‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 931 sur 1042 · W0LP · texte numérisé non relu

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déterminants, dont il va jusqu'à dire que les effets sont inévitables. Selon lui, « il est impossible qu'on ne veuille pas le bien, qu'on ne déteste pas le mal, dès qu'on les connaît clairement; or, ce qui nous fournit le motif par lequel nous sommes déterminés k vouloir nous lie par là même à agir, car on ne peut agir sans motif. Wolf formule ainsi la régie générale d'où découlent tous nos devoirs : « Fais ce qui peut rendre véritablement plus parfait ton état et celui des autres, amant qu'il dépend de toi. ■ Quant à la perfection, elle consiste dans l'accord de l'état actuel da l'homme avec l'état qui précède et avec celui qui doit suivre.

. Les principaux ouvrages de Wolf en langue allemande sont : Pensées raisonnables sur les forces de l'esprit humain et leur juste emploi duns la connaissance de la vérité (Halle, 1712) ; Sur Dieu, le monde, l'âme humaine, etc. (Francfort et Leipzig, 1719); Pensées raisonnables sur les opérations de la nature (Halle, 1723;; Sur les actions de l'homme dans la recherche de son bonheur (Halle, 1720); Sur te bonheur des hommes et sur la société considérée comme un moyen de procurer le bonheur de l'espèce humaine (Halle, 1721); Institution du droit de la nature et des yens (Halle, 1754), traduit en français par Lusac (Leyde, 1772) ; Ecrits philosophiques détachés (Halle, 1740) ; Dictionnaire de mathématiques, etc. Il a publie en latin les oeuvres suivantes : Philosophia raliouatis, sive lugica melhodo scientifica pertractata (Francfort et Leipzig, 1728, 2 vol. iii-4") ; Psychologia empirica (Francfort et Leipzig); Philosophia prima, sioe ontologia (Francfort et Leipzig, 1730) ; Cosmologia generuiis (1731) ; Psycnotogia rationulis (1734); Theotogia naluralis (1736); Philosophia practica uuiversalis (1738-1739, 2 vol. in-40) ; Philosophia moratis, sive ethica (Halle, 1732, 4 vol. in-40) ; Jus naturs (Francfort et Leipzig, 8 vol. in-4°); Jus gentium (Halle, 1752); Spécimen physics ad theologiam naturalem applicals. Wolf a, en outre, fourni de nombreux articles aux Acta eruditorum de Leipzig.

WOLF (Jean-Christophe), en latin Wolfiu», théologieu et philologue allemand, né à Wernigeroue en 1683, mort en 1739.11 lit ses premières études k Hambourg, ou il trouva un protecteur et un ami dans Je célèbre Fabricius, qui l'accueillit chez lui et mit a sa disposition sa vaste bibliothèque. Le jeune étudiant sut profiter de tous ces avantages, et, avant d'avoir atteint sa vingtième année et d'avoir commencé ses cours universitaires, il avait lu non-seulement les plus importants parmi les écrivains anciens, mais au^si le commentaire tout entier d'Euslathius sur Homère; aide par sou condisciple Pierre Zoru, il avait dressé une liste de tous les auteurs mentionnés dans ce commentaire, liste qui est imprimée dans la Bibliotheca Grsca de Fabricius, où l'on trouve également un travail analogue, fait par Wolf, sur les auteurs cités dans les Scholies sur Apollonius de Khudes. Ayant obtenu une bourse à l'université de W.tlemberg, Wolf s'y rendit en 1703 et y fut reçu l'année suivante docteur en philosophie. Il y ouvrit alors des cours libres; mau l'agitation produite par les iucursious des Suédois dans le nord de l'Allemagne l'obligea de quitter cette ville en 1707 et de revenir a Hambourg. Ivoiiinié peu a^res corecteur du gymnase de Flensbourg, il employa l'année 1708 k parcourir la Hollande ei l'Angleterre et s'occupa surtout , pendaiit ce voyage, d'explorer les bibliothèques publiques de ces deux pays. De retour en Allemagne, il se démit de son emploi à Flensbourg, et, après avoir fait un voyage eu Danemark en 1710, revint k Wittemberg, où il fut nommé professeur extraordinaire à la Faculté da philosophie. Deux ans pius tard, il accepta une chaire de langues orientales au gymnase de Hambourg, dont il fut nommé recteur en 17 15. Quelques mois plus lard, il joignit k ces fonctions celles de pasteur de l'église principale de Hambourg. Wolf n'avait jamais voulu se marier ; ses études continuelles et l'amour des livres, qu il avait contracté par ses rapports avec Fabricius, ne laissaient de place dans son cœur pour aucun autre genre d'attachement. Il avait recueilli une foule d'ouvrages orientaux et rabbiniques, tant imprimés que manuscrits, et k sa mort il iégua k la ville de Hambourg sa bibliothèque, qui renfermait plus de 25,000 volumes.

Wolf lit pour la littérature juive et rabbinique ce que Fabricius avait fait pour les littératures grecque et latine, et les ouvrages qu'il publia sur ces matières sont encore aujourd'hui presque indispensables à tous ceux qui s'occupent de cette branche de la philologie. Les plus importants de ces ouvrages sont VJJistoria lexicorum hebraicorum (Wittemberg, 1705, in-8°) et la bibliotheca hebraica (Hambourg, 1715-1733, 4 vol. in-40), que complète l'ouvrage de H.-P. Jaecher, intitulé : Nova bibliotheca hebraica (Hambourg, 1733- 1784, 2 vol. iti-40). Wolf ne s'est pas moins fuit remarquer par ses travaux sur la philologie classique qurî par ceux qu'il a écrits sur la philologie rabbuiique. Parmi ses publications en ce genre, nous citerons les éditions des Epistolte de Libanius (Amsterdam, 173s in-fol.) et des Fables de Phèdre (Hambourg' 1709, in-8<>) ; puis, Anecdota grsca sacra et profana (1722-1723,4 vol. iu-8<>),etc. Enfin, on lui doit encore plusieurs dissertations sur diffé-.

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rents points d'érudition ; une Histoire des Bogomiles,- en latin (1712, in-40) ; une Notice surles Caraites, aussi en latin (1714. in-40), etc. WOLF (Jean-Chrétien), érudit allemand, frère du précédent, né à Wernigerode en 1689, mort en 1770. Après avoir terminé ses éludes, il visita, comme son frère, la Hollande et l'Angleterre, revint en Allemagne en 1716 et y ouvrit des cours publics de physique. En 1723, il fut appelé à professer cette science, ainsi que la poésie, au gymnase de Hambourg, et, à l'exemple de son frère, il légua en mourant sa bibliothèque k cette ville. On a de lui : Sapphus poetris lesbiss fragmenta et elogia, grsce et latine (Hambourg, 1733, in-4°); Poetriarum oeto, Mysus, Myrtidis,Erinnie,Corim>s,Telesilla,Nnssidis, Anyt«, Elephuntidis fragmenta, gr.-lat. (Hambourg, 17-35, in-40); Mulierum grscurum qua oratione prosa usx sunl fragmenta et elogia, gr.-lat. (Gœttingiie, 1739, m-4u) ; Monnmenta typographica qvs artis hujus prmslantissimn originem, laudem et abusum posteris prodtmt (Hambourg, 1740, 4 vol. in-8°), recueil fort estimé.

WOLF (Jean-Christophe), voyageur allemand, né dans le Mecklembourg-Schwerin en 1730, mort dans les dernières années du xvme siècle. Il eut, dès l'enfance, k lutter avec' la misère et, après diverses vicissitudes, réussit k faire ses études théologiques à Berlin. Embarqué presque par force, comme ministre, sur un bâtiment de la Compagnie hollandaise des Indes orientales, il obtint a. son arrivée en Orient un emploi dans les bureaux de l'administration de JaiTnapatam, et séjourna vingt ans dans l'Ile de Ceylan. Il revint alors en Europe, et fut nommé bailli dans sa patrie. On ignore l'époque de sa mort. H a publié en'alleinand : Voyage à Ceylan avec une relation du gouvernement hollandais à Ju/fnapatam (Berlin et Sieitin, 17S2, in-8°). Celte relation, qui est fort estimée, a été traduite en français par Langlès et insérée par lui dans l'ouvrage intitulé : Description du Pégu et de Vile de Ceylan (Paris, 1793, in-80).

WOLF (Gaspard-Frédéric), anatomiste et physiologiste allemand, né à Berlin en 1735, mort en 1794. 11 rit ses études médicales à Halle et fut reçu docteur en 1759, après avoir soutenu Sur la génération une thèse fort remarquable, dans laquetle se trouvent les germes de nos doctrines modernes sur l'embryogénie. Il revint ensuite se fixer dans sa ville natale. Il y resta dix années, au bout desquelles il fut appelé à Pelersbourg pour y occuper la chaire d'anatomie et de physiologie. C'est dans la collection des Mémuires de l'Académie des sciences de cette ville qu'il a publié ses travaux les plus importants : celui Sur la formation du canal intestinal et la longue série de ses Mémoires sur la structure du cœur.

