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WIBTH (Maximilien), économiste allemand, fils du précédent, né à Breslau en 1822. Il fit ses études à Heidelberg, devint en 1848 rédacteur de la Westfseli/sc/ie Zeitung, journal libéral publié à Paderborn, puis, expulsé de cette ville, il alla à Wiesbaden, où il rédigea la Mittelrheiaische Zeitung. Ce fut à cette époque que M. Wirth publia son premier ouvrage Sur l'usure et .l'abolition des lois contre l'usure. En 1856, il fonda avec son frère YArbeitgeber, journal d'économie politique qui défendit la cause du libre échange, de la réforme de l'instruction, etc. Eu même temps, il créa la Gazette du commerce de Francfort. Quelques années plus tard, en 1862, il eut l'idée d'établir à Francfort une exposition permanente de machines. Depuis lors, il u été successivement directeur du bureau de statistique de la Suisse, rédacteur de la Presse silèsienne, à Breslau, et rédacteur de la Nouvelle presse libre, de Vienne. Avec Schulze-Delitsch, Bcelimer et autres économistes allemands, il a fondé le Congrès des économistes allemands et la Société économiste du Sud-Ouest. Outre l'ouvrage précité, on lui doit : Principes d'économie politique, plusieurs fois réédité; Histoire des crises du commerce, Histoire allemande ; Statistique de la Suisse, en 3 vol.; la Question ouvrière (1803); les Associants de Crédit (180D) ; la Question sociale (1872), etc.
WIRTH (François), économiste allemand, frère du précédent, né ù Baireuth en 1826. Il lit ses éludes à Heidelberg, devint ensuite sténographe, puis ingénieur, et fonda avec son frère VArbeitt/eber, h la rédaction duquel il se consacra de 185S à 1862. A la même époque, ii s'occupa d'organiser le marché du travail, pour faciliter le placement des ouvriers et employés, et rit sur ce sujet un intéressant rapport au quatrième congrès des ouvriers a Leipzig. Profondément dévoué aux classes luborieuses et désireux de eontribiifir k la solution du prob ème social, M. Wirth fonda, de 1861 à 1863, plusieurs sociétés de erédit, tant à Francfort que dans les villes voisines, et il créaavec Faucherdes sociétés ouvrières, principalement dans le but de propager l'instruction. U a été le principal fondateur de la grande Union allemande de tir et des fêtes nationales de tir, a fait partie du congrès international de Vienne pour les brevets d'invention et a été un des plus actifs propagateurs de la ligue allemande de l'enseignement populaire, dont la première assemblée s'est réunie à Darmstadt en 1872.
On lui doit des études sur la Question ouvrière, les Brevets d'invention, les Banques populaires (1861), etc.
WIRTH (Jean-Ulric), philosophe allemand, né à Dizingen (Wurtemberg) en 1810. Il étudia, de 1828 à 1833, la philosophie et la théologie àTubiague, où il se lia avec Reiffet plusieurs autres jeunes étudiants qui, depuis, se sont fait un nom en philosophie. Nommé ensuite adjoint du doyen de Weiusberg, il Saisit l'occasion des cures magnétiques de Justin Kerner pour écrire une Théorie du somnambulisme (Leipzig, 1836), dans laquelle il s'élevait vivement contre quelques éléments impurs et fantaisistes de celte prétendue science. Dans l'intervalle, il avait été élu pasteur de la commune de lileingartaoh, qui avait le droit de choisir elle-même ses ministres religieux, el ce fut là qu'il écrivit son Système d'éthique spéculative (Heilbronu , 1841-1842, 2 vol.), qui marque le point de départ d'une transformation dans les méthodes adoptées jusqu'alors pour traiter cette science. Depuis 1842, époque à laquelle il fut nommé premier pasteur de Winiienden, il a encore publie : ['Idée spéculatiue de Dieu (Stuttgard et Tubingue, 1845), ainsi qu'une foule de dissertations insérées dans différents journaux, et parmi lesquelles il faut citer celle qui a pour titre : Sur l'affinité comme principe de la formation el du mouuemeut des corps célestes, qui a i ara dans les Etudes philosuphiques de iNoack (Stuttgard, 1854, 2e edit.). Depuis 1852, il édite avec J,-H. Fichte et H. Ulrioi le Journal de philosophie et de critique philosophique. La méthode philosophique de Wirth est issue de celle de Hegel, mais elle diffère de cotte dernière sur plusieurs points essentiels. En éthique, il rejette avec Hegel le dualisme de la morule et du droit, tel qu'il a été exposé par liant et pur Fichte; mais, sa séparant en ceci du célèbre auteur de la Logique, il s'oppose à la suppression de la morale dans l'idée de l'Etat. Pour lui, l'idée morale se trouve complète dans trois sphères, savoir: la inorale subjective dans la vie isolée, dans l'amitié et dans le mariage; la morale objective dans l'Etat; la forme absolue de la morale dans la vie scientifique el religieuse. Il ne s'écrte, du reste, jamais de la méthode dialectique, mais lui oppose en meute temps, d une manière indépendante, la méthode in lUctive de l'observation, qu'il regarde comme la philosophie matérielle ou ta philosophie de ta nature. Au point de vue de la religion, de l'art et de la morale, il se sépare de Hegel, en ce qu'il n'admet pas pour principe le point de vue théorique de la science, mais bien le point de vue pratique de l'éthique, et soutient, pur suite, que toutes les formes de la vie doivent être en quelque sorte mesurées en vue do leur but suprême. En raison de cette tendance essentiellement pratique et radicalement opposée à lout quiè. tisme idéal, il donne a sa philosophie, dont il
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a exposé tous les principes dans le journal de Fichte, le nom de « réalisme idéal. »
WIRTHSCHAFT s. f. (virt-schaftt). Fête allemande, dans laquelle on tire au sort divers personnages, dont les convives doivent remplir les rôles.
