V. Wimpina
WYNANTS (Jean), paysagiste hollandais, né à Harlem en 1600, mort après 1677. Ses ouvrages sont très-recherchés, mais on connaît peu les détails de sa vie. Ses paysages ont un cachet particulier ; c'est le peintre des dunes, des solitudes, des rochers couverts d'une végétation sauvage. Rien de plu3 tini et de plus spirituellement touche que les plantes dont il a orné le premier plan de ses toiles. Il ignorait l'art de peindre les figures, et celles que l'on trouve dans ses compositions sont, pour la plupart, de Ses élèves, Wouvernian, Ad. van der Veide, etc. On cite, parmi ses œuvres les plus remarquables : Paysage boisé, Fauconniers, Bœufs et vaches , un Berger et sa famille, Coteau sablonneux, la Sortie de ta bergerie, la Lisière de lu. forêt, toile qui se trouve au musée du Louvre, où l'on voit encore deux autres paysages du même artiste.
WYNCKEL, village et commune de Belgique, dans la province de la Flandre orientale, arrond. et à 12 kilom. N.-K. de Gund, sur le canal de Sas-de-Gand ; 4,000 hab.
WYNDHAM ou WYMONDHAM, bourg et paroisse d'Angleterre, dans le comté de Norfolk,k 16 kiloin. S.-O.de Norwich; 6,130 hab. Maison de correction. Fabrication de crêpes et de bombasUies. Belle église, reste d'une abbaye fondée sous Henri l<=r.
WYNDHAM (William), homme d'Etat anglais, né. en 1687, mort eu 1740.11 fit ses études k Eton et à Oxford et, après avoir voyagé sur le continent, fut euvoyé au Parlement par le comté de Somerset. Ayant k la même époque épousé une tille du due de ce nom, il entra dans la vie publique sous les auspices les plus favorables. Il siégea dans les rangs du parti tory et s'attacha surtout k lord Bolingbroke. Celui-ci, étant parvenu au ministère en 1710, le nomma peu après secrétaire de la guerre. En 1713, Wyndham devint chancelier de l'Echiquier et, la même année, membre du conseil privé. Bans les dissensions qui éclatèrent entre Oxford et Bolingbroke, il se tint toujours du côté de ce dernier, dont il possédait toute la confiance. A la mort de la reine, tout espoir fut perdu
Eour le parti tory, et Bolingbroke, Wyndam et autres furent soupçonnés de correspondance secrète avec le prétendant. Wyndham n'en fut pas moins réélu au nouveau Parlement, convoque par George ht, et il s'y éleva avec une telle violence contre le décret qui avait dissous le Parlement précédent, qu'il fut sur le point d'être emprisonné à la Tour. Lors du soulèvement de 1715 eu faveur du prétendant, il fut arrêté et inear-
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céré; mais, soit que sa connivence avec les jacobites n eût pu être établie, soit qu'il fût réellement innocent, on ne lui fit pas de procès et on le relâcha peu après. Il devint dès lors l'un des membres les plus actifs et les plus capables de l'opposition, se montra en toute circonstance l'adversaire de sir Robert Walpole, et, ayant fait partie en 1739 de la minorité qui vota contre l'adresse de ta convention d Espagne, il résolut, avec plusieurs autres membres, de se retirer de la Chambre. Il ne persévéra pas heureusement dans une résolution aussi impolilique, qui lui avait été suggérée par tord Bolingbroke. L'influence que Wyndham s'était acquise au sein de la Chambre apparut surtout après sa mort. 11 avait réussi à réunir les tories et beaucoup de whigs dans une opposition communs contre Walpole. Lui mort, cette union sa rompit, l'opposition perdit la moitié de sa puissance, et pendant assez longtemps le ministre n'eut rien à craindre ni de l'étoqutince ni du nombre de ses adversaires, dont Wyndham était le plus populaire et le plus fougueux.
WYNDHAM (Henri), général anglais, né a Petwoiih, comté de Sussex,en 1790, mort en 1860. Entré au service en 1806, il prit partk la guerre d'Espagne, combattit plus tard k Waterloo et franchit ensuite tous les grades jusqu'à celui de mujor général, auquel il fut promu en 1854. Deux ans auparavant, il était entré k la Chambre des communes, où il vota avec le parti conservateur et protectionniste. — Son neveu, Henri Wyndham, né en 1830, a fait également partie du Parteinent, où il a représenté les mêmes principes politiques.
