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en 1838. Il étudia le droit ù Gcettingue, devint dès 1803 secrétaire intime au ministère de l'intérieur à Bade et, après avoir occupé différents'emplois, y fut nommé, en 1815, conseiller ministériel, puis, en 1818, référendaire intime. Bien que l'aristocratie et le grand-duo Louis fussent loin de partager ses opinions politiques, on ne l'en appela pas moins, en 1822, aux fonctions de conseiller d'Etat et de membre du ministère d'Etat, puis, en 1824, à celles de directeur au ministère de l'intérieur. L'avènement du grund-duc Léopold, dont il possédait toute la confiance, ouvrit une arène plus vaste h son activité. Il devait recevoir le portefeuille de l'intérieur et être élevé à la noblesse, afin de pouvoir occuper ce poste; mais commeil refusa d'accepter cette distinction, il n'eut provisoirement que le titre de chef du ministère, bien qu il remplît toutes les fonctions de ministre de l'intérieur, et ce ne fut qu'en 1833 qu'on se décida à lui accorder le litre, malgré son refus constant d'être anobli. 11 avait pris, depuis 1819, une part active aux débats du parlement badoiset, pur son rapport rédigé à cette époque sur l'édit de noblesse, avait vivement combattu les prétentions rie l'aristocratie. Son influence ne devint cependant prépondérante qu'à partir de 1830. En dépit des obstacles que lui créaient les,événements de l'époque, il réussit à maintenir l'administration, dans la voie libérale, qu'il n'abandonna pas même après le mouvement rétrograde de 1832. On lui dut une foule de réformes importantes, parmi lesquelles se place au premier rang la transformation de l'organisntion communale. Malgré ses opinions avancées, il fut presque toujours en conflit avec l'opposilion libérale, qui, cependant, était pleine de respect pour lui. Il jouit, du reste, d'une rare popularité dans le pays, et il n'y eut guère que le parti aristocratique et le parti ultramontain qui osèrent manifester leur haine contre lui. Cherchant toujours à satisfaire aux exigences des idées de l'époque, il saisit avec enthousiasme celle d'établir un chemin de fer dans le grand-duché da Bade et, dans ce but, convoqua en février 1838 les Chambres, qui rendirent la loi nécessaire kcet effet. Ce fut le dernier acte de la vie politique de Winter, qui mourut un mois k peine après la convocation des Chambres. Il avait toujours montré le zèle le plus éclairé pour les intérêts du peuple, et les réformes qu'il provoqua eurent surtout pour objet le développement politique du grand-duché, ainsi que l'établissement de lu liberté civile sur des bases solides. Il n'a guère écrit autre chose qu'une brochure, Sur les prétentions de la couronne de Bavière à la propriété d'une par~ tie du grand-duché de Bade (Manheim, 1827). En 1855, on lui a érigé une statue devaut la porte d'Ettinger, à Carlsruhe,
wintéra s. m. (ouain-té-ra — de Winter, médecin angl.). Bot. Syn. de drimys, genre de magnoliacées. D On dit aussi vintérank.
WINTÉRACÉ, ÉE adj. (ouain-térra-sé — rad. wintéra). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au 'wintéra.
— s. f. pi. Tribu de la famille des magnoliacées, ayant pour type le genre wintéra. Syn. d'iuciÉas.
WINTÉRANIB s. f. (ouaiii-té-ra-nl — de Winter, médecin angl.). Bot. Genre de clusiacôes.
WiNTERDACH.villagedu royaume deWurtemberg, dans le cercle de l'îaxt, bailliage de Schorndorf, près de la Reuss; 3,500 hab. Sources sulfureuses et bains fréquentés.
WINTERBERG, ville de l'empire d'Autriche, dans la Bohème, à 35 kilom, S.-O. de Pisek, sur la Molinka; 2,400 hab. Papeterie, verreries; beau château.
