V. Wyntqun
WYNTOUN ou WYNTON (André), chroniqueur écossais du xvo siècle. On ne sait presque rien de lui, sinon qu'il était prieur du monastère de Saint-Serfslnch, sur le lac Lomond. On a de lui, sous ce titre : The Orygynale cronykil of Scnttand, une chronique en vers, qui est d'une grande importance pour l'histoire d'Ecosse depuis le commencement du xio siècle jusqu'au commencement du xvo. C'est aussi un spécimen curieux de la langue écossaise, à une époque où elle ne différait guère de la largue anglaise et où elle n'avait pas pris cette forme provinciale qui domine chez les poètes do la fin du xv« et du xvi« siècle. L'ouvrage de Wyntoun est divisé en neuf livres et commence k la création. L'auteur passe à travers l'histoire de l'Ancien Testament et la période mythologique de la Grèce et de Rome, mêlant étrangement le sacré et le profane, décrivant à la lois te déluge de l'Ecriture et celui de Deucalion,et faisant intervenir uu milieu de tous ces faits une histoire primitive et complètement fabuleuse de l'Ecosse. Le quatrième livre s'arrête k la naissance du Christ. Les cinq autres seulement ont réellement rapport à l'Ecosse, et ce sont les seuls qui aient été publiés en entier. Wyntoun est long dans ses récits, mais il a beaucoup de vivacité dans les descriptions, et les événements étonnants qu'il, a à raconter, ainsi que les traditions et les superstitions qui y sont mêlées, contribuent à dquner au livre une singulière animation. Walter Scott a dû à Wyntoun plusieurs des passages les plus émouvants de ses poëmes narratifs. Cette chronique a été éditée par David Maopherson, avec une introduction, des notes et un glossaire (Londres, 1795, 2 vol. in-S°).
WYON (Guillaume), célèbre graveur anglais sur médailles, né à Birmingham en 1795, mort en IS51. Fils et petit-fils d'habiles ciseleurs sur métaux, il apprit les premiers éléments de son art dans sa ville natale, sous la direction de son père et d'un de ses 'oncles, et débuta de bonne heure par des gravures des rêtes d'Hercule et de Cérès, dont la seconde reçut de la Société des arts une médaille d'or. Pareille récompense fut accordée-, peu de temps après, à une autre gravure de Wyon, représentant la Victoire portée par des tritons.
Wyon se rendit à Londres en 181B et y obtint au concours la place de second graveur à la monnaie, où son cousin, Thomas Wyon, était premier graveur. Mais ce dernier, étant mort, fut remplacé pur Pistrucci, qui laissa retomber tout le poids du travail sur Wyon, tout en s'attribuant la plus grande partie des honneurs et des émoluments. Enfin, il intervint un arrangement, par suite duquel Pistrucci demeura graveur honoraire de la monnaie jusqu'à sa mort, tandis que la moitié de ses appointements était attribuée à Wyon. Ce dernier devint, en 1831, associé, puis,en 1838, membre titulaire de 1 Académie royale. C'était le premier graveur sur médailles qui était admis dans cette corporation.
L'œuvre de cet artiste renferme de3 monnaies, des médailles et des sceaux. Les monnaies comprennent celles de la fin du règne de George IV, toutes celles de Guillaume VI et celles du règne de Victoria qui furent frappées jusqu'à l'époque de la mort de l'artiste. Citons encore les modèles, dont on ne s'est pas servi, d'une pièce de 10 livres sterling k l'effigie de Guillaume IV et d'une pièce de 5 livres k celle de Victoria. Les médailles renferment un grand nombre de sujets. Les unes sont relatives aux victoires de la. Péninsule, aux batailles de Trafalgar, de Djellalabad et de Caboul ; d'autres furent exécutées pour les Sociétés royale, géologique^ géographique et autres, pour l'Institut royal, pour l'Académie royale, etc. ; d'autres enfin ontpour objet de perpétuerla mémoire d'hommes célèbres. La plupart de ces médailles portent des tètes qui sont conçues d'après l'antique ; il n'en est qu'un petit nomtire qui représentent des personnages modernes ou contemporains. Ainsi l'on voit les têtes de Bacon, de Newton, de Wollaston et de Francis Chanirey sur celles de l'Institut royal, de l'université de Ghtsccw, de la Société géologique et de l'Union artistique. Les œuvres de Wyon portent le caractère de deux qualités qui s'excluent le plus souvent l'une 1 autre, la vigueur et la délicatesse, et elles se recommandent , en outre, par la ressemblance des portraits.
WYON (Arnold), érudit français. V. Wion.
WYROUBOFF (Grégoire), né à Moscou le 12 novembre 1842. Il j. assaune partie de son enfance eu Italie et vint plus tard à Paris, où il suivit les cours du lycée Bonaparte. De retour en Russie, il entra, k l'âge de quinze ans , au lycée Alexandre, à Saint-Pétersbourg, suite d'école encyclopédique supérieure, unique eu son genre, car elle représente la fusion de trois Facultés, celle des sciences, celle des lettres et celle de droit. C'est 1k qu'il fut initié aux doctrines de la philosophie positive par le professeur de littérature française M. Pommier, un disciple et un unii d'Auguste Comte. Sorti de l'école après un brillant concours, il suivit les cours et les amphithéâtres d'abord de l'Ecole de médecine de Saint-Pétersbourg, puis de la
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Faculté des sciences de Moscou. Un peu plus tard, il parcourut les universités allemandes et vint en 1864 se fixer à Paris.
M. Wyrouboff, qui est de nationalité russe, appartient à la France par sa première éducation, par la langue dans laquelle il écrit le plus habituellement et par la philosophie dont il est le disciple et qu'il travaille à développer et à propager. Il commença à se faire connaître par des travaux du chimie et de minéralogie, publiés soit en France, soit à l'étranger. Le journal l'Union chrétienne, rédigé par les prêtres de l'Eglise russe de Paris , l'attaqua violemment pour une lettre, adressée à l'abbé Moigno,surle dogme de la création et publiée dans le Courrier des sciences. 11 s'ensuivit une polémique qui eut un certain retentissement en Russie et qui fut résumée en une brofhure intitulée la lieligion devant la science (1865). L'abbé Moigno avait prétendu déduire, de l'impossibilité du nombre actuellement infini, la nécessité d'admettre un monde fini, quantàl'espaceetquant au temps, par conséquent un premier commencement du monde, par conséquent lacréation ; en quoi il s'appuyait sur l'autorité du célèbre mathématicien Cauchy. Voici la réponse que lui lit M. Wyrouboff : « En abstraction, les quantités infinies existent, et sans les admettre dans vos calculs, vous en faites journellement usage. Il y a une autre question qui surgit, c'est celle de l'application du nombre infini au monde physique. Or, il y a là deux cas possibles : ou bien nous voulons rester dans le cadre des spéculations scientifiques; nous n'avons alors que des quantités finies et-déterminables à examiner; ou bien, franchissant le cercle des observations positives , nous voulons aborder les causes premières et finales ; alors l'abstraction remplace le fait et en même temps l'infini devient possible. C'est sur ce second terrain, que j'appellerai métaphysique pour employer l'expression consacrée, que vous transportez la question ; il faut par conséquent que vous en subissiez les conséquences. Or, c'est justement ce qui arrive : d'une manière ou d'une autre, vous reconnaissez l'existence de l'infini, mais seulement dans ce cas particulier que vous appelez Dieu. Je me permets de protester contre cette injustice : dépouiller un objet de ses attributs au profit d'un autre, c'est là un acte d'une partialité évidente; c'est plus, c'est tout bonnement une faute de logique, car je vousavoue franchement que je suis assez aveugle pour ne pas voir par quelle raison logique Dieu serait plutôt infini que la matière. Ne vous révolter pas; ce n'est pas une question de religion que nous traitons, c'est, le titre de votre publication le dit, c'est un problème mathématique que nous tâchons de résoudre. N'oublions pas que Dieu et la matière, étant dans ce cas des abstractions , sont des termes comparables, et pour conserver leur forme abstraite, sans blesser les consciences, désignons Dieu par a et la matière par b : a, dites-vous, = » ; 6, au contraire, ne peut pas être = » ; mais pourquoi? Voilà la question qui se présente tout naturellement et à laquelle il fallait évidemment répondre pour donner une démonstration. Ce n'est pas de cette manière, toute mathématique pourtant, que vous procédez. Vous partez d'un axiome, vous posez en principe : « L'infini et l'éternité sont des attributs essentiellement divins que Dieu ne peut pas communiquer à ses créatures. ■ Je puis parfaitement partir du point que vous combattez et dire : « L'intini et l'éternité sont des propriétés immanentes de la matière. »
Cette critique du jeune philosophe positiviste ne témoigne pas d'un esprit bien rigoureux. Il faudrait, répond-il k son adversaire, dire pourquoi la matière ne peut être infinie, démontrer qu'elle ne peut l'être. Mais c'est précisément ce pourquoi, cette démonstration que l'abbé Moigno a prétendu lui donner, d'après Gerdi.l et Cauchy, lorsqu'il a fuit ce raisonnement : un nombre actuellement infini est quelque chose de contradictoire, d'absurde, d'impossible; or, une matière infinie, éternelle , une création sans commencement serait un nombre de phénomènes actuellement infini ; donc, l'infini et l'éternité sont des attributs qui n'appartiennent qu'à Dieu. Cette conclusion négative du raisonnement: iLa matière ne peut-être = »,» sort très-logiquement des prémisses, M. Wyrouboff était donc tenu d'attuquer les prémisses, et c'est ce qu'il n'a pas fait. Il est vrai que l'abbé Moigno lirait de son argument une conclusion positive qui n'y était nullement rsnfermée, savoir « que l'infini et l'éternité sont les attributs de Dieu. » Ici M. Wyrouboff était parfaitement fondé k demander pourquoi l'infini et l'éternité, qui sont attributs contradictoires lorsqu'on les applique à la matière, cessent de l'être lorsqu'on les applique k l'esprit, à Dieu.
Eu 1866 parut le livre intéressant deStuart Mill sur la philosophie d'Auguste Comte. M. Wyrouboff y répondit, et sa réponse, intitulée Smart Mill et la philosuphie positive, parut en brochure, jointe k celle que M. Littré fit de son côté au philosophe anglais, sous ce titre : Auguste Comte et Stuart Mill (1867). Stuart Mill, en sou livre, reconnaissait l'importance de l'œuvre de Comte; il en approuvait les principes, notamment la loi des trois états appliquée successivement à toutes les -connaissances, depuis les sciences
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'mathématiques et physiques jusqu'aux sciences sociales; mais if soutenait que le modo ' positif de penser n'interdit nullement k la croyance de spéculer sur les causes premières et .finales, et ensuite que la philosophie positive n'est pas achevée, pour deux raisons : l'une, que la sociologie y est manquée, parce qu'Auguste Comte rejette l'économie politique de l'ordre des connaissances positives ; l'autre , que la psychologie en est absente. Sur le premier point, M. Littré et M. Wyrouboff s'accordent à nier que le positivisme puisse avoir cette largeur de s'accommoder de 'croyances relatives aux causes premières, t II ne fout pas, dit M. Littré, considérer le philosophe positif comme si, traitant uniquement des causes secondes, il laisserait libre de penser ce qu'on veut des causes premières. Non, il ne laisse là-dessus aucune liberté; sa détermination est précise, catégorique et le sépare radicalement des philosophies théologique et métaphysique : il déclare les causes premières inconnues. Les déclarer inconnues, ce n'est ni les affirmer ni les nier, et c'est, quoi qu'en dise M. Mill, laisser la question ouverte dans la seule mesure qu'elle comporte. « — « Le régime scientifique, qui de jour en jour gagne du terrain dans le domaine de la philosophie, dit à son tour M. Wyrouboff, ne peut pas accepter les causes premières, non-seulement sous forme de doctrine, mais môme sous forme de croyance. Le caractère de la croyance doit changer avec l'avènement des conceptions positives; de vague et incertaine qu'elle était, elle devient rationnelle. Son rôle aussi se restreint considérablement, car elle ne sert plus qu'à un petit nombre pour remplacer l'insuffisance des connaissances scientifiques; celui qui n'aura pas fait des études assez sérieuses et assez complètes pour pouvoir directement démontrer une vérité scientifique, la rotation de la terre autour du soleil par exemple, sera nécessairement forcé d'accepter la démonstration de gens plus compétents que lui, mais il ne l'acceptera qu'autant qu'il verra te reste des phénomènes à lui connus s'enchaîner avec le fait qui va être pour lui un article de foi. Aucune autre croyance que la croyance raisonnée ne peut exister sous le règne de la. science. Or, la croyance aux origines premières des choses n'est pas de ce nombre. > Sur les deux autres points en litige, M. Littré fait aux psyoliologistes et aux économistes, si dédaigneusement traités par Auguste Comte, des concessions qui, pour le fotld du débat, le rapprochent de son adversaire et l'éloignant du positivisme orthodoxe, tandis que M. Wyrouboff se montre plus fidèle à l'aversion méprisante du maître pour la méthode stérile de l'observation intérieure et pour les prétentions scientifiques de3 économistes.
