‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 920 sur 1042 · W1NG · texte numérisé non relu

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meurtrier fut englouti dans la terre au moment où il venait de commettre ce crime, et que du lieu où la tête de Winefride était tombée jaillit une fontaine miraculeuse.

L'eau de celte fontaine est, de nos jours encore, célèbre pour la guérison de la lèpre, des faiblesses de nerfs et d'autres maladies persistantes. Il existe en manuscrit plusieurs Vie* de sainte Winefride ; Léland en a inséré une dans le tome V de son Itinéraire de la Grande-Bretagne. On célèbre la fête de cette sainte le 3 novembre.

W1NEU (Georges-Benoit), théologien protestant allemand, né à Leipzig en 1789, mort en 1858. Il fit ses éludes à l'université de sa ville natale, y prit Ses grades en 1817, y devint, l'année suivante, professeur extraordinaire de théologie, et reçut en 1819, des Facultés théologiqnes de Rostock et d'iéna le diplôme de docteur. En 1823, il fut appelé à une chaire de l'université d'Erlangen et l'occupa jusqu'en 1832, époque où il revint 'professe* à Leipzig. Dès le début, son attention s'était portée sur l'examen critique et exégétique des traductions de la Bible, et les ouvrages qu'il publia a ce sujet furent les premiers où les principes de la philologie moderne se trouvèrent appliqués à la philologie biblique. Tels furent, entre auires, les suivants : Grammaire de l'idiome du Nouveau Testament (Leipzig, 1822, 7e édition, publiée par Luneinuiin, 1807), k laquelle se rattachent son explication latine de l'épltre aux Galates (Leipzig, 1821 à 1859, 4eédi t.); plusieurs Programmes académiques ; Grammaire du chaldaîsme biblique et targumique (Leipzig, 1824-1842, 2u édit.); Livre de lecture chaldéeime (Leipzig, 1825); Lexicon manu aie hebraicum (Leipzig, 1828), ouvrage de Simon, réédité par lui av<-c d'importantes additions. A côté de ces ouvrages purement grammaticaux, il faut mentionner ses éditions des traductions orientales de la Bible, qui jusqu'alors étaient demeurées h peu près inconnues, et surtout sou Dictionnaire prutique de la Bible (Biblische Jlealwcerterbuch, Leipzig, ,1820, 2 vol.; 1845-1847, 3e édit.), qui est encore aujourd'hui le meilleur recueil de maiériaux relatifs à l'histoire, la géographie, l'archéologie et l'histoire naturelle des Hébreux. En ihéologie , Wiuer appartint, au début, au parti du rationalisme modéré; mais plus tard il s'en écarta légèrement pour se rattacher k la doctrine de l'Eglise protestante primitive. Parmi ses écrits purement tht-ologiques, on cite : Y Exposition comparative des doctrines des différentes sectes de l'Eglise chrétienne (Leif\z,g, 1824; 3e édit., publiée par Preuss, Berlin, 1866) et le Manuel de bibliographie tliéùluyique (Leipzig, 1825; 3e édit., 1837-1840). Bans son enseignement, il obtint jusqu'à la fin de sa carrière le plus grand succès à cause surtout de la clarté , de la précision et de l'élégante concision de ses cours, qui roulaient sur l'ensemble de la théologie exégétique et sur la plus grande partie de la théologie systématique.

W1NFKID, l'apôtre de l'Allemagne. V. Bcnikacii {saint).

WING (Vincent), astronome anglais du xvu» siècle. On ignore la date de sa naissance et celle de sa mort, et il n'est guère connu que par ses ouvrages, qui ont une certaine valeur pour l'époque k laquelle ils furent publiés. Le plus remarquable est l'Astroi'omia britaimica, qui parut k Londres eu 1669 et qui se-ilivise en cinq parties, savoir : Logistica astronomica, Trigonometria, Doetrina sphsrica , Theoria pluuetarum et Tabuts astronomie^ ; ou y trouve, en outre, un recueil d'observations astronomiques. La théorie que l'auteur y donne des planètes est fondée sur les systèmes de Copernic et de Kepler, car il suppose que les orbites de ces corps sont des ellipses et que le soleil " est placé dans un foyer commun ; mais, comme Bullinldus et Sethward, il considère l'autre foyer de chaque orbite comme le centre du mouvement uniforme de la planète. On a encore de Wuig un autre ouvrage intitulé : Hurmonicon cœieste ou Y Harmonie du monde visiile (1651), qui est disposé de la même manière que YAstronomia britaimica.

Enfin, il avait encore publié des séries d'éphéinérides pour treize années, de 1659 k 1671, et faisait paraître tous les ans, pour la compagnie des libi aires, un almatiach qui se continue encore de nos jours sous son nom.

