WIRT
fut chapelain des empereurs Conrad II et Henri III. Il écrivit la biographie du premier et la dédia au second. C'est un ouvrage d'une haute importance pour la connaissance de cette période de l'histoire d'Allemagne. « Nous devons k Wippo, dit M. Louis Hœusser dans ses Historiens allemands (Heidelberg, 1839), une foule de renseignements qui sans lui eussent été entièrement perdus. Son récit est clair, simple, jamais prolixe; Son style imite celui des anciens, et toute son œuvre porte une telle empreinte de droiture et de vérité qu'il est impossible de ne pas assigner à l'an- , teur une des premières places parmi les écrivains du moyen à«e. > On doit aussi à Wippo un Panégyrique de l'empereur Henri III. Sa Vita ConraUi a été édictée pour la première fois par Sisiorieus dans les Scriplores rerum germanicarum (Francfort, 1607).
WIRKSWORTll, ville d'Angleterre, dans la comléetà24 kilom. N.-O. de Derby; 8,000 hab. Riches mines de plomb, autrefois exploitées par les Romains. Fabrication de coton, bonneterie, chapeaux et soieries.
WIRSUNG ou W1RSUNGUS (Christophe), médecin allemand du xviie siècle. Il était originaire d'Augsbourg et fit ses études à Padotie, sous la direction du célèbre Wcsling. Il est surtout connu pour avoir démontré le premier l'existence du canal pancréatique dans l'homme. En unatotnie, on désigne souvent ce canal sous le nom de canal de Wirsungus. Wirsung périt assassiné par un médecin dalmate, jaloux de sa réputation.
WIRTEMOërg. V. Wurtemberg.
1 WIRTGÉNIE s. f. (vir-tjé-nî). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu di'S astérécs.dont l'espèce type croît en Abyssinie. iiSyn. douteux de sponixas, genre type des spôndiacées.
W1RTII (JeanGeorges-Auguste), publiciste allemand, né à Hof-sur-la-Sunle (Bavière) en 1799, mort en 1848. Il suivit d'abord la carrière administrative et y montra de bonne heure cette inflexibilité de caractère qui le jeta plus tard dans les rangs de l'opposition. En 1831, il se rendit de Baireuth à Munich pour y continuer pendant la durée de la session du Landtag la publication de son journal le Cosmopolite, auquel il renonça pour prendre la direction dn la feuille publiée par le libraire Cotta sous ce titre : ['Intérieur. Il se déclara à cette époque pour les principes de la monarchie constitutionnelle, uvru lu liberté de la presse, et plaida pour l'établissement du jury, de la liberté de l'industrie, d'une banque nationale et d'autres institutions fa- .vorables au développement de la prospérité des masses. Mais, dans l'intervalle, il se trouva en confl.ts incessants avec la censure, et cette circonstance ainsi que les attaques nombreuses auxquelles il fut en butte de la part des autres partis politiques ne rirent qu'augmenter son ardeur d'opposition el le conduisirent rapidement à adopter les idées républicaines. En 1832, il fit paraître à Hombourg, dans la Bavière rhénane, à la place de VÏntérieur, la Tribune allemande, dont le langage hardi excita vivement l'attention publique, mais qui fut suspendue dès le mots de mars de la même année par la diète germanique. Dans un Appel aux amis de la patrie en Allemagne, il se déclara pour le principe de la souveraineté du peuple, qu'il regardait comme le fondement de la transformation politique de l'Allemagne; puis, à la fête de Hauibach, il fit un discours sur l'unité allemande et recommanda une union qui, sous la protection des lois, devait ouvrir le champ aux réformes. Arrêté à la suite de celte fête avec Siebenpfeiffer et plusieurs autres qui y avaient pris part, il fut conduit, en juin 1832, k Deux-Ponts, où, pendant sa déteution préventive, il écrivit sa brochure intitulée : la Ré forme politique de l'Allemagne (Strasbourg, 1S32). Enfin, en août 1833, il fut acquitté par le jury de Landau du chef de complot pour le renversement de la constitution ullemande ; mais, en novembre de la même année, le tribunal de police correctionnelle le condamna à deux années de détention pour outrages aux autorités du pays et de l'étranger. Pendant qu<: les gendarmes le conduisaient à la prison de liaisersluutern,' des hommes armés tentèrent en vain de le délivrer. A l'expiration de sa peine, en décembre 1855, il fut conduit k Passau pour y purger une nouvelle condamnation par contumace et il lui fut ensuite enjoint de résider à Hof, sous la surveillance de la police. En décembre 1836, il s'enfuit en France, se rendit plus tard à Thurgau, en Suisse, et y publia quelque temps la Salle du peuple allemand. En 1847, il reçut la permission de rentrer en Bavière et vint se fixer à Carlsruhe, où il entreprit la publication do la Feuille nationale allemande, journal rédigé dans le sens monarchique constitutionnel. En 1848, il fut élu dans la principauté de Reuss i\ présentant à l'Assemblée nationale allemande, mais il mourut quelques mois plus tard. Outre les écrits que nous avons mentionnés, on a encore de lui : Fragments pour l'histoire de la civilisation (Kaiserslautern, 1835, 2 vol.); les Tendances politico-réformatrices des Allemands au xvtc et au xix« siècle (Bellevue, 1841) et Histoire d'Allemagne (Stuttgard, 1843-1845, 4 vol.; Se édit., continuée par Ziinraermann, 1846- 1853).