WIRTHSMASS s. m. (virtt-smass). Métrol.
Mesure de capacité de Manheim , valant I»K,7l.
WIRTZ ou WIIÎZ (Jean), peintre et graveur suisse, né k Zurich en 1640, mort en 1709. Il était fils d'un théologien du même nom, qui mourut en 1658, laissant un certain nombre d'ouvrages. Conrad Meyer lui apprit le dessin, la peinture et la gravure k l'eau-forte. Wirtz fit de rapides progrès et s'adonna au genre du portrait, qui lui procurait des ressources nécessaires pour vivre, et passa toute sa vie en Suisse. D'une imagination rêveuse et mystique, il eut l'idée d'écrire, sous le titre de noms animale exemplum (Zurich, 1677, in-8°), un ouvrage singulièrement bizarre et extravagant, en forme de dialogue, et qui est une sorte de commentaire de \'Apocalypse. A cet ouvrage il joignit quarante-deux planches gravées. ■ Ces planches, dit Parisot, sont presque tontes remarquables par l'habileté de la composition, la magnificence ou la grâce des paysages, la dégradation de la lumière et 1 expression passionnée des figures, qu'il groupe ou distribue avec un art infini. Tour à tour, et souvent k la fois, brillant, terrible, gracieux, sombre, pathétique, il semble jouer avec les formes, la lumière, les ombres, les couleurs, et le fantastique de ses compositions a quelque chose qui captive l'œil et frappe l'imagination, plus que la pureté ou la correction d'un tableau composé selon les règles du goût et dont le but serait de représenter les réalités de la vie. •
W1SARA, nom latin du Weser.
W1SBADEN, ville de Prusse. V. Wiesbaden.
WISBEACH, ville d'Angleterre, dans le comté et à 51 kilom. N. de Cambridge, sur la Neu, où elle a un port de commerce; 12,000 hab'. Commerce considérable de blé, charbon, vins et bois de charpente ; marché aux bestiaux. On y remarque l'église Saint- Pierre, vaste ut belle construction; l'hôtel de ville, le théâtre et le pont en pierre sur la N'eu.
W1SBY, ville forte de Suède, sur la côte O. de l'île de Golhland, dont elle est le cheflieu, k 180 kilom. d« Stockholm, par 57" 38' de latit. N. et 15" 47' de longit. E.; 5,000 hab. Evêché luthérien ; collège. Les églises, pour la plupart du xio et du xne siècle, sont de beaux monuments de l'architecture gothique, notamment l'église du Saint-Esprit, terminée en 1046, et Notre-Dame, achevée en 1190. Fabriques de. toiles, de tabac et d'ouvrages en marbre. C'était au moyen âge une place de commerce fort importante, et son droit maritime, qui datait du xin» siècle, fut longtemps en vigueur dans tout le nord de l'Europe.
W1SCASSET, bourg des Etats-Unis d'Amérique, dans l'Etat du Maine, à 69 kilom. N.-E. de Portland, sur la rive occidentale du Sheespeat, où elle a un port de commerce très-fréquenté ; 3,000 hab. Commerce actif. Industrie agricole.
WISCHAN, ville de l'empire d'Autriche, dans lu Moravie, cercle et à 35 kilom. N.-B. de Brunn; 3,400 hab. Elève de bétail; industrie agricole. Commerce de bois et céréales.
W1SCHEABT (George), historien anglais.