W1NGATE (Edmond), mathématicien anglais, ne dans le Yorkshireeu 1593, mort eu 1656. 11 étudia le droit à Oxford et se lit inscrire plus tard au barreau de Londres; mais, tout eu exerçant la profession d'avocat, il s'occupa avec ardeur de l'étude des mathématiques et ne tarda pus à se faire un nom dans ces sciences. Eu 1624, il vint en France et y passa plusieurs années. Ce fût lui qui enseigna l'anglais à la princesse Henriette-Marie de France, future épouse de Charles 1er. Pendant la guerre civile, il adhéra au covenaut, remplit diverses fonctions judiciaires et, ayant prêté le serment dit d'engagement, devint membre du Parlement pour le comté de Bedford. On a prétendu que Wingate avait, le premier, introduit les logarithmes en France, mais c'est là une erreur. 11 y rit connaître pour la première fois l'échelle de Gunther par son ouvrage intitule ; Construction, description et

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usage de la règle de proportion (Paris, 1624). Il avait eu l'intention de publier une table de logarithmes, dont l'ouvrage que nous venons de citer devait former l'appendice; mais un avocat de Dijon, auquel il avait communiqué la description de la règle de Gunther, abusa de la contidenôe et entreprit de la publier pour son propre compte. Ce fut alors que Wingate fit paraître son premier ouvrage, que suivit deux ans plus tard une Arithmétique logarithmique (Paris, 162G), traduite en anglais (Londres, 1635). On lui doit encore une Arithmétique, qui fut longtemps fort estimée et de laquelle Dodson publia la 8e édition en 17.60, ainsi qu'un Ludus mathematicus (Londres, 1654), sorte .de jeu logarithmique.

WINGHEN (Joseph van), ditle Vleui, peintre flamand, né à Bruxelles en 1544, mort eu 1603. Il fit ses études à Rome, grâce à la protection d'un cardinal italien, et il s'était déjà acquis une certaine réputation lorsqu'il revint dans sa* patrie. Le duc de Parme le choisit pour son premier peintre ; mais Wingheu renonça plus tard à ce titre pour reprendre son indépendance d'artiste et alla s'établir àFrancfort-sur-le-Meiii,où il habita jusqu'à sa mort. On cite comme ses toiles les plus remarquables : une Cène; Apelle et Campaspe; Saumon pris par les Philistins dans tes bras de Dalila ; la Justice prenant l'innocence sous sa protection ; Andromède, etc. — Son fils, Jèrémie van Winghen, dit le Jeune, ne k Bruxelles en 1578, mort en 1G48, reçut de lui les premières leçons de sou art, étudia ensuite sous François Badcns à Amsterdam, et alla plus tard visiter l'Italie, où il s'occupa surtout de peinture historique; mais, de retour dans sa patrie, il s'adonna à peu près exclusivement au portrait, et c'est k ses travaux en ce genre qu'il doit sa réputation.

WIN1PEG, OUIMPEG ou BOURDON, lac

de l'Amérique anglaise, au N.-O. du lac Supérieur, entre 50° 3o'-54<>, de ltitit. N., 9SO- îoio 30' de longit. O. Il mesure 500 kilom. de longueur sur 100 kilom. de largeur, et communique avec la baie d'Hudson par le Severn. Ce lac, nommé autrefois lac des Assiniboins, forme en réalité deux lacs distincts, séparés pur un territoire de forme trèsirrégulière, parsemé de flaques d'eau et auquel on donne le nom d'île de Winipeg. Les principaux cours d'eau qui se jettent dans le Winipeg sont : au N.-O., la Saskatschawan ; au S., la Red-River et la Kildonan ou Assiniboiue. Pur cette dernière rivière, il communique avec le lac Wood.

W1N1WAKTER (Joseph), jurisconsulte autrichien, néen 1780, moi teu 1848, kLemberg, où il était devenu successivement professeur de droit romain (1806), bibliothécaire de l'université (1819), conseiller de régence et vice-directeur des éludes juridico-politiques. On a de lui : Exposé systématique des lois et ordonnances de l'ancienne province occidentale de l'Autriche concernant tes fonctionnaires publics (1829); Manuel des lois et ordonnances relatives à l'administration de la justice et à la politique (1828, 3 vol.); le Droit civil de l'Autriche exposé systématiquement avec des commentaires (1831-183S, 5 parties).

W1NKEL, en latin Vint Cella, bourg de Prusse, province de Hesse, dans l'ancien duché de Nassau, bailliage de Rudesheim, à 3 kilom. N.-E. de Gei^enheiin, près de la rive droite du Rhin; 8,000 hab. Récolte et commerce de vins. Ce bourg mérite un souvenir littéraire: «Il est si long, dit Goethe, qu'il excite l'impatience de ceux qui le traversent.» C'est de Winkel que Bettiua d'Arnim, la sœur de Clément Brentano, écrivit à la mère de Gœthe le touchant récit du suicide de Caroline de Gunderode, cette jeune ohanoinesse, sous le nom de Tian, qui, en 1806, se tua k Winkel d'un coup de poignard, a l'âge de vingt-six ans.

