STATE
WOLFSBERGITB s. f. ( volf-sbèr-ji-le).
Miner. Cuivre antiinonial, que l'on rencontre quelquefois en Australie, sous forme de cristallisations écailleuaes, associées avec l'or et divers minerais d'antimoine.
WOLFTER (Pierre), historien allomand, né k Mnnheim en 1758, mort en .1805 k Heidelberg, où il était devenu successivement professeur d'histoire et conservateur de la bibliothèque de l'université. On a de lui : Histoire des empereurs et de l'empire germanique, d'après les 'monuments et les auteurs contemporains (Manheim, 1785, iu-8°) ; Monuments pour l'histoire salique, palatine et franque sur le Bhin depuis le IX* jusqu'au xiie siècle; De personis imperii rumano-germanici ac de juribus c&sareis (Heidelberg, 1788, in-4"); Histoire des révolutions arrivées dans l'empire germanique (Zurich, 1789, in-8°) ; Mémoires pour éclaircir l'histoire d'Allemagne (Durkheim, 1792); Histoire critique de l'exarchat et du duclié de Home (Heidelberg, 1792); Histoire de la Réformation (Rome, Witternberget Genève, 1796); Plan d'une histoire de la Réformation (Heidelberg, 1803); Histoire de Luther et de la réformation qu'il a opérée (Manheim, 1805).
WOLGAST, ville de Prusse, province de Poinéranie, régence de Stralsund, cercle et k 31 kilom. S. de GreifVwald, sur le Peene; 5,000 hab. Fabrication de tabac et de savon; construction de bateaux. Petit port de commerce ; exportation de grains et bestiaux.
WOLHYNIE, gouvernement de l'empire russe. V. Volhïnib.
WOLEE (Chrétien-Henri) , pédagogue et philosophe allemand , né à Jever en 1741 , mort en 1825. Il fit ses études aux universités de Gcettingue et de Leipzig, et conçut, en 1770, le plan d'un établissement pédagogique, basé sur une gradation d'études cun»
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forme au développement naturel de l'intelligence humaine. Il entra, à ce sujet, en relation avec Basedow et, lorsque ce dernier eut fondé son Philautropinum à Dessau, devint l'un des collaborateurs les plus actifs aux travaux de cet établissement. Après sa suppression, il se rendit à Saint-Pétersbourg et s y occupa d'enseignement jusqu'en 1801, époque où il revint en Allemagne. Ses nombreux écrits, qui, pour la plupart, ne manquent pas de mérite, ont rapport en partie à la science pédagogique et en partie à l'orthographe et a la langue allemande. Il s'efforça surtout d'unifier cette dernière, mais le désir d'atteindre ce but l'entraîna dans une foule d'exagérations. Ceux de ses ouvrages qui méritent encore d'être mentionnés sont les suivants : Premières connaissances, pour les enfants (Leipzig, 1783); Description des cent planches sur cuivre dessinées par Chodowiecki ■pour des ouvrages élémentaires (Leipzig, 1781-1787, 2 voU, trad. en français (1782) et en latin (1784) j Guide pour amener les enfants et les muets à comprendre et à parler (Leipzig , 1801) ; 'Théorie de l'éducation ou Guide pour l'éducation physique, intellectuelle et morale (1805); Communications de toutes tes premières connaissances des langues et idées (1805); Introduction à la langue générale allemande, ou à la prompte connaissance et à la rectification de quelques locutions vicieuses (20,000 tout au moinji) dans le dialecte haut allemand (Dresde, 1812; 2e édit., sous un titre différent, 1816). C'est là le principal ouvrage de l'auteur, auquel on doit encore un recueil de poésies, d'histoires, etc., en dialecte de la basse Saxe (1804).
WOLKENSTE1N , ville de la Saxe royale, cercle et à 42 kilom. de Zwickau, sur la rive droite de la Zschopau; 2,200 hab. Source minérale et établissement de bains fréquentés.
WOLKOW (Théodore), acteur russe. V.
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WOLKWE ou WOLKOW, prince slave, remontant à une époque mythique. Il vint en Russie et bâtit la ville de Slavensk ou Novgorod. Il avait la réputation d'être un puissant enchanteur et pouvait se transformer en monstre marin. Les mauvais esprits , raconte la légende, l'étranglèrent un jour. Ses partisans l'enterrèrent alors sur les bords du Wolgaet lui élevèrent un magnifique mausolée, sur lequel on lui portait des offrandes. La langue, considérée au point de vue de l'étymologie, donne une singulière explication historique de ce mythe. Wolkow veut dire un sorcier, wol/c, un loup ; le Wolga est le fleuve du loup ou du sorcier; ces deux êtres représentaient dans toutes les vieilles religions la lumière et la science. Le sorcier bâtit Slavensk, la ville des Slaves , et fonda la première civilisation, qui, sous l'attaque des démons ou des barbares, ne put subsister. Slavensk fut détruite, et à sa place on bâtit Novgorod, c'est-à-dire la nouvelle ville.
WOLLASTON (Guillaume), philosophe anglais, né dans le comté de Stafford en 1659, mort en 172-4. Il fit ses études a l'université de Cambrigde, entra ensuite dans les ordres et, tout en étant titulaire d'un petit bénéfice, remplit les fonctions do professeur dans une école de Birmingham. Un riche héritage et un brillant mariage lui permirent de vivre indépendant et dé se consacrer tout entier à l'étude. Ses travaux eurent principalement pour objet les langues anciennes, la morale, la théologie et les sciences mathématiques et physiques. Son principal ouvrage, qui est intitulé : Tableau de la religion naturelle, et qui ne fut publié que quelques mois avant sa mort, est un exposé des différents devoirs moraux de l'homme et des principes de ces devoirs , indépendamment de la révélation ; il fut combattu par Clarke, dans son Examen de l'idée du bien et du mal moral mise en avant dans un ouvrage intitulé Tableau de la religion naturelle. Le livre de Wollaston fut traduit en français (La Haye, 1726, in-4"; nouv. édit., 1756, 3 vol. iu-is);' mais cette traduction est loin d'être exemple de reproche et s'écarte en certains passages du sens de l'original. Wollaston a encore publié une paraphrase de Y E cclésiasle (1690) et une Grammaire latine (1703). Il avait écrit, en outre, plusieurs ouvrages sur différents points de la littérature ancienne; mais, peu de temps avant sa mort, il en brûla la plus grande partie.
WOLLASTON (François), astronome anglais, né en 1731, mort eu 1815. Il lit ses études à l'université de Cambridge et s'y appliqua en même temps à la théologie et à l'astronomie. Il entra ensuite dams les ordres et, après avoir exercé en différents endroits les fonctions de son ministère, il devint en dernier lieu, recteur de Chislehurst , dans le comté de Kent. Il n'en continua pas moins à cultiver sa science favorite et fut élu membre de la Société royale de Londres. On a de lui : Adresse au clergé d'Angleterre et à tous les chrétiens (1772, in-8°); Observations astronomiques, insérées dans les 'Transactions philosophiques (années 1773, 1775, 1784); Fasciculus astronomicus, ouvrage qui renferme des observations sur la région septentrionale circumpolaire (1800, in-4°); Tableau des deux (1811, 10 pi. in-fol.).
WOLLASTON (William-Hyde), célèbre physicien et chimiste anglais, secrétaire de la Société royale de Londres, membre corres-
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pondant de l'Institut de France, de la famille du précédent, né en 1768, mort en 1826. Il fit ses études à l'université de Cambridge, embrassa la carrière médicale, mais y obtint si peu de succès qu'il l'abandonna, déclarant ou il ne ferait plus une seule ordonnance, lût- ce même pour son père. Il se voua à la chimie et à la physique, sciences qui convenaient mieux a son génie exact et expérimentateur. Des découvertes nombreuses et importantes lui acquirent un rang distingué dans le monde savant et lui procurèrent aussi une fortune considérable; car, dans toutes, il se proposait pour but des applications utiles à l'industrie et aux arts. Dans la crainte d'être frustré de la gloire et du profit de ses travaux, il avait placé son observatoire dans la partie la plus retirée de sa maison et n'y admettait qui que ce fût, ami ou étranger. Un jour, une personne qui venait lui rendre visite ayant pénétré par hasard dans le mystérieux cabinet, le savant, se tournant vers elle, lui dit d'un air grave : î Voyezvous ce fourneau? — Oui, lui répondit le visiteur. — Eh bien 1 faites-lui un profond salut, car c'est la première fois que vous le voyez et ce sera la dernière.» Tous ses instants étaient employés à ses expériences; il ne les suspendait que pour dormir et prendre ses repas. On raconte qu'un de ses amis, qui avait éprouvé de grandes pertes, l'ayant supplié de faire des démarches auprès du gouvernement afin de lui faire obtenir une place, il préféra, pour n'avoir pas à se déranger, donner lui-même au solliciteur un bon de 10,000 livres sterling (250,000 francs). Wollaston faisait peu de cas des théories, qu'il négligeait pour s'occuper de recherches particulières, qu'au reste il épuisait jusque dans leurs détails les plus minutieux. On lui doit la découverte de deux nouveaux métaux, le palladium et le rhodium ; le procédé pour isoler le platine des autres métaux avec lesquels il se trouve habituellement mêlé; des améliorations à la pile de Volta; la découverte de la rotation des aimants et l'invention du goniomètre à réflexion, qui porte - son nom, et dont il se servit pour vérifier expérimentalement les lois posées par Huyghens dans sa belle théorie , alors oubliée, de la double réfraction , sur laquelle il rappela l'attention des savants. Pour rendre ses appareils d'un usage plus général, il s'attachait à les construire dans des proportions très-exiguâs; il s'était fait une pile voltaïque qui pouvait tenir dans un dé à coudre. On trouve de lui vingt-huit mémoires dans les 2'ramactions philosophiques, les Annales de Thomson et le Magasin philosophique,
WOLLASTONIE s. f. (vo-la-sto-nî — de Wollaston, physicien angl.). Bot. Genre de sous-arbrisseaux, de la famille des composées, tribu des sénécionées, comprenant une quinzaine d'espèces, qui croissent dans l'Inde, aux Moluques et en Australie.