En 1867, M. Wyrouboff fonda, avec M. Littré, la Philosophie positive, revue paraissant tous les deux mois, dans laquelle il a donné un grand nombre d'articles sur la philosophie, la politique, l'histoire, les sciences. Parmi ces travaux, nous avons remarqué surtout celui qui a pour titre : les Civilisations de l'extrême Orient sont-elles soumises à la. loi des trois états? A cette questiuu qu'if se pose, M. Wyrouboff répond- que la loi des trois états formulée par Comte ne s'applique qu'à la race aryenne, qu'il ne faut pas y voir une loi générale et rationnelle du développement humain. «Cette restriction, dit-il, loin d'en diminuer la valeur, augmente sa précision, car elle la place dans le domuine où tous les faits la confirment et supprime d'un coup toutes les exceptions qui venaient la contredire à chaque instant; seulement, et ceci est de la plus haute importance, la loi de M. Comte cesse d'être une loi abstraite et rentre -dans la catégorie des lois exactes , mais empiriques, de la sociologie. Pour avoir la loi abstraite de l'évolution intellectuelle, telle que l'avait conçue M. Comte, il faudrait connaître d'abord toutes les lois particulières qui, comme celle des trois états, règlent la marche ascendante de chaque race , en déterminer les dissemblances et en généraliser les similitudes. Il n'est d'ailleurs aucunement certain qu'une pareille loi soit nécessaire, qu'elle soit même possible; elle correspondrait, dans l'ordre dynamique, à la conception statique de l'humanité, c'est-àdire d'un être beaucoup plus fictif que réel, k moins que nous n'en fassions l'équivalent du genre humain, auquel cas son étude serait une branche de la biologie et n'appartiendrait pas à la sociologie. Socialement parlant, la race est l'unité taxinoinique la plus complexe que nous ayons à examiner ; nous n'avons nul besoin d aller au delà pour nous rendre un compte exact des civilisations passées et présentes. ■ Voilà qui est d'un positivisme singulièrement hérétique I M. Wyrouboff fait bon marché de l'idole humanité I Si Auguste Comte vivait, il ne verrait certainement pas de bon œil cette originalité et cette indépendance de son jeune disciple.
Après la guerre de 1870-1871 , M. Wyrouboff a publié les Opinions d'un civil sur la défense de Paris (1872). Cette curieuse brochure contient un jugement à nos yeux fort impartial de la conduite du siège de Paris considéré au point de vue politique et au point de vue militaire. L auteur pense, comme Mazzini, que le gouvernement de la Défense nationale n'aurait pas dû s'enfermer
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dans Paris, et qu'en s'y emprisonnant il ne pouvait que mettre obstacle à l'efficacité de la défense, en subordonnant ce qui devait être l'unique but et ce qui était le devoir, l'action militaire, aux considérations politiques. Voici sa conclusion : « Trois agents ont concouru à produire le résultat définitif : le gouvernement, les généraux, le public. Chacun d'eux doit s'adresser d.es reproches, parce que chacun d'eux a commis des fautes; le gouvernement, en restant a Paris et en subordonnant tout à des considérations politiques; les généraux, et plus spécialement M. Trochu, en conduisant les opérations militaires sans plan déterminé et en dédaignant les leçons de l'expérience; le public enfin, en portant au pouvoir des hommes qu'il avait trop légèrement jugés et dont les capacités étaient singulièrement inférieures à la tâche dont il les chargeait. Une seule chose atténue les torts de tout le monde, parce qu'il ne dépend de la volonté de personne de la modifier : l'esprit guerrier était inbn eu Fiance, les talents militaires n'existaient pas. On avait beau chercher parmi les vieux et parmi les jeunes, parmi les célèbres et parmi les ignorés, on trouvait des hommes braves, on ne trouvait pas d'habiles stratéfristes , beaucoup voulaient se battre, personne ne savait faire la guerre telle que la faisait l'ennemi. Dans ces conditions, Paris devait forcément succomber. Pourtant l'impossibilité de faire bien n'implique pas la nécessité de faire mal. ()n pouvait faire mieux, c'est la conclusion qui ma paratt ressortir des pages qui précèdent ; c est en même temps l'accusation qui pèsera sur les chefs de la défense. •
On lui doit encore : la Seie/ice vis-à-vis de la religion (1865, in-8°) ; le Communisme russe (1871, in-8u); Quelques notes de tioy»0?{1874, in-8») ; Une promenade sur te. théâtre de la guerre civile en Espagne (1875, in-8°).
WYRSCH ou WCKSCH (Jean-M<*lchior- Joseph), peintre suisse, né à tiuochs (Unterwald) en 1732 , mort en 1798. Il commença ses études artistiques chez un peintre de Lucerne, les continua sous FrunÇuis Kraiise, à Einsiedeln, et partit ensuite pour l'Italie. Après avoir travaillé k Rome dans l'atelier de Gaetano Lapi , il se lit admettre à l'école française, se rendit de là à Naples, où il séjourna quelque temps, et en 1754, »lla s'établir à Zurich. N'ayant pas réussi dans cette ville, il la quitta et mena plusieurs années une vie errante à travers ta Suisse, où l'on retrouve de ses toiles dans un grand nombre de localités. En 1763, il vint se fixer a Besançon, où il fonda cri 1773, avec le statuaire Breton, une Académie particulière de peinture et de sculpture, où il professa jusqu'en 17S4. A cette époque, il fut appelé a diriger l'Académie de Lucerne ; mais, deux ans après, il fut atteint d'une cécité complète, et, en 1794, il se retira dans son domaine de Rain, près de Buochs. Lorsque les Français entrèrent dans la Suisse, en 1798, ils envahirent la maison de Wyrsch, qui n'avait pas voulu prendre la fuite, et un soldat lui tira k bout portant un coup de fusil qui le tua. Sa maison fut ensuite incendiée et son cadavre ne put être retrouvé. On cite parmi les œuvres de Wyrsch : ['Apothéose de sainte Colette, qui se voit au couvent des clarisses de Poligny et que Francis Wey met sur la même ligne que les compositions de Le Sueur et de Van Dyck; un Christ en croix; le Chanoine Quirot visitant les malades, toile qui se trouve ainsi que la précédente à l'hôtel-Diuu de Salins; les Lois de AJoïse à Lucurne; Nicolas de Ftue, à l'hôtel de ville de Saarnoir; la Fuite en Egypte, k Beggried ; la Vierge enfant et la Nativité, l'une et l'autre au musée de Besançon; enfin plusieurs portriùls, parmi lesquels ceux de l'artiste lui-même et de sa femme, ceux du Conseiller de Orosbois, de Muyardde Vuuylans,<\\i médecin France, etc. Francis Wey a publié sur cet artiste une excellente étude, intitulée ; Wyrsch et les peintres bizontins (Besançon, 1861, in-S°).
WYRW1CZ (Charles), historien polonais, né en 1716, mort en 1793. Il fut successivement recteur du collège des nobles à Varsovie et abbé commendutaire de Hn.bdow. Ou a de lui : Chronologie des monarques russes depuis 879 jusqu'en 1752 (Varsovie, 1766); Abrégé raisonné de l'histoire universelle sucrée et profane (Varsovie, 1766-1771, 2 vol. in-8»); Géographie des Etats actuellement existants (Varsovie, 1773, in-8°); Observations sur te Mémorial politique et historique, journal polonais (Varsovie, 1783-1785, 3 vol. in-8°).
WYSOCKI (Pierre), patriote polonais, né à Varsovie en 1799, mort en 1837. Il entra, en 1817, dans la garde royale et passa en 1824 à l'école des porte-enseignes de Varsovie. Bien qu'il n'eût que le grade de souslieutenant , il acquit rapidement une grande influence sur ses compagnons d'armes et fonda en 1828 une association secrète pour le rétablissement de l'indépendance naiionule. Cette association prit bientôt un grand développement, et finit par compter parmi ses membres les députés les plus populaires et les officiers de presque tous les corps de la garnison de Varsovie. Wysocki fut le héros de la nuit du 29 novembre 1830, qui vit éclater l'insurrection polonaise. « Vers les sept heures du soir, il se présenta avec résolution à la caserne des porte -enseignes, en criant ; « Polonais, l'heure de la vengeance a sonné; » c'est aujourd'hui qu'il faut vaincre ou mou»
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i rir. Aux armes I > Cet appel fut accueilli avec enthousiasme, des cartouches furent distribuées par Szlegel et l'école se rangea en ordre de bataille. » (lie Forster, Histoire de Pologne). Se mettant aussitôt à la tête de cette petite troupe, qui comptait en tout cent soixante élèves, Wysocki marcha contre les casernes de la cavalerie russe, et, bien qu'elles fussent inabordables en quelque sorte pour un aussi faible nombre d'assaillants, ils réussirent k en déloger les troupes qui les occupaient; mais, n'ayant pas été soutenus; ils durent se frayer k la baïonnette un passage pour rejoindre le gros des insurgés, avec lesquels ils combattirent jusqu'à la lin de la lutte. Après la nuit du 29 novembre, Wysocki, le premier auteur de la révolution, fut rejeté sur l'urrière-plan; il en fut du reste de même de tous ceux qui avaient pris le plus de part aux débuts «lu soulèvement. Aprè3 avoir combattu, avec le grade de capitaine et d'aide de camp du prince RadzïVill, à Wawre et à Grochow, il prit part k la campagne de Dwemicki en Wolhynie et passa en Galicie avec le corps d'armée de ce général; il réussit cependant à revenir a Varsovie. Promu colonel du 10® régiment, il fut grièvement blessé lors de l'ussaul de la redoute de Wola (6 sept. 1831) et tomba aux mains des Russes. Condamné à, mort par un conseil de guerre , il fut gracié, si l'on peut regarder comme une commutation de peine l'exil dans les mines de Sibérie. C'est là qu'il mourut, après cinq ans de souffrances.