W1NTERBCRGER (Jean), imprimeur allemand, né à Wimerburg (bas Palatinut) vers le milieu du xv<= siècle, mort en 1519. Il apprit à Mayence, selon toute probabilité, l'art de l'imprimerie et, en 1492, vint se fixer à Vienne, où il établit une imprimerie, dont il gravait lui-même les caractères et les planches. Parmi les ouvrages qui sont sortis de ses presses et qui sont excessivement rares aujourd'hui, nous citerons : Flacci satyre (1492, in-4°) ; Panegyricum Maximiliani im* peratoris, en vers hexamètres latins (1493, in-fol.}; Missale Olomucense (1505); Missale Salzburgeuse (1506, in-fol.) ; Opusculum musices (1509), l'un des plus anciens ouvrages qui aient été imprimés sur le plain-chant; Tabulss eclipsium magislri Georgii Peurbachii (1514, in-fol.); Aniiphonarius ad rectum consuetumque cantandi ritum (1519, in-fol.).
W1NTERFELD (Charles-Georges-Auguste- Virigens) , musicographe allemand , né à Berlin en 1794, mort en 1852. H étudia le droit à Halle^ embrassa ensuite la carrière de la magistrature, devint successivement assesseur près d'un tribunal de Berlin (18H), conseiller au tribunal supérieur do Breslau (1816), puis au tribunal supérieur de Berlin (1832) et prit sa retraite en 1847. Il s'était toujours occupé avec ardeur d'études musicales et avait recueilli un grand nombre de livres rares relatifs à la musique. 11 a luimême écrit sur cet art plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Jean Gabrielli et son époque (Berlin, 1834, 3 vol.) ; Jean Piertuigi de Patestrina (Brèslau, rS38) ; Chants religieux de Martin Luther, avec la
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musique qui y fut jointe de son temps (Leipzig, 1840) ; le Chant de l'Eglise évangélique et son rapport avec la science musicale (Leipzig, 1850-1852, 2 vol.).
WIiNTERFELDT (Jean- Charles de), général prussien, ami et favori de Frédéric le Grand, né dans la Poméranie en 1709, mort en 1757. Il entra, à seize ans, dans un régiment de cuirassiers, d'où sa haute taille le fit bientôt après passer dans lu garde du corps. Frédéric le Grand, qui, n'é tarit encore que prince royal, l'avait pris en affection, 1 éleva, après son avènement, au grade de major, le prit pour aide de camp et, en 1740, au début de la guerre de Silésie, l'envoya à Saint-Pétersbourg pour détourner l'impératrice d'accorderà l'Autriche le corps de troupes auxiliaires que cette puissance lui avuit fait demander. Winterfeldt réussit dans cette mission et, a son reiour, reçut le commandement d'un bataillon de grenadiers, à la tête duquel il se distingua à l'assaut de Giogau(Suiars 1741) et surtout à la bataille de Molwiiz (10 avril suivant), où il fut grièvement blessé. Pendant la seconde guerre de Silésie, il donna de nouvelles preuves de valeur et fut élevé au grade de major général ; il eut surtout une part importante aux victoires de Hohenfriedberg et de Kntolisch- Hennersdorf. Pendant les onze années de paix qui suivirent, il fut employé à diverses missions importantes, et, prévoyant une nouvelle guerre, il fit tous ses etiorts pour se procurer les renseignements les plus exacts sur la situation militaire et sur les intentions des Etats voisins, en même temps qu'il faisait une étude attentive du théâtre probable de la guerre. Ce fut lui qui ouvrit au roi les yeux sur les intrigues de la cour de Saxe et qui le décida ainsi à prévenir une partie du danger en prenant hardiment l'offensive. Promu lieutenant général au début de la guerre de Sept ans, il contribua beaucoup à amener la capitulation de Pirna, assista ensuite à la bataille de Prague, où il fut grièvement blessé. Après la bataille de Kollin, il fut placé sous le3 ordres du prince Auguste- Guillaume ; et, lorsque ce dernier se l'ut attiré par sa retraite de Bohème la colère du roi, Winterfeldt fut le seul des officiers placés sous ses ordres que Frédéric traita avec bienveillance. Lorsque ce prince marcha, en 1757, contre les impériaux et contre les Français, il laissa en arrière le corps principal de son armée pour défendre la Silésie sous les ordres du duc de Bevern, et Winterfeldt eut le commandement du détachement campé à Moys, près de Gœrlitz. Ce fut là qu'il fut blessé mortellement le 7 septembre 1757 d'un coup de feu à la poitrine, en cherchant à repousser les Autrichiens qui l'avaient attaqué à ['improviste, Frédéric éprouva un grand chagrin de cette mort qui lui enlevait un de ses plus lidéles serviteurs; il lui lit élever une statue sur la place Guillaume, à Berlin. La Vi'ede Wititerfeldt a été écrite par divers auteurs, notamment par Varnhagen d'Ense (Berlin, 1836).