WOIAASTONITE s. f. (vo-la-sto-ni-te — de Wollaston, n. pr.). Miner. Substance tendre, vitreuse, fusible, que l'on rencontre en petites masses lamellaires.
— Encycl. La wallastonite, appelée aussi spath tabulaire, se compose essentiellement de silicate de chaux, avec des traces de fer, de manganèse et d'eau; elle esc blanche ou jaunâtre, ordinairement à éclat nacré, et se clive parallèlement aux plans d'un prisme rhomboïdal droit ou oblique. Elle raye faiblement le verre. Sa pesanteur spécifique est 2,86. Elle fond, mais difficilement, en un verre blanc et ne donne pas d'eau par lacalcination. Cette espèce présente deux variétés principales, l'une bacillaire, l'autre lamellaire. La wotlastonite se trouve disséminée dans des calcaires lamellaires qui paraissent appartenir aux terrains schisteux ; on l'a signalée notamment dans les dolérites de Sàlisburycraigs (Ecosse), à Pargas (Finlande), dans les laves de Capo-di-Bove (près de Rome), en Hongrie, aux Etats-Unis, etc.
WOLLE (Christophe), théologien allemand, né à Leipzig en 1700, mort en 1*61 dans la même ville, où il professait la théologie. C'était un des orientalistes les plus érudits de son époque, et il publia un grand nombre d'ouvrages, qui ont presque tous pour objet l'exégèse et la crilique biblique. Nous citerons les suivants : MegulB hermeneuticx ad circumspectam scripturs sacra illustraiionem (1722, in-4») ; De ignoto Judsorum et Atheniensium Deo (1727, in-4°); De singulari facto et falo uxoris Lolhi (1730, i»-4°); De honoribus medicorum apud veteres (1732, in-4°); Schediasma hislorico-theologicum de Jesu spirituali, in Anglia redivivo (1730, in-4°); Hiblia ex versione Seb. Castellionts (1728-1735, in-8°) ; Epistola critica de hebraismis Ulpiani jurisconsulti (1739, in-4<>) ; Propriétés véritables de la tangue hébraïque (1748, in-8»), etc.
WOLLED (Jean), en latin Wollebina, théologien suisse, né à Bàle en 1536, mort eu 1626. Reçu, à vingt-deux ans, docteur en théologie, il fut successivement coadjuteur général, pasteur de l'église Sainte- Elisabeth, puis premier pasteur de sa ville natale. Il devint, en outre, professeur de Nouveau Testament à l'université et occupa cette chaire avec beaucoup d'éclat. Il fut élu dans la suita recteur de l'université. Outre un grand nombre de dissertations, on a de lui un Compendittm theologiss, qui peut passer pour un chef-d'œuvre dans son genre et qui
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a été longtemps classique dans les écoles de théologie. Al. Ross l'a traduit en anglais.
WOLLIN, anciennement Julin, ville des Etats prussiens (Poméranie), sur la côte S.-E. de l'île du même nom et sur la Divenow, qui s'y divise en trois bras, que l'on passe sur un même nombre de ponts, à 56 kilom. N. de Stettin ; 3,000 hab. Fabriques de lainages, tanneries , chantiers de construction. Elle était, du x° au xne siècle, l'entrepôt du commerce esclavon dans la Baltique.
WOLLIN, lie de Prusse, dans la Baltique, près de la côte de la province de Poméranie, dont elle dépend, dans l'estuaire de l'Oder, entre la Baltique au N., le Pommersche-Haif au S. et deux bras de l'Oder à l'K. et a l'O. Elle mesure 27 kilom. de l'E. à l'O., 22 kilom, dans sa plus grande largeur et 253 kilom. carrés de superficie. Elle est renommée pour ses excellents pâturages et surtout pour la pêche d'anguilles. Sa population est d'environ 6,000 hab.
WOLLIN (Laurent), marin suédois, né à Cimbritsham en 1734, mort en 1818. Entré de bonne heure dans la marine, il prit d'abord part à deux expéditions dans la mer du Nord et dans la Méditerranée, assista, en 1761, au siège de Colberg, fut promu lieutenant-colonel pendant la guerre entre la Suède et la Russie, en récompense de la valeur qu'il avait déployée à la bataille de Hogland, et, en 1790, se signala aux batail- . les navales de Revel, de Cronstadt, de Wiborg et de Sveaborg. Fait prisonnier à cette dernière, il ne tarda pas à recouvrer la li*berté, fut alors promu colonel et devint contre-amiral en 1802. On a de lui : Traité sur la découverte de la direction des marées ; De la force et de l'effet du vent sur les voiles, leurs proportions, leurs situations et leur structure, etc.
WOLLMIRSTADT, ville de Prusse, province de Saxe, régence et à 17 kilom. N. de Magdeboutg, chef-lieu du cercle de son nom, sur l'Ohre; 3,500 hab. Justice urbaine et ru raie. Fabrication d'eau-dé-vie, sucre, liqueurs, toiles damassées ; tanneries. Couvent de femmes nobles.
WOLLSTE1N, ville de Prusse, province et régence de Posen, cercle et à 22 kilom. E. de Bomst; 2,800 hab. Justice urbaine et rurale. Fabrication de draps et lainages.
WOLMAR ou WOLKMAH (Melchior), jurisconsulte allemand, né à Rothweil en 1497, mort en 1561. 11 fit ses études aux universités de Paris, de Bourges et de Tubingue et, -reçu docteur en droit k cette dernière, y obtint presque aussitôt une chaire de jurisprudence. Mais cette science ne fut pas la seule à l'absorber, et, à une époque où la langi'ie et la littérature grecques n'étaient pas encore sorties de l'oubli dans lequel on les avait laissées si longtemps, il les étudia avec ardeur et se voua ensuite à leur enseignement. Il eut Calvin et de Bèze au nombre de ses élèves et conserva toujours avec eux les relations les plus amicales. La réputation littéraire ne semble pas avoir préoccupé beaucoup Wolmar, car il a fort peu écrit. On ne connaît de lui qu'une Epistola nuncuparia, adressée à Blauer, sur les grammaires grecques alors en usage dans les écoles, et un commentaire sur les deux premiers livres de l'Iliade (Paris, 1523, in-4<>).
WOLOFP (langue). V. ttoloff.
WOLOS, dieu des bergers, dans la mythologie slave. Il avait le corps entier recouvert de poils. On l'honorait particulièrement en Russie et en Bohême. Il avait pour amante Ozwiena, nymphe de l'Echo, qui était, en même temps, la déesse de la louange.
WOLOWSKI (Louis-François-Michel-Raymond), économiste et homme poliuque français, né à Varsovie le 31 août 1810. Son père, François Wolowski, fut un des membres éminents de la diète polonaise de 1630, dans laquelle il présida le comité de législation. M. Louis "Wolowski, après avoir fait ses études en Fiance, se mêla activement en
1830 à la lutte que soutint sa patrie pour reconquérir son indépendance; il devint capitaine d'état-major, puis vice-maltre des requêtes au conseil d'fctat. Envoyé à Paris en
1831 comme premier secrétaire de légation, il continua d'y résider quand la révolution eut succombé et fit partie des patriotes que les autorités russes condamnèrent à mort par contumace. M. Wolowski se consacra alors a l'étude du droit et de l'économie politique. Il se fit naturaliser Français en 1834, et il tourna toutes les forces de son intelligence vers les- problèmes économiques, industriels et financiers, dont la solution intéresse k un si haut degré le monde moderne. Dès 1834, il fonda la Mevue de législation et de jurisprudence, recueil consacré à l'histoire et a la philosophie du droit, dont quarante-cinq volumes ont paru sous sa direction. Nommé, en 1839, professeur de législation industrielle au Conservatoire des arts et métiers," il fut élu, en 1848, président du conseil de cet établissement. Défenseur convaincu des principes de liberté du 'travail et des échanges, M. Wolowski combattit, en mars 1848, au Luxembourg même, le système d'organisation de Louis Blanc. Peu après, 134,000 électeurs de la Seine le nommèrent représentant du peuple à l'Assemblée constituante. Il y siégea parmi les républicains
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modérés, lit partie du comité du travail, se prononça pour la candidature de Louis Bonaparte k la présidence, vota pour la proposition Râteau, contre la mise en accusation du ministère du 20 décembre, etc. A l'Assemblée législative, où il fut réélu par 118,000 voix, il s'attacha de plus en plus, a l'exemple de son beau-frère Léon Faucher, à la politique dite conservatrice. Il vota l'état de siège, la loi contre les clubs, les autorisations de poursuites et sacrifia trop souvent la liberté à la peur que lui inspirait le socialisme. Bien qu'il eût trop souvent donné son appui au gouvernement de Louis Bonaparte, il se rangea parmi les adversaires de l'odieux coup d'Etat de décembre 1851 et rentra alors dans la vie privée.