WOLF (Ernest- Guillaume), compositeur allemand, né à Gross-Behringen, près de Gotha, en 1735, mort en 1792. Il lit ses études aux gymnases d'Eisenach et de Gotha et alla suivre, en 1755, les cours de l'université d'Iéna; mais il ne tarda pas k se consacrer exclusivement k la musique, qui, depuis son enfance, avait été sa distraction favorite. Il fit dans cet art des progrès rapides et, étant devenu directeur de la musique au co lége de Munich, il fil exécuter dans cet établissement ses premières compositions. Après avoir ensuite passé quelque temps à Leipzig, il obtint, en 17C1, la placede premierviolou de 2a chapelle du duc de Weiinar. Plus tard, il devint professeur de clavecin de la jeune duchesse Amélie et maître de la chapelle ducale. Wolf a laisse des compositions à peu près dans tous les genres; nous citerons les suivantes : le Triomphe du Sauveur, cantate de Herder; le Sauteur souffrant, drame de la Passion ; plusieurs Cantates de fêtes, des Oratorios; des Opéras, tels que : la Fête des roses (1771); les Députés de village (1773); les Charbonniers fidèles (1773) ; la Jardinière (1774J ; la Soirée au bois (1775) ; le Gros lot, Jphigénie (1779); Probité et amour (1782); l'Ermite dans l'ile de Formentera (17S6); le Voile (1786); les Erreurs de ta magie (1786) ; Atceste, opéra de Wieland ; Erwin et Elvire, ' le Atoude dans ta lune, etc.; une foule de Symphonies, de Quatuors, de Quintettes, de Sonates pour piano et pour d'aucres instruments. Wulf a aussi écrit quelques ouvrais sur la musique, tels que : Petit voyage musical fait dans les mois de juin, de juillet et d'août 1782 (Weimar, 1784); Instruction musicale concernant les intervalles, ta tonalité, les consounances, etc. (Dresde, 1788, in-fol.) ; Vérités sur ta musique, énoncées franchement par un honnête homme de l'Allemagne, etc.

WOLF (Frédéric-Auguste), l'un des plus grauus^ philologues de l'Allemagne , né à HainroUe (Saxe) en 1759, mort en 1824. Il fut élevé avec beaucoup de soin par sou père, qui était organiste k Hainrode et qui .e plaça, lorsqu'il eut atteint sa septième année, au gymnase de Nordhausen. Ce fut surtout sous l'uinuence des leçons et des conseils de Huke, directeur de cet établissement, que Wolf sentit s'éveiller eu lui cet amour de l'antiquité qui ne l'abandonna jamais, et qu'il contracta une habitude, qui est l'un des caractères les plus saillants de sa vie littéraire, celle de penser et de juger par lui-même, sans se laisser guider par aucune influence

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étrangère. En suivant ce système et en faisant de son temps un emploi consciencieux, il avait lu, avant de se rendre à l'université, tous les auteurs anciens, ainsi que la plupart des auteurs allemands, français, anglais, italiens et espagnols. La première intention de son père avait été de faire de lui un musicien, et, après lui avoir lui-même appris,

. ainsi qu'à son frère puîné Georges-Frédéric, tout ce qu'il était capable d'enseigner de .son art, il les envoya tous les deux au savant organiste Schrœter ; mais l'espoir du vieux Wolf ne fut réalisé que par sou jeune fils, et, quoique Frédéric-Auguste connût à fond la musique, chantât et jouât de différents instruments, il ne regarda jamais cet an que comme un élégant amusement, qui ne devait pas le détourner des études (dus sérieuses auxquelles il avait voué sa vie. En 1777, il se rendit à l'université de Gœttmgue, dans l'intention de s'y appliquer exclusivement à la philologie. De tout temps, il trouva plus avantageux d'étudier seul, ce qui fit qu'il suivit très-irrégulièrement les cours de l'université, Heyne, qui avait remarqué les fréquentes absences de Wolf et qui était mécontent du désorJre apparent de ses études, refusa de l'admettre à un cours particulier qu'il faisait sur Pindare; k dater de cette époque, Wolf se tint complètement à l'écart de Heyne et n'essaya même pas de solliciter auprès de lui une place au séminaire philologique, bien qu'il eût tiré un grand profit des avantages pécuniaires attachés k cette fonction. Il dut se créer des ressources en donnant des leçons de grec et d'anglais aux autres étudiants, et ce fut pour avoir un livre anglais qu'il pût lire avec ses élèves qu'il publia en 1778 une édition de Macbeth, avec un commentaire en allemand. Heyne faisait, a cette époque, autorité dans toutes les questions philologiques, et suivant l'usage Wolf, avant dé quitter Gœttingue, lui présenta une dissertation sur Homère, dans laquelle il

. émettait certaines opinions qui différaient radicalement de celles de Heyne ; ce dernier refusa dédaigneusement ce travail.

Eu 1779, Wolf fut nommé professeur au collège d'iiefeld, et ce fut pendantson séjour dans cette ville qu'il publia son édition du lianquet'ie Platon (Leipzig, 1782, réiinp. en 182SJ, qui obtint les .suffrages des philologues les plus éminents et qui le fit appeler à la direction de l'école d'Osterode, dans le Harz. L'année suivante, on lui offrit l'emploi de directeur du gymnase de Géra, en même temps que la chaire de philosophie de l'université de Halle et la direction de l'institut pédagogique, dépendant de cette université. Bien que le poste qu'on lui offrait à Halle fût inoins lucratif que celui de Géra, Wolf le j

f préféra cependant à ce dernier parce qu'il I ui ouvrait une sphère d'activité plus en rap- ! port avec ses travaux précédents. Sa nié- I thode d'enseignement à Halle fut tellement différente de celles qui avaient été suivies jusqu'alors, que pendant la première année il fut peu compris et peu apprécié par les étudiants; il sentit alors qu'il devait donner un enseignement plus pratique et modifia sa manière d'enseigner; bientôt, il vit se presser à ses cours une fouie d'élèves, animés d'un véritable zèle pour l'étude. Grâce k l'appui du baron de Zedlitz, ministre prussien, il réussit k transformer l'institut pédagogique de Halle en séminaire philologique, analogue à celui que Heyne dirigeait à Gœttingue. Comme professeur, Wolf suiv.t une voie complètement originale, et, profondément convaincu que le .seul moyen de développer la vie intellectuelle et morale dans les écoles de l'Allemagne était d'activer l'étude des langues anciennes et de l'antiquité en général, il se proposa pour but principal de former un certain nombre de professeurs oapubles. Du reste, il regarda toujours renseignement comme sa vocation exclusive; les travaux littéraires et la réputation qu'ils eussent pu lui procurer n'eurent .jamais pour lui qu'une importance secondaire. Four donner une idée de sou activité extraordinaire com.i.e professeur, il nous suffira de dire que, pendant les vingt-trois années que dura son enseignement a Halle, il fil plus de cinquante cours différents sur des sujets liés à la philologie classique et à l'archéologie et qu'il eut, en outre, dans lu même intervalle, à s'occuper sans relâche de la direction du séminaire philologique. Afin d'avoir un texte convenable d'Hésiode pour un cours qu'il faisait sur la mythe, ogie, il publia, en 1784, une édition de sa Théogonie, avec une préface et des notes. Vers la même époque, un libraire lui demanda de publier une édition des œuvres d'Homère ; mais plusieurs années (devaient s'écouler avant qu'il eût exécuté ce grand travail. En 1789, il lit paraître sa célèbre édition des Discours de Ùëmosthène contre Lepline, avec la Déclaration d'JEtius Arislides sur le même sujet. L'érudition déployée dans l'introduction, la savante originalité du commentaire et ta justesse des corrections du texte établirent la réputation de Wolf à la fois comme philologue et comme critique.

Ce fut en 1795 que parurent les résultats de ses études sur Homère, dans l'ouvrage intitulé : Prolegomena ad Homerum, où il exposait son opinion sur la forme primitive de l'Iliade et de l'Odyssée, faisait l'histoire de ces poëmes et indiquait les moyens d'eu rétablir le texte originel. « Wolf s'efforçait de

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prouver, dit M. L. Vaucher, en signalant certaines incohérences du récit, quelques répétitions et eontradictions, que l'Iliade et 10dyssée avaient été formées par la réunion de

Elusieurs chants distincts; et même il signant dans l'emploi des mots, dans la construction des phrases, des variations particulières à certains chants et qui ne se retrouvaient point dans d'autres. Un semblable système causa dans le inonde savant une vive sensation. Il séduisit les uns par sa hardiesse et Sa nouveauté, par les étonnantes et. curieuses recherches dont il était le résultat; il excita chez les autres une surprise pénible en enlevant à leur admiration ce grand poète, qui depuis tant de siècles recevait les hommages de tous les amis des lettres. L'attention des savants et des littérateurs une fois éveillée sur ce sujet, l'hypothèse de Wulf fut soumise pendant plusieurs années à un examen toujours plus approfondi. Ou reconnut une grande analogie dans les premiers monuments poétiques des diverses nations, on distingua l'épopée primitive ou héroïque de l'épopée savante, et l'on admit en conséquence que les Grecs avaient dû avoir, comme les Indous, les peuples du Nord, les Germains, des chants épiques dont l'Iliade et l'Odyssée renfermaient sans doute les restes précieux. Mais, d'autre part, plus on étudia ces deux grands pofinies, sous le rapport de la composition, de la marche' du ré ■ cit, de l'accord des caractères, des qualités du style, plus on se sentait porté à croire que, malgré les altérations, les interpolations, les variations signalées, ils présentaient l'un et l'autre un ensemble si harmonique, si majestueux, une richesse si soutenue dans les images, les figures, une si grande vérité dans les caractères, dans la peinture des mœurs, en un mot l'empreinte si constante d'un grand génie, que chacun d'eux ne pouvait être l'œuvre de plusieurs chantres différents, et même que l'uuteur d'un de ces deux poôines avait dû être celui de l'autre. Au reste l'opinion de Wolf n'était pas si nouvelle qu'on l'avait cru d'abord; Vico, au commencement du xvitte siècle, avait déjà exprimé des doutes sur l'existence d'Homère. »

Ajoutons que les Prolegomena de Wolf ont exercé sur le mouvement de la philologie moderne une influence à laquelle ne peut prétendre aucun autre ouvrage du même genre; et, bien que les conclusions auxquelles l'auteur est arrivé soient aujourd'hui regardées comme très-contestables, c'est ce livre qui a donné naissance k cet esprit d'investigation critique qui caractérise les.

chefs-d'œuvre modernes de l'érudition germanique.

