V. Rochester (le comte de
WlLMSEN (Frédéric-Philippe), pédagogue et littérateur allemand, né à Magdebourg en 1770, mort en 1831. Il fit ses études aux universités de Francfort-sur-1'Oder et de Halle, devint ensuite précepteur k Berlin, puis professeur dans une école de cette ville et succéda, en 1798, à son père, qui y était pasteur de l'église paroissiale. Il n'en continua pas moins avec beaucoup d'ardeur ses travaux en faveur de l'instruction publique, devint en 1811 aumônier de l'institut fondé, en l'honneur de la mémoire de la reine Louise, pour les jeunes tilles nobles, prit une part active aux travaux de la commission des écoles et de la direction des pauvres, et, dans la question de l'adoption d'un nouveau rituel, fut du nombre des treize pasteurs berlinois qui sa déclarèrent contre cette innovation. Outre un grand nombre d'ouvrages pour l'enfance, entre autres son Ami des enfants allemands (Berlin, 1802), qui obtint plus de 200 éditions, on a encore de lui : la Terre et ses habitants (Berlin, 1812-1815, 3 vol.); l'Ami de laMible (Berlin, 1814); la Vie de Jésus (Berlin, 1816); X Homme dans la guerre (Berlin, 1819); le Matin de la vie d'Hersilie (Berlin, 1816 ; 2e édit., 1821); Eugénie (Berlin, 1819; 2» édit., 1824) ; Confession autographe de Wilmsen (Berlin, 1829), etc.
WILNA ou VILNA, en polonais Wilno, en lithuanien Vilnionia, ville de la Russie d'Europe (Lithuanie), cb.-l. du gouvernement de son nom, dans une vallée environnée de petites collines qui en rendent l'aspect trèspittoresque, au confluent de la petite rivière de la Wileika et de la Wilia, à 706 kilom. S.-O. de Saint-Pétersbourg, par540 41' de latit. N. et 22<>57'36°de!ongit. E. ; 65, 102 hab. Siège d'un gouverneur militaire et d'un gouverneur civil. Archevêché catholique, consistoire protestant. Cour d'appel. L'université de Wilna, fondée en 1576, réorganisée en 1803, a été supprimée en 1832, et su riche bibliothèque transférée à Saint-Pétersbourg. Gymnases, institut noble avec pension , école
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de sourds-muets ; plusieurs bibliothèques; observatoire, dont le méridien est celui adopté en Russie; jardin botanique; musée d'archéologie, fondé en 1855. On y remarque l'hôtel de ville, l'arsenal, le palais du gouvernement, le théâtre, les bâtiments de l'ancienne université et te vieux palais des Rndziwill. On y compte 28 églises catholiques, il églises grecques, l église luthérienne et l église réformée, 8 synagogues et l mosquée. Dans le nombre des églises, on distingue surtout la cathédrale de Saint-Stanislas, avec une belle chapelle de Saint-Casimir et un cercueil d'argent pesant, dit-on, 1.500 kilogr. ; l'église Saint- Jean, à cause de 1 Ténormité de ses proportions ; l'église Saint-Pierre, à cause de la beauté de son architecture, et l'église Sainte-Anne, en style gothique. Fabriques de bronze, orfèvrerie, quincaillerie, carrosserie, chandelles, cuirs, etc. Commerce assez actif, tout entier dans les mains des juifs.
Les recettes de la ville étaient en 1873 de 112,322 roubles; les dépenses atteignaient le même chiffre.
Wilna a été jadis la capitale du grand-duché de Lilhuanie, un des Etats les plus importants du nord de l'Europe et qui, à l'apogée de sa puissance, s'étendait depuis la Baltique jusqu'à la mer Noire. On suppose que cette ville a été fondée par les Normands pendant une des nombreuses expéditions qu'ils ont faites au ixe et au xe siècle après J.-C. dans le nord de l'Europe. Snorro-Sturlesohn , voyageur et historien suédois du xno siècle, parle d'une ville de Velni, qu'on croit être la même que Wilna. C'est en 1272 qu'il est fait mention pour la première fois de Wilna dans les chroniques. Vers 1320, Ghedyniine, grand-duc de Lithuanie, y établit Sa capitale. Wilna fut assiégée sans succès à diverses reprises (1377, 1378, 1383, 1390, 1392, 13S4) par les chevaliers teutoniques, puis incendiée en 1399 et en 1433. Alexandre Jagellon la fortifia en 1505 et y fonda une monnaie. Vers 1522, on a établi à Wilna une imprimerie slave et en 1533 une imprimerie polonaise et latine. En 1561, il y fut tenu une diète importante, à laquelle assista Gotthard Kettler, grand maître des chevaliers porte-glaive de Livonie. L'ordre des porte-glaive ayant été ensuite aboli, Kettler fut investi de la possession héréditaire du duché de Courlande et de Sémigalle. Des épidémies sévirent à Wilna en 1552 et en 1569. Cette dernière enleva, dit-on, 25,000 personnes. Sous Sigismond-Auguste, la population de Wilna se montait à 100,000 habitants. L'union délinitive de la Lithuanie à la Pologne en 1569 fit déchoir cette ville du rang important qu'elle occupait dans le Nord et inaugura l'ère de sa décadence. Cependant elle continua de porter le titre de capitale du grandduché de Lithuanie, quoiqu'elle ne fut plus en réalité qu'un chef-lieu de palatinnt. A la suite des progrès de la Réforme en Lithuanie, Wilna devint le théâtre de querelles religieuses, que rendit plus violentes encore l'introduction des jésuites par l'évêque Protasewiez en 1570. En 1599, les protestants et les gréco-russes durent se coaliser pour résister à l'intolérance catholique. L'incendie de 1610 consuma la partie inférieure du château, la cathédrale, le collège des jésuites, 10 églises et 4,700 maisons. En 1624 et 1625, la famine et une épidémie firent périr près du tiers des habitants. En 1654, Wilna fut prise, brûlée et pillée par les Russes; 25,000 habitants furent massacrés. De nombreux incendies (1676, 1700, 1706, 1715, 1737, 1741, 1748, 1749) empêchèrent la malheureuse ville de se relever de la catastrophe de 1654, qui paraît lui avoir porté un coup fatal. Wilna fut prise par les Suédois en 1705, puis par les Russes en 1708. La famine et l'épidémie de 1708 firent, dit-on, 34,000 victimes. En 1788, Wilna fut occupée par les Russes. Elle s'insurgea contre eux le 23 avril 1794 et réussit aies chasser, mais elle rentra en leur pouvoir le 12 août de la même année.