WYNDHAM (William), homme d'Etat anglais de la riti du xvilic siècle. V. WiNdham.
WVNFOR D (William Draper-Best, baron), homme politique anglais, né en 1767, mort en 1845. 11 allait entrer dans la carrière ecclésiastique lorsqu'un riche héritage le fit changer d'idée. Devenu avocat (1789), il plaida avec succès et il fut nommé en 1802 député de Peterstield à la Chambre des communes. Draper-Best siégea parmi les libéraux, se prononça en 1804 pour la culpabilité de lord Melville et attaqua à diverses reprises le ministère, notamment au sujet des pensions données par le roi (1805). Nommé député de Bridport en 1813, il prit une attitude beaucoup plus modérée vis-à-vis du pouvoir, et il devint successivement juge de la cour du banc du roi, chief-justice de Ja cour des plaids communs et membre de la Chambre des lords, avec le litre de baron Wyiifoid. Peu après, il fut élu présideut de cette assemblée.
WYNGAERDEN (François van), graveur flamand, né a Anvers vers 1612, mort on ne sait k quelle époque. Il n'est connu que par ses œuvres, parmi lesquelles nous citerons : Samson tuant un lion, Jesus-Christ apparaissant à Madeleine , les Noces de Thétis et de Pelée, Bacchus et une bacchante, gl-avures d'après Rubens; une Descente de croix et Achille reconnupur Ulysse, d'après Van Dyek -, la Tentation de saint Antoine, d'après Teniers, etc.
WYNGENE, bourg de Belgique, province de la Flandre occidentale, uri'oml.et k 16 kilom. de bruges; 6,900 hab. Importante fabri-' cation et commerce de toiles.
WYNNE (Edouard), jurisconsulte anglais, né eu 1734, mort en 1784. Il exerça, pendant la plus, grande partie de sa vie, la profession d'avocat. On a de lui : Mélanges de jurisprudence (1765, in-8"); Dialogues concernant tes lois et la constitution d'Angleterre, avec un Essai sur le dinioyue (.1774, 4 vol. in-8»), ouvrage important, mais qui a eu le tort de venir après les Commentaires de Blackstone.
WYNNE (John-lluddlestone) , littérateur anglais, né eu 1743, mort eu 17SS.I1 fut lotir k tour imprimeur et officier dans l'armée des Indes, se dégoûta bientôt du service et revint en Angleterre, où il chercha k se créer des ressources par ses écrits, mais il ne réussit pas k échapper k la pauvreté. On a de lui : Histoire générale de l'empire britannique en Amérique (1770, 2 vol. in-S"); Histoire générale d Irlande (1772,2 vol. in-so;; la Prostituée, poème (1771, in-40) ; C'Aoïj: d'emblèmes physiques, historiques et fabuleux (1772, in-12); les Quatre saisons, poème (1773;; l'Enfant du hasard, roman (1787), etc.
WYNPEUSSE (Jacques-Thiers van de), médecin belge, ne k Groniugue en 1761, mort k Leyiie eu 1788. Il commença ue ires-bonne heure ses études médicales sous son père, et fut reçu docteur en 1783, après avoir soutenu des thèses remarquables sur l'ankyiose. Il se distingua dans les concours académiques institués par les Souillés de médecine d'Utrecht, d'Amsterdam et de Paris ; il était permis de fonder sur ses travaux de- giaudeS espérances, mais une inort prématurée interrompit cette carrière qui s ouvrait d'une manière si brillante, il avait formé un très-riche cabinet uuutoinique, dont l'université de Gromugue fit l'acquisition. Outre une traduction latine des 03 ivres de Hev/son (Leyde, 1784, 3 vol. in-8°J, on a de lui : De ankytosi (Leyde, 1783, 111-40); De ankyloseos pathotogia et curatione (Leyde, 1783, iu-i"); Déterminer quelles sont les causes de la maladie ap/ttheuse connue sous le nom de muguet, millet , blanchet (Paris, 1787, in~t°).
WYRO
■WVNTON (André), chroniqueur écossais.