Pendant les années isoi et 1802, époque de sa plus grande activité littéraire, Wolf publia, entre autres ouvrages, une édition des quatre discours prononcés par Cicéron au retour de l'exil, puis une édition de la harangue Pro Marcello. Dans le commentaire qu'il avait joint k ces discours, il entreprit de prouver qu'ils étaient apocryphes et complètement indignes du génie de l'orateur latin, et qu'ils devaient être l'œuvre de rhéteurs d'une époque postérieure.

Les événements militaires de 1808 ayant amené la fermeture de l'université de Halle, Wolf, qui ne possédait d'autre fortune que ses modiques appointements, se trouva pendant quelque temps dans une situation des plus critiques. En 1807, il se rendit à Berlin et y prit, dès lors, une part active aux travaux de l'Académie des sciences, de laquelle il était membre. Il fut, en outre, l'un des organisateurs de l'université qui l'ut fondée en 1809 dans cette ville et fournit le plan d'établissement d'un séminaire philologique, dont il devait être le directeur; mais ce plan ne fut pas réalisé de son vivant. Il revint alors complètement à ses travaux d'érudition. De 1807 à 1810, il édita avec Buttmann le Musée d'archéologie, et, de 1817 à 1S20, il fit paraître les Analectes littéraires (4 vol. in-S°), qui sont peut-être la meilleur recueil philologique qui ait jamais été publié. Sa santé s'etant affaiblie, il partit pour le midi de la France et mourut peu de temps après être arrivé k Marseille.

Voici le jugement qu'un critique des plus autorisés en fait de .philologie classique et d'érudition allemande, M. Ch. GaluslVy, porte sur Frédéric-Auguste Wolf : « L'antiquité, dit-il, était pour lui tout un monde où chaque faculté de l'esprit trouvait son application et son aliment, où l'imagination même pouvait quelquefois s'égarer. Entreprendre de refaire la science de l'antiquité en substituant partout à une tradition mensongère le véritable esprit de l'histoire; rattacher entre elles toutes les parties qui la composent; en agrandir le domaine et en déterminer les limites ; défendre les chefs-d'œuvre classiques contre d'injustes attaques ou de banales admirations; puis remonter à l'origine des choses, se retremper .à la source de la poésie primitive, surprendre le secret de sa formation mystérieuse et arriver par l'observation des faits à une de ces lois générales que la philosophie seule se croyaitendroit de formuler, telle a été la tâche accomplie par Wolf. Sans cesser d'être de son siècle, ii s'est fait le contemporain des vieux âges. Sans dépouiller sa nationalité allemande, il a acquis droit de cité dans toutes les villes de la Grèce et de l'Italie ; il en connaît les mœurs,

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il en parle la langue; sous leur costume d'emprunt, il reconnaît les étrangers à. leur accent; son oreille est blessée de toutes les fausses not«s qui troublent l'harmonie des vers d'Homère... Wolf a fait passer à travers l'antiquité le souffle de l'esprit moderne; il a opéré clans l'histoire des lettres une révolution analogue à celle qui, au xvt» siècle, régénéra la philosophie. Il a rompu avec toutes les opinions prises k crédit, comme dit Montaigne, et est parti du doute pour faire appel à cette critique indépendante qui est la raison appl quée aux faits du passé. Avant Wolf, on jugeait les anciens d'après quelques principes préconçus, en rapportant tout a un type imaginaire, sans se rendre compte des circonstances au milieu desquelles s'était développé le génie de l'écrivain. A l'idée conventionnelle du beau, Wolf substitua celle de la vérité ; il chercha surtout dans le's écrits un tableau fidèle de la société qui les avait inspirés. •

Nous citerons encore, parmi les œuvres si nombreuses de Wolf : Tlteogonia flesiodm (Halle 1783); ffomeri opéra ad usum scholarum (Halle, 1783-1785); Epistola in Anlimachi reliquias (H»He, 1786); Histoire de la littérature romaine (Halle, Mil); Eléments d'histoire de la littérature grecque (Halle, 1787) ; Tetralogia dramatum grxcorum i Halle, 1787); Progr. ad Ivca Piatnnis, apologia Socratis, caput îx (Huile, 1790); M. A. Mureli variorum leclionum liber XVI II (1791); Luciani libelli quidam (Halle, 1791) ; Ciceronis Tasculans quxstiones (Halle,1792); Herodiani historia (Hall.', 1792) ; Lettres à Heyne à propos de nouvelles recherches sur Homère (Berlin, 1797); Suetonii opéra cum commentario Casauboni et notis Ernestii Ruhnkenii,etc. (Leipzig, 1802); Mélanges, en latin et en allemand (Halle, 1802) ; ffomeri et Bomeridarum opéra et reliquias grgee (Leipzig, 1804-1807); Muséum unttquitads studiorum (Berlin, 1808- 1811); Aristophane, les Nuées et. des fragments des Aclutrniens, traduits en vers allemands (Berlin, 1811-1812); Sur le Phêdou de Platon (Berlin, 1811); Platonis Eulyphro, apologia Socralis, Crito, grec et latin (1812- 1820); la Première satire d Horace (1813). Parmi Ses œuvres posthumes, nous mentionnerons : Quœxtiones Tusculanœ (Zurich, 1829); Consilia scholastica (Wei theim, 1829) ; Encyclopédie philologique (Leipzig, 1830); Leçons sur les quatre premiers chants de /'Iliade (Leipzig, 1831) ; Leçons sur l'antiquité (Leipzig, 1831-1835); Tableau de l'antiquité (Leipzig, 1833) ; Idées sur l'éducation, l'école et l'université (Quedlinbourg , 1835) ; Observations sur le bouclier d'Hercule (Quedlinbourg, 1840).

WOLF (Georges - Frédéric) , compositeur allemand, frère du précédent, né à Huinrode en 1702, mort en 1814. Il eut pour maîtres son père et le savant organiste Selnœter Après avoir complété -ses études à Gœttingue, il •devint, eu. 1785, maître de chapelle nu comte de Stolberget obtint en 1802, à Wernigerode, un emploi analogue qu'il conserva jusqu'à sa mort. Ses compositions musicales sont peu nombreuses et consistent en chansons, motets, sonates, exercices pour le clavecin et le chant, etc.; mais il a laissé quelques ouvrages didactiques, qui ont été longtemps fort estimes. Ce sont, entre autres : Courte instruction pour apprendre à jouer du clavecin (Gœttingue, 1783'; 1807, 5e édit., considérablement augmentée, in-8°); Introduction dans l'art du chant (Halle, 1784; 3" édit., 1804, in-8°); Dictionnaire abrégé de musique (Halle, 1787; 8« édit., 1806).

WOLF (l'ierre-Philippe), historien bavarois, ne à Pfaffenhofen en 1701, mou* en 1808. Après avoir dirigé, de 1799 à 1807, une importante maison de librairie à Leipzig, il afin, se fixer k Munich et entra k l'Académie des sciences de cette ville. On a de lui des ouvrages historiques pleins de savantes recherches, écrits avec conscience, excepté pour ce qui concerne le catholicisme, qu'il attaque avec toute la pa»sion d'un sectaire. Ni>us citerons : Histoire générale des jésuites (Zurich, 1789-f792, 4 vol. in-8°) ; Histoire de l'Eglise catholique romaine sous le pontificat de Pie VI (Leipzig, 1793-1798, 6 vol. iu-S<>); Histoire de ta religion et de l'Eglise en France (Zurich, 1802, 2 vol. in-8°), suite du livre précédent; Histoire de Maximilien /er et de son époque (Munich, 1807-1809, 3 vol. in-8°), renfermant des documents précieux pour l'histoire générale du xviio siècle.

WOLF (Frédéric-Guillaume), médecin allemand, mort en 1S37. H fut médecin du cer- . de royal de Poseu. Nous citerons, parmi ses écrits : De l'onanisme chez tes femmes et des moyens préventifs de cette habitude (Berlin, 1808, iti-8u) ; Remarques sur l'ouvrage d'Aronsohn intitulé Traite do toutes les maladies vénériennes' (Berlin, 1808, in-8°) ; De la nature et du moyen de reconnaître les maladies du système de la génération (Berlin, 1811, in -80).

WOLF (Jeait-Guillaume), écrivain allemand, mort à Darmstadt en 1855. On a de lui : Contes allemands (1845); Traditions néerlandaises (1845); le Fort de Tannenberg et ses fouilles, en collaboration avec Hafeuer (Alteneck, 1849) ; Contes allemands de la famille (1851); Théoriedes divinités allemandes (1852) ; Annales de la mythologie et des mœurs allemandes (1853-1854). Wolf avait, en outre,

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édité un journal en langue flamande, intitulé la Main fraternelle.