WINTERHALTER (François-Xaxier), peintre allemand, né à Bade en 1806, mort à Munich le 9 juillet 1873. 11 commença ses études artistiques dans cette dernière ville et se rendit ensuite en Italie, où il travailla jusqu'en 1834, époque où il vint à Paris. A partir de ce moment, sa carrière s'écoufa presque tout entière en France. Il débuta par un portrait de femme au Salon de 1835. L'année suivante, il exposa deux petits tableaux de genre , l'Amour maternel et le Chien épagneul, et une grande composition intitulée : Il dolee farniente, qui lui valut une médaille de 2e classe. Le succès de cette toile fut encore dépassé pur celui qu'obtini, l'année suivante, le , Bécmnêroa de Buccace, peinture complètement dépourvue des qualités sérieuses de l'art, mais toute pleine d'un charme voluptueux et d'une élégance mi»
gnarde qui séduisirent la foule (v. Décamkeon). Le jury accorda à l'auteur du Decaméron une médaille de l" classe. Quelques critiques vantèrent ce tableau comme un chef-d'œuvre de grâce poétique et saluèrent en Winterhiilter un héritier, un continuateur de Léopold Robert. Ces é.oges enthousiastes trouvèrent, il est vrai, d'énergiques contradicteurs, entre autres Gustave Planche, qui résuma eu ces termes son jugement sur cet ouvrage : • Que les imaginations romanesques, les rêveurs de vingt ans contemplent à loisir toutes ces jeunes femmes réunies, cela est naturel, et nous ne songeons pas à nous inscrire contre 1 émotion; mais nous sommes convaincu et nous déchirons simplement que le tableau de M. Winterhalter, estimé selon ses qualités pittoresques, étudié indépendamment de la rêverie, n est qu'une oeuvre ingénieusement médiocre. Et ce qui ajoute encore à notre indifférence, c'est que l'auteur n'en est plus aux tâtonnements, c'est qu'il est sûr de lui-même et qu'il n'abandonucra pas la voie où il est entré. Il continuera de marier le jaune et le bleu, de jeter sur la verdure une t-inte laiteuse, jusqu'au jour où le public désabusa passera sans regarder les oeuvres de M. Winterhalter. > La prédiction du sévère critique s'est réalisée : l'artiste badois a persévéré dans le style mignard, allé té, languissant et fade qu'il avait adopté à ses débuts, et il a fini par trouver le public complètement indiffèrent. Mais, pendant tout le v^jne de Louis-Philippe et même
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pendant les premières années de l'Empire, il a joui d'une grande vogue.
Au Salon de 1838, Winterhalter exposa une Jeune fille de i'Àriccia, ligure de grandeur naturelle, le portrait du prince de Wagram et celui d'une jeune dame, tableaux où Gustave Planche lui-même reconnut de la souplesse, de l'élégance et un certain charme de couleur. Le succès des portraits fut tel que Winterhalter fut aussitô: chargé de peindre ceux du roi Louis-PIniippe, de la duchesse d'Orléans et du comte de Paris, de la princesse Clémentine, du duc de Nemours ; ces quatre tableaux , où les personnages étaient représentés en pied, parurent au Salon de 1839 et valurent à l'auteur la croix de chevalier de la Légion d'honneur. Devenu le portraitiste attitré de la cour de France, l'artiste allemand délaissa à peu près complètement la peinture de genre; il suffisait à peine à reproduire les traits des princes et princesses de la famille royale et des dames de la haute bourgeoisie. Il exposa, en 1841, le portrait eu pied de la duchesse de Nemours; en 1842, ceux de la reine Amélie, du comte de Paris, de la comtesse Duehâtel et de son fils, en 1844, un nouveau portrait en pied du duc de Nemours; en 1846, un nouveau portrait de Louis - Philippe et deux grandes toiles destinées à perpétuer le souvenir des relations amicales de la cour de France et de la cour d'Angleterre : la Heine Victoria présentant ses enfants