canon. Il ne parvint cependant pas à Içg faire renoncer à la sauvage coutume de mutiler les cadavres sur le champ de bataille, coutume ancienne, qui se trouve rapportée par de Bry, De ta milice des Cafres (1559), et que peut-être ceux-ci tenaient des Juifs : « Viclores, viclis cœsis et capiis pttdenda excidunt, qux exsiccata régi offerwit. • Après la bataille contre les Gallas, Pearce compta devant la tente du ras dix-huit ceut soixante-cinq de ces hideux trophées.
i Les devoirs du ras, qui peut être considéré comme un chef suprême, sont très-pénibles, di» un. autre voyageur anglais,
WELL
M. Sait. Dans le pays qu'il gouverne, et delà vaste étendue duquel on se fera facilement une idée en jetant les yeux sur la carte, le jugement de tous les crimes et de toutes les contestations quelconques lui est soumis; lorsqu'il est en guerre, il commande presque toujours tes armées en personne, Il faut, pour gouverner un peuple sauvage, dont le caractère, les mœurs et les coutumes varient autant que ceux des Abyssiniens, une grande force d'esprit. Chaque fois que j'ai vu le ra3 dans l'exercice de son pouvoir, j'ai remarqué en lui une conception vive, une expression animée et un ton d'autorité qui imposait à tous ceux qui l'environnaient. Il a toujours considéré avec la plus grande indifférence toutes les tentatives faites pour se révolter contre lui; ou l'a vu pardonner deux fois de suite aux mêmes personnes, coupables de conspiration contre ses jours. » De telles vertus, la clémence surtout, sont peu ordinaires dans les chefs tels que ces ras abyssiniens et fort remarquables chez Welléta. En dehors de sa passion -pour les armes, de la fougue avec laquelle il aimait à se lancer dans les mêlées, les voyageurs ne lui ont connu qu'une passion, beaucoup plus inoffensive, pour Ie3 échecs; c'était son passe-temps favori. Du reste, on ne peut le considérer que comme un vrai barbare,' s'extasiaut devant la inoindre des choses venue d'Europe, et criant merveille I merveille! en entendant jouer d'un orgue de Barbarie.
L'accueil bienveillant qu'il fit aux Anglais, en qui il avait la plus grande confiance, fut pour beaucoup dans les visées ultérieures que l'Angleterre jeta sur l' Abyssinie.
WELLINGBOROUGU , bourg et paroisse d'Angleterre, comié et à 20 kilom. N.-N.-E. do Noithampton; 5,200 hab. Marché aux grains. Fabriques de cordonnerie et de tulles. Eaux minérales.
WELLINGTON, bourg d'Angleterre, comté de Somerset, à 74 kilom. S.-O. do Bath, sur le chemin de fer de Bristol àExeter; 4,S0Ohab. Fabrication de serges et de droguets. C'est de cette ville que sir Wellesley, duc de Wellington, tire son titre. Sur son domaine s'eléve une haute colonne eu pierre, énumérant les victoires qu'il a remportées.
WELLINGTON, ville d'Angleterre, comté de Shrop, à 20 kilom. S.-E. de Shrewsbury, sur la Tern; 11.200 hab. Industrie active; travail du fer et surtout fabrication de clouterie; fourneaux et forges dans les environs. Sources et bains d'eaux minérales ferrugineuses et sulfureuses.
WELLINGTON, ville de la Nouvelle-Zélande (Océanie), à l'entrée E. du détroit de Cook, par 410 io' de lutit. S. et 172» 35' de longit. E. ; 15,000 hab. Siège du gouvernement. Commerce de chanvre et des produits de pêche. Cette ville fait partie des possessions anglaises.