WOLF (Henri), biographe et historien nlle" mand, mort en 1857' k Pfaffenhofen, où il exerçait la profession d'avocat. Outre des Poésies (1831), il a publié sur l'histoire de la Bavière plusieurs .ouvrages, dont les plus remarquables sont t Histoire des Bavarois pour toutes les classes de la société (1832- 1834, 4 vol.) ; Trois rois de la dynastie de Wiltelsbach (1830) ; Maximilien- Joseph ior, roi de Bavière, histoire de sa vie et de soji règne (1830); Histoire et statistique de Munich (1838) ; Histoire de la Bavii're d'après les sources (1845); Histoire chronologique de iout ce qui est advenu de remarquable en 1848 et 1819 (1849-1850, 2 vol.).

WOLF (Ferdinand) , littérateur allemand , membre correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, né a Vienne le 8 décembre 1796, mort le 20 février 1866. 11 fit son droit k l'université de Gratz et vint ensuite k Vienne, où il devait entier dans le barreau; mais son esprit le portant surtout vers les éludes littéraires, il accepta avec empressement une place k là bibliothèque impériale de Vienne, k laquelle il rendit des Services éminents. Sous la double influence de l'école romantique et des tendances plus larges que prenait la philologie allemande, il se voua presque exclusivement k l'éiude de quelques langues romanes et en particulier du vieux français, de l'espagnol et du portugais. L'italien et le provençal ne l'ont occupé qu'accessoirement. On lui doit un grand nombre de découvertes fort intéressantes, car il avait le liair de l'érudit intelligent. Son jugement était sûr, sa critique nette et précise. Il a publié un grand nombre de romptes rendus qui, par l'originalité et la profondeur des recherches, sont souvent plus utiles k la science que les volumes dont il parlait. L'un des premiers, M. Wolf a deviné que la légende espagnole sur la a reine JSibile • devait son origine k un ancien poïsme français, qui a été trouvé depuis et publié. C'est lui qui a signalé k la bibliothèque de Vienne le preimer volume du Ilomun de Renard le contrefait et établi que c'était le commencement du poëiue conservé k la Bibliothèque nationale de Paris dans un manuscrit dont la première partie passait pour perdue. La France a donc de grandes obligations k ce savant, qui lui a révélé quelques-uns des morceaux les plus curieux de son ancienne littérature. Parmi ses publications, il faut signaler : Examen des travaux des Français sur leurs épopées nul ionales et des poèmes qu'ils ont publiés (Vienne, 1833); Floresta de rimas modernas castellauas (Pans, 1837); Primavera y flor de 7-omuuces (Berlin, 185GJ, en collaboration avec Conrad Hul'mann; Des lais et des téquences, essai sur l'histoire des formes rhythmiques et des mélodies des chansons populaires, et sur celle des citants religieux populaires au moyeu âge, avec huit facsimilé et oeuf suppléments de musique (Heidelberg, 1841); le Brésil littéraire, histoire de ta littérature brésilienne ; c'est le seul ouvrage de Wolf écrit eu français (Paris, 1864); Huou de Bordeaux (Stuttgard, 18S0) , excellente édition de ce poème; Etude sur deux livres populaires hollandais (Huon de Bordeaux et Sibile, Vienne, 1857). Il avait préparé aussi une édition d'un poème inédit de Baudouin de Conué, destinée k faire partie de la collection complète des œuvres de cet auteur publiée pur l'Académie de Belgique, et du roman, en vieux français, de Raoul do Houdenc, Merangis de Portlesgues.

Wolf Djoiricb, vieux potsine germanique du cycle des Aiebetungen; le pédant compilateur Gaspard von oer Roeu l'a publie au xve siècle, mais retravaillé par lui et mutilé. En voici l'ynalyse : Wolf Dietrich, fils de Hogo Dietrich, empereur de Constaniinople, était, uès l'âge de quatre ans d'une force si prodigieuse qu'il terrassait un boeuf et renversait quatre hommes d'un coup de poing. On persuada krempereurquecetenfant merveilleux était le produit d un commerce du diable avec la reine, et le pieux Hogo, saisi d'horreur, ordonna au duc de Merau d oter la vie au jeune prince, iléran exposa l'enfant dans une forêt ; puis, tourmenté de remords, il revint sur ses pas et trouva une bande de loups couchés autour de l'enfant comme pour le défendre. 11 redouta encore quelque sortilège, et, ayant fait une croix avec des branches d'arbre, il la présenta au petit Dietrich; mais, loin de manifester de l'effroi à sa vue, le jeune prince ta prit dans sa main et l'approcha de ses lèvres ; le digne chevalier fut alors bien convaincu que le pauvre enfant n'avait rien de commun avec le diable; il l'emporta donc dans son château et ii l'eleva comme son fils jusqu'à la mort du roi ; alors ii rendit k sa inere le jeune prince qui, en mémoire des loups de lu forêt, garda le nom de Wolf Dietrich;

Mais le même homme qui avait calomnié la reine du vivant de Hogo, le perfide Sabin, réussit k la faire chasser du palais, ainsi que son fils; tous deux allèrent chercher un asile dans le château du duc de Méran. Arrivé k l'âge d'homme, Wolf n'eutrien de plus pressé que de chercher k reconquérir son trône. Il se rendit vers Ortney, vaillant roi de la Lombardie, pour réclamer son assistance. Quand ii arriva, Ortney venait d'être dévoré par un dragon, et sa veuve inconsolable lui dit: "Si

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vous tuez ce monstre, mon cœur et ma main vous appartiennent. ■ Wolf court aussitôt à la recherche du dragon ; il le tue pendant son sommeil et lui arrache la langue, puis il repart pour aller porter son trophée a la reine. Des aventures' nouvelles le détournent de sa route ; il met à mort un magicien sarrasin ; la lille de celui ci, magicienne également, le poursuit de sa haine et de ses pièges: un pont s'écroule sous ses pas; il nage pendant trois jours avant d'atteindre Je rivage, qui toujours fuit à mesure qu'il avance; une vaste forêt s'embrase ensuite derrière lui ; il galope pendant quatre jours, sans cesse poursuivi par la flamme ; enfin, de "bonnes fées le recueillent et la sauvent.

Pendant tout ce temps, un imposteur, le sire de Vordeck, ayant trouvé la tète du dragon, l'avait présentée à la reine, qui s'émit vue contrainte de l'accepter pour époux, Wolf arrive le jour des fiançailles. Déguisé en pèlerin, il s'introduit dans la salle du festin. Sur la table était placée la terrible gueule du monstre, et chacun admirait le courage du vainqueur. Wolf entr'ouvre cette gueule: « Depuis quand, s'écrie- t-il, les dragons n'ontils pas de langue? je défie le sire de Vordeck de nous la montrer.» Puis il sort la langue de sa besace et la dépose sur la table. Yerdeck convaincu d'imposture est décapité. Wolf épouse la reine de Lombardie. L'année d'après, il marcha sur Constantinople, détrôna Sabin et le fit pendre. Plus tard, Wolf se retira dans le couvent deTischzung, où il mourut ea odeur de sainteté.

WOLFACH, ville du grand-duché de Bade, cercle du Khiu moyen, chef-lieu du bailliage de son nom, sur la Iiinzig, à Ï5 kiloui. S.-K. d'Offenbourg ; 1,900 hab. liuportuntcommerce de bois. Mines de plomb argentifère, de cuivre, de cobalt et d'antimoine.

WOLFAERTS (Arthur), peintre-flamand, né à Anvers. 11 vivait au xvue siècle ; il s'adonna à la. peinture historique, religieuse et à la peinture de genre. Ses grandes toiles sont composées simplement, et les personnages ont un caractère de noblesse assez rare chez les peintres de son pays. Qu»nt à ses petits tableaux, qui rappellent la manière de Teniers, ils représentent des scènes familières spirituellement traitées et d'un coloris agréable.

WOLFAST (Pierre), médecin allemand, né à Hanau en 1675, mort en 172S. Il fit ses études à Giessen, y fut reçu docteur en 1696, visita ensuite la Hollande, l'Angleterre et la France et, de retour dans sa ville natale , y obtint, en 1803, une chaire de physique et d'anutomie. Il devint, dans la suite, médecin du landgrave de Hesse-Cassel et doyen du collège de médecine de Hanau. On a de lui, entre autres écrits : Clavis philosop/iis expérimentons (1701) ; Amœnitates Hassisinferioris subterranex (1711); Pliysica curiosa experimentalis (1712) ; De thermis Empsensibus (1715); Histoi ia naturalis Hassix inferioris (1719); Description des fontaines salantes de Braltecher (1720) ; Observations sur les sources médicinales voisines de Hof-Geismar (1725).