à Louis-Phi; lippe, dans le salon du château de Windsor, et une Réunion en famille dans la galerie Victoria, au château d'Eu. A propos de ces derniersouvrages.G. Planche écrivit : « Dans ces deux tableaux, il n'y a pas une tête, pas une main dont le dessin ne fît honte à un élève qui voudrait entrer en loge. Il est impossible de pousser plus loin l'ignorance ou le mépris de la forme. En revanche, les vêtements sont traités avec un aplomb, une sécurité qui suffiraient peut-être pour taire le succès d'une enseigne, mais qui ne sont dans un tableau qu'un mérite très-secondaire. Il ne manque à ces habits, à ces robes de cour, pour contenter l'œil des connaisseurs, qu'une seule chose, une chose, à la vérité, importante, des corps vivants pour les porter. Sur la foi du Décaméron, on s'est mis à prôner M. Winterhalter comme un peintre appelé aux plus hautes destinées. Dans cette vignette mal dessinée, on a voulu trouver l'étoffe d'un Titien, d'un Van Dyck. J'aime à croire que M. Winterhalter n'a pas pris cet engouement au sérieux. Toutefois , il agit comme s'il était de l'avis du public. Il multiplie ses œuvres avec un sans-façon, une négligence dédaigneuse dont le publie n'a pas le droit de se plaindre. • La gravure et la lithographie ont propagé les portraits de la famille royale exécutés par Winterhalter; les lithographies de Léon Noël ont été particulièrement répandues; ce dessinateur a reproduit sur pierre les portraits de Louis- Philippe (Salon de 1839 et Salon de 1842), du duc d'Aumale (Salons de 1842, de 1813 et de 1845), du comte de Paris (Salon de 1843), du duc de Nemours (1844), de la duchesse de Nemours (1844), etc.; Urévedon a lithographie les portraits de la reine Amélie (1843), du duc d'Orléans (1843), de la princesse Adélaïde (1343), de la du> liesse d'Orléans (1844), de la princesse 'Marie (1845), etc. Achille Lefèvre a gravé le portrait de la duchesse d'Orléans et de son fils (1843) et celui de la princesse Marie. J.-E, l'aunier et Danois ont gravé des portraits de Louis-Philippe , le premier en 1842, le second en 1850. Nous citerons aussi les portraits du prince Philippe de Wurtemberg (1843) et de la reine des Belges (1845), lithographies par (irévedon ; ceux de la princesse royale d'Angleterre (1843), du prince de Galles (1845), du roi des Belges (1845) et de la famille royale d'Angleterre (1849), lithographies par Noël.
De 1847 a 1853, Winterhalter ne prit aucune part aux Exposit.ousde Paris. La révolution de 1848 le décida à aller chercher de la besogne hors de France; il fut bien accueilli k la cour de Prusse et à la cour d'Angleterre. L'Empire le ramena à Paris et ne le traita pas moins favorablement que ne l'avait fait le gouvernement de Juillet. Au Salon de 1853, il exposa un tableau intitulé Florinde, dont il avuit emprunté le sujet à une poésie d'Emile Desehamps. A 1 Exposition universelle de 1855 parurent un portrait de Napoléon III et trois portraits de l'impératrice, dont l'un représentait M«'e Eugénie de Montijo entourée de ses dames... d'honneur. Th. Gautier a dit de ce dernier ouvrage : « C'eût été un sujet admirable pour un culoriste que cette guirlande de jeunes femmes assises ou penchées, dans leurs riches toilettes, parmi l'herbe et les fleurs; mais peutêtre un peu trop préoccupe de l'élégance, M. Winterhalter na pas tiré tout le parti possible de ces étoffes aux nuances fraîches et claires, de ces chairs satinées, de ces chevelures brunes ou blondes ; il n'a pas donné assez de souplesse aux plis, assez de solidité aux tons; il a fait abus du luisant et de la transparence. » Th. Gautier était, encore indépendant lorsqu'il écrivait ces ligues; devenu le critique du journal officiel de l'Empire, il dit à propos d'un nouveau portrait de l'impératrice exposé en 1861 : « L'habile artiste, qui semble avoir recueilli l'héritage de sir Thomas Lawrence dans la peinturede « haute vie, » connue disent les Anglais, a