W1NKLER (Charles-Godefroy-Théodore ), littérateur allemand, connu aussi sous le pseudonyme de Théodore Heil, né k Waldenbourg eu 1775, mort en 1856. Après avoir étudié le droit et l'histoire k l'université de Wittemberg, il fut d'abord attaché au tribunal de Dresde, devint, en 1801, archiviste, puis, en 1805, greffier des archives secrètes. Nommé peu après secrétaire intime du roi de Saxe, il visita, en 1812, la France et l'Italie, remplit ensuite différents emplois, tels que ceux de secrétaire de lu commission gouvernementale et de rédacteur du journal officiel, fut nommé, en outre, conseillerMe la cour de Russie et fut eu même temps chargé de réorganiser les théâtres de Dresde et de Leipzig. Plus tard, il reçut les titres de secrétaire de 1 Académie des beaux arts de cette ville (1816), de directeur de l'Opéra- Italieu (1825) et de vice-directeur du théâtre de la cour et de la chapelle royale (1841). On a de lui une foule d'ouvrages, qui se distinguent plus par l'élégance de leur style que par leur originalité. Ses Notes de la lyre (Dresde, 1821, 2 vol.) et ses Nouvelles notes de la lyre (Brunswick, 1830, 2 vol.) prouvent qu'il savait manier sa langue avec beaucoup de talent et qu'il possédait k fond l'art de la versification. Parmi ses autres oeuvres poétiques, il faut citer les différents albums qu'il publia chaque année k partir de 1811, sous les titres de Pénélope, de Cornus et û'Agrionies, ainsi que les nombreuses

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pièces de vers qu'il fournit a plusieurs autres albums et k Y Abendseitung (Gazette du soir). Comme poste dramatique, il se fit connaître par deux pièces, la Petite tête lourbillonannte (Strudelkôpfchen, 1S05) et Bianca de Toredo (1806), ainsi que par de nombreuses traductions de chefs - d'œuvre du théâtre français. Il avait, en outre, traduit la Lusiade de Camoëns, en collaboration avec Kuhn (Dresde, 1807), et Mazeppa, de Byron (Dresde, 1820), et il avait fondé, en 1823, le Myosotis dramatique, recueil où il a inséré un grand nombre d'articles qui attestent en lui une profonde connaissance du théâtre. Enfin, on lui doitaussi une édition des œuvres posthumes de son «ini, Ch.-M. de Weber (Dresde, 1827, 3 vol.), précédée d'une biographie de l'auteur.

WI1NLATON. bourg d'Angleterre, dans le comté de Durham, k 8 kilom. O. lie Gateshead, sur leDerwent; 3,800 hab. Nombreuses forges, fabrication d'ancres, d'enclumes, chaînes et outils.

WINNEBAGO, lac des Etats-Unis, dans l'Etat de Wisconsin. Il a 28 milles de longueur sur environ 10 milles de Imgeur et une superficie totale de 212 milles carrés. Le niveau des eaux de ce lac est à 54 mètres audessus de celui du lac Michigan.

WliNNENDEN, ville du royaume de Wurtemberg, dans le cercle du Nuckar, bailliage et à 8 kilom. N.-E. de Waiblingen; 3,500 hab. Hospice d'aliénés. C'était autrefois une rommanderie de l'ordre de Malte.

W1NNIÇA ou WINN1TZA, ville de la Russie d'Europe, dans le gouvernement de Podolie, k 200 kilom. N.-E. de Kaminiec, sur le Boug, chef-lieu du district de sou nom; 7,800 hab.

W1NNIPISEOGEE, lac des Eiats-Unis(Eiat - de New-Hampshire). Il a 23 milles de longueur sur environ 10 milles de largeur et est situé à 158 m 'très au-dessus du niveau de la mer. Ce lac, d une forme très-irrégulière, renfeime un grand nombre d'îles et déverse ses eaux dans une rivière qui porte son nom.

W1NOC (saint), abbé de Wormhouth, mort en 717. Il était fils d'un roi breton nommé Howel III. Pendant un voyage qu'il lit avec trois couipngnons sur les côtes de Bretagne, il s'arrêta au monastère de Silhiu, se fit admettre parmi les religieux et fut chargé pur l'abbé suint Berlin d'aller fonder un uinuastère à Wormhouib. Winoe en devint le premier abbé et y termina sa vie.