WELLINGTON (Arthur Wellesley, duc du), général et homme politique' anglais, né à Dublin en 17G9, mort à Waimer-Castle, dans le comté de Kent, le 14 septembre 1852. 11 était le fils du comte de Mornington. Il commença ses études au collège d'Eton, les continua à Brighton avec un précepteur et vint ensuite en France, où il entra comme élève étranger à, l'Ecole militaire d'Angers. De retour en Angleterre, il obtint en 1787 le grade d'enseigne au 730 régiment et parvint en moins de six ans au grade de lieutenant-colonel. Il fut nommé, en 1790, membre du Parlement d'Irlaulle, où il se fit peu remarquer. En 1794, il se distingua dans la campagne de Belgique, au combat de Bontel, où il eut la mission difficile de couvrir la retraite des troupes anglaises qu'il sauva d'un désastre. L'année suivante, il partit pour les Antilles ; mais Son vaisseau, repoussé par des vents contraires, dut revenir en Angleterre. Nommé colonel au mois de mai 1796, il alla rejoindre dans le cours de la morne année son régiment a u Cap de Bonne-Espérance et fut envoyé a sa tète à Calcutta, ou il arriva en février 1797. Il fut désigné presque aussitôt pour une expédition contre Manille, mais l'expédition fut arrêtée à son début. A ce moment, son frère, Richard Wellesley, était nommé gouverneur général des Iudes (mai 179S); grâce k sa diligence et à son habile organisation, l'armée destinée à combattre Tippo-Saôb en 1799 se trouva équipée, approvisionnée et prête à entrer en campagne en temps opportun. Durant cette célèbre expédition, le général en chef Harris donna à Wellington le commandement du corps d'armée destiné à envahir le Nizain. A la bataille de Mallavelly, le 27 mars de la même année, il commandait l'aile gauche, dont l'admirable élan décida le succès de lu journée. H subit peu après un échec au siège de Seringapatam ; mais, le 6 avril, il prit sa revanche eu refoulaut l'ennemi et ea l'obligeant à se renfermer dans la place. Durant le siège, il dirigea le travail des tranchées, et après la prise de la place, eu juin 1799, il en fut nommé gouverneur. L'année suivante, il réprima avec autant d'habileté que de. vigueur l'immense insurrection fomentée par le Muhratte Dhoundia.li, qu'il défit et tua à Conahgull, le 10 septembre, après une lutte de deux mois. En 1802, nommé major général et envoyé contre les Mahrultos, il débuta dans celle mémorable campagne en délivrant la ville de Poùuah, capitule de Badge-Kao, des attaques du chef mahratle et y réinstalla
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Badge-Rao. Remontant ensuite vers le nord, il prit Ahmednuggur le 12 août de la même année, après un combat opiniâtre. Le 23 septembre, k la tête de 8,000 toldats, il subit à Assaye le choc d'environ 50,000 Mahrattes, et, bien qu'ébranlé par cette rencontre inattendue, il les battit complètement. « Cette bataille, dit M. Ernouf, l'une des plus étonnantes de ce siècle, qui en a vu tout de mémorables, n'est pas assez connue en France^ Pour en apprécier le mérite, il faut se rendre compte que les Mahrattes étaient les plus braves combattants de l'Inde; que 10,000 dSjntre eux, c'est-à-dire un nombre égal à la totalité des forces de l'adversaire, étaient armés et disciplinés à l'européenne, enfin que leur artillerie était servie par des .officiers français. En présence d'un ennemi si supérieur, la victoire, le salut n'étaient que dans un excès d'audace, et Wollesley, si circonspect depuis dans les grandes guerres du continent européen, attaqua cette fois avec une vigueur, un élan dont on trouve peu d'exemples dans les fastes militaires. La butai lie d'Assaye fut longtemps et vivement disputée; la victoire, déjà conquise, faillit être arrachée aux Anglais par le stratagème des artilleurs franco-uiahrattes, qui se couchèrent sous leurs canons ou
firent les morts au passage des cipayes et les
fuirent ensuite à revers dans le désordre de a poursuite. Sous ce feu imprévu et terrible, cette poignée de vainqueurs flottait déjà plus près de la destruction que de la victoire, parmi las masses ennemies qui commençaient it se rallier, quand SVellesloy ressaisit l'avantage en se mettant à la tête de deux régiments d'élite, dout la charge accablante éteignit pour tout de bon cette fois l'urtillerie ennemie. » La bataille d'Argoum, gagnés par Wellington le 29 novembre 1803, sur environ 40,000 combattants ennemis, et la prise du fort de Gawilghur terminèrent cette brillante campagne.