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fait de S. M. l'impératrice un portrait en médaillon, où rien ne désigne la souveraine que sa beauté. C'est une des plus gracieuses productions de M. Winterhalter. ■ Ce portrait est, en effet, plein de coquetterie; mais comparer Winterhalter à Lawrence, c'est singulièrement flatter l'artiste badois I
Outre deux autres portraits d'Eugénie de Moutijo, exposés en 1863 et 1864, nous citerons, parmi les derniers ouvrages de Winterhalter : les portraits du prince impérial (Salon de 18G4), de M"" Ducos (1857), de la princesse Woronzofi" (1859), de la reine Isabelle et de sa fille la princesse des Astuiies (lithographies par Noèl), de la princesse de Hesse (lithographie par A.-Ch. Lemoine),dela princesse Charlotte de Belgique (gravé par Desvachez), de la grande-duehesse Hélène de Russie (lithographie par Noël), de la princesse de Mingrélie (lithographie par Noël), du prince et de la princesse de Prusse (gravés par Fréd. Weber), de la reine Victoria (gravé par Fr. Forster), etc. Los portraits de l'impératrice Eugénie ont été lithographies par No6l et Desmaisons et gravés par V.-F. Pollet, par Jouannin, par Frédéric Weber. Pollet a gravé aussi le portrait de Napoléon III.
Lorsque la guerre de 1870 éclata, le Badois Winterhalter retourna dans son pays. Trots ans après, il mourut à Munich d'une fièvre typhonle. — Son frère, Herinann Wintkbhai-Ter, venu en France peu de temps après lui, a exposé des têtes d'étude aux Salons de 1S3S et 1839, une Jeune fille avec des fleurs en 1840, une Conversation de jeunes femmes en 1841, des portraits d'enfants en 1844, une Femme importunée par- une guêpe en 1847 et deux portraits en 1869. Il a obtenu une médaille de 3e dusse en 1844.
W1NTERLIE s. f. (ouain-lèr-lî). Bot. Syn. d'AMMANNiu, de limokie et de prikos, genres de végétaux.
WINTERSW1CK, ville du royaume de Hollande, province de Gueldre, arrond. et à' 57 kilom. S.-E. de Zuphten, oh.-!, de canton ; 8,000 hnb. Fabrication importante et commerce de toiles.
W1NTERTHCR, ville de Suisse, canton et à 19 kiiom. N.-E. de Zurich, dans une vallée fertile, sur l'Eulach et sur la grande route de Constance à Suint-Gall ; 7,000 liab. Coilége ; bibliothèque publique; musée d'antiques, collection de médailles. Industrie active ; fabrication de tissus, cordes, produits chimiques. Cette ville est composée de deux grandes et larges rues parallèles, qui sont bâties dans la direction du levant au couchant et coupées par six rues perpendiculaires à ces deux grandes lignes. Les environs sont parsemés de maisons de campagne du meilleur goût, on y voit de riches prairies et l'on y cultive des vignes qui produisent d'excellent vin. Wintenhur doit son origine aux établissements formés par les écuyers des comtes de Wir.tei thur et de Kyburg, Enrichie de divers privi.éges par Rodolphe de Hapobourg, elle fut élevée au rang de ville impériale lorsque le duc Frédéric d'Autriche fut mis au ban de l'empire. Dès lors, jusqu'en 1437, elle jouit d'une indépendance presque absolue; mais à cette époque elle se plaça spontanément sous la protection de l'Autriche. En 1460 elle soutint un siège de huit semaines contre les Zuricois, auxquels elle opposa la résistance la plus glorieuse et la plus opiniâtre. Sept ans après, elle se soumit à la domination de Zurich, sous la réserve île la haute et basse juridiction et de plusieurs autres immunités importantes. Ses anciennes fortifications ont été abattues en 1835. La Vitudarum des Romains était à 2 kilom. N.-E., sur l'emplacement du village d'Ober- Wintenhur, dont la population est de 2,000 hab.