Wlr^SCHOTTEN, ville forte du royaume de Hollande, province et k 43 kilom. S.-E. de Groningue, sur la Rensel; 3,900 hab. Victoire du prince d'Orange sur les Espagnols en

W1NSEM ou W1NSEMIUS (Pierre van), historien hollandais, né a Leeuwarden en 1586, mort en 1644. Il fit Ses études k Franeker et k Leyde, visita ensuite les principales universités de l'Allemagne, de la Suèile et de la France, fut reçu, en 1611, docteur en droit k Caen et, de retour dans sa patrie, y devint, en 1616, historiographe de la province de Frise, puis, en 1636, professeur d'histoire et d'éloquence à l'Académie de Franeker, de laquelle il fut élu recteur trois ans plus tard. Nous citerons, parmi ses écrits : le Droit des rois d'Espagne sur les provinces belges (1621); Chronique des événements historiques de ta Frise (1622); Vita, res geslm ac mors Mauritii, principis Auriaci (1625); Historiarum ab excessu Caroli V Csesaris, sive rerum sub Phiiippo 11 gestarum, hbri IV (1629- 1633, 2 vol. in-4") ; Amores (1631, iu-16), recueil de poésies êiégiaques ; Panegyricus ad' Guslavum Suecorum reyem (1632, in-fol.); Sirius Caniculw Stella, poème (1638, in-12), etc. — Un frère du précédent, àiénélas Winsbm, né en 1591, mort en 1639, professa à Franeker la médecine, l'aiiatomie et la botanique. Outre quelques écrits de peu d'importance, il a laissé un Compendium anatumtcum disputalionibus triyinta propositum (1625, in-4°).

WINSHECOMB ou W1NCIIESCOS1B ( Jacques), marchand anglais du xvie siècle, célèbre par son patriotisme. Il était, sons Henri VIII, l'un des plus riches fabricants de drap de Newbury et occupait cent métiers dans cette ville, lorsque éclata, en 1513, la guerre entre l'Angleterre et l'Ecosse. Il arma alors et équipa k ses frais les cent chefs de ses métiers, se mit à leur tête et rejoignit l'armée royale, avec laquelle il assista k la bataille de Floddeulield, ou le roi d'Ecosse fut tué et qui mit fin k la guerre. Winshecomb revint alors k sa première profession et consacra une part.e des beuéiices qu'elle lui rapportait à l'embellissement de sa ville natale, ou son souvenir est demeuré populaire jusqu'à nos jours.

WINSHEMIUS ou DE WINDSHËlM (Vitus-Orelius) , philologue allemand, né k Windtheitn (Franconie) en 1501, mort en 1570. Il se fit recevoir docteur en médecine à Wittemberg, mais il renonça bientôt k la pratique de son art et devint professeur de langue grecque. Outre des harangues et des opuscules, ou lui doit des traductions de la Seconde harangue de Démosthène contre Aristogiton (1527, in-8»), des Tragédies de Sophocle (1546). des Idylles de . Théocrite (155S, iu -60), de {'Histoire de Thucydide (1569, in-80).

WLSSUEJilUS (Vitus-Orelius), juriscon-

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suite allemand, fils du précédent, né a Wittemberg en 1521,morten 160S. Reçu docteur endroit, il se rendit en Italie ei devint, en 1557, professeur k Pavie. De retour en Allemagne en 1560, il fut successivement professeur de jurisprudence k Wittemberg, conseiller aulique du prince de Saxe et doyen de la cathédrale de Strasbourg (1587). A diverses reprises, Wmshemius fut chargé de missions diplomatiques. On lui doit un discours sur Albert de Saxe et des Programmala, qui ont été publiés dans les Déclamations de Mélanchthon.

WINSLOW (Edouard), administrateur anglais, more eu 1655. El alla s'établir, en 1620, à la Nouvelle-Plymouth, dans l'Amérique du Nord, devint agent de cette colonie auprès de la métropole et en fut, en dernier lieu, nommé gouverneur. Il a laissé : les Bonnes nouvelles de ta Nouvelle- Angleteive on Relation des choses remarquables dans cette plantation; YHypocrite démasqué, écrit relatif à la doctrine des réformés et des indépendants sur la communion.

WINSLOW (Jacques-Bénigne), médecin et anatuiniste danois, né k Odeiisee en 1669, moi ta Paris en 1760. Fils et pelit-lils de ministres luthériens, il suivit d'abord la carrière de la théologie. Les entretiens qu'il eut aveu un de ses condisciples, éiudianteu médecine, leur apprirent qu'ils s'étaient mépris l'un et l'autre sur leur vocation; l'umi se fit théologien et Winslow se mit à étudier l'aiiutomie. Le roi de Danemark lui accorda une pension, qui lui fournit les moyens de visiter les plus laineuses écoles de médecine de l'Europe. Apres avoir passé l'année 1697 en Hollande, il vint k Paris, où h se trouvait depuis environ deux ans, lorsqu'il se convertit k la religion caiho iqne après avoir r<-çu les instructions de Bossuet. Cette conversion mit fin aux largesses du roi de Danemark envers Winslow, qui se vit réduit aux ressources que lui procura lu protection de Bo-suet. 11 fut reçu docteur en 1705. Duverney le prit bientôt après pour son élève particulier et lui ouvrit les portes de l'Acadétnie des sciences. Winslow ne se contenta pas d'être un gnnid aiiatoiniste, il joignit k ce mérite celui d'être un excellent professeur et un auteur distingué, l.e recueil des Mémoires de l'Académie des sciences en contient 'un grand nombre de Winslow. Nous citerons de lui : Lettres d M. Morand sur l'npéraliou de la titille du haut appareil (Pans.. 172S, iu-12) ; Au in cognoscendis morbis, errores funcslos vitare possit aitatomes parum dnmaxal gna'rus? (Paris, 1732, iu-4u); Exposition aualomique de la structure du corps humain (Paris, 1732, 3 vol.in-lS);âur l'incertitude des signes de la mort (Paris, 1742, iu-12). Citons encore : Observations sur les fibres du coeur et sur tes valvules (1711) ; De ta manière dont se font tes sécrétions dans les glandes (1711) ; Description d'une valvule singulière de ta veine cave (1717) ; Observations tur tes muscles de l'omoptute, sur l'action des muscles en général, sur les os, etc.

