‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 916 sur 1042 · WILT · texte numérisé non relu

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nisa alors à ses frais un régiment, dont il devint colonel et avec lequel il fit la guerre aux séparatistes. Réélu sénateur à l'expiration de ses pouvoirs, il fut, lors de la seconde élection du général Grant à la présidence de3 Etats-Unis, renommé vice-président de la république et remplaça Colfax le 41 mars 1873. Cette même année, son nom fut prononcé à l'occasion des tripotages relatifs au Crédit mobilier et au Pacifique -rail-road, et dans lesquels se trouvèrent compromis Colfax, Patterson, Brooks, etc. Toutefois, il se tira à son honneur des accusations portées contre lui et laissa, en mourant, la réputation d'un homme politique digned'estime.

WILSON (Daniel), homme politique, né à Paris en 1840. Il est issu d'une famille d'origine anglaise et possède le célèbre château de Chenoneeaux. Aux élections de 1869, il se porta candidat de l'opposition libérale, dans une circonscription d'Indre-et-Loire, et fut élu, au second tour de scrutin, député au Corps législatif par 19,052 voix contre 6,455 données à M. Duval, candidatofficiel. Il devint un des secrétaires de cette assemblée, OÙ il vota avec l'opposition modérée. Rendu à la vie privée après le 4 septembre 1870, M. Wilson retourna dans son département, se joignit au groupe d'anciens députés qui, tout en voulant le maintien de la République, réclamaient la prompte convocation d'une Assemblée nationale et la (in des pouvoirs du gouvernement de la Défense. Le S février 1871, il fut élu député à 1 Assemblée nationale, dans l'Indre-et-Loire, par 31,832 voix. Membre du centre gauche, il vota les préliminaires de paix, la déchéance de l'Empire, l'abrogation des lois d'exil, la loi des conseils généraux, se prononça pour la proposition Rivet, le pouvoir constituant de la Chambre, le retour de l'Assemblée k Paris, contre la pétition des évêques et le maintien des traités de commerce, etc., et appuya constamment la politique de M. Thiers, pour qui it vota le

24 mai 1873. il. Wilson fit une opposition constante au gouvernement de combat et à la politique ultra-réactionnaire de M. de Broglie, vota contre le septennat (19 novembre 1873), contribua à la chute du ministère en mai 1874, appuya la proposition Périer et Maleville (juillet 1874), s'abstint de voter sur l'ensemble de la constitution du

25 février 1875 et se rangea parmi les adversaires de la loi de l'enseignement supérieur. A plusieurs reprises, il prit part aux discussions relatives à des questions de budget et d'impôts. Le 20 février 1876, M. Wilson a été élu député de Loches contre M.Paul Schneider et est ;illé siéger dans les rangs de la majorité républicaine.

WlLSOr^ (Matthieu), controversiste anglais V. Knott.

W1LSONIE s. f. (ouil-so-nî — de Wilson, ■ natural. angl.). Ornith. Genre de passereaux, d« la famille des turdiuées, formé aux dépens des gobe -mouches.

— Bot. Genre de sous-arbrisseaux, de la famille des convolvulacées, tribu des convolvulées, comprenant deux espèces, qui croissent en Australie. Il Syn. de mPYRKNB, genre de verbénacées.

WILSTER, ville de Prusse, province de Slesvig-Holstein, dans le Holstein, à 15 kilom. N. de Glucksladt, sur la petite rivière de son nom, affluent de l'Elbe; 2,700 hab. Distilleries, brasseries, manufacture de tabac; commerce de grains, beurre, suif et bétail.

W1LTHE1M (Alexandre), archéologue hollandais, né dans le Luxembourg en 1604, mort après 1674. Il entra dans l'ordre des jésuites, professa dans différents collèges et devint, en dernier lieu, recteur de celui de Luxembourg. Il s'occupa presque toute sa vie de recherches sur l'histoire ecclésiastique et les antiquités et publia sur ces matières plusieurs ouvrages estimés, parmi lesquels nous citerons: Oubematores Luxemburgmses (Trêves, 1653, in-fol.); Diptychon leodiense ex consulari factum episcopale et in illud commentarius, etc. (Lyon, 1659, in-fol.) ; Appendix ad diptychon leodiense {Lyon, 1660); Ad diplycha teodiensia adnotationes (Lyon, 1676); Catalogus abbtitum cœnobii munsterie?isis (Trêves, 1664, in-fol.).