W1NTERTON (Ralph), philologue anglais, mort en 1636. Il étudia la médecine et les langues anciennes à l'université de Cambridge et y devint, en 1G34, professeur au collège du roi; mais il mourut deux ans plus tard, à un âge peu avance. On a de lui : une traduction en vers grecs du Lr livre des Aplwrismes d'Hippocrate (Cambridge, 1631, in 4°); des traductions anglaises des Aléditations de Gérard (Cambridge, 1631, in -8°), du Traité sur l'éternité de Droxelius (Cambridge, 1632) et des Devoirs imposés par te christianisme de Jer. Zanchius (Londres, 1659, in-8u) ; des éditions de Denys le Poriégète (Cambridge, 1632), des Aphorismes d'Hippocrate, avec sa traduction en vers grecs, celle de Frère en vers latins et cei.e de J. Heurnius eu prose latine (Cambridge, 1633, in-40), de la Chaine d'or des àphorismes divins de Gérard (Cambridge, 1632, iii-8°), des Poets grasci minores (Cambridge, 1635, in-soj, etc.
WINTERWICK, ville du royaume de Hollande (Uueidre), arrond. et à 57 kilom S.-E. de Zutpheii; 5,900 hab.
WINTHÉMIE s. f. (vain-té-mî — de Voit Wiuthem, savant hollai.d.). Eutom. Genre d'insee^e^ diptères, de ia famille des athericères, tribu des rauscides, comprenant une dizaine d'espèces, qui habitent l'Europe centrale.
WINTHER ( Ramus- Willads- Christian - Ferdinand), poète danois, né a Fensmark, duns l'Ile de Seeland, en 1796. 11 était fils
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d'un ecclésiastique, qui mourut en 1S0S, mais dont la veuve se remaria avec Ramus Mœller, théologien et philologue estimé, qui devint plus tard évêque de Laaland et do Falster et qui prit un soin tout particulier de l'éducation de son beau-fils. Ce dernier fit ses études théologiques k l'université de Copenhague, où il prit ses grades en 1824, et, après avoir été plusieurs années précepteur, il exécuta en Italie, de 1529 à 1831, un voyage pendant lequel il s'appliqua à l'étude de la langue et de la littérature de cette contrée. En 1841, le roi Chiistian VIII l'envoya à Neustrelitz pour y enseigner la langue danoise à la princesse Carolitie-CharloUe-Marianue, fiancée du prince héritier de Danemark, plus tard roi sous le nom de Frédéric VIL A son retour, il reçut le titre de professeur et obtint en outre, en 1853, une pension de 1,000 rixdales (6,000 francs environ). M. Winther tint longtemps lo premier rang parmi les pofites lyriques du Danemark. 11 avait débute, étant enenre sur les bancs de l'université, par un chant poulies étudiants, qui obtint beaucoup de succès (1819). 11 collabora ensuite à différents journaux et publia en 1828 un prem.er recueil do poésies qui établirent sa réputation. Il en a fait paraître depuis différents autres sous les titres de : Quelques poèmes (Copenhague, 1835; 2" édit., 1852); Chants et légendes ( 1840 ) ; Poésies ( 1843 ) ; Poésies lyriques (1849); Nouvelles poésies (1S51); Nouveaux poèmes (1853). Son grand poème de Judith (1835) est demeuré inachevé. Il s'est aussi essayé avec succès dans le roman, et l'on cite comme très - remarquables dans leur genre ses nouvelles intitulées : Esquisses (1840; 2° édit., 1845). Il a aussi écrit pour l'enfance des fables et des récits, entre autres : Vingt-cinq fables (1845) et i?u Alorskabsbog (1859). Une des plus remarquables parmi ses œuvres les plus récentes est son poème Hjortens Fluyt (la Fuite d'Hjort, Copenhague, 1855). On lui doit encore des traductions du Heineke Vos (1849) et des Fables de Hey (1848, a« édit.), ainsi que des éditions d'anciens poèmes danois, tels que : Udvalg af Kjœmpeviserne (1839) et Cent romances des poêles danois (1S51, 3e édit.). Il a, en outre, rédigé pendant quelque temps le Danske Kuntsbblad ( feuille ailistiq .e danoise) et publié lui-même un recueil complet de ses Poésies (Copenhague, 1860, 9 vol.).