WYSOCKI (-Joseph), général polonais, né dans le gouvernement de Podolie en 1809. 11 entra dans l'artillerie en 1828, prit part en 1830 an soulèvement contre les Russes et se réfugia en France en 1831. Là il perfectionna ses connaissances militaires , d'abord à la fonderie de canons de Toulouse, puis à l'Ecole d'application de Metz, lit ensuite un cours pour ses compatriotes réfugiés et jjublia des ouvrages sur l'art militaire. Membre de la Société démocratique polonaise , il fut désigné en 1846 pur les patriotes de Galicie pour prendre le commandement d'une insurrection qui avorta. Après la révolution de 18-48, M. Wysocki se lendit à Cracovie, puis passa en Hongrie, offrit a Kossuih de former une légion polonaise, et, mettant aussitôt son projet à exécution , il alla défendre avec Un corps de volontaires polonais la forteresse d'Arad , attaquée par le colonel Mariachi (3 décembre 1848). La grande part qu'il prit au succès des batailles de Solnok (5 murs 1849), de Nogy-Sarlo (18 avril), de Comorn (26 avril) lui valut d'être nommé général par le gouvernement hongrois. Peu après il re-
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çut le commandement en chef du 9« et du îoe corps, chargés d'opérer dans la Hongrie supérieure. Après la bataille de Temeswar et la capitulation de Gœrgei à Vilagos, Wysocki protégea la retraite du gouvernement national et passa en Turquie (18 août), où il fut interné avec Dembinski, Kossutn, etc. De là il passa en Angleterre , revint en France en 1853, puis retourna à Constantinople au commencement de la guerre d'Orient. Depuis lors il a peu fait parler de lui.
WYSS (Bernard), historien suisse , né en 1463. Tout ce qu'on sait de lui, c'est qu'il était citoyen de Zurich et qu'il écrivit un Précis de quelques faits mémorables arrivés depuis le comte Rodotphe de Habsbourg. Cet ouvrage curieux, dans lequel on trouve d'intéressants détails sur les mœurs des Suisses au moyen âge, est resté manuscrit.
WYSS (Jean-Rodolphe), littérateur suisse, né à Berne en 1781, mort en 1830. Il fit ses études dans diverses universités d'Allemagne, devint, en 1806, professeur de philosophie à l'académie de Berne et occupa cette chaire jusqu'à sa mort. Il s'occupa surtout de travaux sur l'histoire de la Suisse et sur la philosophie, mais le livre qui a popularisé son nom dans toute l'Europe est le Aobinson suisse ou Journal d'un père de famille naufragé avec ses enfants, qui a été traduit dans la plupart des langues vivantes, en français notamment par Mme de Montolieu (1813) et en dernier lieu par Mme Elise Voïart (1840). Nous ne nous arrêterons pas à faire ici l'éloge de ce livre charmant, car il n'est certes aucun de nos lecteurs qui ne lui ait dû, dans son enfance, quelques heures de délicieuse distraction. On cite parmi les autres écrits de Wyss : Voyage dans l'Oberland bernois (1808, 2 vol.), traduit en français (1817, 2 vol. in-8°); Leçons sur le souverain bien (Tubingue, 1820, 5 vol.); Idylles, légendes populaires et récits de la Suisse (1815-1822, 3 vol.), recueil où l'on trouve des pièces de vers, qui assignent à leur auteur un rang distingué parmi les poëtes allemands, Wyss fit paraître pendant vingt ans un annuaire, intitulé les Bases des Alpes, qui renferme un grand nombre de ses pièces de vers ; il avait, en outre, fourni une foule d'articles à YHistoriographe suisse et donné une édition des Chroniques bernoises, rédigées par Justiner, Tschaclitlau et Valerius Anselme.
WYSZOGROD, ville de la Russie d'Europe, dans la Pologne, gouvernement et à 30 kilom. S.-E. de Plock, sur la rive droite de la Vistule , à son confluent avec la Bzura; 3,600 hab., dont la moitié juifs. Commerce de laine et de grains.
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WYTFLIET (Corneille), historien belge, né à Louvain, vers le milieu du xvie siècle. On ne sait rien de lui, sinon qu'il était secrétaire du roi au sénat de Brabant. Il a laissé, sous ce titre : Descriptionis PtolemaicB argumentum, sive Occidentis notitia, brevicommentario illustrata (Louvain, 1598, in-fol. avec cartes), un ouvrage curieux, dans lequel il raconte la découverte et la conquête des diverses contrées de l'Amérique, en donnant les notions que l'on possédait alors sur ces régions. Le livre de Wytfliet, qui est surtout précieux pour faire connaître l'état de la science géographique à la .tin du XVIe siècle, a été traouit en français sous1 le titre d'Histoire uniuerselle des Indes orientales (Douai, 1607, in-fol. avec cartes.)
WYTHE (George), homme d'Etat américain, né dans la Virginie en 1726, mort en 18<)6. Fils d'un riche fermier, il eut une jeunesse dissipée. Ce ne fut que vers l'âge de trente uns qu'il eut l'idée de s'instruire. Wythe se livra alors avec ardeur à l'étude des langues, des sciences et du droit, se rtt recevoir avocat et ne tarda pas à acquérirde la réputation. Au début de la guerre de l'indépendance il embrassa avec ardeur le parti des colonies contre la métropole, contribua à l'armement des volontaires, devint membre du congrès (1775) et signn la déclaration d'indépendance. Wythe devint ensuite juge de la haute cour, chancelier de l'Etat de Virginie, membre du congrès en 1798, et appuya la candidature de Jefferson à la présidence de la république. Ce défenseur constant de la lrberté était un magistrat intègre et un savant jurisconsulte.
WYTSCHAETE, village et commune de Belgique , province de Ta Flandre occidentale" arrond. et à 7 kilom. S. d'Ypres; 3,500 hab. Fabrication de linge de table ; industrie agricole.
WYTTENBACIl (Daniel), savant philologue hollandais, né à Berne en 1746, mort en 1820. Il fit ses études à Marbourg, obtint en 1799 une chaire de littérature grecque K Amsterdam , puis la direction de la bibliothèque de Leyde. Au milieu des guerres et des changements politiques qui agitèrent la Hollande, Wyttenbacn sut entretenir dans l'âme de ses élèves le feu sacré de l'étude, et lorsque, en 1810, leur pays fut annexé à la France, il les consola en leur faisant retrouver une nouvelle patrie dans l'antiquité, qu'il explorait avec eux. C'est ainsi qu'il a créé dans les Provinces-Unies toute une pépinière de philologues, à une époque si peu favorable à de semblables travaux. Il écrivait en latin et en grec avec une facilité et une élégance remarqua-
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bles;son style a l'abondance cicéronienne et la grâce de Xénophon, a dit Staffer, un de ses disciples. On cite, parmi les ouvrages qui ont le plus contribuée la réputation de ce savant : une Epistola critica (Gœttingue, 1769), qui renferme d'excellentes rectifications pour les ouvrages de Julien, d'Eunapius et d'Aristœnetus et que Schcefer a insérée dans son édition de YOratio in Constantini laudem de Julien (Leipzig, 1802); des éditions accompagnées de savants commentaires du Phédon de Platon (Leyde, 1810), et des Moralia de Flutarque (Oxford, J795- 1800, 5 vol.), auxquels il ajouta d'excellentes Animadversiones (Leyde, 1810-1821, 3 vol.). Quelques années après sa mort on publia, d'après ses manuscrits, un Index grxcitalis (Oxford. 1830, 2 vol.). Par ses Prxcepta philosophie iogicx (Amsterdam , 1782, Halle, 1821, 2« édit.), il contribua éminemment à élever en Hollande le niveau des études philosophiques, et, dans sa Biblioikeca Critica (Amsterdam, 1777-1808, 3 vol.), ,ahisi que dans sa Philomathia sive miscellanea doctrina (Amsterdam, 1809-1817, 3 vol.), il s'efforça d'établir sur des bases nouvelles la science archéologique. Son excellente Vita jRuhnkenii (Leyde, 1800, rééditée par Froscher, Fribourg, 1846) est un digne nommage rendu à la mémoire de sou maître. On publia encore après sa. mort ses Opusculavarii (Wffumenii (Leyde, 1821, 2 vol.), ainsi que ses lettres, sous ce titre : Epistolarum selectarum fasciculi très (Gand, 1830). Sa vie a été écrite par Mahne (Gand, 1823, 2e édit.). Wyttenbaeh avait épousé, en 1817, à l'âge de soixante-douze ans, Jeanne Gallikn, de Hanau, femme aussi distinguée par les qualités du cœur que par celles de l'esprit. Après la mort de son mari, elle se retira à Paris, reçut, en 1827, de l'université de Marbourg le diplôme de docteur en philosophie, et revint mourir eu 1830 dans une propriété près de Leyde.
On a d'elle plusieurs ouvrages intéressants, entre autres : Théagène (Paris, 1815); lo Festin de Léontis (Ulin, 1821) et Alexis, roman (Paris, 1823).
WZADECZ (Venceslas- Joachim), chirurgien allemand, né à Bcehmischbrod (Bohême) en 1740, mort en 1804. D'abord chirurgien de l'évêque de Spire, il devint par la suite professeur de chirurgie à l'université de Prague et médecin du cercle de Kaurzim. On a de lui : Observations adressées à nos chirurgien (Bruchsal, 1779, in-S°); Principes d'anatomie et de chirurgie (Bruchsal, 1779, in-4»); Principes de pathologie et d'opérations chirurgicales (Bruchsal, 1780, iu-8°) ; Principes da chirurgie pratique (Bruchsal, 1781, in-8«), etc.
GRAND
DU XIXe SIÈCLE
1 — Tiré d'un manuscrit de la Bien1": royale de Munich. -
2 — Alphabet lapidaire de Turin. — XVe siècle.
3 — Tiré du missel du cardinal Cornélius. — XVIIe siècle.
4 — Tiré d'un manuscrit du XVI0 siècle.
5 — Lettres bullatiques d'Italie. — XVIe siècle.
§ — Tiré d*un manuscrit de Venise. — XV« siècle.
XIIe siècle.
7 Tiré d'inscriptions sépulcrales de Vienne (Autriche).— XIVe siècle.
8 Tiré d'un évangéliaire de la Bibiue royale de Munich. — XI* siècle. 0 — Écriture d'église du XIV<= siècle.
■10 — Tiré d'inscriptions sépulcrales lapidaires de Naples. — XIIIe siècle.
11 — Tiré de la Bible du surintendant Fouquet. — XIIIe siècle.
12 — Alphabet vénitien du XVIIe siècle.
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]iTU[i(é« mu Grwu, rtiïWroliSBiM lettr* da l'iilnhuiwl f j u,e cm i, viuyL-juatriéuie- lattis J<! j'&l|ilrabït dài LaTi,pu*B £»iunai:.iqu<^ , à
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— A' a I» fir-ii il» s* **t aou-.rn+ri<!P.rp.*ut da BerCaiiir- uwfii , tfonifliei datiH Jfn-ut-nS , Xvtvp&ùTi, Anïi'rr. b4c-- qui Ht prouLHicent G-ran- (Ae, fïaejwpuai) , HjiiLirFi\ «(0. u 11 a louveut hiimi La Jirvti rin Jti da.na la ini'iina ■-.u', eoinnia dann Iah i«ii-in jîPiMnriiuni'p , jt;it,ii,'iiit , «L jfi'i- ■'■rn'.Hiii«is^ iliui- l- I n i- U1? inJ^ t| ii (fiin- t M ajuuL Ijijjuura I» »ftkmr "ta ij duuu celie langue.