WILTON, ville d'Angleterre, comté de "Wilts, à 6 kilom. N.-O. de Salisbury, sur la Wily, près de son confluent avec la Madder ; 8,700 hab. Fabrication de tapis, jadis célèbre, flanelle, lainages et tissus de fantaisie. Aux environs, on remarque la magnifique château de Wiiton-House, résidence des comtes de Pembroke, construit au xvie siècle sur l'emplacement d'une ancienne abbaye de bénédictins. Wilton est une ville très-ancienne, autrefois capitale des West-Saxons. Au x« siècle, il y eut un évêché, qui a été transféré à Old-Sarum. De tous ses anciens monastères, il n'en reste plus qu'un, transformé en hôpital. Les Danois, près de cette ville, vainquirent le roi Alfred en 871, et Robert de Glocester y défit le comte de Blois.

WILTON (Joseph), sculpteur anglais, né à Londres en 1722, mort en 1803. Fila d'un riche marchand de plâtre, il étudia son art dans différentes villes du Brabant, puis à Paris et enfin à Rome, où le pape Benoît XIV lui décerna, en 1750, la médaille d'or du Jubilé. Après un séjour de huit années en Ita-

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lie, il revint en Angleterre avec Ciprlanl, l'architecte Chambers et un habile modeleur du nom de Capizzoldi, qui l'aida dans queiques-unes de ses œuvres. Le duc de Richmond, ayant fondé l'école des beaux-arts de Spring-Gardens, en confia la direction k Cipriani et à Wilton. Ce dernier fut en outre nommé, peu de temps après, sculpteur des voilures du roi et sculpta celle qui servit au couronnement de George III. Parmi les travaux les plus remarquables de cet artiste, on cite le monument du général Wolfe, à l'abbaye de Westminster, ceux de l'amiral Holmes, du comte et de la comtesse de Montrath et de Stephen Haies, ainsi que les bustes de Bacon, de Cromwell, de Newton, de Swift, de Wolfe, de Chatham, de Chestertield , etc. Comme exécution, ces œuvres ne laissent rien à désirer, mais elles pèchent sous le rapport de la composition et sont trop surchargées de minutieux détails. Wilton n'en jouit pas moins, à son époque, d'une grande réputation et fit une fortune considérable.' Son buste, œuvre de Roubillac, se trouve à l'Académie royale, dont il avait été l'un des fondateurs. C'est un présent de sa fille, qui avait épousé sir Rubert Chambers.

WILTS (comté de), division administrative de l'Angleterre, au S., entre les comtés de Dorset au S., de Somerset à l'O., de Glocester au N., de Berks à l'E. et de Southampton au S.-E.; 352,952 hectares, 70 kilom. sur 55; 255,000 hab. Capitale, Salisbury. Sa surface est divisée, par une chaîne de collines, en deux parties, l'une septentrionale et l'autre méridionale. La première est en général plate et légèrement boisée, tandis que celle-ci est une espèce de plateau élevé, çà et là ondulé. Quant à la partie centrale, elle se compose presque exclusivement de dunes, qui offrent d excellents pâturages aux nombreux troupeaux de moutons que l'on y élève. Le climat, en général froid dans les montagnes en hiver, est tempéré dans les vallées. Les deux Avon arrosent ce comté, l'un au S., l'autre à l'O.; l'Isis coule dans le N. Il est, en outre, traversé par un grand nombre de canaux. Une des principales productions minérales de ce pays est la pierre de touche, qu'on rencontre assez fréquemment dans la partie occidentale!

L'industrie manufacturière y est d'une grande importance. Elle consiste principalement dans la fabrication de flanelles et de lainages de différentes espèces, de draps, casimirs, cotonnades, gants, toiles, coutellerie. Ce comté renferme beaucoup de curieux restes de l'antiquiié; les plus remarquables sont les monuments de Stonehenge et d'Avebury, qu'on regarde comme des temples de druides.

Wilu-ei-Berka (canal de), voie navigable d'Angleterre. H commence àla Tamise, près d'Abington, dans le comté d'Oxford, se dirige k l'O, et va rejoindre le canal de Kennet-et-Avon k Samington, après un parcours de 92 kilom. Il sert ainsi k la jonction de la Tamise avec le canal de Saint-George,

W1LTSES ou WELATABES, une des tribus vendes qui habitaient la partie du Brandebourg actuel, voisine de la Baltique. V. Wendes.