WINTHROP (Jean), mathématicien américain, nu en 1714, mort en 1779. Il devint, en 1738, professeur de physique au collège de Harvard et occupa cette chaire jusqu'à sa mort. Dans l'intervalle, il avait pris part au grand mouvement de l'indépendance américaine et avait été élu membre du grand conseil. On a de lui : Discours sur les tremblements de terre (1755); /le pou.se à ta lettre sur les tremblements de terre 1,1756) ; deux Discours sur les comètes; Notice sur plusieurs météores ignés observés dans le nord de l'Amérique.
WINTHROP (Robert-Charles), homme politique américain, né à Boston en 1809. Il suivit les cours du collège d'Harvai J , è;udia ensuite le droit sous ia direction de Daniel Webster, devint, eu 1834, membre de la législature du Massachusetts et, après avoir été pendant deux ans presiueni du la Chambre des représentants de cet Etat, fut élu en 1840 au congres, à la présidence duquel il fut appelé eu 1848 et 1819. Successeur do Webster au sénat des Etats-Unis (1850), il Se présenta, l'année suivante, aux élections pour le poste de gouverneur du Massachusetts et l'emporta d'abord sur ses deux concurrents à une fur tu majorité; mais, la loi exigeant la majorité absolue, il dut courir les chances d'un second scrutin et ne fut pas élu. rendant toutu sa carrière politique , M. Winthrop a été l'un des chefs les plus influents du parti whig, et ses talents oratoires en ont fait, eu outre, un des personnages les p. us éniiiients du parlement américain avant l'explosion ue la gu-rre Civile. Ses Adresses et ses Discours, dont les uns ont été publiés eu un recueil (Boston, 1852, in-S°), et dont les autres ont paru séparément depuis celte époque, sont véritablement des modèles de cette éloquence américaine qui, dédaignant les artifices oratoires, va droit au but, sans se préoccuper des colères ou ues humes privées que ses haruiesses peuvent provoquer. M. Winthrop devint président de la Société historique uu .Massa :h iselts et membre de la Société îles antiquités américaines, ainsi que de plusieurs autres sociétés savantes.
W1NTLE (Thomas), théologien anglais, né k Ulucester en 1737, mort eu ISUaBrightwell (Yorkshire), ou il remplissait, depuis quarante ans, les fonctions de pasteur. Uu a de lui : Essui d'une nouvelle traduction de Daniel (1792, in-4°); Sermons sur l'utilité, la prédiction et l'accomplissement de la rédemption chrétienne (1794, iu-8") ; Dissertation sur la vision contenue dans le second chapitre de Zuchurie (1797, in-8»); la Morale chrétienne ou Discours sur les béatitudes, etc.
WLNTRINGHAM (Clifton), chirurgien anglais, mort en 174S. 11 exerça pendant toute sa vie la pratique de son art à York et publia plusieurs ouvrages, qui lui Valurent une Certaine réputation comme médecin et coiniïia
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physiologiste. Nous citerons, entre autres : Tructatus de podagra , in quo de ullimis vasis, et liquidis, et succo nutritio tractatur (York, nu, iii-80); Traité sur les maladies endémiques (17 18) ; Commentarium nosotogicum murbos epidemicos et aeris variationes in wbe Eborucensi, etc., complectVns (1729);* Recherches expérimentales sur quelqut.s parties de la structure animale (1740); Recherches sur la ténuité des vaisseaux du corps humain (1743, ili-S<>). — Clifton WlNTSlNGHAM, flls <m préiédem, né à York en 1710, mort en 1794, étudia la médecine à l'université de Cambridge, y fut reçu docteur en 1749, devint successivement médecin du due de Ctimberland et du roi George (H62), qui lui coulera le titre de chevalier, et fut, en outre, nommé dans l'intervalle (1759)' médecin en chef de l'armée anglaise. Outre un ouvrage intitulé : De morbis qvibusdam cornmentarii (1782, 2 vol. in-8u), on lui doit des éditions des œuvres de son père et des AIonita et prscepta medica de Alead, auxquels il ajouta un grund nombre de uotes.