— L* *eCund * ftju sau «lt « unis AVtfcï, ui ee firunijinje Xtnf-*, I 11 A Ifi mAira sv-n aoi L#a mois Ji'r -j L &V*, (|tu «* |>ru4ivûi-rElli
m'#f cl dhtr k moins qua Ml iiwti id valent mira d'unu Tuyell», nuquel eus ii mi peu» < -, on. ni» J 1I1i»l du.iii la miimt eu :
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-In rr<HKmcfl «imt » -fl*rs n'xin'ji, rfçffitri.«rh iîii4>!ffl«L ciùr-flui^ dÈe-n*u^, pro-
di'-iJi* k/, e( e-n ^ériéral lorsqu'il fal p&bdi =ii In [ï ti d un mot et quo In ii'mt niivuci i;<<iiiricncî par une vdjtUs : Diitt i*i font r*i*rr prrinnr i'^r ! /n'a ri xix... ftr»pru3! rifail r a'iifm ; fit-urwix tnfnpi, , , [tri rhnux ri un ?ui:fi, \i\\tta ; Drt cnwpa ri ^r-s rsiij**, t*-'. Il fi'» a iTKitiK|riiiHi qiia |iiiijr le ust uli f ilnsl a le -;on Je *i levant les LODHonnrH j i] yru-fid aliira colui dû ftr dtviict les TuyclLc»!
— .V ». liL vbLruf ia t il r vint Un £ uudf i ExriAt iuvmjiJm", pTiinoran^îi péjh\j, r&ceptfr. 1 X?W le prt-JiûuM ailttl en ffi*llC" is & fV*,
— Jf flnkl AhL n ilI , dr.cfp.lD lai cas dèjii *7imirii.k. ni| M sin |irnit.rii>i<n mt vm tt ChaiLz,
— JT a nfllpaué i dîna i:«irlaUs ûlurialB t BniiattiT, égaux, feurt e4oe«h uji.ii »'h riv:.i> m
— - I j* eût (Iar (>FPOd b. La far ma d'un f nia* jdac-iii*:, 4>4 t'ATBlI i] i iMArvA jiil ranj-Bii o.lf« a-VeC Lt-Ltia VulKar ilniti Iw BOl C^ii'sju/, i;i BturivaiL A'^rirJ'uj. l-u X vi A'ifS dm.* Jrti aûrÉviatifliu. | A", coupa àiiLï Ht iiiiLihii par le- j ■. :iili.i|>ii dft Lu IctiFi! ^reuque P{L'uu]t f:i.-m6 mvt i:lhi vu nii vnHifrriinifTi* qui ilfunB Bar pIllBiTUrî rficuiii-ii-< h-ih: nnnaa at nataar.wrul Bur uallaï de rtnl^mie' i. il }■ F#pr*iamta le rontrâSd Jn L'àlaJ. .;ivil; CoaiLHfiLlli l'HiNipu m: ml |nJUjf HRa mrmjui!*!! , niii a'mrj Le dix ma
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aldarA rtA-nruH u.p># ^r>rAvtA.Ll^^. rla C/trtstvx, Xfw^Cc. Il fut piafla III la Jaljhïaffi. 8t l« menue »iiiiii^T;Liiiuie bb riiJKiMiLr* h SJiril cot:e é:ioa.ni. grtva sur Ici vbscb ^anranl bu cu]1hb r, t «ne iJTCFi iTH-fiLjle* ii '■lLrl iae,
— Cirrmrni » iii;r a iS'ard rm, f daitigna le t: ngt» tri '■i rrai :ili .■ l il'rn< S^rfa i lu nufir i«
— Çolti:-!!^ uiguB f i:Tiéi ique , le 1 an l (.-!■■■''. ULr-nin rili'i d'un ft«(Vii:-it 1 drciic» , vbJmLe BfliKHiltBf iVflu un B«BBUt inr'ftPifiiir u JEUpfi«, Sdiï,»nw ImEllei. IL^X fl-« * rf""^ '«■■u* nk OêiiLs *.¥el! an atiic-Hl Éll-ilMiUS, al ail %s ut ni' i!iB avaa un BEAaui n.ii-il"B-".i:H. M X Taut dix c-hrp ]<\ï Ti.nnnu.iuH ft an- Combina cvt'j I'-- .mi: i-. cliiffrei i ni" ruSdilion : Jil lllrt Xf ï \ i ïi Xï Y i ] i .- XX [I*} , X SX C?oJ , £X (tû), i'iA" |izi» j in;L|J., | lue* a,^B,i:( Z et C, U t« ratrmac hc : A'/, ^«J , JtC r»). H u<u iclv* (>^), ilTuiit mi" kj 1 Surm'-iiile J'iu ■ l-*l( h*- Fij.-iiii.il (>î)k" vrll:t nlï an ï J L t- IliM'j'.Mi'tsl *erll ttOOf flliO ■rf* ^crcrillfl, ctaui mlnii:..; Il ù dfl (renie. <>u vLnyL-Lu-L ; uiL écïlf»-i( niyn-jf 4'bul XXVili.
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*jho» Fûf*.iidfla, 1.K rilLïi*-rriB- jniîr BVB^tlc* **■ lan Haï-., i lïu u.1 jffibr«r I«i Ji.L-ura iu quan tlli fn-rejr » un ou j'unt daB in-^mmiif 9, st il ■bi&iiid», [ihi-*!!... Lit | iiw*hl,;-:nïi(i k pssfiadro ; Ctil l'X an H fa*t rl.ijw-n-, u E fi Un"!** dea anciens inuuuaCriEa,. A utiilajiJB L9r>â À^pTS^niiïn iniii [i-'-hi ou '.to(* baFàLe. QualELUETuA , H fii-:i^,!l* (."i I'BSSBjIh ïlTirBFCUhll.fl ; u ail u Lu n
l'u1.' -iL'ijUlito iiii mot cA.'i'iiiiua.q •lXp^j-.pai| , al> i.'ellï.nl,
— tl-îimpiia ±^uinfila, iIbbi la nomput eccIéh BiaBlqu'', A iîniii,i h Ia i h iiUnlii^Kli. d Sue Ipia
n lialftl < I I :iit lit iiionnuia
d A MiRD! :mj Lielle d'Aiij I Lu LeHre X, ait pi iiih ii- c.hi ijteij (XJ, be jEiiuirqUii L-iJUllffi* tigna efiottaiaTra sur pLuEieui-s niedA'Le» dn faim Ile* ri>fii*'inesh n^ gun Ifjucfciij *.i=ii daiii Le champ deï aVéiJk4Ll«a lni|i*ri»li** | seLub quelque:: auLéqiciire-:, v'exl l'InitiaL^ i1} lucl fiffae farAnn, p.cce de meuiiBÏB.
— Fa m, DhjcL formé ri: paitâli fr^ilàfiS tftianiB Ii:*. iau tiiur» d'un 3L 3 a>j ffabttrif tvtt tnftu^A, In tapît ahf t-a-rcren è!rhim, l'A H **i* wr Jeau#J n paj« Jii Ja«i!«*iJ iaiiCùr. (TJi. QaflLJ
— /rtniBET EB A, Juiui>E!i ÔOILl loi ifTHSQIjJX
lunt touruè-i au dtii.iTij,
— Aigot ttfiJ ^'ïllÉLjet, Elève du I')-; pciljrlcjhiiiquîi. I li'UT furi rn x, A.T*li i - 1 1 1 ^ ii i ■• ■ . i. i "i 3j a pour lai Bintlicr.iiuLiqi.ie&. I Titi à r, l'util oriquriis^e jioiii. lu aul.ul. Ce lit •Est prepiiii ipf r-ir( uaite^ il L*Bogle polj-laelirL|iiep a Jùfififi llH ii \-<- > 4#»B*tr*tarui d'un tUéur^hifi qui mérita iI^'Fh «■>,: ■■
Oit vi* ut lii'nioijïTEr qu* l'uiuien mm. juiinn-. 4:é cuQBi.'Tt(. lin iiiffii, L'aeirfra i'»t nuit Si':c
à x; s'il avait été conscrit, il serait ex-conscrit. On aurait donc :
8a: = exconscrit; en divisant par x, il en résulterait
9 = e conscrit; d'où, en divisant par e,
■* « conscrit = — .
Un conscrit aurait la tête assurée, ce qui est absurde.
— Techn. Tabouret à pieds croisés comme les jambes d'un X, dont se servent les tapissiers. Il On écrit aussi et l'on prononce toujours IXE.
— Entom. Espèce de phalène, dont les ailes portent deux bandes croisées en forme de X. Il On écrit aussi ixe.
— Encycl. Cette lettre occupait la vingt et unième place chez les Romains , qui ne distinguaient pas le J de VI, ni VU du V. Elle était en même temps, selon Quintilien, la dernière lettre latine, les deux qui venaient après elle dans l'alphabet étant considérées par le savant rhéteur comme essentiellement grecques. Celle-ci, du reste, n'était elle-même, ni par sa forme, ni par sa prononciation, étrangère a la langue grecque. Seulement, elle répondait, sous le premier rapport, à une lettre, et sous le second à une autre. En effet, elle avait la ligure du chi (X) et se "prononçait comme ksi (s). Pour former le nom ixe ou ix qu'elle porte en français , on s'est contenté de retourner son nom grec, xi. L'invention du ksi était généralement attribuée par les Grecs k Simonide; avant lui, on écrivait par Kï ou par £ les mots que l'on écrivit plus tard par s.
Quelques auteurs ont répété, d après le Dictionnaire de Trévoux, que l'emploi de la lettre X en France ne date que du vie siècle et que ce fut une des lettres que voulut introduire Chilpéric 1er ; mais , en compulsant Grégoire de Tours, sur l'autorité de qui le fait a été donné pour la première fois par Furetière, on ne trouve pas ordinairement l'X indiqué parmi les caractères dont ce prince prétendait faire adopter l'usage, caractères qui sont, d'après les manuscrits les plus authentiques, les lettres grecques A, z, V et û. Il est vrai de dire que, d'après Aimoin, les quatre lettres introduites par Chilpéric auraient été U, 0, * et X. Selon d'autres auteurs, jusqu'au xii« et au xmo siècle, le ksi fut employé chez nous , et sa forme fut d'abord celle d'un H renversé sur le coté ^S) avant d'arriver définitivement à la forme actuelle X.
Les Romains n'employèrent le x comme initiale dans aucun mot latin d'origine. Ils l'admirent comme lettre médiale dans maximus, mixtus, uxor, comme lettre finale dans pax, rex, vix, nox, lux, etc.; mais il faut remarquer que l'on trouve quelquefois sur les monuments maxsvmvs, vxsor, mistvs, pacs.
Les mots latins qui ont X final au nominatif ne conservaient, dans les .eus obliques, que le premier des deux éléments phoniques dont cette lettre représentait la réunion. Ainsi , l'on disait, au génitif de pax et rex, pacis et régis.
Le x est en français , comme il l'était en latin et comme le s l'était aussi en grec, le signe simple d'une articulation composée représentant tantôt les sourdes ks ou ci , tantôt les sonnantes gz.
La lettre x est inconflue en italien ; les mots de cette langue qui, grecs ou latins d'origine, dérivent de primitifs auxquels elle appartient, changent le x en s, tantôt simple et tantôt double , ou bien encore en e. C'est ainsi que les Italiens disent esatto, esprimere, assiama, Alessandro, eccetenza, là où nous disons exact, exprimer, axiome, Alexandre, excellence.
En espagnol, le x, d'après la nouvelle orthographe de l'Académie de Madrid , a le plus ordinairement Ja valeur de notre consonne double es. Cependant, elle a conservé le son guttural de la jota , identique avec celui du chi grec, comme avec celui du kha arabe et du ch allemand, dans quelques mots, comme les noms propres Xalapa,Xeres, Ximenes. C'est de ce dernier nom , altéré dans sa prononciation, que nos anciens romanciers ont fait celui de Chimène.
En portugais, le a; a plusieurs valeurs , dont la plus ordinaire est celle du ch français.
Le x des Russes représente, pour la prononciation comme pour la forme , le chi des Grecs.