WINSLOW (Henriette Wadswohtz Lathrop, naine), missionnaire américaine, née à Norwich (Conuecticut) en 1795, morte en 1833. A vingt ans, elle prit part k la fondation d'une école de filles k New-York et so chargea de diriger une classe. Enflammée d'un ardent pro-iêlyiisme, elle résolut ne so joindre aux protestants envoyés en mission en Orient et vit ses vœux se réaliser lorsqu'elle eut épousé, eu 1819, un ministre protestant, Jiliron Winslow. Quelques mois après son mariage, Winslow I emmena avec lui dans l'Inde. Il Visitèrent ensemble Calcutta, Ceylan, Trinquemale, Colombo, et pendant que son mari s'efforçait de convertir au christianisme les hommes, elle s'attachait k convertir les femmes. Après avoir fondé k Batticola une société maternelle pour l'instruction des enfants, elle dirigea une école centrale de filles k Oodoo ville, se dévoua luut entière k celte oeuvre, distribua par milliers des traités spirituels aux indigènes et contribua puissamment par l'ardeur de son zèle au succès de la mission. Elle mourut k Oodooville, k trente-huit ans. Son mari a écrit sa vie, qui a été traduite en français (1846, in-12).

WINSLOW (Forbes), médecin et physiologiste anglais, né k Londres en 1810, mort en 1874. Il étudia la médecine aux Etats-Unis et eu Angleterre, suivit les leçons de Turuer, d'Klliotson, de Charles Bell, etc., et se fit recevoir docteur en médecine k Aberdeen vers 1835. A cette époque, il devint membre du collège royal des chirurgiens d'Angleterre, puis il fut nommé membre du collège royal des médecins d Edimbourg, de la Société médicale de Londres, et il reçut de l'université d'Oxford le diplôme honoraire de docteur eu droit. Le docteur Winslow a consacré uue partie de sa vie au traitement des maladies mentales, pour lesquelles il ouvrit à Hainmersinith un hospice, dont il ne quitta la direction que quelques années avant sa mort. En 1837, il rit k la Société médicale de Londres sur ces maladies des cours publics, qui ont été recueillis et publiés depuis. Entin, en 1348, il fonda le Journal trimestriel de médecine psychologique et de pathologie mentale, dont il fut le propriétaire et auquel il a fourni un grand nombre d'articles, tendant tous k démontrer, comme la plupart de ses

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ouvrages, le principe qui l'a guidé dans ses travaux, savoir : ou il ne peut y avoir de dérangement dans 1 esprit s il n'y a eu auparavant quelque dérangement dans le corps.

On cite, parmi ses ouvrages : Essai sur l'application des principes de la phrénologie à l'éducation et à ta yuérison de la démence (1831); Manuel d'ostéologie ; Manuel d'ob&tétrii/ue pratique; la Médecine et les médecins, recueil d'esquisses biographiques et littéraires, empruntées à l'histoire de la méilecine, qui produisit beaucoup de sensation à l'époque où il parut; YAnatomie du suicide, essai pour établir la connexion gui existe entre le désir de commettre un suicide et certaines conditions physiques des organes du cerveau et de l'abdomen; De la conservation de la santé du corps et de l'esprit ; De l'excuse de folie dans les cuuses criminelles ; Synopsis de l'acte de folie; Sur tes maladies peu connues du cerveau (18C0), etc.

WINSTÀNLEY (Jacques), ingénieur anglais, né vers 1660, mort en 1708. Il est surtout connu par sa fin malheureuse. 11 avait fait construire le phare d'Eddystuiie, à l'entrée de la Manche, sur un rocher isolé sans cesse eu butte k lu fureur des liots. P.eiu de confiance dans lu solidité de son œuvre, il voulut taire partager sa conviction aux autres et, dans ce but, s'établit à demeure dans le phare; mais celui-ci fut renversé par une -violente tempête et NVitistanley périt au milieu des ruines. On a de lui un recueil de 24 planches, représentant les vues, coupes et élévations de travaux qu'il avait fait exécuter au château d'Audley-End. — Son fils, Hamlet Winstanluy, s'adonna à la peinture et à la gravure, mais ne s'éleva pas au-dessus de la médiocrité. On ne recherche guère de lui que quelques gravures à l' eau-forte, dont les unes représentent les fresques exécutées par John Thornhill à la coupole de la cathédrale de Saint-Paul, lundis que les autres sont exécutées d'après les tableaux de la collection du comte de Derby.