En 1812, à l'approche des Français, le général russe Barclay de Tolly, qui occupait Wilna avec 70,000 hommes, évacua cette ville. Le 28 juin, Napoléon y entrait et y installait une administration franco-polonaise. 11 quitta Wilna le 16 juillet, en y laissant les divisions Oudinot et Saint-Cyr. Pendant la guerre de 1812, Wilna était considérée comme un point stratégique extrêmement important. On y établit un grand dépôt de vivres pour"l'arntée et des hôpitaux pour 6,000 malades. Après le passage de la Berézina, Napoléon, avec Caulaincourt et Duroc, passa en traîneau le 5 décembre par Wilna, se rendant en France. Bientôt survinrent des masses de soldats à demi morts de froid et harcelés par l'ennemi.
Pendant la traversée de Smorgony à Wilna il périt environ 20,000 Français ; les 60,000 survivants s'étant traînés jusqu'à Wilna se jetèrent sur les magasins, sur les hôpitaux et même sur les préparations anatomiques de la clinique pour satisfaire une épouvantable faim. Plus de 15,000 hommes luttaient contre la mort dans la ville ; le reste avait pris le chemin de Korno, Dar les monts Ponary, Sur le mont Antokol (faubourg de Wilna), on enterra 5,000 victimes du froid, de la faim et des fatigues ; dans le faubourg de Snipiszki, sur l'initiative du docteur Bec, pour prévenir l'épidémie, on brûla sur un même bûcher environ 1,000 cadavres ramassés dans les hô-
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pitaux et dans des cours. Les chiens, qui .avaient pris l'habitude de se nourrir de cadavres, se jetaient sur les passants; on dut les détruire en masse. Le 20 décembre 1812, les troupes russes occupèrent Wilna sans résistance.
Le 19 juin 1831, les Polonais, sous les ordres de Gieljfud, furent défaits sous les murs de Wilna par les Russes que commandait Kuruta. En 1832, l'université de Wilna fut supprimée. Deux des Facultés de cette université, celles de médecine et de théologie, furent seules conservées et transformées eu académies médico-chirurgicale et ecclésiastique; la première de^ces académies fut supprimée par ukase du il janvier 1842, la seconde transportée à Saint-Pétersbourg en août 1842. En 1839, lors de la conversion forcée des grecsunis à la religion gréco-russe, le gouvernement russe fit transformer les églises grecques-unies de Wilna en églises gréco-russes.
WILNA (gouvernement de), subdivision administrative de la Russie d'Europe (Lithuanie), situé entre ceux de Kovno au N., de Minok et de Vitebsk à l'E., de Grodno au S., de Souvalki, dont le sépare le Niémen, à l'O.; 42,492 kilom. carrés; 1,087,703 hab, (1871), dont 651,398 catholiques, 28 1,439 grécorusses, 135,234 isiaélites. Il est divisé en sept districts, savoir : ceux de Wilna, Osamiana, Troki, Lida , Swienciany, Wileika et Disna.