W1NTZEMIE1H, ancien bourg de France (Haïu-Rlmi), ch.-i. de cunt., arrond. et à 6 kilom. u. de Culutar, à l'entrée de la vallée de Munster. 11 u été cédé u la Prusse pur le traité de Francfort (10 mai 1S71) et l'ail partie depuis lors de l'Alsace- Lorraine; 4,100 hab. filature et lissage de coton; fonderie de fer, taillanderie, Le bourg est domine au &. par les ruines du château de lloh-Landsberg. De ces ruines imposantes on jouii d'un magnifique coup d œil sur la forêt Noire. A 2 kilom. S.-O, du bourg, on voit les ruines du château de Plexbourg, dont il reste une tour ires-élégante.
WINTZlNGERODE(Georges-Eruest-Levin,
comte un), liouune d'Etat allemand, né en 1752, mort en 1834. Issu d'une des plus anciennes familles de l'Allemagne, il entra de bonne heure dans l'année de l'électeur de Hesse; tuais les circonstances l'arrachèrent bientôt à lu carrière militaire, et il compléta son éducation par des voyages et par l'étude de l'histoire et ne la politique. Eu 1794, il devint chambellan de t électeur de Cologne et fut élevé a la dignité ne comte de l'empire. Le duc Frédéric, depuis roi de Wurtemberg sous le nom de Kreuenc 1er, le détermina à entrer a sou service et lui confia eu .1801 le ministère des affaires étrangeies. Jl remplit ces fonctions de manière à justifier la confiance de ce prince et a 's'attirer les suffrages du tous. A la mort du roi en 181C, il ré- ' signa sou portefeuille et fut nommé, quatre ans plus laid, ambassadeur près les cours de Berlin, de Dresde, de Hanovre et de Cassel, poste qu'il occupa jusqu'en 1825.
WIISTZINGEROUE ( Henri-Levin, comte de), diplomate allemand, tils du précédent, né eu 1778, mort eu 1858. Il fut successivement ambassadeur près les cours de Carlsruhe, de Munich, de Saint- Petersbourg et de Vienne, puis près le quartier général des alliés pendant les campagnes de 1814 et 1815, reçut ensuite le titre uc ministre d'Etat et, en celte qualité, assista avec le comte de Haidenberg aux conférences de Vienne, où il se fit le défenseur des principes libéraux. Quelque temps après, il rentra dans la vie privée. Sa Biographie u été publiée iGutha 1866) par son second fils, le comte Wieko nii Wintzingbrode , qui est né en 1833.
W1NTZ1NGERODE (Ferdinand, baron dk), felu-niaiecliai et diplomate russe, né dans le \Vurieiubt:rg eu 1770, mort en 1818. 11 eoinbauit d abord contre la France dans l'armée autrichienne et passa ensuite au service de la Russie, où il parvint rapidement aux premiers grades militaires. Partisan de l'Autriche et ue l'Augieierre, il se joignit au vieux parti russe qui entoura l'empereur Alexandre des son avènement, devint aide de camp de ce monarque et acquit sur lui beaucoup d'empire, ne cessant de le pousser à la guerre contre Napoléon. En 1895, il fut chargé, en quahtc d'ambassadeur extraordinaire, d'entraîner les cours de Berlin et de Vienne dans une nouvelle coalition avec l'Angleterre, et il y réussit. Les coalisés n'eurent pas à s'applaudir du résultat de celte campagne; le négociateur lui-même, qui commandait un corps de l'armée russe, faillit être fait prisonnier à Austerluz. Il prit une part moins active à la guerre de 1806-1807. La paix de Tilsitt, en rapprochant la Russie de la France, tint Wmizingerode éloigné des affaires; mais la rupture de 1812 lut rendit toute sa faveur d'autrefois. Sa rentrée dans la carrière active fut malheureuse: au moment de la retraite de Moscou, le 22 octobre, s'étant avancé imprudemment pour surprendre le liremliii, il se vit entouré, saisi et bientôt conduit devant Napuluon, qui le traita fort rudement, eu lui lançant i'epiihete de mercenaire étranger. U devait être conduit à Metz, mais il fut délivre en route et alia reprendre son posie auprès d'Alexandre.
Dans les campagnes de 1813 et de 1814, il combattit à Leipzig, s'empara de la Hollande par d'habiles et rapides manœuvre-, pénétra en France, prit Avesnes, Laon, Soissons et Reims, mais se fit battre à Saint- Dizier pur l'empereur le 26 mars 18 14. On a dit que Wintzingerode avait l'ait plus de mal à la France dans les cours que sur les champs de bataille.