Nous avons dit que le x latin équivalait k es. Le c de cette lettre double s'est changé en ch dans laxus, lâche. Les mots qui sont anciens dans notre langue ont généralement rejeté le son e et n'ont conservé que l'articulation s: axilla, aisselle-, buxum, buis; coxa, cuisse; examen, essaim; axis, essieu; laxare, laisser ; lixivia, lessive; texere, tisser. Les mots que nous avons plus récemment empruntes au latin ont retenu leœ; tels sont ; exact, examen, luxe, etc., dérivés de exactus, examen, luxus.
X français provient de x, s ou c du latin; îo d'un x originaire : six de sex; soixante de sexaginta; 2>> d'un s originaire : deux de duos; toux de tussis; époux de sponsus; roux de russus; oiseux de otiosus; vineux de viuotus; 3« d'un c originaire : dix do decem;
XAGU
voix, de l'accusatif vocem; noix de nucem, paix de pacem ; chaux de calceus; faux de falcem.
Pour expliquer l'emploi de x que l'on a fait quelque temps au commencement des mots Saintes, Sainlonge et S aintr ailles , M. Vaïsse suppose que c'est la suite d'un scrupule religieux et du désir d'empêcher qu'on ne confondît le nom de l'aricienne capitale des Santones avec le titre des saintes qu'honore l'Eglise. L'orthographe du nom de Saintrailles aurait été changée dans le même sens par imitation étymologique.
La question de l'origine de l'emploi de la lettre x comme marque de certains pluriels semble, tout intéressante qu'elle est, avoir peu occupé les savants." Ménage rapporte que, lô roi Louis XIV en ayant un jour demandé l'explication aux gens de lettres de sa cour, ii ne trouva personne qui pût la lui donner. En latin, le x était une lettre double équivalant k es ou gs. Les mots vox, ci'ux, lex, sont pour vocs, crues, legs; aussi fontils au génitif vocis, crucis, tegis. Pour se conformer autant que possible k l'orthographe du primitif, les copistes instruits écrivaient le plus souvent au subjectif singulier : voix, croix, loix , bien que dans ces mots le x n'eût point la valeur qu'il avait en latin et qu'il n'eût d'autre son que celui du s; car on trouve également écrit vois, crois, lois. Il semble que, par une certaine imitation de ce procédé orthographique, on ait quelquefois affecté de mettre un a; à la lin de certains mots dans lesquels une des deux gutturales c ou g était supprimée devant la consonne sifflante. Ainsi , on trouve les substantifs singuliers jonx, crox, joux, prononcez joiis, cros, jous, qui, sans la suppression de la gutturale, eussent été joncs, crocs, jougs. En étendant le principe, on en vint k se servir très-fréquemment du x dans les finales où certaines autres. consonnes, et surtout le i et le r, se trouvaient supprimées devant la sifflante. On écrivit au subjectif singulier et au complétif pluriel aïeux, ciex ou deux, chox ou choux, genoux, chevax ou chevaux, vassax ou vassaux, porteux, piqueux, fauclieux, qui, sans la suppression du l ou du c, auraient été aïeuls, ciels ou cieuls, c/tols ou chouls, genouils, chevals ou chevauls, vassais ou vassauls, porteurs, pigueurs, faucheurs. Enfin, après avoir donné un x final k un certain nombre de mots pour les raisons que nous venons d'exposer, on en donna également un à plusieurs autres mots qui ne se trouvaient point dans un des cas précités, mais dont la désinence était la même que celle de toute une série de mots ordinairement terminés par un x; c'est-à-dire que nos pères firent une fausse application du principe posé, comme cela leur arrivait si souvent. Ainsi, ils écrivirent au subjectif singulier époux, Diex ou Dieux, pieux, glorieux, feux, jeux, preux, heureux, étaux, etc. , parce qu'on écrivait genoux, ciex ou deux, aïeux, porteux, chevaux, etc.
Quelques auteurs donnent pour raison de la valeur numérale'de X que ce caractère semble formé de deux V réunis, dont l'un est tourné sens dessus dessous ; mais comme d'autres nous disent que le "V ne vaut luimême cinq que parce qu'il semble former la moitié d'un X, cette double explication est enfermée dans un cercle vicieux.
XABEGA s. m. (ksa-bé-ga). Pêche. Filet k deux ailes, avec un manche au milieu, dont les Espagnols se servent pour prendre les sardines.
Xaearilia (la), opéra en un acte et deux tableaux, paroles de Scribe, musique de Marliani ; représenté k l'Académie royale de musique le 27 octobre 1839. La Xaearilia est le noin d'une chanson espagnole, d'une sorte de boléro que des contrebandiers ont adopté pour se rallier. Un marin, un tuteur et sa pupille, un corrégidor sont les personnages de la pièce. Mme Stoltz a joué avec beaucoup de charme le rôle travesti du jeune marin, et elle chantait k ravir une fort jolie cavatine. Mme Dorus-Gras a partagé son succès. On a longtemps représenté cet ouvrage comme lever de rideau avant un ballet. 11 a eu au moins cent représentations.
XACCA (Erasme), littérateur sicilien, né à Arca en 1643, mort après 1708. Il s'était fait recevoir docteur en théologie, en médecine, en jurisprudence et en philosophie, lorsqu'il entra dans les ordres. Xacea devint chanoine de la collégiale d'Arca, abbé de Sainte- Colombe, commissaire du saint office eu Sicile et employa tous ses loisirs à cultiver les lettres. Outre une exposition sur les Psaumes de David, sur le Cantique des cantiques et une traduction en vers latins de la Jérusalem délivrée du Tasse, on lui doit un poëme estimé, intitulé Brève narrazione delt' incendia del monte Etna seu Mongibello, avvenuto neli anno 1669 (Naples, 1671, in-8°).
XACO s. m. (ksa-ko). Supérieur général des bonzes du Japon.
XAGU A s. m. (ksa-goua — nom indigène). Bot. Un des noms vulgaires du génipayer.
XAGUA, rivière du Honduras (Amérique centrale). Elle se dirige vers le N.-E. et, après un cours d'environ 200 kilom., se jette dans le golfe de Honduras, au S.-O. de Truxillo.
XALI
XAINT01S ou SAINTOIS (le) , en latin Segintensis Pagus , petit pays de l'ancienne France, dans la province de Lorraine. Les localités principales étaient Vézelise, Vaudemont, Mirecourt et Dombasle. Le Xaintois fait actuellement partie des départements de la Meurthe et des Vosges.
XAINTONGE (Anne de), fondatrice d'une congrégation sous la règle de saint Augustin, née à Dijon en 1567, morte & Dôle en 1621. Elle était fille d'un conseiller au parlement de Dijon. Après avoir mené une vie très-retirée, elle résolut d'instituer une congrégation de filles pour instruire les personnes de son sexe, à l'instar de l'institut des jésuites, ouvrit une maison k Dôle et en établit successivement six autres à Vesoul, à Besançon, k Arbois, k Saint-Hippolyte, et deux autres en Suisse. Innocent X approuva, en 1648, les statuts de cette congrégation, dont les membres ne gardent point la clôture et ne portent pas l'habit monastique. — Sa sœur, Françoise de Xaintongis, morte à Troyes en 1639, fonda avec d'autres jeunes filles, en 1605, la congrégation des Ursulines dites de Dijon, qui, aux trois vœux de religion, ajoutent celui de l'instruction rie la jeunesse. Paul V approuva cet institut par une bulle de 1619.
X AINTR AILLES, village et commune de France (Lot-et-Garonne), cant. de Lavardac, arrond. et k 12 kilom. N.-O. de Nérac; 830 hab. Fabrication d'essence de térébenthine et de bouchons de liège. On y voit un ancien château du xi° siècle, où naquit le célèbre Foton de Xaintraiiles, vainqueur du généra! anglais Talbot, qu'il fit prisonnier à la bataille de Patay, en 1429.
XA1NTRA1LLES (Jean Poton, seigneur de Xaintraili.es, Saintrailles ou Sainte - Trbille), fameux capitaine du xvo siècle, ami et compagnon d'armes de La H ire, mort k Bordeaux en 1461. Il était un simple gentilhomme de Gascogne et avait fait ses premières armes contre les Bourguignons, dans le parti d'Orléans, qui reconnaissait alors pour chef le jeune dauphin, depuis Charles VII. A l'avènement de ce roi, abandonné de tous les grands seigneurs et s'abandonnant presque lui-même dans sa folle insouciance, quand il n'était pour les Anglais que le roi de Bourges, Xaintraiiles et La Hire ne cessèrent de faire bonne et fière contenance et de tenir la campagne pour le roi de France et contre les Anglais. Ces deux vaillants capitaines, k demi brigands et faisant la guerre comme on la faisait alors, pillant les compagnies ennemies et les villes du parti contraire, n'en représentaient pas moins, avec leurs bandes irrégulières, le parti national, et leurs exploits sont longtemps restés populaires dans les légendes de nos campagnes. Toutefois, an milieu de cette guerre d'aventures, de surprises et de coups de main, Xaintraiiles fut plusieurs fois fait prisonnier et ne dut sa liberté qu'k l'amitié de Charles VII, qui, malgré son dénûment, trouvait encore le moyen de le racheter k grand prix. 11 seconda la Pucelle devant Orléans et a Patay (1429), commanda l'avantgarde lorsqu'on entreprit le hardi voyage de Reims et assista au sacre du roi. Après la mort de Jeanne Dare, il continua glorieusement la guerre et eut la plus grande part k l'expulsion des Anglais. 11 fut nommé maréchal de France en 1454 et mourut k Bordeaux en 1461.
XAINTRÉ, homme de guerre français, V.
Saintré,
XMVA s. m. (ksè-va). Crust. Genre de crustacés décapodes brachyures, de la famille des portuniens, dont l'espèce type habite les mers de l'Afrique australe.
XAIiAPA s. m. (ksa-la-pa). Pharm. Racine purgative, plus souvent appelée jalap,
XALAPA ou JALAP A, ville du Mexique, dans l'Etat et k 75 kilom. N.-O. de Vera-Cruz, au pied du Maculiepee, dans une situation délicieuse ; 14,000 hab. Cette ville a été autrefois l'entrepôt du commerce de l'Europe aveu le Mexique. Dans les environs, on récolte et on prépare sur une vaste échelle le jalap, plante médicinale qui tire son nom Je cette ville.
XALCUANI s. m. (ksal-ku-a-ni). Ornith.
Espèce de canard du Mexique.
XAL1SCO ou GUADALAXARA, département de la Confédération mexicaine, au centre, entre ceux de Durango et de Cinalva au N., de Zacatecas au N.-E., de Mechoacan à l'E., de Guerrero au S.-E. et le grand Océan k l'O. ; par 18" 46'-23° 54' latit. N. et 103" 30'- 108»3l' lougit. O. ; 131,211 kilom. carrés; 600 kilom. sur 450; 806,000 hab. Ch.-l. Guadalaxara. Les pentes occidentales de la Cordillère d'Anahuac sont comprises dans cet Etat. Près des bords de la mer s'étendent de vastes forêts qui fournissent de superbes bois de construction; mais les habitants y sont exposés k un air chaud et malsain, tandis que l'intérieur du pays jouit d'un climat tempéré et favorable à la santé. Il est baigné k l'O., sur une longueur de 660 kilomètres, par l'océan Pacifique ; ses principales montagnes sont la sierra de Tapala et la sierra Madré en Sayula; il est arrosé par le Rio- Grande ou Kio-Lerma et le Rio-Verdo. Il
XANT
possède plusieurs lacs, teis que ceux de Sayula, de la Magdalena, de Mescaltitlan et de Chapala; ce dernier est le plus important, il a une superficie de 1,800 kilomètres carrés, et renferme des lies, parmi lesquelles celle de Mexcala est célèbre pour avoir servi de refuge k des patriotes dans la guerre de l'indépendance. Le sol y est un des plus fertiles du Mexique, donnant dans quelques parties 100 pour l du froment et 200 pour 1 du riz. On y cultive aussi avec succès l'olivier, la canne k sucre, le coton, le tabac et la cochenille. Le Rio-Grande de Santiago, nommé aussi Tolalothan et Barania, en sortant du lac Chapala, forme une cataracte très-pittoresque.