WOLFE (James) , général anglais, né en 1726, mort en 1759. Fils d'un ollicier distingué, il fut de bonne heure destiné k la carrière militaire, reçut une excellente éducation et entra en 1741, avec le grade de lieutenant en second, dans le régiment dont son père était colonel. Il se signala, pendant la guerre de la succession d'Autriche, aux batailles de Dettingen (1742) et de Fontenoy (1745), assista, en 1746, k l'affaire de Fnlkirk, où l'armée royale fut défaite par les troupes du prétendant, et se distingua peu de temps après à la bataille de Culloden. Il fut aussi présent à la bataille de Lawfeld (1747), où il reçut une blessure assez grave. Promu successivement major (1748), lieutenant-colonel (1749) et colonel (1757), il fut nommé, la même année, quartier-maître général des troupes envoyées contre Rochefort sous les ordres de srr John Mordaunt. Tandis que les chefs des forces de terre et de mer de cette expédition mal préparée perdaient leur temps dans d'inutiles discussions, Wolfe débarqua et s'avança jusqu'à 4 kilomètres dans l'intérieur. On ne tint aucun compte de son rapport sur l'absence d'obstacles à une descente , ni de Son offre de la tenter lui-même si l'on mettait à sa disposition 3 vaisseaux et 500 hommes; mais ces circonstances furent connues de Pitt, et ce fut là le motif pour lequel il appela peu après Wolfe à un commandement au Canada. Attaché , en 1758, avec le grade de brigadier général à l'expédition anglaise envoyée contre le Cap-Breton , sous les ordres de l'amiral Boskawen et du général Amherst, le jeune officier eut la part la plus gluiieuse à la prise de la forteresse de LouUbourg et fut rappelé aussitôt en Angleterre par Pitt qui, l'année suivante, l'éleva au grade de major général et lui donna le commandement des troupes de terre qui faisaient partie de l'expédition dirigée contre Québec. Jamais général aussi jeune -n'avait été appelé à un commandement de cette importance, et le choix de Pitt souleva de la part des vieux officiers des réclamations sans nombre, qui ne purent changer en rien la détermination du ministre. L'expédition arriva sur les côtes d'Amérique au commencement de juin, et tandis qu'Anihers s'emparait des forts français des lacs du nord, Wolfe se

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prépara a attaquer la capitale du Canada. Il remonta le fleuve Saint-Laurent avec une flotte nombreuse et 8,000 soldats, et exécuta du côté de l'est sur Québec plusieurs attaques , qui lui coûtèrent de grandes pertes. Les ouvrages de défense du marquis de Montcalm , qui avait concentré sur ce point toutes les forces françaises, et les difficultés naturelles des lieux rendaient le succès plus que douteux. Après deux mois de tentatives infructueuses pour déloger les Français des positions avantageuses qu'ils occupaient à l'embouchure du Montmorency, Wolfe chan-

fea de tactique. Il se rembarqua dans la nuit u 12 au 13 septembre, et réussit, après avoir vaincu les plus grandes difficultés , à aborder la côte ouest de Québec, dans la plaine d'Abraham. Montcalm se vit alors forcé d'abandonner ses positions et de s'en remettre, pour le sort de la ville, aux chances d'une bataille. La lutte fût longue et acharnée, mais enfin la victoire se déclara |>ov.r les Anglais. Wolfe et Montcalm furent blessés mortellement. Le premier, atteint de trois coups de feu , fut emporté de la mêlée. • Du lieu où il se trouvait, rapporte un témoin oculaire, il levait de temps en temps la tête pour regarder sur le champ de bataille , jusqu'au moment où il sentit sa vue s'affaiblir. Il demeura alors quelques instants sans mouvement, ne donnant d autre signe de vie qu'une respiration gênée ou un gémissement étouffé. Tout à coup, un officier qui se trouvait à ses côtés, s'écria : « Voyez, » comme ils fuient! — Qui fuit? ■ s'écria Wolfe à son tour, en se soulevant soudain sur son coude. • Les ennemis, répondit l'of- » licier; ils courent dans toutes les diree- » tions. — Que Dieu soit louél reprit Wolfe, «après une courte pause , je mourrai con- » tent. ■ Ce furent ses dernières paroles; il retomba et, se tournant sur le côté, il expira comme par une violente convulsion. Il était à peine âgé de trente - trois ans lorsqu'il mourut ainsi , Nelson de l'armée de terre, en recevant la nouvelle de la victoire qu'il avait remportée... • Le marquis de Montcalm, transporté dans la ville, y expira le lendemain en prononçant des paroles aussi admirables que celles de son vainqueur (v. Montcalm). Cinq jours après la bataille, Québec se rendit et le Canada fut perdu pour la France.

La dépouille mortelle de Wolfe fut rapportée en Angleterre et inhumée à Greenwich, où un monument lui fut élevé eu 1760. La Chambre des communes avait déjà voté l'érection à sa mémoire, dans l'abbaye de Westminster , d'un autre monument, qui fut terminé en 1773. Une colonne marque la place où il fut blessé, et, récemment, le gouvernement du Canada a fait construire sur le champ de bataille un obélisque de 20 mètres de hauteur, portant sur l'une de ses faces le nom de Wolfe, et sur l'autre, celui de Montcalm.

Wolfe (mort du général) , tableau de B. West (1770). La composition est divisée en trois groupes : au milieu est placé le général , soutenu par quelques officiers, taudis que le chirurgien - major Adair cherche à étancher le "sang qui coule de la blessure. Le cri de victoire vient de frapper l'oreille du général mourant, et, avec l'aide du major Barré, il cherche à se soulever pour jeter un dernier coup d'ceil sur le champ de bataille. Le principal personnage de l'autre groupe est le général Monkton qui, blessé lui-même, semble oublier sa douleur et ne s'occuper que de la perte de son ami. A gauche , on voit un montagnard, un tirailleur et un Indien; à droite, les soldats anglais. Le talent que déploya le peintre dans ce magnifique tableau causa une révolution artistique en 'Angleterre. Il ne fut cependant payé que 7,500 francs a. l'auteur. L'original se voit chez le marquis de Westminster; mais il en existe six copies dans d'autres cabinets. Il a été très-bien gravé en 1776 par Guillaume Wollett. Une copie de la même grandeur a été faite par le graveur Théodore Falkeysen ; Réveil l'a également gravé au trait en 1831. •

WOLFE (Charles) , poëte irlandais.de la famille du précédent, né à Dublin en 1791, mort en 1823. Il fit ses études à l'université de Dublin. Un chagrin d'amour le fit entrer dans les ordres en 1817. 11 devint alors pasteur de la petite paroisse de Ballyclog, dans te comté tle Tyrone; mais le zèle avec lequel il s'acquitta de ses fonctions ei le peu de soin qu'il prit de sa santé déterminèrent en lui les germes d'une maladie de poitrine, qui l'enleva avant qu'il eût atteint sa trente-deuxième année. Ses œuvres littéraires furent recueillies et publiées par un des«3amis en 1825, sous le titre d'Œuvres posthumes de Charles Wolfe, Elles se composent de quinze sermons, d'un recueil de pensées diverses et de plusieurs petits poèmes. Celle de toutes ces compositions qui est la plus remarquable, et à laquelle l'auteur doit surtout sa réputation de poète, est l'ode intitulée V Enterrement de sir John Moore, qu'il composa en 1817, en lisant la relation de cette cérémonie écrite par Southey dans VEdinburgh Annual Itegister. Cette pièce de vers fut insérée, sans l'aveu de l'auteur, dans le New Tetegraph, et reproduite à l'envi par tous les journaux de Londres; mais l'auteur en demeura presque in-

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connu jusqu'en 1824, où la paternité de cette ode donna lieu à une vive discussion, par suite de l'éloge que Byron en avait fait et qui se trouva rapporté dans l'ouvrage publié, cette année-là, par le capitaine Medwin, sous le titre de Conversations de Byron. Parmi les autres pièces du recueil des œuvres de Wolfe, il faut mentionner particulièment ses paroles pour l'air populaire irlandais Gramachree, qui ne sont pas inférieures en mérite au poëine sur l'enterrement de Moore. . *

WOLFENBUTTEL, anc. Guelferbytum;\\\\o du duché de Brunswick, sur 1 i'Ocker, à 14 kilom. S. de- Brunswick; 11,000 hab. Ch.-I. de district ; cour suprême de Brunswick; consistoire évangélique luthérien ; gymnase.

Cette ville, placée au centre du grand réseau de chemins de fer de l'Allemagne, était autrefois entourée de fortifications, qui ont été transformées en promenades. Ancien château, jadis résidence des seigneurs de Wolfenbuttel et aujourd'hui des ducs de Brunswick. Le rez-de-chaussée en est occupé par un manège ducal et la partie supérieure contient la célèbre bibliothèque de Wolfenbuttel, dont Léssing fut longtemps conservateur et qui ne contient pas moins de 270,000 volumes, 10,000 manuscrits et une foule d'éditions princeps, en même temps que 1,400 éditions différentes de la Bible. Fabrique de rubans de fil, de cuirs, de savon, de liqueurs, de toiles , de papier, de vitriol et de tabac; blanchisseries de cire , etc., tous ces produits formant son principal commerce.

WOLFERSDORF (Charles-Frédéric dis), général prussien, né à Zella, près de Schneeberg (duché de Saxe-Gotha), en 1717, mort en 1781. D'abord engagé au service de l'électeur de Saxe, dans l'année duquel il devint rapidement lieutenant-colonel, il quitta ce prince dès que la faveur des armes parut l'abandonner et prit du service dans les troupes prussiennes. Frédéric II le nomma colonel du régiment de Haussen, composé en majeure partie de déserteurs saxons, retenus malgré eux sous les drapeaux; ils s'échappèrent à la première occasion, et leur colonel resta seul. Sa fidélité à la Prusse ne fut pas ébranlée par celte mésaventure, qui se renouvela pour lui un peu plus tard d'une façon encore plus cruelle. Envoyé pour défendre Torgau à la tète d'un régiment où se trouvaient encore des Saxons, avec l'ordre de tenir jusqu'à la dernière extrémité , il se vit obligé de capituler devant l'armée du prince de Stolberg après que la perte de la bataille de Kunersdorff eut contraint les Prussiens à évacuer la Saxe (août 1759); il montra, toutefois , une telle attitude qu'il obtint de sortir avec les honneurs de la guerre et de rejoindre l'armée prussienne avec la garnisou, conservant ses armes, son artillerie et ses bagages. Comme le défilé commençait, un bataillon saxon, passant devant le prince de Stolberg, jeta ses armes et implora la protection du général autrichien. Les choses tournaient mal pour Wolfersdorf , qui courait risque de ne ramener personne au roi de Prusse ; il lance son cheval vers les pauvres diables de déserteurs, casse la tête d'un coup de pistolet au premier qu'il rencontre, fait sabrer les autres par les cavaliers prussiens de son escorte et rentre dans la ville, dont il fait fermer les portes. Les Autrichiens furent obligés de parlementer, Wolfersdorf accusant le prince de Stolberg d'avoir violé la capitulation. Il exigea qu'on lui rendit les fuyards qui avaient réussi à atteindre le camp autrichien, et il évacua cette fois la place avec toute lu garnison, qui n'osa plus bouger. Les Prussiens considérèrent cette affaire comme un magnifique fait d armes , et Chodowiecki la popularisa par une excellente gravure; Wolfersdorf devint le héros du jour. Il est probable qu'en Saxe il ne jouit pus de la même popularité.