Après avoir consacré près de vingt années à la propagation active du système de crédit territorial, il fonda, en 1852, le Crédit foncier de Paris, dont il devint un des administrateurs. Nommé membre de l'Académie des sciences morales et politiques en remplacement de Blanqui en 1855, il fut élu viceprésident de cette Académie en 1863 et président pour l'année 1865. M, Wolowski a été, en outre, membre du jury de l'Exposition française de 1849 et des Expositions universelles de Londres (1851 et 1862) et de Paris (1855 et 1867). En 1864, il fut appelé à occuper la chaire d'économie politique au Conservatoire des arts et métiers , chaire qui avait été supprimée après la mort de Blanqui. Lors de l'élection complémentaire du 2 juillet 1871 pour l'Assemblée nationale, M. Wolowski, porté sur la liste de l'Union parisienne de lu presse, fut élu député par 147,042 voix. Il alla siéger au centre. gauche, vota pour la proposition Rivet, pour le retour de l'Assemblée a Paris, contre le pouvoir constituant de la Chambre, etc., et prit une part des 'plus actives aux discussions relatives aux questions financières et économiques. Tout en appuyant la politique générale de M. Thiers, il combattit ses projets financiers, notamment l'abrogation des traités de commerce et l'impôt sur les matières premières, se prononça pour le libre échange, l'impôt sur le revenu, proposa une taxe de fabrication recouvrable à l'aide de timbres mobiles apposés sur les factures. Le 19 décembre 1872, il proposa k l'Assemblée de créer des cartes postales et de réduire les droits sur les articles d'argent. La 24 mai 1873, M. Wolowski s'abstint de voter dans le scrutin qui amena la chute de M. Thiers. Toutefois, il continua à siéger au centre gauche sans vouloir suivre le gouvernement de combat dans tous ses excès de réaction. Il déclara, le 15 octobre 1S73, qu'il n'avait pas admis un moment la possibilité d'une restauration monarchique et qu'il voulait concourir k clore l'ère des révolutions en travaillant à organiser la république. Le 15 novembre suivant, M. Wolowski vota contre le septennat; mais, le 16 mai 1874, il vola pour le cabinet de Broglie, qui fut renversé Ce jour-là, puis se prononça en faveur de la proposition Périer et s'abstint sur la proposition Maleville, qui demandait la dissolution de la Chambre (juillet 1S74). Cette même année, il présenta à l'Assemblée une proposition destinée k assurer l'équilibre budgétaire sans augmenter les impôts, au moyen d'un emprunt. Son projet, vivement combattu par le ministre des finances M. Magne, fut adopté par l'Assemblée, et M. Magne donna sa démission (18 juillet 1874). En 1875, M. Wolowski vota la constitution du 25 février, fit un très-remarquable rapport sur le budget de 1876 et fut élu sénateur à vie par l'Assemblée le 10 décembre 1875. Atteint d'une maladie grave, M. Wolowski n'a pu prendre part aux premières délibérations de ce corps.
Membre des Académies de Belgique, Madrid, Turin, Milan, Florence, Naples, Cracovie, Posen, Kazan, Toulouse, Genève, de la commission royale de statistique de Belgique, etc., M. Wolowski est docteur en droit de l'université de Heidelberg, docteur en économie politique de l'université de Tubingue; enfin, il est membre de la commission des expositions internationales et membre du conseil supérieur du commerce, de l'agriculture et de4'industrie.
M. Wolowski est regardé à juste titre comme un de nos plus remarquables économistes. Outre de nombreux articles publiés dans la Bévue de législation et de jurisprudence, le Journal des économistes, la Bévue des Deux- Mondes, \e Siècle, etc., on lui doit les ouvrages suivants : Des sociétés par actions (1838); Mobilisation du crédit foncier (IS39) ; Des brevets d'invention et des marques de fabrique (1840); De l'organisation industrielle de la France avant Colbert (1848); Des fraudes commerciales (1843); De l'organisation du travail (1844); Statistique et forces productives de la France (1846); Eludes d'économie politique et de statistique (1848); Des droits du travail et de l'action de l'Etat (1843); De l'organisation du crédit foncier (1849); De la législation anglaise sur ItBCoatuions (1850); Henri IV économiste. Introduction de l'industrie de la soie en France (1855) ; De l'administration de Colbert (1856); traduction annotée des Principes d'économie politique de Roscher (1856); De la division du sol (1858); la Question du servage en Russie (1858): L'Economie politique en Italie (1853); le Grand dessein de Henri IV (1860); On grand économiste français du Xiv« siècle
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(1862) ; les Finances de la Russie (1864), ouvrage qui, dit-on, fit avorter un projet d'emprunt russe; la Question de banque (1864); Traité des monnaies de Nicole Oresme (textes français et latin, publiés d'après les manuscrits de la Bibliothèque nationale), et Traité de la monnaie de Copernic, annotés et précédés d'une introduction (1864) ; les Résultats du traité de commerce de 1860 (1808); l'Or et l'argent (1870); la Liquidation sociale
Î1870); Enquête sur la question monétaire 1870) ; la Carte postale (1873) ; la Carte postale en divers pays (1873) ; Rapport verbal sur l'Exposition universelle de Vienne (1873); Rapport sur le projet de garantie des marquesde fabrique (1874); Discussion sur les impôts (1874); Discussion sur l'impôt des chèques (1874) ; Eloge de Quételet (1875) ; Résultats économiques du payement de la contribution de guerre en Allemagne et en France (1875), etc. Enfin, on lui doit des mémoires et rapports lu» k l'Académie des sciences morales et politiques sur la propriété littéraire, les chemins de fer, le code civil, la politique constitutionnelle de Benjamin Constant, la propriété des mines, la constitution d'Angleterre, les brevets d'invention, l'administration de Henri IV, la ligue hanséatique, insérés dans le Compte rendu de l'Académie des sciences morales et politiques; des rapports faits au nom du jury des Expositions sur les industries de l'orfèvrerie, des rubans, des meubles, des papiers peints, des savons, de la parfumerie, de la reliure, etc.
WOLSEY. (Thomas), cardinal, archevêque d'York, ministre de Henri VIII, né à Ipawich (Suffolk) en 1471, mort en 1530. Il était issu d'une famille de riche bourgeoisie, et non d'un boucher, comme l'ont prétendu ses ennemis. Wolsey étudia k Oxford, où il dirigea ensuite une école et où il se lia avec Erasme, qui l'aida dans ses heureuses tentatives de propagation de la langue grecque. Placé auprès du roi Henri VU en qualité de chapelain, puis d'aumônier, après une négociation qu'il avait conduite avec une grande habileté, il reçut encore le riche doyenné de Lincoln et vit sa faveur s'accroître à l'avénement de Henri VIII; son élégance, sa gaieté et sa souplesse de courtisan lui méritèrent la faveur exclusive du roi. En 1510, il entra au conseil d'Etat, devint archevêque d'York en 1515, grand chancelier, et fut nommé par Léon X cardinal et légat a latere. Son influence fut dès lors sans bornes, et le rôle important qu'il eut l'habileté de faire jouer à l'Angleterre dans les luttes de Charles-Quint et de François Ier, qu'il favorisa alternativement, le rendit pour ainsi dire l'arbitre de l'Europe; souvent l'empereur et le roi de France le prirent pour médiateur dans leurs différends, et tous deuxlui payaient des pensions considérables. Regardé eu quelque sorte comme le pontife de la Grande- Bretagne, par l'extension qu'il donna progressivement k ses fonctions de légat ; maître de disposer de tous les bénéfices du royaume et s'étant lui-même attribué les revenus et l'autorité d'un grand nombre d'évéchés et d'abbayes; revêtu par Léon X des pouvoirs ecclésiastiques les plus étendus, du droit de créer 50 chevaliers , 50 comtes palatins, 40 notaires apostoliques, de légitimer les bâtards, de conférer les grades dans toutes les facultés, d'accorder des dispenses, de réformer ou de supprimer les monastères; comblé par le roi de dignités et de privilèges, il accumula sur sa personne tant de revenus, de bénéfices et de prérogatives, que sa maison surpassait en faste celle des souverains. Les emplois en étaient remplis pur 800 gentilshommes de la plus haute noblesse, et dans une ambassade dont il fut chargé auprès de François. 1er, outre là magnificence inouïe qu'il y déploya, on le vit apparaître avec une escorte de 1,000 personnages titrés. Jamais le favoritisme ne s'était manifesté avec un aussi scandaleux éclat, d'autant plus que ce prélat, l'un des plus grands dignitaires ecclésiastiques après le pape, était cunnu pour les honteux désordres de sa vie. Il osa "cependant aspirer au pontificat et s'épuisa en intrigues inutiles auprès des cardinaux après la mort de Léon X et celle d'Adrien VI. L'affaire du divorce de Henri VIII précipita sa chute. La nouvelle reine, Anne de Boulen, ne put oublier qu'il avait cherché èv empêcher le roi de 1 épouser et indisposa le monarque contre son favori. La rapacité, l'orgueil et les abus de pouvoir du ministre avaient d'ailleurs suscité contre lui une multitude d'ennemis qui se réunirent pour le perdre. Un acte d'accusation fut dressé contre lui, et il finit par être relégué dans la chartreuse de Richmond. Plus tard, Henri VIII, cédant à de nouvelles instances, ordonna qu'il fût arrêté et enfermé k la Tour de Londres pour être jugé comme coupable de haute trahison. Pendant qu'on le conduisait, il tomba malade de la dyssenterie et mourut a l'abbaye de Leicester (1530). Wolsey a été diversement jugé par les historiens. .Tous s'attachent à lui reprocher, au reste, son insolence de parvenu, son faste, ses débordements, son immense ambition et son avidité. Il faut reconnaître cependant qu'il se montra habile et profond politique et qu'il sut donner k l'Angleterre une grande influence dans les affaires générales de l'Europe, Sa vie a été écrite par George Cavendish, gentilhomme de sa maison.