XALON, le Salo ou Bilbîlis des anciens, rivière d'Espagne, Elle prend sa source dans la province de Soria, au versant septentrional de la sierra d'Albarracin, coule au N.-E., baigne les provinces de Soria et de Saragosse, reçoit la Xiloca k Calatayud et se jette dans l'Ebre après un cours de 170 kilomètres.
XAMA s. f. (ksa-ma), nom donné, dans quelques parties de l'Algérie et dans le Maroc, aux écoles publiques où l'on envoie les enfants de huit k dix ans, pour y apprendre à lire et k écrire.
XAMABUGI s. m. ( ksa-ma-bu-ji ), religieux japonais : Les xamabugis servent de guides aux voyageurs qui vont visiter les temples. (Complém. de l'Acad.)
XAMAPA, rivière du Mexique , dans l'Etat de Vera-Cruz. Elle prend sa source au mont Orizaba, coule au S.-E. et se jette dans le golfe du Mexique, près et au S. de la ville de Vera-Cruz, après un cours de 150 kilom.
XAHILTEPEC, bourg du Mexique, dans l'Etat d'Oaxaea.k 155 kilom. S.-O. de la ville de ce nom, sur le Chicometepec ; 4,000 hab. Commerce de cire, miel, coton et sel. Industrie agricole.
XANDARUS s. m. (ksan-da-russ — altérât, du lat. tarandus, renne). Mamm. Un des noms vulgaires du renne.
XANORE (SAINT-), village et commune de France (Charente-Inférieure), cant., arrond. et k 5 kilom. N.-O. de La Rochelle, sur une colline ; 1,450 hab. On y remarque le château de la Saussaie, qui fut le quartier général du cardinal de Richelieu pendant le siège de La Rochelle en 1628.
XAISTE, autrefois Zacynthe, lie du royaume de Grèce, dans le groupe des îles Ioniennes, récemment annexées au royaume hellénique, au S. de Céphalonie et k 20 kilom. O. des côtes de la Morée ; la pointe septentrionale de l'Ile (le cap Skinari) est située par 37° 47' de latit. N. et 18*34' de longit. E. Cette île, de forme allongée et d'une superficie de 4,056 kilom. carrés, k des côtes assez escarpées, échelonnées par de nombreuses baies, mais n'offrant aucun port favorable. Le sol, montagneux k l'O., plat k l'E., est un des plus fertiles des îles Ioniennes; il produit en abondance du raisin, des olives, des oranges et des fruits de toute espèce. Le district le plus riche de l'île est une vaste plaine qui s'étend d'une mer k l'autre iur une largeur de 10 à 12 kilomètres, entre les hauteurs du château du mont Skopos et les Akrotêria k l'E., et une chaîne de collines plus douces qui court parallèlement k la côte occidentale. On y cultive l'olivier, la vigne et surtout le raisin de Corinthe. L'ile possède des salines importantes et deux puits ou sources de bitume, situées k 20 kilom. de la ville de Zaute et connues dès l'antiquité. Hérodote en a fait une description qui serait encore exacte aujourd'hui. La principale source est entourée d'une petite muraille : à la profondeur de 0m,33 au-dtfssous du niveau de l'eau claire, on voit le bitume tortir de terre en bulles semblables k des poires de caoutchouc qui éclatent et retombent au fond. Elle peut produire trois barils par jour. La seconde est beaucoup moins importante. La poire qu'on retire de ces deux bassins est d'ailleurs inférieure k la poire végétale et leur exploitation est très-restreiiue. Ces sources sont d'origine volcanique. Zante, dont le climat est d'ailleurs délicieux, a le triste privilège d'être souvent désolée par des tremblements de terre. La population actuelle de l'île s'élève k 39,000 habitants, dont plus de la moitié agglomérée dans la capitale, le reste dans sept ou huit villages situés sur la côte.
Cette île, peuplée d'abord par les Achéens, devait, dit-on, son nom ancien au héros Zucynthus, fils du troyeu Durdanus. Zacynthe, aurait elle-même fondé en Eapague la ville de Sagome. Les Zacynthiens combattirent au siège de Troie sous les onlres d'Ulysse. Ces premiers faits appartiennent k 1 époque fabuleuse. L'histoire ne commence pour Zacynthe qu'avec la guerre du Péloponèse.
Cette île chercha vainement k garder la neutralité; entraînée dans l'alliance d'Athènes par les Tolmidas, elle se révolta. contre les excès de pouvoir de Tiraolhée et appela les Lacédéiuoniens ; puis elle revint k l'alliance d'Athènes et repoussa l'invasion des Spartiates. Plus tard, les Zacynthiens aidé- • rent l'exilé Dion dans son entreprise contre Syracuse. Eu 214 avant J.-C. l'île fut soumise par les Romains-, reprise par Philippe de Macédoine en 200, elle fut donnée
XANT
à Hiéroclès d'Agrigente. En 196, elle fut rendue aux Romains, mais no leur fut définitivement soumise qu'en 146. Dès lors, Zacynthe ne joue plus aucun rôle à part; compte les autres îles voisines, elle appartint a l'empire d'Orient, fut ravagée par les Barbares, conquise par les comtes de Tochis, puis par les Turcs et enfin vendue aux Vénitiens. En 15G4, le grand anatomiste Vésale, persécuté à cause des études auxquelles il se livrait et condamné par l'inquisition à entreprendre le pèlerinage de Jérusalem, périt dans un naufrage sur les côtes de Zh.ii te.
XANTE, ville forte de la Grèce, capitale de l'île de ce nom, sur la côte orientale, dans une ravissante situation, au centre d'une large baie circulaire ; 20,000 hab. Archevêché grec, évêché catholique, lycée; arsenal. Port de commerce. Industrie active; fabrication importante de soieries, lainages, étoffes de coton, liqueurs et savon. Commerce assez important. Le port est moins sûr que ceux des autres îles de l'Archipel ; cependant, dans ces dernières années, il a été l'objet d'importantes améliorations. Un grand môle a été construit; à la jonction de ce môle avec la terre est une sorte d'esplanade qui sert de promenade et où s'élève un buste colossal de sir Thomas Maitland. Xante est dominée par deux montagnes, dont l'une porte le château ; l'autre est le mont Skopos, X'Blatus des anciens. La ville s'étend le long de la baie sur une longueur de 2 kilomètres environ, mais elle n'a pas 300 mètres de largeur, si ce n'est près du quartier qui s'étend vers le château. L'intérieur de la ville offre peu d'intérêt. Les rues portent des noms vénitiens et sont bordées de maisons avec arcades basses et obscures; un certain nombre de maisons ont encore des fenêtres grillagées comme dans les pays musulmans. La ville ancienne occupait le même emplacement que la Ville moderne; aussi ses débris ont-ils complètement disparu. L'église principale est placée sous le vocable de saint Denis de Zacynthe, mort en 1624 et qu'il ne faut pas confondre avec les trois autres saints du même nom. La construction la plus remarquable de la ville est le château, qui- s'élève à une hauteur d'environ no mètres au-dessus du niveau de la mer. Les murailles, qui datent des Vénitiens, n'ont pas d'importance, La colline qui porte cette forteresse est couverte de bouquets d'arbres, de maisons, de jardins entremêlés de la façon la plus pittoresque. De l'esplanade du château on jouit d'une belle vlie, inférieure cependant à celle du mont Skopos, d'où l'on domine sur l'Ile entière et d'où l'on voit toute la côte de Grèce, depuis les montagnes de l'Acarnanie jusqu'à celles de l'Arcadie et de la Messénie.
XANTEN ou SANTEN, la Castra vetera ou Colonia Ulpia des Romains, ville de Prusse, province du Rhin, régence et à 54 kilom. N.-O. de Dusseldorf, près du'Rhin ; 4,000 hab. On y remarque l'église collégiale de Saint-Victor, bel ediriee gothique du xiiio et du xrve siècle, renfermant quelques beaux tableaux, des reliques et des tapis du xio sièle. En dehors de l'église, la montagne des Oliviers, le calvaire et quelques sculptures du xv" siècle attirent l'attention des touristes. Les cloîtres renferment de nombreux tombeaux. Au milieu du cimetière s'élève une colonne érigée par Napoléon 1er à l'antiquaire Paw. C'est à Xanten que campait Varus avec les 18", 19° et 30" légions ; son quartier général était établi sur la colline voisine, appelée le Furstenberg. C'est la encore que, selon la tradition, l'empereur Maximilien lit égorger l'an 290, saint Géréon et la légion thébainej qu'une autre légende fait massacrer à Agauiium, dans le bas Valais. Xanten est la patrie de Siegfried ou du héros des Niebelungeti et de saint Norbert, fondateur de l'ordre des prémontrés.
XANTHATE s. m. (gzan-ta-te). Chira. Sel résultant de la combinaison de l'acide xanthiqua avec une base.
XANTHE s. m. (gzan-te — du gr. xanihos, jaune, mot qu'Aufrecht rapproche du védique çkandras, brillant, ou plutôt kandras, scintillant, miroitant, de la racine kand, briller, étinceler, d'où aussi le latin candere, être blanc, brillant, et candela, lampe, qui a passé non-seulement à l'irlandais caindeal, oukymrique canwyl, à l'armoricain kuntol, à l'anglo-saxon tandel, etc., mais qui se retrouve également dans l'arménien kanthegh, et même le kourde. kandil, lampe). Crust. Genre de crustacés décapodes braehy ures de la famille des cancériens, comprenant' de nombreuses espèces, répandues dans toutes les mers : Le xanthe rivuleux est commun dans ta Méditerranée. (H. Lucas.) Il On dit aussi XANTHO.
— Bot. Syn. de quapoïa, genre de clusiacées.
— Encycl. Les xanthes sont des' crustacés à carapace très -large, ovoïde, irrégulière, presque horizontale, un peu courbée seulement dans sa portion antérieure ; le front est avancé et lamelleux; les pattes antérieures Tories et en général inégales chez le mâle, à pinces pointues ou arrondies, noires ou de couleur foncée. Ce genre renferme un grand nombre d'espèces, répandues dans toutes les mers. La plus commune est le xanthe floride ; e© cruatacé est long de 0^,05 k 0"",06, de
XANT
couleur brun rougéâtre, avec les pinces noires; sa carapace est large et fortement bosselée dans toute sa moitié antérieure. Il est très-commun sur nos côtes méditerranéennes'et océaniques. On connaît aussi un certain nombre d'espèces fossiles.
XANTHE, ville de l'ancienne Asie Mineure, la plus importante de la Lycie, au S.-O., sur la rive gauche du fleuve du même nom, à 70 stades de son embouchure. Elle fut prise d'assaut deux fois; la première par Harpagus, général de Cyrus le Grand; la seconde par Brutus, le meurtrier de César, Dans ces deux occasions, après une résistance héroïque, ses habitants s'ensevelirent sous les ruines de leur ville, qui ne se releva jamais de la seconde catastrophe. On y révérait particulièrement le héros Sarpédon. Les ruines de l'antique cité lycienne, découvertes par sir Fellow, comprennent les restes d'un théâtre, de temples, de théâtre, de tombeaux, d'arcs de triomphe, de murailles couvrant de belles collines qui commandent la rivière. D'après ces débris, la ville ne paraît pas avoir été très-grande, mais la beauté des fragments donne une haute idée de la civilisation-à laquelle était parvenu le peuple lycien. La plupart des marbres, avec une riche cqllection d'inscriptions, ont été transportés à Londres, où ils enrichissent le British Muséum.