Wolfersdorf se distingua encore à l'affaire de Hoff, près de Torgau, où il décida la victoire des Prussiens, et fut fait prisonnier à Maxen avec tout son régiment. Il ne recouvra la liberté qu'en 1760. En 1763, il fut fait major général et, en 1776, feld-maréchal.

WOLFF (François-Charles), humaniste allemand , né à Lutin en 1776 , mort à Flensbourg, où il était directeur de la Gelehrtensc/iu/e (école desérudits), en 1845. -Il est surtout connu par des traductions allemandes d'ouvrages classiques, parmi lesquels nous citerons : la Jiépubligue de Platon (1799, 2 vol.); le Traité de l'orateur de Cicéron (1801); les Discours choisis du même (1805-1819, 5 vol.); VAjax de Sophocle (1825), etc. On lui doit aussi des Observations et corrections sur le texte de Tite-Live (1826).

WOLFF (Pie- Alexandre), acteur et auteur dramatique allemand, né & Augsbourg en 1784, mort en 1828. U était destiné primitivement à la carrière de l'enseignement; mais, doué d'une imagination des plus vives, d'un grand talent d'observation et d'une rare sensibilité, qualités que rehaussait encore un extérieur des plus avantageux , il s'engagea en 1804 au théâtre de Weimar, où les hommes d'esprit et de talent trouvaient à cette époque toutes les facilités pour devenir de véritables artistes. Schiller et Goethe y dirigeaient la théâtre, et, comme Wolff montrait plus de dispositions que la grande majorité des autres acteurs, Goethe s'occupa plus spé-

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cialement de lui, lut enseigna les principes de l'art et eut la plus heureuse influence sur le développement de son talent. Les rôles favoris de Wolff étaient ceux des caractères tragiques et des jeunes héros , dans lesquels il excellait. La perfection avec laquelle il remplissait ceux d'Hamlet, du marquis de Posa", de Max Piccolomini , de Weisslingen, d'Oreste et du Tasse , est restée traditionnelle en Allemagne et sert encore de terme de comparaison pour juger les acteurs débutants. Plus tard, il jouaavecnon moins de succès les rôles comiques. Pendant ses dernières années, il avait écrit différentes œuvres dramatiques, qui furent favorablement accueillies sur la scène et qui sont demeurées longtemps au répertoire allemand. Trois d'entre elles, Çesario, comédie , Devoir pour devoir et Preciosa, drames, forment le premier volume d'un recueil que l'auteur publia à Berlin en 1823, sous le titre de Pièces dramalignes, mais qu'il ne continua pas. Preciosa fournit plus tard à Weber le libretto d'un de ses opéras les plus populaires. Parmi les autres pièces de Wolff qui parurent séparément, nous citerons : le Chien d'Aubry, farce (Berlin, 1822); la Fidélité triomphe dans les pièges de l'amour (Berlin, 1828); Adèle de Boudoy, opéra, et deux comédies, YHomme de cinquante ans (1830) et le Valet de chambre (1832). Il avait, en outre, fondé avec Levezov la Feuille hebdomadaire dramatique, k laquelle il fournit un grand nombre d'articles remarquables. Wolff était, depuis 1816, ■membre du théâtre royal de Berlin.

WOLFF (Amélie Malcolmi, dame), actrice allemande, femme du précédent, née à Leipzig en 1780, morte en 1851. Elle débuta dès 1791 sur la scène de Weimar, épousa, quelques années plus tard, l'acteur Becker, k la mort duquel elle se remaria avec Wolff, et passa avec ce dernier , en 1816 , au théâtre de Berlin. A une taille élevée elle joignait une figure expressive et une attitude pleine de noblesse et de majesté ; sa voix flexible, quoique incapable de s'élever audessus d'un certain ton, convenait parfaitement à la déclamation, dont M™° Wolff possédait l'art au suprême degré. Elle excellait surtout dans les premiers rôles d'héroïnes tragiques et elle obtint ses plus beaux succès dans ceux d'Iphigénie, dans le drame de Gœthe; de Stella, de Marie Stuart ; de la princesse dans la Fiancée de Messine ; de Claire dans Egmoni ; d'Adélaïde dans Gœtz de Berlichingen;de Léonore San vitale dans le Tasse, et d'Eboli dans Don Carlos, Plus tard, elle parut dans les rôles de Sapho, d'Elisabeth dans Marie Stuart, ainsi que dans plusieurs rôles de comédie et de vaudeville, tels que ceux de Mme Feldern dans Hermann et Dorothée, de M» Sturmer dans YOncle, etc., et n'y montra pas moins de talent que dans les premiers. Elle fêta, en 1841,1e cinquantième anniversaire de ses débuts, et, bien qu'elle eût quitté le théâtre trois ans plus tard, elle y reparut encore quelquefois dans le courant de l'année 1845.

WOLFF (Oscar-Louis- Bernard), improvisateur et littérateur allemand, né à Altona en 1799, mort en 1851. 11 étudia d'abord, pendant deux ans, la médecine aux universités de Berlin et de Kiel, renonça ensuite k cette science pour s'occuper de belles-lettres et, après avoir été professeur dans différentes institutions de Hambourg, obtint par ses improvisations un tel succès, qu'il se résolut U exploiter ce talent naturel, et parcourut une grande partie de l'Allemagne, recueillunt partout les plus vifs applaudissements. Il obtint à Weimar les suffrages de Gœthe et fut appelé dans cette ville , en 1826, à une chaire de langues vivantes, qu'il quitta, quatre uns plus tard, pour devenir professeur extraordinaire à l'université d'iéna, OÙ il fut nommé, en 1838, professeur honoraire. On a de lui une foule d'écrits , de traductions et d'autres œuvres de compilation , parmi lesquelles nous citerons : . Trésor poétique domestique du peuple allemand (Leipzig, 1867, 24e édit.J; Trésor domestique de ta poésie populaire (Leipzig , 1853, 4e édit.); Trésor domestique de la prose allemande (Leipzig, 1853, 7» edit.) ; Manuel de l'éloquence allemande (Leipzig, 1846, 2 vol.); Trésor populaire classique de la poésie grecque et romaine (Grimina , 1850-1851, 2 vol.) ; Trésor domestique de la poésie anglaise; la France poétique (Leipzig, 1843); Encyclopédie da la littérature nationale allemande (Leipzig, 1834-1840, 6 vol.); Histoire universelle du roman (Leipzig, 1851). Ou lui doit, en outre, des romans, qui parurent dans le recueil de ses Ecrits (léna, 1841-1843, 14 vol. ), et plusieurs ouvrages satiriques qu'il publia sous le pseudonyme de Pliue le cadei (Plinius der Jungste), et dont les plus remarquables sont : histoire naturelle des étudiants allemands (Leipzig, 1843, 2e édit.); les Petites souffrances de lu vte humaine (Leipzig, 1S46, 2° edit., illustrée par Grandville); les Voyages dans le bleu (Leipzig, 1846, illustré par Johannot) et Un autre monde (Leipzig, 1847, illustré par Grandville).

WOLFF (Emile), sculpteur allemand, né à Berlin en 1802. Il entra, à l'âge de quinze ans, dans l'atelier de son oncle, le v;eux Godefroy Schadow, et il s'était déjà fc-i connaître nu public artistique par un excellent bas-relief, représentant David et Saut, lorsqu'il fut chargé en 1822 de terminer un groupa d'A-