WOLT
WOLS1NGHAM, bourg d'Angleterre, comté et à 26 kilom. S.-O. de Durham, sur la rive gauche de la Wear; 2,900 hab. Mines de houille et de plomb; carrières de pierre à chaux. Fabrication de toiles, lainages et articles de taillanderie et quincaillerie.
WOLSTAN ou WOLSTANBS, écrivain ecclésiastique du x« siècle. Il était religieux au monastère de Saint-Pierre, à Winchester, à la même époque que Landfrid. Ce fut avec ce dernier qu'il écrivit l'histoire de saint Swithurne, évêque de Winchester. Il composa, en outre, seul, deux livres en vers sur le même sujet, qui sont insérés dans le tome VII des Acta de Mabillon, et une Vie de saint Ethelwold, qui se trouve également dans ce recueil, ainsi que dans celui des bollandistes,
WOL5TEIN (Jean-Théophile), vétérinaire allemand, né à Flinsberg (Silésie) en 1738, mortau commencement de ce siècle. H, devint, en 1777, professeur-directeur de l'hôpital vétérinaire de Vienne, fut destitué de ses fonctions en 1794 pour cause de politique et alla alors exercer son art k Altona. On a de lui : Instructions pour les maréchaux ferrants sur les blessures faites aux chevaux par l'arme blanche (Vienne 1778, in-8u) ; Observations sur l'épizootie en Autriche (Vienne, 1781, in-go); Livres classiques sur l'épizootie à l'usage des habitants de ta campagne (Vienne, 1783, in-8°); Cinq livres élémentaires sur ta médecine vétérinaire (Vienne, 1784, in-8°); De l'homme, de ses différentes espèces et de la manière de le soigner (Vienne, 1784, in-16) ; De la manière de soigner les chevaux de cavalerie, etc. (Vienne, 1787); Instruction élémentaire pour les médecins vétérinaires employés à l'armée (Vienne, 1788); Réflexions sur la saignée des hommes et des animaux (Vienne, 1791); Livre élémentaire sur l'épizootie des bêtes à cornes, des brebis et des porcs (Vienne, 1791), etc.
WOLTAER (Jean-Chrétien), jurisconsulte allemand, né à Werden en 1744, mort vers 1800 à Halle, où il occupait une chaire de droit. On a de lui, entre autres écrits : De successione agnalorum in feudo paterno(mi) ; Prims linem usus practici distinctionum feudalium (1775); Observationes qus ad jus civile et Brandenburgicum pertinent (1777- 1779); Principes de jurisprudence pour ceux qui ne sont point initiés à cette science (1785); Preuves que l'on peut imputer aux professeurs en droit dans les académies la chute delà véritable science du droit (1789) ; Bibliothèque de jurisprudence de Malle (1793-1794); Commentarii juris Justinianei novissimi (1796); Introduction au droit public pour les Etals de Prusse (1796), etc.
WOLTERKE9, dieux lares, chez certains peuples du Nord.
WOLTERUS (Henri), chroniqueur allemand du xvis siècle. Il était chanoine de Saint- Anschaire," à Brème, et écrivit en latin une Chronique de cette ville, que Meibomius a insérée dans le tome It de ses Scriptores rerumgermanicarum (Ley de, 1688, 3 vol. in-fol). Cette- chronique n'offre pas seulement un intérêt purement local, elle renferme encore une foule de fuits importants pour l'histoire générale de l'Allemagne.
WOLTMANN (Charles-Louis de), historien et diplomate allemand, né à Oldenbourg en 1770, mort à Prague en 1817. Il occupa d'abord une chaire d'histoire k Gœttingue, puis une chaire de philosophie à Iéna, entra, en 1800, dans la carrière diplomatique en qualité de conseiller de légation du prince de Hesse-Hombourg, fut, au début, un admirateur de Napoléon, mais seconda ensuite de sa plume les projets du baron Stein pour chasser les Français du territoire prussien ; aussi, après la bataille de Lutzen (1813), il s'enfuit k Prague pour échapper k la colère du gouvernement impérial. Il avait débuté dans la littérature par une étude historique sur Oikon lit qui obtint les éloges de Burger. En 1794, il commença une Histoire des Allemands pendant la période saxonne, qu'il ne termina jamais. Puis il s'occupa de critique littéraire et de politique et fit paraître à Berlin, de 1800 k 1805, un journal intitulé Histoire et politique. Parmi ses autres écrits, nous citerons : Histoire de la Grande- Bretagne (Berlin, 1799, tome 1er), )e meilleur de ses ouvrages, bien qu'il soit demeuré inachevé; Histoire de la paix de Westphalie (Berlin, 1808, 2 vol.), excellente continuation de l'Histoire de la guerre de Trente ans.de Schiller; Histoire de la Réformation (Altona, 1800 et ann. suiv., 3 vol.), ouvrage qui n'obtint pas tout le succès qu'il méritait; Histoire de Bohême (Prague, 1815, 2 vol.); une traduction des œuvres de Tacite (Berlin, 1811- 1817,6 vol.); Mémoires du baron de S. ..a (Prague, 1815, 3 vol.), dans lesquels éclate k chaque page l'excessif amour-propre de l'auteur. Sa veuve (v. ci-dessous) donna une édition de ses Œuvres complètes (Berlin, 1818- 1821, 12 vol.).
WOLTMANN (Caroline Stosch , dame), 'femme de lettres allemande, épouse du précèdent, née en 1788, morte en 1847. Elle épousad'abord un conseiller militaire, Charles Muchler, et, après la mort de ce dernier, se remaria en 1805 k Woltmann, aux travaux littéraires duquel elle prit beaucoup de part. Ellele suivit, en 1813, k Prague et ne quitta plus cette ville jusqu'à sa mort. On a d elle :
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le Miroir du grand monde (1814); Légendes populaires des Bohémiens (1815, 2 vol.) ; Marie et Walpurgis (1817) ; Nouvelles légendes populaires (1880); les Sculpteurs (1829, 2 vol.) ; l'Héritage (1831); l'Ultraet le libéral et la femme snge (1832); Hommes et terroirs (1835, 2 vol.). Elle avait, en outre, fait paraître, sous le titre d'Ecrits (Berlin, 1806* 1807, 5 vol.), un recueil de récits et de poésies composés soit par elle, soit par son mari.
WOLTMANN (Reinhard), architecte allemand, mort en 1837 k Hambourg, où il était directeur des travaux hydrauliques. On a de lui : Documents pour servir à la littérature hydraulique (Gœttingue, 1791-1799); Documents pour la construction des canuux navigables (Gœttingue, 1802); De la pratique des constructions pour l'amélioration des fleuves (Hambourg, 1820).
WOLVERENNB s. m. ( vol - ve-rè -ne).
Mainm. Un des noms vulgaires du carcajou ou glouton du Canada.
WOLVERHAMPTON , ville d'Angleterre, comté et k 28 kilom. de Stafford, sur uiir colline et le chemin de fer du N.-O.; 48,000 hab. Institut littéraire, bibliothèque. L'exploitation des mines de houille et de fer et des carrières de pierre à chaux qui l'avoisinent y développe uiie grande activité industrielle. Elle est le centre d'une fabrication importante de serrures, de clouterie, de limes, 3 articles de quincaillerie et de taillanderie, de bronzes et de produits chimiques. On rappelait d'abord Haniptoii. Wolfruna, sœur du roi Edgar , y uyant fondé un couvent en 996, cet endroit prit le nom de Wolfrun's Hampton, d'où est venu Wolverhampton. Le seul édifice qui mérite une mention est l'église Saint-Pierre, construite au xive siècle, et dont le vaisseau est assez vaste pour contenir 1,600 personnes. Elle est surmontée d'une grande tour. A l'intérieur, on remarque la chaire, taillée d'un seul bloc de pierre magnifiquement sculpté; les fonts baptismaux, d'une grande antiquité et ornés de bas-reliefs précieux; enfin les monuments élevés k la mémoire des Levison et du fameux colonel Lane, auquel Churles II dut de pouvoir fuir, en 1651, après la bataille de Worchester.
WOLVE11TON, village et paroisse d'Angleterre, comté deBuckingham, district de Newport, sur l'Ouse et le canal de grande jonction; 7,000 hab. Fonderie et atelier de construction de locomotives.
WOLZOGEN (Louis van), en latin Woliogeniua, théologien hollandais, né à Amersford en 1632, mort en 1690. Après avoir fait ses études dans les principales universités de sa patrie, il visita la France, la Suisse et "l'Allemagne, fut, à son retour (1661), appelé à la direction de l'église wallonne de Grosningue, devint trois ans plus tard ministre et professeur d'histoire ecclésiastique kUtrecht et, en 1670, alla remplir à Amsterdam les mêmes fonctions. On a de lui : Oratio de sole jusiitix (1664) ; Fides orthodoxa , sive adversus Johannem de Labadie censura censura adoersus libeltum de inti rprete Scripturarum (1668); Apologie pour le synode de Naerden (1669); Orator sacer sive de ratione concionandi (1671); Dictionnaire de la langue sainte, par Leigh, traduit en français (1703), etc.'