C'est un pays généralement plat , marécageux en quelques endroits et parsemé , à l'E. surtout, d'un grand nombre de lacs. Tous les cours d'eau de ce gouvernement appartennent à la Baltique ; les principaux sont : le Niémen, la Wilia, la Mestehanka, la Bérésina occidentale, la Svizla, la Péviéza, la Doubisa, le Vindau, l'Aa méridionale. Le sol est en général assez fertile, et on y récolte des blés d'hiver et d'été , de l'orge, de l'avoine, du seigle, du lin, du chanvre et du houblon. On y élève du gros bétail et beaucoup de moutons, de la volaille et des abeilles; le gibier et le poisson y sont abondants. Les forets servent de refuge k des ours, des boeufs sauvages, des loups, des lynx et autres animaux sauvages. Il y existe des carrières de pierre à chaux, de gypse et de grès. L'industrie manufacturière y a pour objet la fabrication du verre, du papier et des eaux-de-vie. En 1870, il y avait 76 fabriques occupant 527 ouvriers et d'un produit de 421,948 roubles. Le commerce du gouvernement de Wilna a particulièrement lieu avec Rigaf, Libau et la Prusse et consiste en froment, seigle, orge, avoine, chanvre, graine de lin, chenevis, huile de chènevis, houblon, pin, sapin, mâts, planches, ustensiles de bois, goudron, potasse, gruau, bétail, chevaux, viande, suif, peaux, plumes, miel, cire, salpêtre, etc.
W1LOC s. m. (vi-lok). Conim. Sorte de drap feutré dont se servent les Turtares Kalmouks.
WILOUITE s. f. (vi-lou-i-te). Miner. Idocrase que Ton trouve en Sibérie, au confluent de la Wilouie et de l'Acbtaracta.
WILQUIN (Edme), dit Debrle OU de Brie,
acteur français. V. Brie.
W1LSNÀCK, petite ville de Prusse, province de Brandebourg, régence de Potsiiam, à n kilom. S.-E. de Wittemberg, sur la rive gauche du Karthane; 2,000 hab. Fabrication de draps et de toiles.
WILSON (cap), promontoire projeté par la côte mériilionale de l'Australie sur le détroit de Bass, formant lu pointe ta plus méridionale du continent australien, par 39° 12' de lalit. S. et 144» s' de longit. E. Il se compose d'une masse presque insulaire de granit d'environ 106 milles carrés, s'etenduui depuis le niveau de la. mer jusqu'à des élévations de près de 3,000 pieds.
WILSON (Thomas) , homme d'Etat et philologue anglais, mort en 1581. Il fît ses études à Eton et k Cambridge , devint ensuite précepteur des deux fils du duc de Suffolk et publia vers cette époque deux ouvrages : la Règle de la raison , renfermant l'art de la logique (1551) et VArt de la rhétorique (1553), qui furent souvent réimprimés dans le cours du xv iû siècle et dont les critiques modernes eux-mêmes se sont plu k faire l'éloge. Al'avénemeut de la reine Marie, Wilson jugea prudent de se réfugier sur le continent. Il partit pourl'Italieetsefitrecevoir docteur en uroità Ferrare; mais, en arrivant k Rome, il fut arrêté par ordre de l'inquisition, et même, diton, mis k la torture, comme coupable d'avoir émis dans ses ouvrages ues opinions contraires à la foi. A la mort du pape Paul IV (1555), la populace de Rome soulevée brisa les portes de la prison de l'inquisition, et Wilson s'échappa avec les autres prisonniers. Il revint en Angleterre à l'avènement d'Elisabeth, qui le nomma successivement maître des requêtes, directeur de l'hôpital Sainte- Catherine et secrétaire particulier. En 1576, il fut envoyé en mission dans les Pays-Bas et devint, l'année suivante, secrétaire d'Etat et doyen de Durham.
WILSON (Jean), musicien anglais, né à Faversham (comté de Kent) en 1594 , mort en 1673. Successivement gentilhomme de la chapelle royale et musicien ordinaire de la chambre de Charles 1er, il reçut, en 1644, de l'université d'Oxford, le diplôme de docteur
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en musique et, en 1656, fut élu professeur de cet art a lu même université. Après la restauration, il fut rétabli dans ses fonctions à la chapelle royale. 11 avait la réputation d'être le meilleur joueur de viole de son époque, et il écrivit pour cet instrument plusieurs compositions, ainsi qu'un grand nombre de morceaux de musique d'église. Il mit aussi en musique les odes d'Horace et des passages choisis d'Ausone, de Claudien et de Petronius Arbiter. Les plus remarquables compositions de cet artiste sont insérées dans le Musical Companion de Playford (Londres, 1667), excellent recueil qui est aujourd'hui fort rare.
WILSON (Arthur), historien anglais, né à Yarmouth en 1596, mort en 1652. Il fit ses études en France et, de retour dans sa patrie, y devint le secrétaire du comte d'Essex, qu'il suivit dans ses campagnes d'Allemagne, de Hollande et de Cadix. Plus tard, il devint, dans les Pays-Bas, intendant du comte de Warwiek, Outre des comédies, qui furent jouées avec succès , mais dont une seule, la Dame inconstante, a été imprimée longtemps 'après la mort de l'auteur (1814 , in-4°), on a de lui une Histoire de ta vie et du régne de Jacques I«* (Londres, 1653, in-fol.),à laquelle la plupart des critiques reprochent de manquer d'impartialité.