Le 10 mars 1805, Wellington repartit pour l'Europe après avoir reçu de nombreux présents, entre autres un service en vaisselle pluie estimé 2,000 livres sterling et une èpée d'honneur enrichie de diamants. A son arrivée en Angleterre, il fut admirablement accueilli. Il reçut publiquement les félicitations du Parlement et l'ordre du Bain. La guerre venait de recommencer contre la France. Au mois de novembre de la même année, il partit pour le Hanovre, où la récente victoire d'Austerlitz nécessitait une plus grande concentration de forces. L'année suivante, envoyé au Parlement par le bourg de Rye, il prononça un discours en faveur de l'administration de son frère. En 1807, il fut envoyé en Irlande en qualité de secrétaire du duc de Richmond, lord-lieutenant d'Irlande. Il commanda ensuite une division d'infanterie sous les ordres de lord Cathcart, lors de l'expédition danoise. Il remporta une victoire à Kiœge le 29 août 1807, et l'on doit reconnaître qu'il agit dans cette campagne avec humanité. Le 25 avril 1808, Wellington fut nommé lieutenant général au moment où commençait la guerre d Espagne. Envoyé d'abord contre J uuot, en Portugal, à la tête d'un corps d'auxiliaires anglais, il débarqua a Mondego, d'où il alla se mettre à la disposition du général Dalrymple, sous les ordres duquel il était ^ placé. Il remporta, le 17 août 1808, un premier avantage sur les troupes françaises, commandées par le général Delaborde, à Roliça, et massa ensuite son corps d'armée à Vimiero, où il fut rejoint par le contingent que lui amenaitr le général Anstruther. Il était sur le point d'attaquer JunotkTorres-Vedras, mais il reçut l'ordre de se tenir sur la défensive, et ce fut lui, au contraire, qui eut à subir l'attaque de Vimiero par les troupes de Junot. Ce dernier, qui croyait avoir facilement raison des Anglais, bien que ceux-ci fussent supérieurs en nombre et qu'ils occupassent une position très- forte, les attaqua, le ai aotlt, avec beaucoup de vivacité. Malheureusement , il avait divisé ses troupes en deux corps qui, malgré leur admirable élan, furent repoussés et battus en détail. On prétend que cet avantuge, qui donna à Wellington une idée exacte de la force de résistance des troupes anglaises, eut une grande influence sur ses idées touchant l'art de la guerre, et que, sauf de très-rares exceptions, il résolut d'attendre qu'on lui offrit le combat au lieu de l'aller chercher lui-même. Cependant, par suite des ordres supérieurs qu'il avait reçus, il ne put profiler de ce succès pour couper à 'Junot la route de Lisbonne, et ce dernier, sentant par là sa position améliorée, négocia avec le général Dalrymple la convention de Cintra pour l'évacuation du Portugal. L'opinion publique s'émut fortement en Angleterre de cette espèce de capitulation, que l'on trouvait outrageante pour l'honneur national. Une enquête fut même ouverte sur la conduite des deux généraux, mais Wellington prouva qu'il n'avait fait qu'obéir aux ordres de son supérieur, tout eu prenant le parti de Dalrymple, qu'il défendit avec habileté. U gagna sa causé devant le Parlement comme devant le publia et reprit ses fonctions de secrétaire d'Irlande, ainsi que son siège à la Chambre des communes.
11 allait cependant retourner dans la péninsule. Après la catastrophe de sir John Moore, il reçut le commandement en chef de l'expédition et partit immédiatement pour se rendre k son poste. Dès le début et contre l'avis général, il se décida à prendre le Portugal pour
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base de ses opérations militaires, et la suite montra que seul il avait vu juste. Le 22 avril 1809, lorsqu'il débarqua en Portugal, la position des Espagnols soulevés et des Anglais devenait chaque jour plus mauvaise. Wellington se décida ù opérer d'abord contre Souit, qui venait de s'emparer d'Oporto, et le força d'abandonner la ville et de se réfugier dans les défilés des sierras. Momentanément débarrassé de ce redoutable adversaire, il se dirigea sur le corps d'armée commandé par Victor et franchit, en suivant le Toge, la frontière d'Espagne. Cette campagne, qui se termina par la bataille des 27 et 28 juillet et fut suivie d'une admirable retraite, est connue sous le nom de campagne de Talavera; elle valut au jeune général les titres de baron de Douro et vicomte Wellington de Talavera, ainsi qu'une pension de 2,000 livres sterling. Retiré en Portugal, Wellington s'y fortifia avec activité en se retranchant dans les lignes de TorreS-Vedras. ■ Toutes les ressources de l'art, dit Brialmont, avaient été mises à contribution pour rendre ce vaste camp retranché digne du rôle qu'il devait jouer: des redoutes occupaient les terrains abrupts ; les pentes des hauteurs étaient taillées verticalement; des lignes