WOLZOGEN (Caroline de Lknoefjkld, baronne de), femme de lettres allemande, née k Rudolstadt en 1763, morte en 1847. Ses dispositions naturelles furent développées
fiar l'excellente éducation qu'elle reçut, et a société de Schiller, qui, k partir de 1787, devint l'hôte, habituel de sa famille, épousa quelque temps après sa sœur puînée, Charlotte de Lengefeld , et eut la plus heureuse influence sur le développement de ses talents littéraires. Elle avait été mariée, à l'âge de seize ans, au conseiller intime de Beulwitz; mais cette union ne fut pas heureuse et aboutit, peu de temps après, k un divorce. Elle se rermiria, en 1794, avec le baron Guillaume de Wolzogen et jouit d'une félicité parfaite jusqu'à la mort de ce dernier (1809). Elle avait déjk débuté par quelques essais anonymes ,■ tels que des Lettres de Suisse, insérées dans la Pomone de 1784, et le Rocher de Leucade, qui parut en 1792 dans la Nouvelle Thalie de Schiller, lorsqu'elle publia, toujours sous le voile de l'anonyme, son roman intitulé Agnès de Lilien (Berlin, 1798, 2 vol.). Cette œuvre obtint un succès remarquable, et bien des connaisseurs, parmi les plus fins et les plus exercés, l'attribuèrent à Goethe. Les charmantes descriptions, la profonde vérité poétique, la délicatesse de sentiment et la sérieuse idée morale qui dominent dans ce roman le mettent encure au premier rang parmi les productions de la littérature allemande en ce genre. Outré de petits Récits (Stuttgard, 1826-1827, 2 vol.), Mme de Wolzogen publia encore, après un long intervalle, un grand ouvrage, Cordélia (Leipzig, 1840, 2 vol.), dans lequel, k part quelques faiblesses, on sent la maturité du talent de l'auteur. En dehors de ces œuvres d'imagination pure, on lui doit encore un travail d'une haute importance littéraire, une Vie de Schiller, retracée d'après tes souvenirs de sa famille, d'après ses propres lettres et d'après les notes de son ami Êœraer (Stuttgard et Tubingue, 1830, 2 vol.; 1845, 20 édit.). S'appuyant en grande partie sur ses impressions personnelles, Mme de Wolzogen y a
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tracé un portrait de Schiller qui se distingua par 1U fidélité, l'abondance et l'intérêt de l'exposition, et qui sera toujours le meilleur ouvrage k consulter pour ceux qui voudront connaître intimement le poète. Peu de temps après la mort de Mme de Wolzogen, on publia epeore ses Œuvres littéraires posthumes (Leipzig, 1848-1849, 2 vol.), qui renferment une foule d'intéressants détails sur les événements auxquels elle avait été mêlée. Aveo elle s'éteignit le dernier représentant de la génération qui avait Contribué k la splendeur de la cour de Weimar et en avait fait, k une certaine époque, le principal centre littéraire et artistique de l'Allemagne.
WOLZOGEN (Juste-Louis, baron de), général prussien, beau-frère de la précédente, né k Meiningen en 1773, mort en 1845. Entré en 1792 dans la garde wurtembergeoise avec le grade de lieutenant, il passa, deux ans plus tard, au service de la Prusse et, après la paix .de Uâle, fut envoyé en garnison k Breslan, où il se livra k de sérieuses études et où il publia sur des questions relatives k l'année plusieurs brochures qui le firent recevoir membre de la .société militaire fondée par Scharnhorst k Berlin. En 1802, il devint précepteur du prince Eugène de Wurtemberg, qui avait été jusqu'alors élevé en Russie, et, en 1805, il repassa au service militaire de l'électeur de Wurtemberg, qui le prit (tour aide de camp et lui donna le yrade de major. Mais, pendant la campagne de 1806, il ne voulut pas combattre contre ia Prusse et chercha k obtenir sa réintégration dans l'armée prussienne. L'électeur eu ayuntété informé le nomma lieutenant-colonel et commandant de sa garde k pied ; mais les intrigues de ses ennemis le forcèrent k prendre sa> retraita en 1807. Il refusa, k cette époque, les offres qui lui étaient faites de la part du roi de Prusse et se rendit k Saint-Pétersbourg, où ses relations' avec le général de Pliull le firent attacher en qualité de major au quartier général de l'armée. Quelques brochures militaires qu'il lit paraître vers le même temps le signalèrent k l'attention de l'empereur Alexandre, qui le choisit, en 1810, pour l'un de ses aides de camp. L'année suivante, le même prince, prévoyant une rupture prochaine avec Napoléon, le chargea d'aller étudier le théâtre de la guerre en 'Westphalie, et Wolzogen s'acquitta de cette mission de la manière la plus satisfaisante, surtout pour tout ce qui avait rapport au plan de campagne .proposé par Phull. Pendant la campagne de 1812, il fut attaché k l'état-major général de Barclay de Tollyj mais lorsque ce général eut quitté l'armée en septembre de la même année, il revint auprès de l'empereur de Russie , qu'il ne 'quitta pas pendant la campagne de 1813. Le conseil qu'il donna k Leipzig de faire avancer la réserve lui valut le grade de major général, qui lui fut conféré sur le champ de bataille. Nommé ensuite chef de l'état-inajor général du duc Charles-Auguste de Saxe- Weiutar, commandant du troisième corp3 de l'année allemande, il fit, sous les ordres do ce prince, la campagne de 1814 et l'accompagna ensuite au congrès de Vienne. Il trouva dans cette ville l'occasion de négocier sa réintégration dans l'armée prussienne, où il rentra après avoir obtenu son congé de l'empereur de Russie. Pendant l'année 1816, il enseigna la lactique ag prince héritier, ainsi qu k ses deux frères, les princes Guillaume et Frédéric, et fut plus tard chargé de différentes missions, notamment de la conclusion de la Convention des étapes avec les Etats qui séparaient les deux parties de la monarchie prussienne. En 1818, le roi la nomma son plénipotentiaire près la commission militaire de la confédération germanique, et il occupa Ce poste jusqu'en 1836, époque où il fut mis k la retraite avec le grade ue général d'infanterie. Ses Mémoires, imprimés après sa mort (Leipzig, 1851), renferment des détails piquants sur l'histoire de son époque.
WOLZOGEN (Charles-Auguste-Alfred, baron »Bj, littérateur allemand, fils du précédent, né k Fraucfori-sur-le-Mein en 1823. Après avoir étudié le droit k Berlin et k Heidelberg, il devint, eu 1844, auditeur pies le tribunal de la ville d'Erfurt , fut nommé plus tard référendaire près la régence de Potsdam et, pendant les années de troubles politiques, prit part comme officier de la lundwehr aux différents mouvements de l'armée. De 1851 kl853, il fit un grand voyage qui le conduisit successivement en Italie, eu Suisse, en France, en Espagne, en Belgique, en Angleterre, en Ecosse et en Hollunde, devint, k son retour, assesseur du gouvernement au ministère de l'intérieur et fut attaché, en 1854, k la régence de Breslau, près laquelle il obtint, en 18G3, le titre de conseiller. Depuis 1868, il est intendant du théâtre de la cour de Schwerin. M. de Wolzogen avait épousé en premières noces une tille du célèbre architecte Schinkel, après la mort de laquelle il se remaria avec ifiiss Hurriet-Amie Houssemayiie de Boulay, qui est morte ellemême en 1862. Il s'était de bonne heure adonné aux travaux littéraires. Outre des éditions des Poésies d'Aug. Thieme (1849- 1850) et des Mémoires de son propre père (1851), on a de lui: l'Administration publique de la Prusse par rapport à sa constitution (Berlin, 1854); Voyages en Espagne (Leipzig,
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1857); Rapports de if/me Schiller avec les varents et les membres de ta famille de.Wolzoçen (Stuttgard, 1859) ; Histoire de la famille comtale de Wolzogen (Leipzig, 2 vol,) ; Du théâtre et de la'musique (Breslau, 1860) ; Sur la disposition scénique du Don Juan de Mozart (Breslau, 1860) ; Extrait des œuvres posthumes de Schinkel (Berlin, 1862-1864, 4 vol.); Wilhelmine Schrader- Denrient (Leipzig, 1863) ; Schinkel comme peintre, comme architecte et comme esthéticien (Berlin, 1864) ; Raphaël Santi (Leipzig, 1865); Pierre de Cornélius (Berlin, 1867), etc. Il a, en outre, donné au théâtre une comédie, Pas même un seul ridicule (Berlin, 1864), et trois drames, écrits en collaboration avec L.-A. de Winterfeld, savoir : Blanche, Sophie-Dorothée et la Princesse Orsini (Leipzig, 1866).
WOMAR s. m. (ouo-mar). Dard en usage chez les naturels de la Nouvelle-Hollande.
WOMBAT s. m. (ouon-batt). Mamra. Syn.
de PHASCOLOMB.
WOMOCK (Laurent), prélat anglais, né à Norfolk en 1612, mort en 1685. 11 lit ses études théologiques à l'université de Cambridge et, en 1642, succéda k son père dans lo rectorat de Lopham, dont il fut dépouillé peu après pour n'avoir pas voulu adopter les principes révolutionnaires. Il demeura sans emploi jusqu'à la restauration, obtint ensuite différents bénéfices et fut nommé en dernier lieu (1683) évêque de Saint-David. On cite, parmi ses écrits : Examen de Tilenus (Londres, 1658) ; les Résultats des faux principes (1661, in-4") ; l'Uniformité réaffirmée (1661); la Ligue solennelle et le covenant cités et condamnés (1661) ; Deux lettres contenant une dernière justification de l'Eglise d'Angleterre (1682); Suffragium protestantium (1683), etc.
WONDER (Pierre-Christophe), peintre hollandais, né à Utrecht en 1777, mort en 1852. Il commença sans maftre ses études dans sa ville natale et alla les continuer k l'Académie de Dusseldorf. De retour dans sa patrie, il ne tarda pas k y acquérir une réputation distinguée et fut très-bien accueilli plus tard en Angleterre, où il résida de 1823 à 1831. On cite comme ses œuvres les plus remarquables : une Réunion de dileltanti. Vieillard en manteau fourré et assis, Vieille tenant une clef de la main droite, enlin le Portrait de l'artiste; celui-ci a gravé lui-même les trois dernières toiles.