WILSON (Thomas), prélat anglais, né dans le comté de Chester en 1683, mort en 1755. Après avoir l'ait ses études .théologiques à Dublin, il devint, en 16S7, chapelain du comte de Derby et précepteur du fils de ce seigneur qui, dix ans plus tard , le pourvut de Tévêché de l'Ile de Man , de laquelle il était propriétaire. Wilson déploya le plus grand zèle dans le but de populariser 1 instruction parmi les habitants de l'Ile , qui étaient complètement arriérés. Il écrivit, a cet effet, plusieurs ouvrages dans le dialecte de cette lie et ne voulut jamais la quitter, malgré les offres de sièges plus importants qui lui furent faites à diverses reprises. Ses écrits, qui, outre des Sermons et divers Traités de piété, renferment une Histoire de l'ile de Mun , fuient publiés plusieurs années aptes sa mort (1780,2 vol. in-4°), par les soins de sou lils et de son chapelain Cruttwell. Un choix de ses Sermons a été réimprimé en 1823 (2 vol. in-12).
1 WILSON (Richard) , peintre anglais, né à Pinegar (pays de Galles) en 1713, mort en
1782. Son père, qui était ministre protestant, voyant Bon goût pour le dessin , lui lit donner des leçons par un peintre de portraits. L'évêque de Norwich le prit sous sa protection et lui demanda les portraits du prince de Galles et du duc d'York. Envoyé en Italie pour s'y perfectionner (1749), Wilson entra en relations, à Venise, avec Zuecarelli , à Rome avec Joseph Vernet, et, sur le conseil de ces deux peintres , il renonça au portrait pour s'adonner à peu près exclusivement au paysage, genre pour lequel il avait de grandes dispositions. Tout en étudiant les procédés des maîtres, le jeune artiste ne s'attaclia point k adopter la manière de l'un d'eux; il voulut conserver son originalité, et, dans ce but, il s'attacha à faire une étude approfondie de la nature; aussi obtint-il en peu de temps beaucoup de renommée en Italie. En 1755, Wilson revint en Angleterre. Quelquesuns de ses tableaux , notamment la Mort de Niobé et la Vue de Rome prise de ta villa Madama, lui valurent d'être nommé, en 1768, bibliothécaire de l'Académie. Toutefois il resta pauvre, car ses tableaux, mal appréciés, se vendaient fort peu, et la brusquerie de ses manières l'empêchait de se créer des relations. Il passa dans la pauvreté presque toute sa vie, et il tinit par revenir dans le lieu de sa naissance, où il trouva un asile chez un de ses parents. La postérité a vengé l'artiste des dédains de ses contemporains. Ses paysages sont devenus à la fuis trèsrecherchés et très-estimes, car on y trouve, aveu un sentiment profond de la nature, infiniment de charme et de poésie. La lumière se joue avec bonheur dans les vastes horizons, dans les arbres majestueux et les eaux paisibles de ses gracieuses compositions. Parmi ses toiles , dont un grand nombre ont été gravées par d'habiles artistes , notamment par WoJlet, nous citerons : la Solitude, Vue prise sur les bords du Pô, Niobé, la Villa de Mécène à Tivoli, la Villa d'Adrien, Vue prise sur le Tibre, le Lac de Nemi , Vue de la côte de Baïes, Vue du pont de liimini, Ruines sur la côte de Baïes, le Pont brisé de Nanti, le Temple de Bacchus près de Rome, lie dans le golfe de Venise , Cicéron à sa villa, Méléugre et Atalanle, Céladon et Amélie, Apollon et les Saisons, Tombeau des Boraces et des Curiaces, Vue de Crootne,Vue de Douvres , Vue du château d'IJaddon , le Château d'Oakham-pton, le Château de Caernarvon , le Pure de Aloor, le Parc de Suint- James, etc.
. WILSON (Henri), navigateur anglais, mort en 1810 capitaine de vaisseau au service de la compagnie des Indes. 11 se rendait, en
1783, de Macao en Angleterre, lorsque , assailli par des vents impétueux, il lit naufrage près d'une petite lie, appelée Ouroulong, l'une des Pelew. Abba-Thoulé, chef du pays, reçut Wilson avec beaucoup d'humanité, lui donna ua petit bâtiment pour rentrer dans sa patrie et lui confia même sou fils, Li-Bon,
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pour le faire élever et instruire dans les moeurs et les arts de l'Europe. Le jeune homme mourut de la petite vérole à la fin de 1784, peu après son arrivée en Angleterre. La compagnie des Indes lui fit élever un monument à Rotherhite , bourg voisin de Londres. Le naufrage du capitaine Wilson a fourni a Delille un des plus beaux épisodes de son poëme de l'/ma^viatfou. L'histoire en a-été écrite par Keate et traduite en français.