W1LTZ, ville du royaume de Hollande, dans le grand-duché de Luxembourg, arroud. et k 16 kilom. N.-O. de Diekirch, sur la petite rivière de son nom, chef-lieu de canton; 4,000 hab. Fabiication active de' cuirs et de draps; exploitation de pierre à bâtir. Guy voit un ancien château des comtes de Wilt.z.

W1MBE s. m. (ouain-be). Ichthyol. Espèce du genre salmone,

WIMBLEDON, village d'Angleterre, comté de Suirey, k 72 kilom. S.-O. de Londres; 3,000 hab. Fonderie de cuivre; fabrication d'articles de laque et de faïence. Industrie agricole.

WlMBORNE-MINSTEB.bourg d'Angleterre' comté de Dorset, k 47 kilom. N.-E. de Dorchester, au confluent de la Stour et de l'Allen ; 4,900 hab. Celle ville est très-ancienne; on y voit l'église gothique d'un monastère fondé au vue siècle. C'est dans cette ancienne collégiale que fut inhumé Ethelred, frère du roi Alfred.

W1M1LLE, bourg de France (Pas-de-Calais), cant., arrond. et à 5 kilom. N. de Boulogne-sur-Mer, sur le Vimereux; pop. aggl., 488 hab. — pop. tôt., 2,234 hab. Brasseries; fabrication de briques, chaux, tuyaux de drainage; lanneries; extraction de minerai de fer. Dans le cimetière de la commune, on voit le tombeau des aéronautes Pilâtre de .Rozier et Romain, dont le ballon fut consumé par les flammes au moment où ils essayaient de passer de Calais en Angleterre.

WIMMÉRIE s. f. (ouinim-mé-rî — de Wimmer, botan. allem.). Bot. Genre d'arbres, de la famille des célastrinées, tribu des éléo- , dendrées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent au Mexique.

' W1MPFEN-AM-BERGE, ville du grand -duché de Hesse-Darm-itadt, province de Starkenbourg, chef-lieu du bailliage de son nom, à 11 kilom. N. d'Heilbronn, sur la rive gauche du Neckar; 2,600 hab. Riche saline. Curieuse église gothique du XI» siècle. Ville ancienne, érigée en ville libre impériale vers 1230. A L kilom. de là est le village de Wim-

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pfen-im-Thal, où Tilly défit le margrave do Bade en 1622

W1MPFEN-BORNEBOURG (te oaron Louis- François de), lieutenant général, écrivain militaire, né ». Deux-Ponts en 1732, mort à Paris en 1800. Il se distingua pendant la guerre de Sept ans, devint maréchal de camp en 1771 et lieutenant général au commencement de la Révolution. Il défendit la place de Neuf-Brisaeh en 1791, commanda une division dans l'armée du Rhin sous Beauharnais ; mais, dénoncé par le représentant Rulh en 1793, il fut mis en état d'arrestation et ne recouvra la liberté qu'après la chute de Robespierre. On a de lui: Refonte de l'économie de l'armée française (1787, in-8<>); sa Vie privée (1783, in-S°), livre qui donne une triste idée des mœurs de l'auteur, mais qu'il a désavoué plus tard; la Militaire expérimenté (1799, in-12).

WIMPFEN (le baron Félix de), général français, frère du précédent, né k Deux- Fonts en 1745, mort en 1814. Il entra au service de la France en qualité d'enseigne, fit la guerre de Sept ans,.gagna le grade de lieutenant-colonel dans la campagne de Corse (1768), combattit en Amérique, montra une valeur brillante aux sièges de Manon et de Gibraltar, fut nommé maréchal de camp et se relira en Normandie après la paix. Elu par la noblesse de Caen député aux étals généraux, il se réunit au tiers état avec la minorité de son ordre, fit partie du comité militaire, dont il fut souvent le rapporteur, et vota constamment dans le sens de la monarchie constitutionnelle. En 1792, il reçut le commandement de la place lie Thionville, qu'il défendit avec vigueur. L'A-Semblée législative décréta le 20 septembre qu'il avait bien mérité de la patrie. On prétend que, le prince de Hohenlohe lui ayant fait proposer 1 milho» s'il voulait rendre la place, il répondit au parlementaire : « J'accepterai ce million si l'on veut passer devant notaire un acte de l'offre qui m est faite. > Wimpfen eut, en 1793, le commandement de l'année des côtes de Cherbourg. Au muis de juin, il sa prononça contre la proscripiion des girondins, se réunit aux députés de ce parti qui s'étaient réfugiés dans le Calvados, rassembla autour de lui quelques volontaires, auxquels on donna le nom pompeux d'urinée départementale, et menaça la Montagne de marcher sur Paris. Il s'avança, eu effet, jusqu'à Faey-sur-tëure; mais, au premier engagement avec les troupes envoyées de Paris, ses hommes lâchèrent pied. Wimpfen, dont la tête avait é;é mise à prix, cheieha un asile à Bayeux, où il vécut ignoré jusqu au 13 bi umaire. Il devint alors maire de cette ville et inspecteur général des haras. On a de lui : Manuel de Xépholins (1788, in-8°), recueil de sentences morales qui ne manquent ni d'esprit ni d'originalité.