WONGROW1Z, ville de Prusse, province de Posen, régence et à 79 kilom. S.-O. de Bromberg, ch.-l. du cercle de son nom, sur la Wilna; 2,800 hab. Tribunal de ville et de campagne.
WOOBA s. f. (ouo-ba). Pathol. Sorte de diarrhée épidémique très-fréquente en Orient.
WOOD (John), navigateur anglais, mort dans les premières années du xviuo siècle. 11 prit part de 1669 à 1671, en qualité de contre-maître, à l'expédition de Narborough qui avait pour mission de reconnaître le détroit de Magellan. John Wood a laissé de ce voyage une relation qui complète celle de son chef et passe pour être très-exacte ; les renseiguements quelle fournit ont été utilisés pour la confection des meilleures cartes. Elle a été insérée par Guillaume Uacke dans l'ouvrage qui porte ce titre : Recueil de voyages originaux, contenant celui du capitaine Cowiey autour du monde ; celui du capitaine Sharp à travers l'isthme de Darien, puis dans la mer du Sud; celui du capitaine Wood au détroit de Magellan (Londres, 1699, in-8°, avec planches et dessins). Des extraits de ce journal tigurent dans l'Histoire des navigations aux terres australes, de Debrosses (t. II), et dans l'Histoire des voyages , de l'ubbé Prévost (t. XI).
En 1676, le gouvernement anglais confia k John Wood la conduite d'une expédition qui avait pour but de trouver le passage .du nordest. Le roi lui donna le commandement du Speedusell, et une flûte, le Prosperous, sous les ordres du capitaine Flawes, lui fut adjointe. Partie le 28 mai 16*6 de 1 embouchure de la Tamise, cette expédition ne fut pas heureuse; Wood, parvenu, k la fin de juin, au 75° 59' de latitude, essaya vainement de passer entre les glaces et les côtes de la Nouvelle-Zemble; le Speedwell sombra sur des rochers cachés sous les eaux et le capitaine eut beaucoup de peine k sauver son équipage embarqué sur la chaloupe. Ils erraient sur les glaces, voués à une mort certaine, quand, par bonheur, la brume s'étant dissipée, le Prosperous put les apercevoir et manœuvrer pour les recueillir. Le journal rédigé par J. Wood, au cours de ce voyage, a été inséré dans le recueil intitulé : An account of several lute voyages and discoveries io the South and North; towards the streights o/ Magellan, etc.; also towards Nova-^embla, Greeuland on Spiizberg, Groynland on Engrondland, etc. (Londres, 1694, iu-8»), et traduit par extraits dans les deux compilations françaises ci-dessus mentionnées.
Le nom de John Wood a été donné k une baie du détroit de Magellan, k l'ouest du cap Forward.
WOOD (Antoine), savant antiquaire et biographe anglais, né a Oxford en 1632, mort en 1695. 11 écrivit l'histoire de l'université d'Oxford (en anglais); l'université lui en acheta le manuscrit, le ât traduire en latin et
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le publia en l'altérant considérablement ÇBis- ■ toria et antiquitates universilatis Oxomensis (Oxford, 1674-1675). Le texte anglais, resté longtemps inédit, a été publié par M. Gutsch, 1786 ; supplément, 1790. On cite encore, parmi les bons travaux de Wood : A thème Oxonienses ou Vies des personnages remarquables d'Oxford (Londres (1691). C'est une excellente histoire littéraire de l'Angleterre, et les biographes en ont beaucoup profité. On lui reproche cependant un peu de partialité et peu d'élégance dans le style. Wood penchait vers le catholicisme, il mourut toutefois dans la communion anglicane.
WOOD (Jean), architecte anglais, né vers 1690, mort à Bath en 1754. Il a construit dans la ville de Bath un certain nombre d'édifices importants ; on lui rapporte l'honneur d'avoir conçu le premier l'idée de faire concourir un groupe de maisons particulières à l'ornement d'une ville en construisant tout ce groupe d'après les lois d un édifice régulier. Chargé, de 1726 jusqu'à sa mort, d'un grand nombre de constructions, il a en effet réussi, d'après ce système, à donner un aspect monumental aux plus beaux quartiers de la ville que ses édifices ont transformée. Cependant ses plans n'ont pas été rigoureusement exécutés ; il les a consignés dans un excellent ouvrage, Description de Bath (1743, 2 vol. in-8°). Wood a également construit les châteaux de Prior Park et de Butland et la Bourse de Bristol, élégant édifice dans le genre de Palladio, qui fut inauguré en Ï743. On lui doit encore une Description de la Bourse de Bristol (1743, in-8») et un truite sur l'Origine de l'art de la construction (1741, in-fol.).
WOOD (Robert), voyageur et archéologue irlandais, né vers 1717, mort en 1775. Il s attacha particulièrement k l'étude de la langue, de la littérature et des antiquités grecques, fit plusieurs voyages en Italie, puis en Grèce, dans l'Archipel, dans l'Asie Mineure et en Syrie. 11 publia à son retour : Raines de Palmyre, autrement dite Tedmor au désert, avec les réflexions de l'abbé Barthélémy sur l'alphabet et sur la langue dont on se servait à Palmyre (Londres, 1753, avec 57 planch.); l'ouvrage parut en même temps en français ; ta version, française a été reproduite en 1819 (Paris, Kirmin Didot) ; Ruines de Balbeck (Londres, 1757, 47 planch.). Les descriptions de Wood sont d'une rare exactitude. On a encore de lui : Essai sur le génie original d'Homère (Londres, 1769). A son retour de la Syrie, Wood avait été nommé secrétaire d'Etat. Il était membre de la Société royale des antiquaires de Londres.
WOOD (James), mathématicien anglais, né en 1760, mort en 1839. Il embrassa 1 état ecclésiastique, fut ministre dans diverses paroisses et devint en dernier lieu doyen d'Kly et recteur de Freshwater. On a de lui : Principes d'algèbre (1795, in-8°) ; Principes de mécanique (1796, in-8°); Principes d'optique (1797, in-8<>), traités qui, avec l'Hydrostatique et l'Agronomie de Samuel Vince, forment le grand ouvrage intitulé Principes de mathématiques et de philosophie naturelle. On doit encore à Wood un travail sur les Equations algébriques, inséré en 1798 dans les Transactions philosophiques.
WOOD (Matthieu), homme politique anglais, né à Tiverton en 1768, mort à Londres en 1843. Fils d'un tisserand, il parvint peu à peu à s'élever au-dessus de sa condition modeste par le travail et une application soutenue. D'abord commis chez un droguiste, puis chez divers autres commerçants qui eurent k se louer de sou activité, il finit par être associé à une grande maison de Londres, en 1790, puis fonda lui-même, en 1804, une maison de commerce pour le houblon. Il commença presque en même temps sa carrière d'administrateur. Nommé adjoint de l'alderman, M. Staines, il devint alderman à la mort du titulaire, puis fut nommé shérif de Londres, et lord-maire en 1815. Deux ans après, la Cité l'envoya au Parlerrfent, et il fut successivement réélu jusqu'en 1826. A cette époque, ses opinions, favorables à l'émancipation de l'Eglise catholique, lui valurent un échec électoral et il revint à la vie privée. Au courant de son mandat législatif, il s'était fait remarquer par ses idées libérales et ouvertes au progrés; il vota pour le libre échange, la réforme parlementaire, l'abolition de l'esclavage, 1 abolition des incapacités qui pesaient sur les juifs. Il se montra également administrateur actif; le régime des prisons lui dut des améliorations et'des adoucissements notables ; ce fut sur sa proposition que fut construite la nouvelle prison pour dettes, destinée à remplacer un immonde cloaque. Lors du procès de la reine Caroline, eu 1820, il soutint avec ardeur la cause de l'accusée, qu'il accompagna ensuite lors de son voyage en France. Ce fut lui qui lui conseilla de refuser les 50,000 livres sterling qu'on lui otfrait pour prix de sa renonciation au titre de reine. Il reçut le titre de baronnet en 1837.
WOOD (Jean-Philippe), écrivain écossais, mort en 1858 k Edimbourg, où il avait été pendant de longues années auditeur à l'administration de l'excise. Nous citerons parmi ses écrits : Esquisse de la vie et des projets de Jean Lau> de Lauriston, contrôleur général des finances en France (1791, in-4°) ; h'tat ancien et moderne de la paroisse de Cramoiul (1794,
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ln-4°) ; Mémoires de Jean Law, avec te compte rendu de la naissance, des progrés et de la décadence dusystème du Mississipi ( 1824, in-12), etc. Il avait, en outre, donné une édition de la Paine d'Ecosse de Douglas de Glenbervie (1813, 2 vol. in-fol.) et fourni k Nichols,
Îiour sa Bienvenue des Muses sous Jacques /er, es notices biographiques des écrivains de cette époque.
WOOD (Georges), romancier américain, né h Newburyport (Massachusetts) vers la fin du siècle dernier, mort en 1864. Il occupa différents emplois administratifs et consacra ses loisirs à écrire des romans satiriques qui roulent, en général, sur une intrigue des plus simples, mais qui sont loin cependant de manquer d'intérêt, car l'auteur y flagelle avec esprit les travers actuels de la société américaine et s'attaque surtout aux bizarres doctrines philosophiques, religieuses et sociales qui, depuis un demi-siècle, ont pris naissance et se sont propagées aux Etats-Unis. On cite, comme ses écrits les plus remarqimbies : Pierre Schlemihl en Amérique (Philadelphie, 1848, in-12); les Pèlerins modernes (Boston, 1855, in-12); Marié trop tard (New-York, 1856).