WILSON (Alexandre), ornithologiste et po6te anglais, né à. Paisley (Ecosse) eu 1766, mort en 1813. Après avoir été, pendant trois ans, en apprentissage chez un tisserand, il exerça quatre ans le même métier et y renonça ensuite pour embrasser celui de colporteur. Depuis son enfance, il avait cherché à cultiver le talent dont il se croyait doué pour la poésie, et, tout en débitant ses marchandises, il essaya de recueillir des souscriptions pour publier ses œuvres ; mais il ne réussit pas et fut obligé de revenir à son premier métier. En 1701 , il lut devant une ' société littéraire d'Edimbourg et publia peu de temps après !e Laurier disputé, poëme sur les mérites respectifs de Ferguson et de Ramsay. L'année suivante il fit paraître , anonymement , son poème de Watly and Meg, qui appartient aux meilleures productions de la muse écossaise et qui, à la grande satisfaction de l'auteur, fut d'abord attribué àBurns. Un libelle, qu'il écrivit à cette époque contre un habitant de Paisley, lut valut quelques mois de prison, et, comme il était soupçonné d'appartenir a la Société des amis du pe.uple , il se décida, en 1794, à s'embarquer pour l'Amérique, où il fut successivement compositeur d'imprimerie, tisserand , colporteur, arpenteur et enfin maître d'école. Après avoir occupé ce dernier emploi dans différentes localités, il revint en dernier lieu à Gray's Ferry, aux environs de Philadelphie, ou il se lia avec le naturaliste Bartram, dont les jardins lui furent dès lors toujours ouverts et dont la conversation lui inspira le goût de l'histoire naturelle. Il y lit aussi la connaissance du graveur Lawson, qui lui apprit le dessin ; mais ses premiers essais en ce genre furent peu heureux jusqu'au jour où, Bartram lui ayant donné des .oiseaux à dessiner, il y réussit parfaitement. Ce succès décida des travaux du.j'este de sa carrière. Il exécuta, dès lors, plusieurs longs voyages dans l'Amérique du Nord et dans l'Amérique centrale , étudiant partout les mœurs et les habitudes des oiseaux et les dessinant avec une grande exactitude. Les résultats de ses travaux furent consignés par lui dans son American Oriiilholoyy (Philadelphie, 1803-1813, tomes I«r à Vli), qu'il n'eut pas le temps de terminer, mais dont Ord, qui l'avait accompagné dans plusieurs excursions, publia, auprès ses manuscrits, les tomes VIU et IX (1814), et à laquelle le prince Lucien Bonaparte ajouta plus tard quatre volumes de supplément (1825-1838). Cet ouvrage est un des meilleurs que l'on ait sur la matière, surtout k cause de la fidélité avec laquelle sont représentées les couleurs et les formes des oiseaux ; les descriptions ne sont pas toujours écrites dans une langue purement scientifique , mais elles n'y perdent rien en clarté et en exactitude, surtout pour ce qui concerne les mouvements et les habitudes caractéristiques des oiseaux. On peut consulter, au sujet de Wilson, l'ouvrage de Paton , intitulé Wilson l'ornithologiste (Londres, 1863).
WILSON (Guillaume-Rac), voyageur anglais, né en 1771, mort en 1849. De 1819 à 1835, il visita successivement l'Orient, l'Espagne, la Norvège , la Suède, le Danemark, la Russie, la France et l'Italie, et publia le résultat de ses observations dans les ouvrages suivants : Voyage en Egypte et du7is la terre sainte (1823, in-8°; 3" édit., 1831); Voyage en Norvège, en Suède et en Danemark (182G, i u-8°); Voyage en Russie (1828); Souvenir d'une excursion à travers la France et l'itatie (1835, in-8«).
WILSON (sir Robert-Thomas), général et littérateur anglais, né à Londres en 1777, mort en 1849. Il était fils d'un paysagiste de quelque mérite et reçut une excellente éducation. Eu 1793, il entra comme volontaire dans l'armée anglaise des Pays-Bas et obtint, l'année suivante, un brevet de lieutenant de dragons. Il se distingua, dès cette époque, par plusieurs faits d'armes, notamment à Villiers (24 avril 1794), où il empêcha l'empereur François de tomber aux mains de l'ennemi. Il servit ensuite en Irlande jusqu'en 1799, époque où il revint de nouveau en Hollande. Là, il entra, avec le grade de major, dans le régiment l'orme par le baron de Hoiupesch et partit avec lui pour l'Egypte. Il combattit vaillamment contre les Français, fut chargé de veiller au maintien de la correspondance entre Abercromby et le général en chef de l'année turque et •suivit les événements avec une grande attention. De retour en Angleterre, il publia une Relation historique de l' expédition anglaise en Egypte (Londres, 1802, 2 vol.,souv. rééd.), qui lie beaucoup de bruit lors de sa publication, car il y prétendait que Bonaparte avait fait empoisonner les pestiférés de Jafl'a. Dans un autre ouvrage, publié en 1804, sur l'état de l'armée anglaise, il s'éleva vivement contre la peine de la bastonnade et eut à soutenir, à ce sujet, une violente
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polémique. Après avoir pris part en 1806 à la conquête du Cap de Bonne-Espérance, il suivit le général Hutchinson dans sa mission diplomatique et militaire auprès de l'empereur de Russie, demeura auprès de l'armée russe pendant la guerre avec la France et, après la paix de Tilsitt, fut reçu avec beaucoup de distinction à Saint-Pétersbourg par l'empereur Alexandre. Lorsque la Russie déclara la guerre à l'Angleterre, il se hâta de revenir à Londres pour y faire opérer la saisie des bâtiments russes avant l'arrivée de la déclaration de guerre. En 1809 , il organisa en Portugal la légion lusitanienne et sa distingua à sa tête en diverses rencontres. Lorsque Napoléon Se montra disposé à faire la guerre à la Russie, il embrassa de nouveau le parti de cette dernière et publia une Relation des campagnes de Pologne en 1806 et 1807, avec des remarques sur le caractère et