XANTHE, en- latin Xanthus, rivière de l'ancienne Asie Mineure, dans la Troade. C'est la même que le ScamandRK. V. ce mot.
XANTHE, roi de Thèbes. Il proposa aux Athéniens et aux Béotiens qui se disputaient lu bourg d'Anoé de vider la querelle au moyen d'un combat singulier. Thymoctus, roi d'Athènes, repoussa cette proposition ; mais Mélhante offrit d'entrer en lice â sa place et tua Xanthe.
XANTHÉINE s. f. (gzan-té-i-ne — du gr.
xantàos, jaune). Chim. Nom de l'un des principes colorants des fleurs.
— Encycl. V. fleur (tome VIII, page 454). XANTHESTE s. m. (gzan-tè-ste — du gr.
xanthos, jaune, roux ; esthês, vêtement). Kntom. Syn. d'AixocoRYNE, cordylomère et tylocére, genres d'insectes.
XANTHIACÉ, ÉE adj. (gzan-ti-a-sé — rad.
xanthie). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre xanthie.
— s. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, ayant pour type le genre xanthie et appelée aussi ambrosiacées.
XANTHICUS s. m. (gzan-ti-kuss). Chronol.
Mois des Macédoniens correspondant à notre mois d'avril. Il On l'appelait aussi xanthus.
XANTHIDIJE s. f. (gzan-ti-di — de xanthie et du gr. idea, forme). Entom. Genre d'insectes lépidoptères diurnes, dont l'espèce type habite Madagascar.
— Bot. Genre d'algues, de la tribu des desmidiées, comprenant environ six espèces, qui habitent la France et l'Angleterre.
XANTHIE s. f. (gzan-tl — du gr. xanthus, jaune). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des orthosides, comprenant une vingtaine d'espèces qui habitent l'Europe.
— Bot. Syn. de lampourde.
— Encycl. Entom. Les xanthies ont les antennes longues et sétacées, les palpes épais, le corselet arrondi, les ailes assez larges, l'abdomen cylindroîde, les pattes velues. Les chenilles sont glabres, atténuées en avant et de couleurs sales; elles vivent sur les arbres et se tiennent de préférence au milieu des fleurs ; souvent même, dans leur jeunesse, elles en habitent l'intérieur. Les chrysalides sont courtes et enfoncées dans la terre. Ce genre renferme une quinzaine d'espèces qui habitent l'Europe; elles sont généralement de petite taille et de couleur jaunâtre. La xanthie soufrée a 0m,04 d'envergure, le corps jaunâtre, ainsi que les ailes supérieures, qui sont rayées et ponctuées de noir. Ce papillon est commun dans la plus grande partie de l'Europe.
XANTHINE s. f. (gzan-ti-ne — du gr. xanthos, jaune). Chim. Matière colorante jaune, qu'on extrait de la garance; principe colorant des fleurs.
— Encycl. V. fleur (tome VIII, page 454).
XANTHION s. m. (gzan-ti-on — du gr.
xattthos, jaune). Miner. Pierre précieuse des anciens, que l'on pense être notre hyacinthe.
XANTH1PPE, général lacédémonien à la solde des Carthaginois ; il vivait au m« siècle avant notre ère. Il prit le commandement des mercenaires après la défaite d'Adys et lit prisonnier Régulus (255 ans av. J.-C).
XANTHIPPE, femme de Socrate. V. Xan-
UPPË,
XANTHIQUE adj. (gzan-ti-ke — du gr.
xantlias, jaune). Chim. Se dit d'un acide particulier qui précipite en jaune plusieurs substances : Acide xanthique. il Se dit d'un des principes colorants des fleurs. Il Oxyde xanthigue, Syn. de xanthink. Il Gaz xanthique, Gaz particulier qui se produit dans la distillation sèche de l'éthéro-sulfocarbonate de potasse.
XANTHIQOESs. f. pi. (ksan-ti-ke). Antta.
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gr. Fêtes macédoniennes qui se célébraient durant le mois xanthicus.
— Encycl. Le nom de ces fêtes militaires leur vient de ce qu'elles se célébraient dans le mois de xanthicus, époque où ,la famille royale se purifiait, ainsi que l'armée, par la lustration. L'armée macédonienne, conduite sur un vaste champ de manœuvres, se partageait en deux camps qui se mettaient en ordre de bataille l'un vis-à-vis de l'autre et évoluaient, en présence du peuple, comme pourraient le faire deux troupes ennemies. On donnait là le simulacre des charges de cavalerie, des formations en carré et de toutes les manœuvres militaires. Les xantldques n'étaient donc autre chose que nos petites guerres.
XANTH1SME s. m. (gzan-ti-sme — du gr.
xanthos, jaune). Bot. Genre de plantes, do la famille des composées, tribu des vernoniées, dont l'espèce type croit au Texas.
XANTHITE s. f. (gzan-ti-te — du gr. araHthos, jaune). Miner. Silicate de chaux et d'alumine.
— Encycl. La xanthite, comme beaucoup de silicates, présente une composition assez complexe; on y trouve, outre l'acide silicique, de la chaux, de l'alumine, des oxydes de fer et de manganèse et une faible quantité'd'eau. Elle constitue de petites masses formées de très-petits grains ronds, d'un gris jaunâtre clair, assez peu adhérents entre
"eux pour qu'on puisse les séparer avec l'ongle. Ces grains sont transparents ou tout au moins translucides; examinés sous un fort grossissement, ils offrent des indices de texture cristallisée ou lamellaire ; quelques-uns même sont susceptibles d'être clivés parallèlement aux faces d'un prisme oblique. La xanthite a. une densité égale à 3,2; elle fond au chalumeau en une perle verdâtre, translucide; avec le borax, elle donne un verre jaune, qui devient incolore en refroidissant. Elle se trouve à Amity et dans le comté d'Orange (Etats-Unis).
XANTHIUM s. m. (gzan-ti-omm — lat.
xanlhium, gr. xanthion; de xanthos, jaune). Bot. Nom scientifique du genre lampourde.
XANTHOCARPE adj. (gzan-to-kar-pe — du gr. xanthos, jaune; kd'rpos, fruit). Bot. Qui porte des fruits jaunes.
XANTHOCÉPHALE adj. (gzan-to-sé-fa-le — du gr. xanthos, jaune; kephalê , tête). Hist. nat. Qui a la tète ou la sommité jaune. — s. m. Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, fribu des sénécionées, comprenant deux espèces, qui croissent au Mexique.
XANTHOCÈRE adj. (gzan-to-sè-re — du gr. xanthos, jaune; keras, corne). Zool. Qui a lés cornes ou les antennes jaunes.
— 's. m. Entom. Genre d'insectes coléoptères peutamères,de la famille des malacodermes, tribu des clairones , comprenant deux espèces, qui habitent l'Australie.
— Bot. Genre d'arbres, de la famille des sapin dacées, dont l'espèce type croit dans les montagnes du nord de la Chine.
XANTHOCHYME s. m. (gzan-to-chi-me — du gr. xanthos, jaune ; chumos, suc). Bot. Genre d'arbres, de la famille des clusiacées, réuni par plusieurs auteurs au genre stalag-
mitis.
— Encycl. Ce genre, réuni par plusieurs auteurs aux stalagmites, est caractérisé par un calice à cinq folioles arrondies, inégales, imbriquées; une corolle à cinq pétales ovales ou arrondis; cinq nectaires opposés aux pétales; quinze à trente étamines, groupées en" cinq faisceaux qui alternent avec les pétales; un style très-court, terminé par un stigmate à cinq lobes étalés; une baie renfermant une ou plusieurs graines. La xanthochyme tinctorial est un bel arbre à rameaux étalés, portant des feuilles oblongues, aiguës, coriaces, et des fleurs d'un blanc sale, en fascicules latéraux ; le fruit, arrondi, lisse, d'un jaune orangé, pâle, renferme, sous une écorce mince, une pulpe jaune et acidulée. Cet arbre croît sur la côte de Coromandel.
XANTHOCOME s. in. (gzan-to-ko-ine du gr. xanthos, jaune; komê, chevelure). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des astétêes, dont l'espèce type croît au Mexique,
XANTHOGALLOL S. m. (gzan-to-ga-lol).
Chim. Substance obtenue eu faisant agir le brome en présence de Peau sur le tribromopyrogallol.
— Encycl. Le xanthogallol est une substance dont les dédoublements ne sont point encore connus et qui a été obtenue par M. Stenhouse.
Le brome sec est sans action sur lebromopyrogallol aussi bien k 100° qu'à la température ordinaire, et quelle que soit la longueur du temps pendant lequel on laisse ces deux substances en contact. En présence do l'eau, au contraire, il se produit une réaction dont la nature varie avec les proportions de brome et d'eau employés.
Lorsqu'on ajoute du tribromo-pyrogallol à environ deux fois son poids de brome, il se dégage ordinairement un peu d'acide bromhydrique et, si l'on, introduit de 5 à 10 parties d'eau dans le mélange, celui-ci s'échauffe légèrement et le brome se dissout, ainsi que
XANT
le bromo-pyrogallol, en formant une liqueur d'un jaune orangé foncé.
XANTHOGASTRB adj. (gzan-to-ga-stre — du gr. xanthos, jaune; gastêr, ventre). Zool. Qui a le ventre jaune.
XANTHOGÈNE s. in. (gzan-to-jè-ne — du gr. xanthos, jaune ; yennaô, j'engendre). Chim. Ancien nom du carbure de soufre, il Principe colorant des fleurs.
— Encycl. V. fleur (tome VIII, page 454).
XANTHOGNATHE adj. (gzan-to-ghna-ta
— du gr. xanthos, jaune ; gnalhos, mâchoire). Zool. Qui a les mâchoires jaunes.
XANTHOGRAMME adj. (gzan-to-gra-me — du gr. xanthos, jaune ; gramma, trait). Zool. Qui est marqué de lignes jaunes.
XANTHOGRAPHE adj. (gzan-to-gra-fe — du gr. xanthos, jaune; graphâ, j'écris). Hist. nat. Qui est marqué de traits jaunes.
XANTHOLÉPIS s. m. (gzan-to-lé-piss — du gr. xanthos, jaune; lepis, écaille). Bot. Syn. de cacosmie, genre de composées.
XANTHOLIN s. m. (gzan-to-lain — du gr.
xanthos, jaune). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentainères, de la famille des bracliélytres, tribu des staphyliniens, type du. groupe des xantholiniens, comprenant une soixantaine d'espèces, répandues dans les deux continents.
XANTHOLIN s. m. (gzan-to-lain — du gr.
xanthos, jaune, et de lin). Bot. Section de3 lins, comprenant les espèces k fleur jaune.
XANTHOUNIEN, IENNE adj. (gzan-tO-lini-ain , i-è-ne — rad. xantholin), Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre xantholin.
— s. m. pi. Groupe d'insectes coléoptères, de la famille des brachélylres, ayant pour type le genre xantholin.
XANTHONOTE adj. (gzan-to-no-te — du gr. xanthos, jaune; nâtos, dos). Zool. Qui aie dos jaune.
XANTHOPASTE s. m. (gzan-to-pa-ste — du gr. xanthos, jaune; pastos, saupoudré). Kuiom. Genre d insectes lépidoptères nocturnes, do la tribu des noctuides.