W1MPFFEN (Emmanuel-Félix de), général français, ne en 1811. Elevé de i'ecole de Saint- Cyr, il servit dans l'infanterie, fut promu capitaine en 1840, chef de bataillon aux tirailleurs algériens en 1847 et colone. de ce régiment en 1853. Al. de Wimpffeii se conduisit brillamment à lu tète de ses tirailleurs pendant la guerre d'Orient. Nomme gênerai de brigade en 1855, il reçut un commandement dans la garde impériale. Pendant la guerre d'Italie (1859), il se distingua d'une façon toute particulière. Parti de Trecate, le malin de la bataille île Magenta, avec la brigade des grenadiers de la garde, il lança ses soldats k l'attaque de Buffalora, et, l'èpée à la main, payant de sa personne, il fui blessé en disputant pendant plusieurs heures la position à l'armée autrichienne. Sa brillante conduite lui valut le grade de général de division (5 juin 1859) ei la croix d'officier de la Légion d honneur (1861). Après avoir commandé une division d'infanterie à Lyon, il reçut le commandement de la province d'Alger, puis, en 1S69, celui de la province d'Oran, où il remplaça le général Deliguy. Une insurrection ayant éclate, en murs Is70, sur la frontière du Maroc, le général de Wimpffen la réprima pendant une brillante expédition, qu'il dirigea dans lu province d'Oran. Lorsque Napoléon III déclara la guerre à la Prusse (15 juillet 1870), M. de Wimpîfen demanda, sans pouvoir l'obtenir, un commandement k l'armée du Rhin ; mais, après nos premiers revers et la chute du ministère Oilivier (10 août), le général de Palikao, devenu ministre de la guerre, l'appela lu 24 août à Paris, où il arriva le 28 du même mois. Dans l'entrevue qu'il eut avec le ministre, celui-ci le chargea de se rendre immédiatement à l'armée de Mac-Mahon, d'y remplacer, à la tête du 5« corps, le général ds Failly, dont ï'impéritie était devenue notoire, et lui donna un ordre écrit par lequel il lui conférait je commandement en chef de l'armée dans le cas où le maréchal de Mac-Mahon serait tnia hors de combat. Le général partit sur-lechamp pour l'armée. Eu traversant le département de l'Aisne, où il était né, il adressa aux habitants une énergique proclamation : « C'est à vous, leur dit-il, à savoir repousser les ennemis et leur faire pa^er cher leur audace. Que chaque haie, que chaque fossé, que chaque maison vous servent de rempart. Aux armes donc 1 > En arrivant à Mézières, il sa heurta contre une cohue de soldats appartenant au se corps, que le général de'Failly avait laissé surprenure à Beaumont et mettre en déroute. Ayant rallie une partie des