la composition de l'armée russe (Londres, 1811). Pendant la campagne de 1812, il ne quitta pas le quartier général de l'armée russe et rendit, comme conseiller, d'excellents services. Il eut ensuite pendant quelque temps le commandement de la réserve prussienne, à la tête de laquelle il combattit les Français à Lutzen; mais il encourut, en décembre 1815, lu colère de l'autorité militaire, en aidant Hutchinson et Bruce à faire évader le comte de La Valette, qui avait été condamné à mort. Avec la permission du duc de Wellington, on le fit comparaître devant la cour d'assises française , qui le condamna à trois mois de prison. Lorsqu'il revint ensuite à Londres, le prince régent adressa à l'armée un ordre du jour, dans lequel il déclarait indigne la conduite de Wilson, par ce t'ait qu'il avait dû revêtir un déguisement pour mener a fin sou entreprise. Différentes tracasseries excitèrent la rancune de Wilson, qui, profitant des observations qu'il avait faites tout en prenant part aux événements militaires et politiques du temps, publia, en majeure partie sous le voile de l'anonyme, une foule de brochures, qui étaient loin de montrer sous un jour favorable la politique des puissances eu guerre avec Napoléon. L'une d'elles, l'Esquisse du pouvoir militaire et politique de la Russie (Londres, 1817), fit surtout beaucoup de bruit et fut, dans la Quarterly Review, l'objet d'une violente critique, à laquelle Wilson répondit vigoureusement. En 1818, il partit pour l'Amérique du Sud, alin d'y combattre sous les étendards de Bolivar ; mais il ne tarda pas à se brouiller avec ce dernier, revint alors en Angleterre et fut élu par le bourg de Southwark membre du Parlement, où il ménagea peu le gouvernement. Lors des funérailles de la reine Caroline, il exprima hautement rimiiguation que lui causaient les procédés suivis à l'égard de cette infortunée princesse et se vit, pour ce fait, renvoyé de l'armée et privé du droit déporter ses décorations étrangères. Lorsqu'on 1823 l'année française pénétra en Espagne, il entra au service des corlès; mais il fut grièvement blessé à La Corogne et s'enfuit à Gibraltar. 11 entra de nouveau, en 1826, au Parlement pour Southwark; niais, comme il s'était montré l'adversaire du bill de réforme de 1831, il ne fut pas réélu à cette époque. Après l'avènement de Guillaume IV, il fut réintégré dans l'armée et élevé au grade de lieutenant général. Il devint, dans la suite, propriétaire du 15« régiment de hussards (1835), général (1841) et gouverneur de Gibraltar (1842), poste qu'il ne quitta que quelques semaines avant sa moi t. La biographie du général Robert-Thomas Wilson a été écrite par Raudolph (Londres , 1862).
WILSON (sir John), général anglais, né en 1782, mort en 1856. Enseigne en 1794, lieutenant en 1795, il prit part, l'année suivante, à l'expédition anglaise qui s'empara de Sainte-Lucie et Saint-Vincent, puis il fut fait prisonnier à la Guadeloupe. Rendu à la liberté, il obtint le grade de capitaine pour le courage dont il fit preuve à l'attaque do Minorque (1799). Pendant l'expédition d'Egypte (1800-1801), il fut promu major et lieutenant-colonel. Par la suite, il fut envoyé en Espagne, où il combattit contre les Français jusqu'en 1813, se distingua à Vimeira, k Ciudad-Rodrigo, à Almeida (1809), prit part au siège de Saint-Sébastien et a la bataille de Nivelle (1813), où il reçut une grave blessure. De retour en Angleterre , il reçut le grade de colonel (1814). Wilson devint successivement ensuite gouverneur militaire de Colombo, dans l'île de Ceylan, major général (1325), lieutenant général (1828) et enfin, général (1854).
WILSON (John-Edouard), architecte anglais, né à Lincoln en 1787, mort dans la même ville en 1855. Des études universitaires très-brillantes le mirent à même de s'occuper avec fruit des travaux architectoniques oheis les anciens. Quelques dessins publiés à la suite de ces premières études révélëreut, en outre, combien son goût était pur et son instinct du beau déjà remarquable. Le succès de ce début lui valut de collaborer à plusieurs recueils spéciaux, tels que les Beautés de l'Angleterre et du pays de Galles, les Antiquités architecturales ; les Antiquités pittoresques des cités anglaises. 11 y publia des dessins, où l'érudition d'un archéologue sérieux se lie avec bonheur à tout
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ce qu'un peintre habile peut mettre de pittoresque et de charme dans une étude faite sur nature, sans autre souci que la sincérité d'impression. Watter Scott écrivait alors ses romans, qui enthousiasmaient l'Europe entière. Les ruines fantastiques et les légendes féodales étaient en pleine faveur. Wilson dessina des ruines qui eurent un grand succès. Ce coté pittoresque de l'archéologie architectonique lui avait procuré une vogue rapide ; les spécialistes savaient seuls qu'il n'était pas resté étranger au coté grave, savant et pratique de son art. On lui confia la tâche difficile de donner les plans, coupes, ensembles et détails des Modèles d'architec* ture qui devaient continuer, en les complet tant, les Modèles ou Spécimens d'architecture gothique édités par Mackensie et Pugin, d'après les manuscrits d'Oxford. Ce travail est éminemment remarquable. Après avoir ainsi donné la mesure de ses diverses aptitudes, pour faire honneur à plusieurs commandes il s'occupa de la construction proprement dite. Il bâtit des hôtels particuliers et quelques édifices publics, entre autres la cathédrale de Lincoln. On lui doit encore, comme écrivain spécial, une Introduction ou Essai sur l'architecture gothique et sur les imitations modernes de cegenre. l\ a aussi collaboré par ses articles et par ses dessins an. Dictionnaire des architectes de Britton (1835).