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chiite et Penthésilée, commencé par son cousin Rodolphe Schadovr, qui venait de mourir à Rome: Il se rendit dans cette ville, avec le titre de pensionnaire du roi de Prusse, et il ne l'a plus quittée depuis que pour faire, en 1828 et 1829, deux voyages en Grèce et pour revenir visiter l'Allemagne à certains intervalles. Son atelier est l'un des plus grands . et des plus occupés de Rome ; ses œuvres sont en général empruntées à la mythologie grecque et au genre idéal, mais il traite plutôt les sujets gracieux et délicats que ceux qui rentrent dans le domaine du sublime, et il aborde rarement les sujets religieux. Après avoir débuté par des bas-reliefs, dont les plus remarquables sont le Jugement de Midas et une Charité, il se lança uans la grande sculpture et exécuta une statue de Guerrier, qui est aujourd'hui en Angleterre, comme la plupart des autres productions de l'artiste. Parmi celles qu'il exécuta ensuite, il faut citer : Un jeune .pêcheur (1833); Télèphe allaité par mie biche, d'après une peinture murale de Pompéi; Hébé et Ganymède (1834); Thétis apportant les armes d'Achille (1835); l'Amour avec la massue et la peau de lion d'Hercule (1836); Diane et sa suite; Psyché hésitant à ouvrir ta boite fatale, statue qui se trouve aujourd'hui en Russie ; un Groupe d'Amazones, dans lequel l'une des guerrières soutient l'autre blessée mortellement (1837); Prométhèe tenant lefeu enfermé dansuuroseaW, œuvre que l'artiste exécuta en inarbre pour le roi de Prusse (1844); la Victoire montrant à un enfant tes héros de l'histoire, le premier des huit groupes qui décorent le pont du Château, il Berlin; la Fille de Nérée, statue commandée par le duc de Leuchtenberg ; Achille au tombeau de Patrocle (1854), pour l'empereur de Ku>sie; Jeune fille romaine donnant nés pendants d'oreilles pour les frais de la guerre punique (1857) ; J'ephté et sa fille (1858) ; Psyché après la fuite de l'Amour; Pétélope moiiirunt sa tapisserie à ses prétendants (1864): Judith, etc. Parmi ses bustes, on cite comme les plus remarquables ceux de rhorwalda«n, de Niebuhr, de Bunsen et des membres de la famille royale d'Angleterre. Lorsque la question de la polychromie en sculj.tura fut, de nouveau mise à l'ordre du iour, M. Wolff voulut fuire un essai dans ce genre et exécuta une statue, qui est revêtue presque entièrement, d'une draperie en bronze (1853} ; mais il renonça à donner aucune suite sérieuse à cette innovation et s'en tint aux figures nues, genre dans lequel il excelle et auquel il doit une réputation durable. Il a dans non atelier une foule d'aides et d'élèves, qui ont reproduit jusqu'à dix fois certaines de ses œuvres pour des amateurs de toutes tes nationalités. Il est depuis plusieurs années membre de l'Académie des beaux-arts de Berlin et a, en outre, le titre de professeur à cette Académie.

WOLFF (Albert) , sculpteur allemand , né en 1814 à Neustrelitz, dans le Mecklembourg, où son père était architecte du grand-duc Georges. Il entra en 1831, par la protection de ce prince, dans l'atelier de Rauch, où l'on exécutait à cette époque les Victoires du Walhalla, le monument de Maximilien-Joseph et la statue de Durer, ainsi que les sculptures pour la terrasse supérieure de Sans-Souci. Ce fut pour faire l'acquisition du marbre nécessaire à ces dernières que Woltf fut envoyé k Carrare en 1844. 11 resta près de deux ans en Italie et, à son retour, aida Rauch à sculpter le monument de Frédéric. Il prit aussi part, pendant plusieurs années, aux sérieuses études de son maître sur l'anatomie du cheval. Les premières œuvres qu'il exécuta seul furent une statue de la comtesse Raczynska, sous la figure A'Bygie, pour une des fontaines de la ville de Pose», et un crucifix en marbre, avec saint Jean et la sainte Vierge, pour l'église construite à Kumenz par la princesse Albert. Après avoir ensuite fourni les bas-reliefs qui décorent le monument national des guerriers dans le parc des luvalides, a Berlin, il exécuta en 1853 l'un des plus beaux des huit célèbres groupes du pont du Château, duns la même ville, celui qui représente le Départ pour te combat. Il fit ensuite, d'après une idée et une esquisse de la grande-duebesse de Russie, Catherine, un candélabre représentant la Nuit gui amène tes étoiles, et pour la nouvelle église du château, k Neustrelitz, les statues colossales des quatre évangèlistes, qui furent exécutées en argile cuite. 11 exécuta en outre, de la même façon, pour la célèbre fabrique de March, à Charlotteubourg, une foule de modèles de figures allégoriques ou idéales, qui ont été depuis répauuues dans toute 1 Allemagne et ont servi, en partie, h des décorations monumentales. Telles sont, entre autres, les ligures qui ornent la chaire de l'église Saint-Luc, à Berlin ; les statues de Galilée et aulres poulies nouveaux bâtiments de l'université de Pesth et la statue colossale de Frédéric- Guillaume IV pour la porte du Roi (Kœnigsthor), k Koenigsberg. M. Woltf a triomphé à deux reprises dans des concours pour des statues colossales en bronze ; la première est celle du roi Ernest-Auguste, qui a été érigée à Hanovre en 1861, et la seconde, k laquelle l'artiste travaillait encore en 1S6S, représente le roi Frédéric- Guillaume III et a été installée, depuis cette époque, dans le Lustgarten de Berlin. On doit encore à M. Woltf : un Dompteur de lions, groupe co-

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lossal en bronze, placé sous le péristyle de l'escalier du musée de Berlin et faisant pendant au célèbre groupe d'Amazones de Kiss; les statues en pied du dernier grand-duc de Meeklembourg-Strelitz, à Neustrelitz, et du

frand-duc Frédéric-François I«"de Mecklemourg-Schwerin, k Ludwigslust ; les bustes des princes de Mecklembourg, du général Boyen, de Diesterweg et de Farenheia, amateur et protecteur des beaux-arts. 11 a en outre terminé, après la mort de Rauch, le fameux groupe en marbre de Moïse, laissé inachevé par cet artiste, et a restauré, pour Farenheid, la belle tête de la Déesse de la Victoire du Panthéon, travail dans lequel il a fait preuve de ce sentiment de la pureté et de l'idéal des formes antiques qui domine, du reste, dans toutes ses œuvres. Il est, depuis 1866, professeur à l'Académie des beauxarts de Berlin.

WOLFF (Guillaume) , sculpteur allemand, né à Fehrbellin en 1816. Comme il reproduit ordinairement dans ses œuvres des types et des scènes de la vie des animaux, on lui a donné, pour le distinguer des autres artistes du même nom, le surnom de TMer-WoKT, qui forme en allemand un jeu de mots intraduisible en français, car dans cette langue thier signifie animal, et wolff, loup. Destiné k la profession de mécanicien , Wolff fut placé en 1850, comme apprenti, dans la forge royale de Berlin ; mais son goût pour la sculpture le conduisit, au bout de deux années, pendant lesquelles il avait aussi suivi' les cours de l'Académie, à chercher à entrera l'institut industriel. Il y réussit avec beaucoup de difficulté et s'y signala bientôt tellement par ses progrès, que, sur la proposition de Beutli, l'institut l'envoya a Pmis dans la fonderie de Soyer. Après diverses autres péripéties, il fonda lui-même à Berlin une fonderie, dans laquelle il s'occupa surtout de la fonte de l'argent, et, après avoir élevé cet établissement k l'état le plus florissant, il en laissa la direction à son frère pour se livrer tout entier à ses études artistiques. Il se plaça rapidement au premier rang parmi les sculpteurs d'animaux contemporains et exécuta aussi avec succès des bustes et des statues. Nous citerons, parmi ses œuvres en ce dernier genre , le buste colossal de Herder, pour Mohrungen (1852); la statue de l'électeur Joachim II Hector, pour Kœpenik (1853); la statue en bronze de l'électrice Louise-Henriette, pour Oranienbourg (1858) ; les bustes colossaux de Sébastien Bach et de François llugler, ainsi qu'un grand nombre de portraits en médaillons et de statuettes. Dans la reproduction des scènes de la vie des ani-' maux , M. Wolff fait preuve d'une connaissance approfondie de leur organisation et de leurs caractères. Ses figures et ses groupes sont pleins de vérité naturelle et de vie. Ses sujets favoris sont les animaux sauvages , tels que lions, panthères, buffles, ours, etc. Dans le grand nombre de ses productions de ce genre, les plus remarquables sont : Buffle luttant avec des chiens-loups (1846); Lion combattant un serpent qui vient de l éveiller (1848); Chien courant, de grandeur naturelle (1850); l'Opération de la cataracte, groupe comique d'animaux, exécuté en bronae pour le roi Frédéric-Guillaume IV (1852) ; la Chasse au héron; Groupe de hérons, pour une fontaine au château de Schweriu (1855); Deux lions, de taille colossale, pour le château de i\luskau(1858); Bacchante jouant avecune panthère; une Chasse au sanglier, de granueur naturelle (1882); Nymphe avec un cygne, groupe pour une fontaine (1864) ; Gazelles, de grandeur naturelle (1866), etc.

WOLFF (Edouard), pianiste et compositeur polonais, né à Varsovie en 1816. Son père, qui était médecin, le laissa s'adonner k son goût pour la musique. Après avoir pris pendant quelques années des leçons cla piano de Wùrfel, à Vienne, il retourna à Varsovie, étudia l'harmonie sous la direction d'Ebsuer et partit, k dix-neuf ans, pour Paris, où il se fixa. M. Wolff s'est fait connaître comme un habile pianiste et comme un compositeur au style élégant, qui- rappelle la manière de Chopin. Nous citerons de lui : des fantaisies, des Mazurkas, des Watses, des Duos, des Etudes pour piano et quelques grands Concertos,

WOLFF (Albert), littérateur, né à Cologne (Prusse) en 1835. Son père, qui le destinait au commerce, l'envoya à Paris chez un négociant. De retour k Cologne, M. Wolff renonça, à suivre une carrière pour laquelle il n'avait aucun goût et alla compléter ses études à l'université de Bonn. En même temps, il s'occupa de dessin, puis il écrivit un Voyage humoristique sur les bords du Rhin, orné de dessins de sa composition, et qui eut du succès. Peu après, il écrivit des nouvelles, des contes pour les enfants, obtint deux prix dans des concours littéraires k Stuttgard et k Hambourg et attira l'attention d'un éditeur de' Berlin, qui le chargea en 1857 d'écrire une série de contes pour la jeunesse. Le directeur de \u-Gaselte d'Angsbourg l'ayant chargé cette même année de faire dans son journal une étude sur le Salon de peinture de Paris, il se rendit dans cette ville, où il se fixa. Peu après, il devint secrétaire d'Alexandre Dumas, auprès de qui il resta pendant quelques mois. M. Wolff collabora ensuite au Gaulois , puis devint à la fois, en 1859, rédacteur du Charivari et du