WOOD (sir Charles), vicomte Halifax, homme d'Etat anglais, né à Barnsley, dans le Yorkshire,en 1800. Aprèsavoir faitsesétudes k Eton et à Cambridge, il fut élu en 1826 membre du Parlement par le bourg de Great Grirnsby, y représenta plus-tard ceux deWareham, de Ripon et d'Halifax et devint secrétaire de l'Echiquier, en 1832, dans le ministère du comte Grey. Après la chute de ce dernier, il remplit, de 1835 à 1839, les fonctions de secrétaire du ministère de la marine dans le cabinet de lord Melbourne, et fut, de 1846 k 1852, chancelier de l'Echiquier dans le ministère de lord John Russell. Pendant la durée du premier cabinet Palinerston, il eut le portefeuille de la marine ; mais où il s'acquit le plus de réputation, ce fut par son administration du bureau des Indes, d'abord, de 1822 à 1855, sous le comte Aberdeen, puis, de 1859 à 1866, pendant le second ministère Russell. Il rit preuve dans ces fonctions d'une activité infatigable et d'une connaissance parfaite de tous les détails indispensables pour une administration efficace ; mais il lui manqua cependant la largeur de vues d'un véritable homme d'Etat. Un des points les plus importants de sa position officielle était d'attirer l'attention de la seconde Chambre; mais il l'ennuyait par la sécheresse de ses discours et par son manque presque absolu de talent oratoire. Lorsqu'à la mort de lord Palmerston le comte Russell fut chargé de former un nouveau cabinet, on sentit que l'administration des Indes exigeait une main plus habile et l'on fit comprendre k sir Charles Wood la nécessité où il se trouvait de donner sa démission. 11 fut, à cette occasion, élevé k la pairie avec le titre de vicomte Halifax. West a raconté les faits de son administration dans l'ouvrage intitulé : l'Administration des affaires de l'Inde par sir Charles~~Wood (Londres, 1867).
WOOD (Ella Price, dame Henri), femme de lettres américaine, née en 1820. Fille de Thomas Price, qui était lui-même un littérateur distingué, elle débuta quelques années après son mariage par des articles qui parurent dans la New Monthly Magazine et dans les Bentley's Misceltaneous. En 1860, elle fit paraître son premier ouvrage. Maison Daneshury, qui lui valut un prix de 2,500 francs et posa les bases de sa réputation d'écrivain moraliste. Depuis cette époque, elle a publié un grand nombre d'ouvrages qui ont presque tous obtenu beaucoup de succès et parmi lesquels nous citerons : East-Lynne} roman traduit en français par North feat, sous le titre de Lady Isabel (1862, 2 vol. in-18); les Channings, tableau de la vie anglaise traduit en français par Mme Abrie-Encontre (1864,' 2 vol. in-18) ; les Chagrins de M me Haliburton; l'Orgueil de Werner; l'Ombre d'Ashydyat ; Trenlin Hold '; les Filles de lord OaJcburn; Oswald Crag ; Mildred Arhel; la Veille de la Saint-Martin; le Collège d'Orville ; William Allair, l'une des plus gracieuses compositions de l'auteur; Une heureuse nuit à Oxford, etc. M^e Wood édite, depuis plusieurs années, une revue mensuelle intitulée le Bâtiment de commerce {The Argosy).
WOODALL (Jean), chirurgien anglais, né vers 1556, mort daus la première moitié du xvue siècle. 11 fut d'abord chirurgien militaire et suivit en cette qualité les troupes envoyées sur le continent sous le règne d'Elisabeth. Il s'établit ensuite k Londres, s'y signala par sou dévouement pendant la peste gui ravagea cette ville sous le règne de Jacques' Ier et devint, en 1612, chirurgien de l'hôpital Saint-Barthélémy. On a de lui : Traité de la peste; Traité de la gangrène; le Viaficum; le Compagnon du chirurgien^ eto. Le recueil complet des écrits de Woodall fut publié en 1639.
WOODBOROUGU , bourg d'Angleterre , comté et k 10 kilom. N.-E. de Nottingham ; 1,000 hab. C'est dans ce bourg qu'en 1528 fut exécuté le premier métier k bas.
WOODBBIDGE, bourg et paroisse d'Angleterre, comté de Suffulk, k 13 kilom. N.-E. d'Ipswich, sur la Deben, k 13 kilom. au-dessus de son embouchure dans la mer du Nord ; 4,900 hab. Maison de correction ; port de corn-
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merce ; chantiers de constructions navales. Exportation de grains et farines. On y voit une belle église bâtie sous Edouard III.
WOODBURY, ville des Etats-Unis d'Amérique, dans l'Etat rie New-Jersey, à îskiloin. S -E. de Philadelphie, sur la petite rivière de son nom; 4,700 hab. Commerce et industrie florissants.
WOODCHESTER, bourg et province d'Angleterre, comté de Gloucester, k 4 kilom. S.-O. de Strond ; 2,000 hab. Fabrication de draps et tissus de laine. Nombreuses ruines et débris d'antiquités romaines.
WOODDESSON (Richard), jurisconsulte anglais, mort en 1822. 11 occupa, de 1777 à 1793, la chaire de jurisprudence fondée par Viner à l'université d'Oxford et publia plusieurs ouvrages qui sont eneore fort estimés. Nous citerons, entre autres : Eléments de jurisprudence (Londres, 1733, in-4<>); Examen systématique des lois d'Angleterre (Lond.es, 1792, 3 vol. in-8<>) et Courte justification de la législation britannique (Londres, 1799, in-8°) ; l'Examen systématique fut réédité en 1834 par W. R. Williams, qui fait remarquer dans sa préface ■ que ces leçons semblent aussi supérieures aux Commentaires de Blackstone pour ce qui est de l'exactitude des règles et de la justesse des définitions et des divisions, qu'elles leur sont inférieures sous le rapport de l'élégance du style et du charme de l'exposition. » En d'autres termes, l'éditeur veut dire que les leçons sont supérieures aux commentaires pour tout ce qui constitue le mérite d'un livre de droit et, en parlant ainsi, il n'est que juste envers l'ouvrage de Wooddesson.
WOODFALL (Williams), publiciste anglais, né en 1745, mort en 1803. Il était fils de l'éditeur du Public Àdoertiser et, après avoir étudié l'art typographique, il aida quelque temps son père dans la publication de ce journal. Mais le goût du théâtre s'empara bientôt de lui k tel pointque, pour le satisfaire, il suivit en Ecosse une troupe de comédiens. Au retour de cette excursion, il publia pendant quelque temps k Londres un journal, le Lanaon Packet\ et prit ensuite la direction, k la fois comme éditeur et comme imprimeur, du Morning Chronicle, k la tête duquel il resta jusqu'en 1789, époque où il fonda une nouvelle feuille qu'il intitula The Diary (le journal). Avant cette époque, il avait déjit publié, sous forme de brochure, une Esquisse des débats dans la Chambre des communes d' Irlande sur le rejet des vingt propositions commerciales (1785); mais ce fut dans le Diary qu'il donna pour la première fois des preuves de son remarquable talent de reporter, en mettant sous les yeux de ses lecteurs le compte rendu détaillé des débats parlementaires, le lendemain du jour où ils avaient eu lieu, tandis que les autres feuilles ne les reproduisaient que plusieurs jours après. La manière de procéder de Woodfall était des plus extraordinaires. • Sans prendre aucune note pour venir en aide k sa mémoire, raconte l'auteur de l'article nécrologique qui lui est consacré dans V Animal Register, as-ni se servir d'aucun secrétaire pour faciliter son travail, il est connu qu'il écrivait seize colonnes, après être demeuré plusieurs heures dans une galerie encombrée par la foule, sans prendre un seul instant de repos. » Cette manière de travailler, dont il était fier et qui lui rapportait plus d'éloge que de profit, finit par altérer sa santé. Il dut renoncer k la' publication du Diary. — Un de ses fils, Henri Woodfall, s'est aussi fait une certaine réputation littéraire.
WOODFOBD, village d'Angleterre, comlé d'Essex, k 10 ktlom, N.-E. de Londres; 2,800 hab. C'est un grand village composé de belles maisons de campagne appartenant à des habitants de Londres. On voit dans le cimetière un if de taille extraordinaire et un monument d'ordre corinthien. On dit qu'Olivier Cromwell et Milton habitèrent Woodford.
WOODFORD (Samuel), poëte anglais, né en 163S, mort en 1700. 11 suivit d'abord la carrière du barreau, entra ensuite dans les ordres et devint successivement recteur de Hartley-Maudet (1676), chanoine de Chiehester (1676) et de Winchester (1680). On a de lui une Paraphrase en vers lyriques des. psaumes; la Paraphrase en vers de plusieurs cantiques; la Légende de l'Amour, poème en trois chants; Ode d ma muse ; Paraphrase do quelques hymnes choisis de l'Ancien et du Nouveau Testament, etc.
WOODFORDIE s. f. (oud-for-di — de Woodford, botan. angl.). Bot. Syn. de Ghisléb, genre de lythrariées.