redoublées d'abatis obstruaient les vallées; des retranchements continus défendaient les cours d'eau; une nombreuse artillerie commandait les différentes approches ; les routes favorables à l'ennemi avaient été détruites, les autres élargies ; les ponts minés; il n'existe pas d'exemple d une position si habilement et si fortement retranchée, i a Enfin, dit M. Krnouf, ces lignes étaient défendues par 70,000 hommes de troupes régulières, sans compter les milices. En présence de ces indications, on a peine d'abord à comprendre la longue et excessive circonspection du vainqueur d'Assaye devant un assiégeant beaucoup moins fort que lui ; mais cet étonnement cesse quand on examine sa situation. De l'aveu de ses panégyristes, Wellington avait commencé par ruiner le Portugal pour le sauver, et ce royaume porte encore, après plus d'un demi-siècle écoulé, les stigmates de ce rude sauvetage. 11 avait à lutter, dans Lisbonne même, contre les préjugés et les rancunes d'un puissant parti clérical, puis contre ies fausses mesures de la junte espagnole et contre le découragement visible du gouvernement anglais lui-même, qui, pendant un certain temps, n'attendit que le prétexte du moindre échec pour rappeler l'armée. «Wellington, cependant, se roidissait contre les difficultés de toute nature; il eut deux engagements, les 12 et 15 mars 1811, avec l'arrière-garde de l'armée française, commandée par Ney, contre lequel il ne put obtenir d'avantage décisif. Il reconduisit cependant, la talonnant sans cesse, l'armée française jusqu'en Espagne, où il mil le siège devant la forteresse d'Almeida, depuis un ar, au pouvoir de Masséna. Celui-ci reprit immédiatement l'offensive. Une bataille dont l'issue resta douteuse fut lo premier effet do cette nouvelle position. Cependant, au moment de pénétrer en Espagne, Wellington, désirant couvrir une retraite possible vers le Portugal, résolut de s'emparer à son tour de Budajoz et de Ciudad-Rodrigo. Deux fois, en mai 1811, il tenta de s'emparer de la première ' de ces places, et il fut repoussé, ainsi que de Ciudad-Rodrigo, où l'arrivée du duo de liaguse l'obligea de repasser la Coa, après une retraite honorable, bien que précipitée. Mais au commencement de la campagne suivante, il prit sa revanche en s'emparant, du 6 au 14 janvier, desdeux places qu'il convoitait. Ce double succès changea tout à fait la position de Wellington, qui résolut à la fois d inquiéter le nord, le centre et le midi de l'Espagne, mais en réalité pour se porter avec presque toutes ses forces sur la Castille. Il prit Salumanque le 17 juin et obligea le duc de Raguse à rétrograder vers le Douro. Alors commença, entre les deux généraux, une série d'opérations, de marches etde contre-inarches qui aboutit à la bataille des Arapiles, pendant laquelle Marmont fut blessé et dut battre en retraite. Ce nouveau succès valut à Wellington le titre de marquis et un don national de 100,000 livres sterling. Il avait réussi à faire rétrograder l'armée du Centre, venue trop tard au secours de Raguse. Mais les armées du Nord et de l'Andalousie, ayant rallié celle du Centre, menacèrent à leur tour Wellington, qui dut opérer sa retraite par l'Estramadure, et parvint, après avoir rallié le corps de Hill, k rallier ses forces auprès de la Tor* mes, d où, menacé par Soult, il réussit, à la faveur des brouillards, à gagner le Portugal. L'année suivante, il résolut de se rapprocher de la frontière de France, pour intercepter les communications avec l'armée française, et commença, au mois de mai, cette fameuse marche de Vittoria qui l'a fuit considérer par les hommes de guerre comme un des premiers tacticiens de son temps. Le 21 du mois suivant, il attaquait et rompait les lignes françaises ditns le bassin de Vittoria et, par cet avantage, mettait lin à notre domination en Espagne. Cependant, Soult s'était décidé à reprendre l'offensive ; mais Wellington, malgré des avantages partiels et la Î irise de Saint-Sébastien, se refusait à euvaiir le territoire français et restait sur la défensive. Il changea de tactique lorsque l'Europe se fut définitivement coalisée contre la France; les 7 et 8 octobre, il attaqua Soult sur la BidassQa et l'obligea à se replier sur