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Figaro. Ecrivant dans notre langue avec une extrême facilité, il donna une foule d'articles et de causeries plus ou moins spirituelles dans ces journaux, ainsi que dans le Nain jaune, Y Avenir national , le Journal illustré, Y Evénement, ete. Dana les derniers temps de l'Empire, M. de Viltemessant le chargea de le suppléer dans ta rédaction en chef du Figaro. Il devint alors un des journalistes les plus en vue de la petite presse. M. Veuillot fit de lui, sous le nom de Lupus, dans ses Odeurs de Paris, un portrait peu flatteur, qu'il atténua dans une seconde édition. Un stipendié de la police, Charles Marchai, dit de Bussy, se livra contre M. Wolff, tant dans l'Inflexible que dans un pamphlet intitulé les Impurs du Figaro, k des attaques tellement odieuses et diffamatoires que celui-ci le traduisit devant la police correctionnelle. La 6« chambre, présidée par M. Delesvaux, se borna à condamner Bussy, le 28 juillet 1868, à 1 franc d'amende et déclara qu'il n'y avait lieu d'ordonner ni insertion ni affiches du jugement. Lors de la guerre entre la France et la Prusse, en 1870, M. Wolff dut quitter Paris. Il se rendit en Belgique, où il publia sous ce titre : les Deux empereurs, un éi-rit dans lequel il s'attacha k démontrer que, si Napoléon III avait été fatal à la France, l'empereur Guillaume ne serait pas moins nuisible à l'Allemagne, qu'il avait caporalisée. Après la guerre, il s'est fait naturaliser Français, est revenu à Paris et a collaboré de nouveau pendant un certain temps au Figaro. On lui doit un certain nombre de pièces de théâtre : un Somme du Sud (1862), avec H. Rochefort; les Mystères de l'hàtel des ventes, en trois actes (1863), avec le même; le Dernier couplet, en un acte (1863); les Mémoires de Béséda (1865), avec Rochefort et Blum; les Thugs à Paris (1866), en trois actes, avec Grange ; Fin courant (1870), avec Gondinet; les Points noirs (1870), etc. Enfin, il a publié un recueil d'articles sous le titre de Mémoires du boulevard (1866, in-18).

WOLFF (Jean-Chrétien), philosophe allemand. V. Wolp.

WOLFFHART (Conrad) , dit aussi Lyeo- «ihène, philologue allemand , né Rouffach (Alsace) en 1518, mort en 1561. Il professa la grammaire et la dialectique à Bâle et devint (1545) diacre de Saint-Léonard. On n de lui une compilation curieuse : Prodigiorum et ostentorum chronicon (Bâle, 1557); des éditions de la Géographie de Ptolémée,des Prodiges de Jul. Obsequens, un Abrégé de la bibliothèque de Gessner, etc.

WOLFF1E s. f. (vol-fl — de Wolff, natural. allem.). Bot. Genre de plantes, de la famille des lemnacées, formé aux dépens du genre lemna, et dont l'espèce type croît en Egypte.

WOLFGANG (saint), prélat allemand, , né en Souabe, mort en 994. Il fit ses études à l'iibbaye de Richen-Au , puis à Wurtzbourg. En 956, il suivit k Trêves le comte Henri, nommé archevêque de cette ville, y tint une école d'enfants et y. dirigea ensuite une communauté ecclésiastique. Plus tard, Wolfgang passa quelque temps k Cologne, qu'il quitta pour vivre dans la solitude. En 972, il alla prêcher en Hongrie. Deux ans plus tard, il fut élu évêque de Ratisbonne et occupa son siège épiscopal jusqu'à sa mort. Cet évêque fut canonisé, et l'Eglise célèbre sa fête le 30 octobre.

WOLFGANG, prince d'Anhalt, connu surtout pour avoir introduit et propagé la Réforme dans ses Etats, né en 1492, mort en 1566. Il était fils du prince Woldemar et de Marguerite, comtesse de Sehwarzbourg. Il se signala de bonne heure par son caractère enjoué et par son courage et fut supérieur k la plupart de ses contemporains par sa vigueur physique, ses habitudes chevaleresques et son habileté aux exercices du corps. A la mort de son père, il lui succéda, à peine âgé de seize ans, et établit sa résidence h Kantien. Il devint le disciple et l'ami dévoué de Luther lorsque ce dernier fit k Wornis, en 1521, sa prolession de foi, et, lorsqu'il y fut question des Evangiles, il s'écria qu'il aimerait mieux nettoyer les bottes des autres, quitter son pays et son peuple et s'en aller errant avec un bâton, plutôt que de devenir infidèle à l'Evangile. En 1530 , il signa à la diète d'Augsbourg la confession de foi évangôlique. Lorsque Uharles-Quiut et Ferdinand, à l'instigation du nonce du pape, cherchèrent k effrayer les réformés par des menaces et à arrêter la prédication de l'Evangile, ce furent Wolfgang et le margrave Georges de Brandebourg qui se rendirent auprès de l'empereur et qui lui déclarèrent avec une courageuse fermeté qu'ils continueraient k demeurer en toute soumission k la majesté impériale tant qu'on ne toucherait ni k leur foi ni à leur confession, mais que l'empereur pouvait leur faire couper la tête plutôt que de les amener k renier Dieu et ses Évangiles. Wolfgang fut l'un des fondateurs de la iigue de Smalkalde, et les nombreux voyages qu'il fit dans l'intérêt de la Réforme lui valurent de la part de Luther le surnom de Légni do Dieu. Lorsque la guerre éclata après la mort du réformateur, il prit lui-même part k la lutte. Charles-Quint le mit au ban de l'empire , le 12 janvier 1547 , et envoya dans la principauté un de ses favoris espagnols du

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nom de Ladrqne. Wolfgang reçut à son château de Bernbourg la nouvelle du décret de proscription qui le frappait; il monta alors a cheval en entonnant le chant de Luther : ■ Notre Dieu est un château fortifié , • et se réfugia dans les montagnes du Harz. Ce ne fut qu'en 1552 qu'il rentra dans la paisibla possession de ses Etats, dont, pendant ses dernières années, il confia le gouvernement k ses cousins. A sa mort , il fut enterré daus l'église Satnt-Barthélemy, k Zerbst.

WOLFGANG (Guillaume), prince palatin, né en 1578, mort k Dusseldorfen 1653. A la suite d'une violente discussion qu'il eut, étant ivre, avec l'électeur de Brandebourg, dont il voulait épouser une des filles, il se rendit k Munich, se maria avec une princesse de Bavière et abjura quelque temps après le protestantisme pour se faire catholique. Pendant la guerre de Trente ans, il se rangea constamment du côté de la maison d'Autriche et s'attacha k propager le catholicisme dans ses Etats.

Wolfgang ou wolfganck (Abraham),

imprimeur hollandais, qui vivait au xviio siècle. Tout ce qu'on sait de lui, c'est qu'il publia, de 166S a 1693, un grand nombre d'éditions d'ouvrages dont le format est petit et qui sont recherchées des bibliophiles presque k l'égal des éditions des Elzevir. Elles portent tantôt son nom et sa marque , tantôt sa marque seiile, représentant un renard qui cherche k trouver du miel dans un tronc d'arbre, avec la devise Qusrendo. Parmi les éditions les plus estimées de Wolfgang, nous citerons : le Théâtre de P. Corneille (1664, 5 vol. in-12); le Théâtre de Racine (1678, 2 vol. in-12); le Théâtre de Quiuault (1663, 2 vol. iu-12); les Pensées de Pascal (1672, 2 vol. in-18); Y Abrégé chronologique de l'histoire de France de Mézeiay (1678, 6 vol.

WOLFGANG (Georges-André), graveur allemand, né k Chemnitz (Saxe) eu 1631, mort en 1716. Il se fixa k Augsbourg et y exécuta un grand nombre de gravures. Wolfgang eut deux fils, dont le plus remarquable, Jean- Georges, mort en 1748, fit un voyage en Angleterre, fut pris à son retour par des pirates algériens et racheté. Sur la demande de l'électeur de Brandebourg, il alla se fixer k Berlin. Parmi ses gravures les plus estimées, on cite un Christ, d'après Le Brun. — Jean- Georgeseutun flls,Georges-André Wolfgang, né en 1703. Ce dernier s'adonna k la peinture de portrait, resta assez longtemps en Angleterre, puis devint peintre de la cour de Gotha. — Son cousin, Gustave-André Wolfgang,- né en 1698, mort en 1775, vécut pendant longtemps k Berlin et fut un des meilleurs graveurs de son temps.

WOLFHAGEN , ville de Prusse, province dû liesse, sur une hauteur, k 25 kilora. O. do Cassel , chef-lieu du cercle de son nom ; 3,800 hab. Fabrication de toiles, lainages, cuirs, bonneterie de laine. Commerce de bis* cuits renommés. Elle fut fondée au commencement du xiue siècle et entièrement ruinée pendant la guerre de Trente ans.

WOLFRAM s. m. (vol-framin — de Wolfram, n. pr.). Miner. Syn. de tunûSTBnk. Il On dit aussi wolframium.

WOLFBAM D ESCHENBACH, célèbre poète allemand du moyen âge. V. Llschknbach.

WOLFBAMIATE s. m. (vol-fra-mi-a-te — de Wolfram, n. pr.). Miner. Syn. de XOKG-

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