WOODHEAD (Abraham), controversiste anglais, né en 1608, mort en 1678. Il fit ses études k l'université d'Oxford et y obtint une place d'associé (fellowship). Il entra ensuite dans les ordres, alla visiter le continent, et k Rome devint le professeur de mathématiques du duc de Buckiugham, qui, k son retour en Angleterre, lui donna un logement dans son hôtel. En 1648, Woodhead perdit son titre d'associé de l'université d'Oxford, parce qu'on le soupçonna de pencher vers le catholicisme; il ne le recouvra qu'après la restauration et passa ses dernières années dans la retraite. 11 avait pris une part activa aux discussions théologiques de son époque et
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n'avait pas craint <le tenir tête Aux controversistes les plus savants et les plus redoutés. On a de lui un assez grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Exposition raisonnable de la doctrine catholique pour servir de guide dans les controverses de religion (1666); Vie de sainte Thérèse (1669); Considérations sur le concile de Trente (1671) ; Traduction des Confessions de saint Augustin et de la vie du saint par Possiditts (1679); Courte relation de l'ancien gouvernement de l'Eglise (1684), etc.
WOODIIOCSE (Jacques), chimiste américain, ne dans l'Amérique du Nord en 1770, mort en 1809. Après avoir fait ses études à l'université de Pensyivanie et accompli quelques voyages, il se fit recevoir docteur en 1792 et fut nommé, la ,même année, professeur de chimie à l'université qu'il venait de quitter comme élève. Or. a de lui : Analyse des végétaux astringents (thèse de doctorat, 1792) ; Manuel du jeune chimiste et laboratoire portatif (1797 , in-8°); Réponse aux observations du docteur Priestley sur la doctrine du phlogistiqne et la décomposition de Veau (dans les Transactions de la société philosophique, t. IV); une traduction anglaise de la Chimie de Chaptal (1807, 2 vol. in-8«).
WOODHOBSE (Robert), mathématicien anglais, né à Norwich en 1773, mort en 1827. Il fit ses études a l'université de Cambridge, se livra pendant plusieurs années à l'enseignement et fut appelé, en 1820, k occuper à cette même université une chaire de mathématiques qu'il quitta deux ans plus tard pour celle d'astronomie et de philosophie expérimentale, à laquelle il joignit, en 1824, l'emploi de directeur de l'Observatoire. Woodhouse cultiva le premier en Angleterre les méthodes d'analyse que le génie des mathématiciens du continent avait rendues supérieures à celles de Newton qui étaient seules connues dans la Grande-Bretagne à cette époque. Le premier, également, il introduisit l'analyse dans un ouvrage écrit pour l'usage des étudiants anglais, et il peut être regardé comme le promoteur du mouvement qui conduisit les mathématiciens de cette contrée à assimiler leurs méthodes à celles des savants du continent. Outre différents mémoires insérés dans les Philosophicnl Transactions, on a de lui quatre ouvrages importants et écrits dans un style qui est d'une grande précision et d'une grande clarté. Ces ouvrages sont ; Principes de calcul analytique (Cambridge, 1803, in -8°) ; Eléments de trigonométrie (Cambridge, 1809, in-8»), livre dont le docteur Peacock a dit qu'il avait contribué plus qu'aucun autre à révolutionner les études mathématiques en Angleterre; Traité sur les problèmes isopérimétriques et sur le calcul des i>ariations (Cambridge, 1810, in-8<>), et Traité sur l'astronomie (Cambridge, 1812-1818, 2 vol. in-so).
WOODSIE s. f. (ouou-dsl — de Wood, botan. angl.). Bot. Genre de fougères, de la tribu des polypodiées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans les régions tempérées rt les régions froides de l'bémisphère nord et de l'Amérique du Sud.
— s. f. pi. Groupe de fougères, ayant pour type le genre woodsie.
WOODSTOCK, bourg et paroisse d'Angleterre, comté et à 14 kilom. N.-O. d'Oxford; 8,000 hub. Fabrication considérable de gants et d'objets divers en peau ; ftibrique d'objets en acier poli, moins prospère qu'autrefois. Cette ville est fameuse dans l'histoire par le séjour prolongé qu'y firent Henri 1er et Henri II. Ce dernier y construisit un château pour sa maîtresse, la belle Rosemonde. Patrie du fameux prince Noir et de Chaucer. Aux environs de Woodstock, on voit Blenheim, magnifique résidence construite sous le règue de la reine Anne, aux frais de la nation anglaise, pour John Churchill, duc de Marlborough, en récompense de la victoire qu'il remporta sur les armées françaises et bavaroises, près du village de filenbeim, en Allemagne. Ou arrive au château par un arc de triomphe d'ordre corinthien ; à gauche, en entrant, on trouve la maison du vicaire, et, à droite, une belle colonne érigée parSarah, duchesse de Marlborough. L'intérieur du château présente une salle magnifiquement peinte, des tableaux de grande valeur, une riche bibliothèque et une jolie chapelle. Les jardins sont dessinés avec beaucoup de goût et le parc est richement boisé.
Woodatork OU le CariUltr, histoire du
temps de Cromwell, roman de Walter Scott (1826, 2 vol. in-8°). Les malheurs des Stuarts ont été une mine féconde où Walter Scott a puisé le sujet d'une grande partie de ses romans; dans le Monastère et dans l'Abbé, on a vu figurer Marie Stuart ; dans les Aventures de Nigal, Jacques Ier son fils; on a vu la lintragique de Charles 1er dans l'Officier de fortune; les aventures du prétendant Chartes-Edouard dans Wawerley, et celles de Charles II dans Peveril du Pic. C'est encore ce même Charles II qui vient nous occuper, dans ce roman, de ses dangers, de ses moyens d'évasion et de ses intrigues amoureuses. Après la déroute de Worcester, il erre, inconnu et déguisé dans les forêts de la Grande- Bretagne, cherchant à gagner le château de Woodstock, vaste demeure où l'immensité des constructions, la profondeur et les sinuo-
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sites des souterrains et surtout la fidélité éprouvée du brave sir Henri Lee, lui promettent le refuge le plus sûr qu'il lui soit permis d'espérerdans sa triste position. Charles n'a avec lui qu'un seul compagnon : c'est Albert Lee, le fils de sir Henri et le guide du prince au château de Woodstock ; un détachement des trouprs de Cromwell occupe les environs de ce château; le Pailement a ordonné le séquestre de ce domaine, et trois commissaires chargés de l'exécution sont décidés à y établir leur domicile. Telle est la situation des lieux, des événements et des personnages imaginés par fauteur au moment OÙ il va introduire l'illustre' fugitif dans le château de Woodstock, autrement appelé la Loge royale. Cette retraite, qu'il s était figurée comme la plus sûre, la plus inaccessible, va devenir pour lui le piège le plus dangereux et, suivant l'énergique expression de Cromwell, une véritable souricière, dont il parait impossible qu'il échappe autrement que pour tomber entre les mains de ses ennemis. Il échappera, pourtant, et à. l'espionnage de Tomkins, et à la vigilance intéressée des commissaires,, et aux blocus des soldats, et aux recherches personnelles de Cronrwell , qui ne dédaigne point de se transporter luimême au château pour ne point laisser à d'autres qu'à lui l'honneur d'une aussi importante capture. Charles échappera et le lecteur le verra couronner par un dénoûinent heureux le prodige de son évasion et rentrer
v à Londres aux acclamations de ses partisans.
~ Dans ce roman, Walter Scott s'est attaché à reproduire scrupuleusement, d'après les médailles et d'autres monuments contemporains, les traits et la physionomie des principaux personnages. Au premier rang figure Cromwell, dont le portrait se fait remarquer après ceux qu'ont tracés de lui Bossuet et Voltaire et qui sont plutôt des morceaux de style que de véritables portraits historiques. C est ensuite Charles II qui fixe le plus l'attention; il arrive au château de sir Henri Lee déguisé en femme, et son premier soin est de chercher à séduire une jeune fille qu'il rencontre auprès d'une fontaine; introduit au château sous ces habits féminins, il poursuit ses projets de séduction sur la noble fille de sir Henri, et finit par se battre avec le neveu de sir Henri auquel elle est promise en mariage. Une circonstance habilement ménagée jette sur cette situation une couleur toute particulière; le frère de la belle Alice est ce même Albert Lee qui, seul dans la famille, connaît le nom et la dignité de son hôte. Son dévouement à la personne du prince et à la cause royale n'est cependant pas altéré par les coupables intentions de Charles, et ses actes de courage au moment de l'attaque et de l'incendie du château par les troupes de Cromwell paraissent au-dessus des. forces d'un frère outragé dans ce qu'il a do plus cher; c'est le fanatisme du royalisme triomphant de l'épreuve là plus terrible qui pût lui être imposée. Au milieu de ces scènes orageuses, Walter Scott trouve le secret d'en placer quelques-unes assez plaisantes, tirées des mœurs de l'époque. Rien n'est plus comique que les stratagèmes nocturnes employés par le docteur Roehecliffe pour effrayer les commissaires du Parlement et les obliger de se retirer. On aime à voir ce scélérat de Tomk.ns, cet espion infidèle à tous les partis, tomber dans le piège qu'il a tendu, et 1 arrivée de Cromwell sur le lieu de sa sépulture, dans l'obscurité d'une forêt, rappelle les inventions effrayantes de Lewis et de mistress Rudeliffe. C est également un singulier personnage que celui de Wildrake, royaliste écervele, toujours prêt à compromettre par ses folies la cause qu'il défend et s'empoitant enfin jusqu'à frapper de son épée Cromwell lui-même, au milieu de ses officiers et du ses soldats. La meilleure traduction française de cet excellent récit est celle de M. Defauconpret.
WOODSTOCK, ville des Etats-Unis d'Amérique, dans l'Etat de Vermont, à 90 kilom. S. de Montpellier ; 4,000 hub.
WOODSTOCK, bourg des Etats-Unis, dans l'Etat do Connecticut, à 64 kilom. N.-E. de Hartford; 3,900 liab.
WOODSTOCK (Thomas), duc de Glocester.