W1NSTANTLEY (Guillaume), biographe anglais du xviie siècle. Sa vie est à peu près inconnue; on siit seulement qu'il avait commencé par être barbier, niais on ignore par quelles circonstances il quitta le rasoir pour la plume. Il a laissé plusieurs ouvrages qui, s'ils n'ont pas grand mérite littéraire, sont cependant précieux, car ils renferment lies faits que l'on chercherait vainement ailleurs. Nous citerons, entre autres : Vies des poètes ; Vies des personnages éminenis de l'Angleterre, ouvrage dont la ptemière édition, publiée en 1660, se composait en majeure partie de notices sur les héros de la république; dans la seconde édition, qui parut en 1684, l'auteur remplaça ces notices par celles de gentilshommes royalistes, en sorte que les ■ oeux éditions peuveutêtre considérées comme les deux parties d'un même ouvrage ; Haietés historiques ; le Martyrologe royal, etc.

WINSTON (Thomas), médecin anglais, né en 1575, mort en 1655. Il lit ses études en Italie, fut reçu docteur à Padoue et revint, en 1607, en Angleterre, où il fut élu membre du collège des médecins et professeur du médecine au collège Gresham (1615). Il laissa des Leçons d'anatomie (1569; 2e édition, 1664) qui furent regardées comme l'ouvrage le plus complet que l'on eût eu jusqu'alors sur cette science.

WINT (Pierre dk), aquarelliste anglais, né à JStone en 1784, mort à Londres en 1849. Dans cette brillante pléiade d'aquarellistes qui met l'école anglaise à part dans l'hisioiie de l'art moderne, Pierre de Wint s'est fait une véritable notoriété. Il s'était d'abord exercé à lu gravure, et de ces études premières il lui resta une science de dessinateur que les aquarellistes possèdent rarement. C'est dans le paysage proprement dit qu'il a trouvé tous ses sujets : Intérieurs de fermes, Moulins, Bouquets d'urbres, etc.; ce sont d'ailleurs les thèmes ordinaires de la plupart des aquarellistes.

WINTER s. in. (ouain-tèr — nom d'un médecin anglais). Phurm. Ecorce de 'wintéra.

— Eocycl. Le nom de cette écorce lui vient du médecin Winter, qui, le premier, la rapporta du détroit de Magellan. 11 ne faut pas la confondre avec l'ecorce de cannelle blanche, nommée par quelques auteurs uiinlerana eanella. L'ecorce de winter est en morceaux roulés de o^^û a 0>à,40 de longueur sur ou»,û2 a 0™,03 de diamètre transversal. Klle est raclée à l'extérieur, d'une couleur gris rougeàtre et parsemée de taches elliptiques rouges. Intérieurement, elle est noirâtre. On en trouve quelquefois qui n'est point raclée à l'extérieur ; c'est l'ecorce caryocoitin des pharmaeologistes. Son odeur ressemble à celle du basilic, sa saveur est acre et brûlante. L'ecorce de teinter est rangée parmi les médicaments stimulants. Elle est employée eu thérapeutique au même titre que la cannelle. Sa do.-.e est de l à 4 grammes. Elle entre dans le vin diurétique de la Charité. O. Henry eu a fait l'analyse: elle renferme une essence soit pure, soit oxydée (résine), diverses autres substances et du fer combiné ù des acides organiques.

WINTER (Georges-Simon), écuyer et vétérinaire allemand du xvue siècle. Il eut de son temps une grande célébrité comme professeur d'équilation et consacra la plus

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grande partie de son temps à l'étude du cheval et de ses maladies. On a de lui : Tractatio nova de re et/varia complectens partes 1res (Nuremberg, 1672, in-fol.), ouvrage où l'auteur traite de la connaissance des chevaux, de leur éducation et de leurs maladies, et dont le texte allemand est accompugné de trois traductions, latine, française et italienne; Bellerophon, sive eques perilus, hoc est ariis equestris accuralissima insiitutto (Nuremberg, 1678) ; Ilippialer expertus seu medicina equorum (Nuremberg, 1678, in-fol.).

WINTER (Frédéric), médecin allemand, né à Udein, dans le duché de Clèves, en 1712, mort à Leyde en 1760. 11 fit ses études médicales k Uuisbourg et a Leyde, où il fut reçu docteur en 1737. Le prince d'Orange le prit pour médecin l'année suivante et le nomma, en 1740, professeur ordinaire de médecine à Herborn , mais sans l'astreindre à faire des cours réguliers , pour conserver l'avantage de l'avoir souvent à sa cour. En 1744, Winter fut nommé professeur de médecine et de chimie à Franeker, où il prit, en 1747, la chaire de botanique; mais la même année il passa a l'université de Leyde pour y occuper la chaire de médecine. Il n'a écrit que trois opuscules académiques, dont voici les titres : De motu muscutortim (Leyde, 1736, in-4"); De certitudine in medicina (1740, iri-4"); De certitudine in medicina practicu. (Franeker, I74C).