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la Nivelle et k s'y retrancher. Puis, sans lui laisser un instant de trêve, il parvint à enfoncer nos lignes et pénétra sur notre territoire le 10 novembre 1813. Il avait pourtant contre lui en ce moment le parti libéral espagnol, plus favorable encore aux Français qu'aux Anglais; mais il se déclara ouvertement pour le parti réactionnaire et contre la constitution promulguée en 1812. Un mois après, par une tactique habile, il fit des avances au parti libéral et, après avoir exposé ses plans au cabinet anglais, soumit à la ratification du conseil de régence le traité de Valençay, 11 recommença alors ses opérations contre Soult et, malgré le manque d'argent et de matériel, livra la bataille d'Orthez, qu'il gagna le 27 février 1814. Il mit ensuite le siège devant Bayonne et envoya 12,000 hommes, commandée par Beresford, pour investir Bordeaux. Soult, qui ignorait la prise de cette ville, rétrograda vers Toulouse lorsqu'il l'eut apprise et fut suivi par Wellington. « "Y eut-il vraiment un vainqueur dans la célèbre bataille de Toulouse ? demande M. Krnouf. Cette question, si souvent controversée, ne sera peut-être jamais résolue. Soult avait perdu la position capitale du mont Rancié ; à la suite de lu bataille du 10 avril, il évacua Toulouse dans la soirée du 11, et Wellington y entra le lendemain. Il paraît démontré aujourd'hui qu'il n'aurait pas occupé Toulouse si, dans ce moment suprême, Suchet avait répondu à l'appel de Soult. On a fait à. Wellington un reproche tout à fait injuste, celui d'avoir combattu sachant déjà l'abdication de Napoléon. Le jour de la bataille, il ignorait même encore l'entrée des alliés dans Paris, Pendant cette longue et terrible guerre, Wellington fit sans doute des fautes; bien des circonstances qu'il n'avait pu prévoir concoururent à son succès, mais ses fautes mêmes lui profitèrent, et il fit preuve d'une fermeté de caractère et d'une perspicacité remarquables. »
La guerre finie, Wellington fut envoyé à Paris par lord Castlereagh; de là il se rendit à Toulouse, puis à Madrid, d'où il revint à Londres, où il reçut les titres de marquis de Douro et de duc de Wellington. Enfin, te 24 janvier 1815, il partit pour le congrès de Vienne, où il allait remplacer Castlereagh. Après lu retour de l'île d'Elbe, il devint un des agents les plus actifs de la coalition. Nos lecteurs trouveront ailleurs les détails de la campagne de 1815 et de la bataille de Waterloo. En 1818, il se prononça au congrès d'Aix-la-Chapelle pour l'évacuation de la France par les années alliées, et, en 1822, il blâma, comme plénipotentiaire au congrès de Vienne, l'intervention de la France en Espagne. Sa carrière désormais terminée, Wellington se consacra à la politique, où il se plaça parmi les tories.
Lors de la mort de Canning, il accepta la présidence d'un cabinet provisoire, dont le véritable inspirateur était Robert Peel. Il s'opposa d'abord au bill de réforme de 1832 et fut obligé cependant d'y accéder, mais de mauvaise grâce, ce qui, momentanément, diminua sa popularité. Le 29 avril 1834, il fut élu à l'unanimité chancelier de l'université d'Oxford. Lors du premier ministère de Peel, Wellington accepta le ministère des relations extérieures, de 1834 k 1835. Lors du second ministère de cet homme d'Etat, formé en août 1841, il en fit partie comme ministre sans portefeuille et fut nommé, l'année suivante, commandant en chef de l'armée anglaise, en remplacement de Hill. Le 28 mai 1846, il fit supprimer la loi sur les céréales, et, le 30 septembre de la môme année, il se vit élever dans Green Park une statue équestre. Dans ses derniers jours, Wellington était devenu de la part de la famille royale et du peuple anglais l'objet d'un fétichisme véritable. On ne voyait plus en lui l'homme de guerre habile et plein de fermeté, mais le vainqueur des vainqueurs, le plus grand des capitaines, presque le dieu de la guerre. Il mourut, ou plutôt s'éteignit sans souffrance, le 14 septembre 1852. L'héritier de son titre est son fils Arthur, né à Londres le 3 février 1807, de sa femme, Catherine Pakenham.
WELLINGTON (Arthur-Richard Wellksley, duc de), général et homme politique anglais, fils du précédent, né en 1807. En quittant l'université de Cambridge, où il avait fait ses études, il embrassa la carrière militaire et, sans faire aucune campagne, parvint rapidement aux grades supérieurs et, en dernier lieu, à celui de lieutenant général (1862). Membre du Parlement depuis 1829 et de la Chambre des lords depuis la mort de son père, il n'a joué dans ces deux assemblées qu'un rôle des plus effacés et a toujours appartenu au parti ultra-conservateur. Entré au conseil privé en 1853, il a été nommé, en 1868, lord-lieutenant du Middlesex.
WELLINGTONIE s. m. (ouèl-lain-gto-nî — de Weilington, général anglais). Bot. Syn. de Séquoia, genre de conifères.
WELLS, bourg et paroisso d'Angleterre (Norfolk), à 50 kilom. N.-O. de Norwieh, sur une petite baie de la mer du Nord ; 4,700 hab. Commerce de blé, houblon, bois, goudron.
WELLS (Edouard), philologue anglais, né en 1664, mort en 1727. Il fit ses études au collège du Christ, à Oxford, y professa luimême pendant plusieurs années. et remplit plus tard les fonctions du ministère sacré dans les comtés de Buckinghani et de Leices-