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débris de ce corps, il arriva à Sedan dans la nuit du 30 août. Le 1" septembre au matin, le maréchal de Mac-Mahon ayant été blessé, le général Ducrot prit le commandement en chef de l'armée, changea les dispositions prises par le maréchal et ordonna une trouée sur Mézières. Informé de ce qui se passait, le général de Wimpffen produisit l'ordre qui le nommait commandant en chef et prit de nouvelles dispositions pour se faire jour sur Carignan. A l'article Sedan, nous avons longuement parlé du rôle que joua le générai dans le terrible désastre qui suivit, qu'il ne put éviter et dont la responsabilité incombe tout entière à Napoléon III. Nous y renvoyons le lecteur. Rappelons que, invité par le général de Wim| ffen, le l« septembre, à deux heures, à venir se mettre au milieu des troupes pour forcer les lignes ennemies, le stupide empereur refusa, fit cesser le feu et arbora le drapeau blanc. Non-seulement le général vit refuser la démission qu'il offrait, mais encore il reçut l'ordre de signer une des capitulations les plus honteuses dont l'histoire fasse mention. Il suivit l'armée en Allemagne et fut interné a Stuttga"rd, d'où il adressa, son rapport au ministre de la guerre. De retour en France après les préliminaires de paix, il demanda vainement d'être" traduit devant un conseil de guerre pour exposer sa conduite à Sedan, réclama sa mise à la retraite et alla vivre a Alger en simple particulier. En avril 1872, il publia une protestation contre le rapport de la commission d'enquête relatif a la capitulation de Sedan. Vers la fin de 1874, M. Paul de Cussagnac ayant publié dans le Pays des arides diffamatoires et outrageants contre le général de Wiinpffen, celui-ci poursuivit le journaliste bonapartiste devant le tribunal civil de la Seine, qui se déclara incompétent, puis devant le jury, qui acquitta le prévenu (15 lévrier 1875). M. de Wiinpffen a posé sa candidature à la Chambre des députés dans la première circonscription de Saint-Denis, lors de l'élection complémentaire d'avril 1876; mais, bien que professant des opinions républicaines et porté par plusieurs journaux républicains, il ne fut point élu. Outre des études sur des sujets militaires publiées dans le XIX« siècle, on lui doit : Sedan (1871, iu-8°) et la Situation de la France et les réformes nécessaires (1873, in-8°), ouvrage remarquable, dans lequel il indiqua le programme de tout ce qui est indispensable pour que la France se relève de ses désastres, et qui se termine par ces lignes : ■ Je déclare que ma conviction profonde est que, aujourd'hui, la France ne peut s'assurer les reformes dont elle a besoin et éviter une prochaine révolution qu'en maintenant le gouvernement de la République. »

WIMPHELlfiG (Jacques), célèbre théologien «jl philologue allemand, né a. Schlestadt en U49, mort en 1528. Son titre le plus glorieux est d'avoir été ua réformateur de l enseignement. Avant lui, une scolastique barbare présidait aux études de la jeunesse des t;-.. versités. Wnnpheliiig, formé aux leçons du Dringenberg, qui avait timidement porté le» premiers coups à la routine, purgea les livres élémentaires des méthodes vicieuses inventées par des pédants et traça une route moins tortueuse à renseignement, qu'il ramena en même temps à des sources plus Ï mres. Dès l'âge de quatorze ans, époque à «quelle il devint orphelin, il étuilia la philosophie sous Geiler de Kaiserberg, puis il se perfectionna suceesshement aux universités de Bàle, d'Erfurt, de Heidelberg. Kn 1464, il obtint le grade de bachelier en droit canon ; en 1466, celui de bachelier es arts; en 1471, celui de docteur es arts; en 1483, celui de licencié en théologie. Son premier écrit fut un poème en l'honneur do l'Eglise de Spire; mais ensuite ce fut à la théologie qu il se ci.nsH.crtt exclusivement. Parmi ses premiers ouvrages religieux, nous citerons : Orotio quertitusa coutra.itwasores sacerdotum (1492); Jmmunitatis et libertatis ecclesiastiex, statusque sacerdotatis defensio; De triplici candore Alarise (1493). Wimpheling dédia eusuite à Greseinund, instituteur à Mayence, son livre Elegantis majores, qui renie! me des études remarquables sur la finesse du style latin ; huit éditions Successives témoignent du mérite de cette œuvre. En 1496 parut son Prmceptor Germanicus , dans lequel il lance ses premiers traits contre les vices de l'enseignement scolastique et remet à jour la latinité si pure, si élégante des anciens auteurs latins, poètes, orateurs, historiens, philoso-

fihes. En déterminant quelles doivent être es qualités d'un instituteur, il règle la nature, ta durée, la force des études, auxquelles il donne pour base indispensable la religion et les bonnes mœurs. En U97 parut le Libellas grummaticalis.

Malgré la répugnance de Wimpheling pour le bruit du monde et son attachement au sol natal, cédant a de vives et nombreuses sollicitations, il accepta la chaire de belles-lettres de l'académie de Heidelberg, et c'est là que, en 1500, il produisait son traité Adolescentia, où il développait *sous les plus séduisantes couleurs ses principes sur la réforme littéraire. L'ouvrage est dédié à l'un de ses élèves, le comte Wolffgang de Lc&wenstein.

"Wimpheling ne garda que trois ans ce poste. Strasbourg était le but de ses aspirations. Témoin des succès de l'école de Schlestadt,

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