WILSON (John), littérateur anglais, connu aussi sous le pseudonyme de Christophe North, né k Paisley en 1788, mort en 1854. Appartenant k une famille riche, il put se livrer sans obstacle aux goûts qui coneordaienl avec sa rare vigueur corporelle, ses avantages physiques, sa vivacité inépuisable et son esprit remuant. Aux universités de Glasoow et d'Oxford , il se distingua parmi ses condisciples, non moins par son ardeur au travail et par ses talents, que par son habileté à l'escrime, à la boxe et autres exercices du corps et, disons le mot, par ses exploits bachiques. 11 n'en était pas moins .aimé de tout le inonde, même des professeurs les plus rigides au point de vue des mœurs. Après avoir terminé, en 1810, ses études universitaires, il acheta une belle propriété sur les bords du lue Wiiidermere, dans le Cumberland, se inaria avec une riche héritière, rit construire une maison à son goût et établit sur le lac un club de canotiers. Dans cette délicieuse retra.te, il écrivait des vers, vivait dans la société de Word^worth, de Coleridge, de Southey et de Quiucey, et faisait des excursions aux alentours. La perte d'une partie de sa fortune et ses propres prodigalités le décidèrent cependant à embrasser une profession. Il se mit, en 1818, sur les rangs pour la chaire de philosophie morale à Edimbourg, l'obtint en 1820 et devint bientôt l'un des plus brillants professeurs de cette université. Il sa mit k la même époque en rapport aveu le Blackwood's Magasine, auquel il fournit un grand nombre de nouvelles et d'excellents articles d'esthétique, de philosophie, de littérature et de politique, dont les plus remarquables ont été réunis et publiés k part sous ce titre : les Récréations de Christophe North, (Edimbourg, 1812, 3 vol.). Ses poèmes, 17/e des palmiers (1812) et la Vilie de la peste (1816), n'ont d'autres ressorts que l'émotion, et sont, par suite, un peu monotones ; niais ils renferment de magnifiques descriptions.
11 avait débuté comme romam-ier pur un recueil de nouvelles empruntées a la vie du peuple écossaisetqui parurent sous ce titre : Lumières et ombres de la vie écossaise (1822). A ce livre charmant et qui obtint un rare succès succédèrent les Epreuves de Marguerite Lindsay(l&23), puis les Forestiers (1824), ouvrage qui fit moins de sensation que les précédents. Comme rédacteur et éditeur du Biackuiood's Magazine, Wilson joua un rôle politique d'une certaine importance, et défendit la causedes totiesavec beaucoup d'esprit et de subtilité, mais aussi avec une grande partialité; il sut, toutefois, se concilier ses adversaires eux-mêmes par les traits piquants et les joyeuses plaisanteries qui émaillent ses Noctesambrosianse (1825-1836). Les Dius boréales (1836-184C), qu'il publia ensuite, comme une sorte de continuation des Noctes ambrosianie, ne jouirent pas de la niêine popularité que ces dernières. Wilson occupa sa chaire jusqu'en 1852, époque où une attaque de paralysie le força à y renoncer. Le gouvernement anglais lui accorda à cette époque une pension de 300 livres Sterling (7,500 fr.). Un an après sa mort, son neveu, le professeur Ferrier, entreprit une édition complète de ses œuvres ; elle forme
12 volumes et renferme, outre les ouvrages que nous avons cités , les premières productions de l'auteur à l'époque de son séjour à l'université , ainsi qu'un Essai sur Barns, qui avait fait beaucoup de bruit lorsqu'il avait été publié à part antérieurement. On doit à mistress Cordon, fille de Wilson, un ouvrage intitulé : Christophe North, mémoire sur John Wilson (1862, in-8u).
WILSON (Horace-IIayman), savant orientaliste anglais, né en 17S9, mort en mai 1830. 11 fit d'abord des études de médecine, entra, en 1808, dans la Compagnie des Indes et apprit la langue sanscrite durant son séjour à Calcutta Quelques années plus tard, e,i 1813, il traduisaiteti vers libres leMeghadàta, fameux poBmo de ICalidusn. Mais son
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■œuvre capitale, celle qui devait le rendre célèbre, fut son Dictionnaire sanscrit, publié à-Calcutta en 1819 et réimprimé en 1832. Il fut chargé par la Compagnie, vers 1820, de réorganiser les anciennes écoles de Bénarès. Il y fit paraître, sous le titre de Théâtre indien, un grand nombre de pièces ou d'analyses de pièces originales. Nommé ensuite secrétaire de la Société asiatique de Calcutta, il recueillit, en cette qualité, un grand nombre de renseignements curieux sur l'histoire de l'Inde, de ses sectes religieuses et de ses villes principales. Rappelé en Europe en 1832, il fut, depuis élu membre correspondant de l'Institut de France.