WINTRR (Nicolas-Simon de), poète hollandais, né à Amsterdam en 1718, mort vers la fin du xvme siècle. Il débuta dans les lettres par un poëme intitulé Caïn et Abel (1743), qui attira peu l'attention ; il n'en fut pas de même d'un autre poème en six chants, YAmstel (Amsterdam, 1755, in-4°), qui plaça son "autour au premier rang parmi les littérateurs de son époque. En 17G9, Winter fit paraître les Saisons, en quatre chants, imitées du poëme de Thompson, auquel le poète ■ hollandais n'est pas demeuré trop inférieur. Enfin , on lui doit encore deux comédies, Monzontjo ou Y Esclave royal, et Menzikoff, dont la première est restée au répertoire; puis des poésies, des fables, etc., qu il publia en 1795, avec les poésies posthumes de sa femme. V. l'article suivant.

WINTER (Lucrèce- Wilhelmine de Mer- KEN, dame de), femme de lettres hollandaise, épouse du précédent, née à Amsterdam en 1722, morte en 1795. Elle fut guidée dans ses études par son parent, le poète Fr. de Haas, et fit paraître à l'âge de vingt-trois ans, sous le voila de l'anonyme, une tragédie, Arlémire, qui, malgré ses imperfections, dénotait les germes d'un talent véritable, mais que l'auteur, devenue dans la suite plus sévère pour ses productions, ne voulut pas admettre dans le recueil de ses pièces de théâtre. En 1762, elle publia un poëme en trois chants, sur l'Utilité des afflictions, et, malgré l'aridité et le peu d'intérêt du sujet choisi par l'auteur, cette œuvre fut accueillie avec beaucoup de faveur. En 1766 parut David, sorte d'épopée en douze chants, que l'on a regardée comme l'une des meilleures productions de la poésie hollandaise. Enfin, en 1779, Wilhelmine de Merken, qui dans l'intervalle avait épousé le poète Winter, publia Germanicus, poème en seize chants, qui peut être regardé cemme l'œuvre collective des deux époux, mais qui, sous le rapport de l'invention et du style, est de beaucoup inférieur au David. Outre ces poèmes, M»e de Winter a écrit plusieurs tragédies qui furent publiées en deux volumes avec celles de son mari ; celles de M1"* de Winter ont pour litre : Marie de Bourgogne, comtesse de Hollande; Louise d'Arlac, fille de Dominique de Gourges; Sibylle d'Anjou, femme de Guy de Lusignan, roi de Jérusalem; Gélonide, pièce dont la scène est à Athènes et qui a pour sujet le triomphe de la tendresse maternelle; le Siège de Leyde; Jacob Simon de Hyk; les Camisards.

WINTEIl (Jean-Guillaume de), amiral hollandais , né dans l'île de Texel en 1750, mort en 1812. Il entra dans la marine dès 1762 et n'était encore que lieutenant lorsque éclata en Hollande la révolution de 1787. 11 embrassa alors la cause du parti populaire, mais le triomphe du stathouder le força à se réfugier en France. Il s'y engagea dans l'armée républicaine , servit avec distinction sous Dumouriez et Pichegru pendant les campagnes de 1792 et 1793 et venait d'être promu générul de brigade, lorsque l'invasion de la Hollande par les Français, sous les ordres de Pichegru, lui permit de reutrer dans sa patrie. Les états généraux de Hollande le nommèrent alors contre-amiral, et, l'année suivante, il reçut avec le grade de vice-amiral le commandement de la flotte du Texel. Les forces supérieures qui bloquaient ce port l'y retinrent longtemps inaciif ; mais il réussit enfin à tromper la vigilance do ses ennemis et mit à la voile, le 17 octobre 1797, dans l'intention de rejoindre la flotte française à Brest. Le il du même mois, il se trouva en face de la flolte anglaise commandée par l'amiral Duncan. Apres une lutte des plus vives, qui dura trois heures et demie, le vaisseau amiral hollandais, entouré par trois bâtiments anglais, complètement démâté et ayant perdu la moitié de son équipage, fut obligé de se rendre; mais, du rapport même des Anglais, l'honneur de l'action demeura

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indécis entre les vainqueurs et les vaincus. Reçu en Angleterre avec tous les égards dus au courage malheureux, da Winter fut échangé au bout de quelques mois, et la cour martiale chargée d'examiner sa conduite déclara qu'il avait dignement soutenu l'honneur du pavillon hollandais. Nommé, en 1798, ministre plénipotentiaire de la Hollande près le gouvernement français, il remplit ces fonctions jusqu'en 1802, époque où il fut rappelé au commandement de la flotte hollandaise. Le seul événement mémorable de cette période de sa vie active fut la solution des différends qui existaient entre la Hollande et la régence de Tripoli. Après son avènement, le roi Louis lui témoigna une confiance illimitée, le créa comte de Huesca et maréchal du royaume, et l'appela au commandement en chef de toutes les troupes de terre et de mer. Lorsque la Hollande eut été incorporée à l'empire français, Napoléon ne se montra pas moins favorablement disposé pour l'amiral de Winter, qu'il nomma grand officier do la Légion d'honneur et inspecieurgénéral des côtes de la mer du Nord. En juillet 1811, il l'appela, en outre, au commandement des forces navales réunies au Texel ; mais l'amiral dut renoncer bientôt après ù ces fonctions par suite des premières atteintes de la maladie à laquelle il succomba, à Paris, quelques mois plus tard. Son corps fut déposé au Panthéon.