Nous citerons encore, parmi les principaux travaux de ce savant : une traduction du Sankya-Kûrika (Londres, 1838), du Vichnou Purâna (Londres, 1840), des nouvelles indiennes Daça-Kumara-Carita (1845); une Grammaire sanscrite (Londres, 1847); une traduction du 1er livre du Rig-Vcda (Londres, 1830); sans compter des dissertations curieuses qu'il rit paraître dans VAriana anliçua et dans le Journal de la Société asiatique. 1\ a publié aussi un ouvrage très-important, VHUioire de l'Inde aug luise de 1805 à 1835 (Londres, 1846).
WILSON (John), orientaliste anglais, né en 1804, mort à Bombay en 1875. Il s'occupa de l'étude des langues orientales, se fit recevoir docteur, puis il se rendit à Bombay en 1829. Là, grâce à ses efforts, il réussit, en 1832, k fonder, sans le secours du gouvernement, la première classe supérieure qui ait fonctionné dans l'Inde. Ses controverses avec les parais le convainquirent qu'il trouverait de grandes ressources en étudiant les anciennes croyances et les livres sacrés de l'Inde, et il fut le principal instrument de la création de la succursale de la Société royale asiatique de Bombay, dont il fut élu président en 1845. Il résuma Ses controverses avec les parsis dans un ouvrage qu'il publia à Bombay, tous le titre de : lu Religion parsi, telle qu'elle est contenue dans le Zeud- Attesta, propayée et défendue par les zoroustriens de l'Inde et de lu Perse, mise un jour, réfutée et comparée avec le christianisme (1843). Le docteur Wilson fut un des premiers membres nommés dans l'acte d'incorporation de l'université de Bombay, dont il fut élu vicechancelier en 1868. Il quitta l'Inde pendant quelque temps en 1843, fit le voyage de la terre sainte, y passa près de quatre années et revint en 1847 à Edimbourg, où il publia, sous ce titre : les Terres de la Bible, deux volumes complets sur la topographie et 1 ethnographie de la Palestine. Apres cette publication, il retourna à Bombay, où il resta jusqu'à ses derniers jours, entouré du respect de tous, Anglais et indigènes.
WILSON (Jacques), économiste anglais, né à Haiwick (Ecosse) eu 1805, mort en 1860. Fils d'un commerçant, il suivit d'abord la même profession ; mais, ayant échoué dans toutes ses tentatives pour faire fortune, il alla se fixer k Londres et s'y adonna & l'étude de l'économie politique. Il y fit paraître en 1839 un traité sur {'Influence des lois sur les blés, considérées dans leurs effets sur toutes les dusses de la société, et notamment sur tes intérêts des propriétaires (iti-8u), et, l'année suivante, une élude sur les Variations de ta circulation monétaire, du commerce et des manufactures, qui doivent être attribuées aux lois sur les btés. Ce fut à peu près vers cette époque que commença l'agitation pour la révocation des lois sur les blés, et, en 1843, "Wilson fonda l'Economist, revue destinée k propager les doctrines de V Anti-Corn- Law- Lenyue. En 1847, il fut élu membre du Parlement pour Westbury, et, l'année suivante, il devint secrétaire du bureau de contrôle des Indes, fonctions qu'il conserva jusqu'à l'année 1852, époque de la chute du cabinet Russell. Réélu, la même année, au Parlement, il rentra dans le nouveau cabinet Aberdeen, en qualité de secrétaire de la trésorerie, et fut maintenu à ce poste important par le ministère Palinerston. Après la répression de l'insurrection des cipaves, il fut envoyé dans les Indes pour y réorganiser
clémence du climat. 11 était associé étranger de l'Académie des sciences morales et politiques de Paris. On a encore de lui : le litvenu (1841), écrit dans lequel il critique fort vivement l'exposé financier du chancelier de l'Echiquier, et le Capital, la circulation monétaire et le système des banques (1847, in-8<>), recueil d'articles qu'il avaitpublics dans l'Zsconomist de 1845 à 1847.
WILSON (Henry), homme politique américain, ne à Farniington (New-Hampshire) en 1812, mort en 1875. D'abord garçon de ferme, puis cordonnier, il suppléa par 1 étude à l'instruction qui lui manquait, fut attaché comme reporter à un joui nul, où il écrivit ensuite des articles politiques. Le talent qu'il déploya lui valut d'être nomme successivement membre de la Chambre des députés et du Sénat de l'Etat de Massachusetts, où il s'était fixé. A la mortd'Everett, il fit choisi par les électeurs pour le remplacer comme membre du Sénat des Etats-Unis. 11 ne tarda pas à y jouer un rôle important, et il était un des chefs du parti républicain lorsque éclata en 1861 la guerre de la sécession. Il orga-