WINTER (Pierre DE),eompositeur allemand, né à Manheim en 1755, mort en 1825. Son père, qui était brigadier des gardes de l'électeur palatin, frappé des dispositions musicales qu'il montrait, le confia aux soins d'un musicien de la cour nommé Mair, qui lui apprit les premiers principes de son art. Le jeune Winter continua ensuite ses études sous William Cramer, qui était, à cette époque, promier violon dans la musique de l'électeur, et qui fit faire à son élève des progrès assez rapides pour qu'à l'âge de dix ans celui-ci pût être attaché comme violon à la chapelle du même prince. On ne sait pas sous qui il étudia la composition, et c'est à tort qu'on a prétendu qu'il l'avait apprise avec l'abbé Vogler. Il s'en est toujours défendu, et a même prouvé qu'il était l'adversaire radical des théories de ce dernier. En 1776, il devint chef d'orchestre de la troupe dramatique de Marchand , que l'électeur palatin avait prise à son service, et, en 1778, suivit la cour à Munich, qui fut dès lors la résidence de l'électeur. Ce fut là qu'il écrivit la musique de plusieurs opéras italiens : A nnida, Corae Alonzo, Leonarao eûlandine,dùeàe\xx opéras allemands : Hélène et Paris (1780) et Bellerophon. En 1783, il partit pour Vienne, où il lit représenter plusieurs cantates et où il se lia avec Salieri, qui exerça une grande influence sur ses études musicales. Appelé, en 1788, à succéder à Vogler dans l'emploi de maître de chapelle à Munich, il y écrivit un grand opéra, Circé, qui ne put être représenté. En 1791, il se rendit eu Italie ei fit jouer a Naples Antigone, à Venise / Fralelli rivali et 11 Sacrifizio di Crète. Pendant un second séjour a Vienne, de 1794 a 1796, il composa quelques-uns de ses opéras les plus remarquables, notamment le Labyrinthe, les Pyramides de Babylone (en colltiboralion avec Gallus) et le Sacrifice interrompu, dont le libretto fut écrit par Huber. Ce fut celte dernière œuvre qui contribua le plus à établir la réputation de l'artiste, dont le nom n'était alors qu'avantageusement connu. A Prague, où il habita de 1796 à 1800, il écrivitdeux opéras italiens, Il Triumpho del bel sesso et Maomelo. Appelé ensuite à la. direction de l'opéra de Munich, il fit jouer* sur cette scène Marie de Montalban et partit, en 1803, pour Londres, où il fit représenter dans cet intervalle sur le Kings théâtre ses trois beaux opéras : Calypso, l'Enlèvement de Proserpine et Zaïre. Il y écrivit aussi la musique du giaud ballet d Orphée, ainsi que Celle de quelques autres ballets. De Londres, il se rendit à Paris, ,où son Tamerlan obtint le succès le plus brillant à l'Académie de musique. 11 y donna encore, eu 1807, Castor et Pollux, opéra refait d'après celui de Quinault, originairement composé par Rameau; mais ceue tentative excita une telle agitation parmi les admirateurs do cet ancien maître, que Winter jugea prudent de quitter Paris. En 1816, il exécuta en Italie, avec son élève, la cantatrice Sigl (connue depuis sous le nom de Sigl-Vespernniun),une longue excursion, pendant laquelle il écrivit et fit représenter / Due Valdomiri et Elelinda, uinsi que son Maometo, qu'il avait retouché récemment. Sa dernière œuvre fut l'opéra-ecimique le Bouffe et le tailleur, qui demeura longtemps au répertoire des théâtres lyriques de l'Allemagne. Il avait été anobli en 1814, à l'occasion du cinquantième anniversaire de son entrée dans la musique de l'électeur. Outre les compositions que nous avons mentionnées au courant de celte notice, on a encore de lui : neuf messes et autres ouvrages de musique religieuse; douze symphonies, un grand nombre de cantates, d'hymnes et de morceaux de différents genres, ainsi qu'une grande Ecole de chant (Mayence, 1824, 4 parties), ouvrage qui jouit encore aujourd'hui d'une réputation méritée.

WINTER (Georges-Louis), homme d'Etat allemand, né à Prechthal , dans l'ancien comté de la marche de Bade, en 177S, mort

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