XANTHOPE s. m. (gzan-to-po — du gr.
xanihos, jaune; pous, pied). Zool. Quia les pattes jaunes.
— Bot. Qui a le stipe jaune.
XANTOPHANÉE s. f. (gzan-to-fa-né — du gr. xanihos, jaune; phanos, qui brille). Bot. Syn. de siDÉRins, genre de labiées, il On dit
aussi XANTHOPHE.
XANTHOPHÉE s. m. (gzan-to-fé— du gr.
xanihos, jaune; phaios, brun), Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des carabiques, tribu des roncatipeunes, comprenant trois espèces, qui habitent l'Australie.
XANTHOPHTHALME s. m. (gzan-to-ftalme — du gr. xanthos, jaune; ophthalmos, œil). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des sénécionées, formé aux dépens des chrysanthèmes, et dont l'espèce type est le chrysanthème des moissons, qui croît en France et dans presque toute l'Europe.
XANTHOPHYLLE s. f.' (gzan-to-fl-le — du gr.- xanthos, jaune ; phullon, feuille), Chim. Matière colorante qui existe dans les feuilles jaunies,
— s. m. Bot. Genre d'arbres, rapporté à la famille des polygalées, et comprenant une dizaine d'espèces, qui croissent dans l'Inde.
XANTHOPHYTE s. m. (gzan- to-fi-te — du gr. . xanthos, jaune; phuton, plante). But. Cenre de sous-arbrisseaux, de la famille des rubiacées, tribu descinchonées, dontl'espoce type croit à Java.
XANTHOPICRITE s. f. (gzan-to-pi-kri-te
— du gr. xanthos, jaune ; pikros, amer). Chim. Substance jaune, umère, stypiique, extraite du xanthoxylle a feuilles de frêne.
XANTHOPROTÉIQUE adj. (gzan-to-proté-i-ke — du gr. xuuthos, jaune, et de pro~ téique). Chim. Se dit d'un acide jaune, non cristallisable, qui se produit dans la décomposition des substances orguniques par l'a* cide nitrique.
XANTHOPTÈRE adj. (gzan-to-ptè-re — du gr. xanthos, jaune ; pteron, aile). Zool. Qui a les ailes jaunes : Limnobie xanthoptere.
— s. f. Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des noctuides, qui habite lu Russie méridionale.
XANTHORHAMNINE s. f. { gzan-to-ramni-ne — du gr, xanthos, jaune; rhanwos, nerprun). Chim. Produit de l'ébullition dans l'eau de la chrysorhamnine.
— Encycl. Cette matière, dont la connaissance est due à M. Ktme, se trouve égalâmes tout" formée dans la graine de Perse. Elle se produit par l'ébullition dans l'eau de la chrysorhamnine. Elle est fort soluble dans l'alcool et dans l'eau, niais insoluble dans l'éther. Elle se liquérte à 100° et se décompose à une température plus élevée. M, Kuite pense que sa formule est C^HISOI*. Elle précipite l'acétate de plomb.
XANTHÛRNE s. m. (gzan-tor-na — du gr.
xanthos, jaune ■ omis, oiseau). Ornith. Syn, de carouge.
XANT
XANTHORRHÉE s. f. (gzan-to-ré — du gr. xanthos, jaune; rkeô, je coule). Bot. Genre de plantes, de la famille des liliucées, tribu des xérotées, comprenant sept espèces, qui croissent en Australie : Ce n'est pas seulement par leurs caractères extérieurs que les xantorrhées sont remarquables. (P. Duchartre.)
— Encyol. Les xanthorrhées sont des végétaux à tige de hauteur variable, simple ou rameuse, portant de nombreuses feuilles longues, linéaires, un peu engainantes à la base et recourbées vers le sommet, très-serrées entre elles; du centre de ces feuilles s'élève une longue hampe, terminée par un grand épi de petites fleurs blanches, sessiles, très-serrées, accompagnées de nombreuses bractées imbriquées. Le fruit est une capsule trigone, presque ligneuse, k trois loges, dont chacune renferme une ou deux graines ovoïdes, comprimées, k test crustaeé et noirâtre. Ces végétaux croissent abondamment en Australie et contribuent beaucoup, par leur port, k donner à la flore de cette région sa physionomie particulière. Ils renferment un suc résineux, jaune rougeâtre, inodore, d'une saveur acre, exhalant, quand on le brûle, une odeur de benjoin , bien qu'il ne renferme pas d'acide benzoïque. 11 ressemble assez par son aspect à la gomme-gutte; mais il est facile de l'en distinguer, en ce qu'il ne colore pas la salive en jaune. « Les médecins australiens, dit M. P. Duchartre, emploient cette substance contre les maladies de poitrine. Les naturels de la Nouvelle - Hollande la mêlent avec de la terre, après l'avoir fondue, et ils en font ainsi une sorte de mastic qui leur sert à assujettir leurs armes , k calfater leurs pirogues, etc. » La majeure partie de ce suc que nous apporte le commerce est fournie surtout par la xantorrhée en arbre.
XANTHORRHIZE adj. (gzan-to-ri-ze — du gr. xanthos, jaune ; rhiza, racine). Bot. Qui a des racines jaunes.
— s. f. Genre d'urbustes, de la famille des renonculacées, tribu des péoniées, dont l'espèce type croit dans la Caroline.
— Encycl. Les xanlhorrhizes sont des arbrisseaux k tige peu rameuse, à feuilles pétiolées, pennatiséquées, à segmonts ovales, dentés; les fleurs, d'un pourpre noirâtre, sont réunies en grappes rameuses, pendantes; le fruit se compose de cinq à dix follicules sessiles, comprimés, monospermes.
L'espèce type est la xanthorrliize à feuilles de persil; c est un arbrisseau d'environ l maire, k feuilles élégamment découpées et à fleurs étoilées. Elle croît aux Etats-Unis, notamment dans la Virginie et la Géorgie, et se trouve surtout au bord des rivières , dans les endroits ombragés. Elle renferme une matière résineuse, un principe amer, la berbérine , et une matière colorante jaune , umère, peu acre, qui réside surtout dans le bois et les racines. Les propriétés toniques dominent dans ce végétal ; par une exception assez remarquable, 1 amertume y domine l'àcreté qui caractérise les plantes de cette famille. La racine surtout est un tonique amer très-puissant, qui se rapproche du quassia amara. On l'emploie, en Amérique, dans le^ mêmes circonstances que les bois amers.
Quant k la matière colorante jaune que renferme cette racine, rien n'indique, jusqu'à ce jour, que l'on ait songé à en tirer parti, encore moins k eu faire une application en grand. On cultive quelquefois cette plante dans nos jardins d'agrément; elle aime une terre fraîche et légère, et mieux la terre de bruyère, et une exposition ombragée. Comme ses graines mûrissent mal, on Ta multiplie d'éclats.
XANTHOSE s. f. (gzan-tô-ze — du gr. xanthos, jaune). Chir. Matière d'un jaune safrané, qui se montre par plaques irrégulières dans certains cancers.
XANTHOSÉTIE s. f. (gzan-to-zé-il — du gr. xanthos, jaune; ses, sêtos, teigne). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des platyotnides, comprenant une dizaine d'espèces, qui habitent l'Europe.
— Encycl. Les xanthosélies, réunies par plusieurs auteurs aux pyrales ou tonleuaes, sont caractérisées par des palpes dont lu deuxième article est long, comprimé latéralement, très-velu, et le troisième nu, court, cylindrique, caché en partie par le précédent; les ailes supérieures peu larges, terminées obliquement, k côte un peu arquée dans toute su longueur. Ce genre comprend une dizaine d'espèces, répandues dans les diverses régions de l'Europe. La xanthosélie crampon a les aile3 antérieures d'un jaune soufre, avec une tache ferrugineuse, et les ailes postérieures d'un brun rougeàire. Elle Se trouve assez fréquemment aux environs de Paris, dans le mois de juillet, sur les chardons. La xanthosélie zoégane se rencontre aux environs des bois.
XANTHOSIE s. f. (gzan-to-zl — du gr.
xanthos, jaune). Bot. Genre de plantes, de la famille des ombellifères, tribu des hydrocotylées, comprenant six espèces, qui croissent en Australie : Les xanthosiks sont des herbes ou des sous-arbrisseaux. (P. Duchartre.)
XANTHOSOME s. m. (gzan-to-so-me — du gr. xanthos, jaune ;'sôma, corps). Bot. Genre de plantes, de la famille des aroïdées, tribu
XÀNT *
des caladiées, comprenant quatre ou cinq espèces, qui croissent dans 1 Amérique tropicale et aux Antilles.
— Encycl. Les xanthosomes forment un genre très-voisin des caladions, avec lesquels on les confond quelquefois. Le xanihosome k feuilles sagittées est une plante vivace, k rhizome tubéreux, épais, volumineux; les feuilles, toutes radicales, sont grandes^ à pétiole très-dilaté et engainant à la base, k limbe sagitté ou en flèche, acuminé au sommet; les fleurs sont portées sur une hampe très-courte et entourées par une spathe ovale, concave, en forme de capuchon et d'un vert jaunâtre. Cette plante, originaire du Brésil, a été introduite aux Antilles, où on la confond, sous le nom de chou caraïbe, avec le caladion comestible , auquel elle ressemble beaucoup; sa culture est celle de lacolocase. La beauté de son feuillage la fait rechercher dans nos jardins d'agrément. On cultive aussi le xanthosome violacé, qui en diffère par la teinte d'un vert violacé un peu pruineux de ses feuilles.
XANTHOSPERME adj. (gzan-to-spèr-me — du gr. xanthos, jaune; sperma, graine). Bot. Qui a des graines jaunes.
XANTHOSPILE adj. (gzan-to-spi-le — du gr. xanthos, jaune ; spilos, tache). Hist. nat. Qui a des taches jaunes.
XANTHOXYLE s. m. (gzan-to-ksi-le — du gr. xanthos, jaune ; xulon, bois). Bot. Genre d'arbres et d'arbrisseaux, type de la famille des xanthoxylées, comprenant une centaine d'espèces, qui croissent surtout dans l'Amérique tropicale : Le xanthoxyle à feuilles de frêne est connu dans les jardins sous les noms vulgaires de clavalier, frêne épineux. (P. Duchartre.) Il On dit aussi zanthoxyle.
— Encycl. Ce genre est connu aussi sous la nom de clavalier. Nous avons parlé, k ce mot, de ses caractères et de l'espèce principale. Je clavalier épineux ou xanthoxyle à feuilles de frêne. Nous ajouterons ici que cet arbrisseau est cultivé dans nos jardins, moins pour ses fleurs que pour son feuillage et surtout pour ses fruits, d'un beau rouge et d'une odeur agréable. Il est très-rustique, réussit dans tous les sols et préfère une exposition un peu ombragée. On le multiplie de graines, de rejetons et de boutures de racines. Le xanthoxyle massue d'Hercule, ainsi appelé à cause de son tronc noueux et épineux, et connu aussi sous les noms de bois jaune épineux ou des Antilles, est assez voisin du précédent. Il est estimé en Amérique comme stimulant puissant, diurétique et sudorifique. Son écorce donne k l'analyse une matière colorante jaune verdâtre, cristallisée en aiguilles, de saveur amère et styptique, appelée xanthopicrita. Celte écorce, dont l'amertume est très-prononcée, passe pour astringente et stomachique. Son bois est jaune; ses fruits et ses graines sont odorants. Le bois de diverses espèces de xanthoxyles est assez beau pour être employé dans l'ébènisterie. Tel est entre autres celui du xanthoxyle du Sénégal. L'écorce des espèces précédentes est employée aussi comme fébrifuge ; il en est de même de celle du xanthoxyle d'hiver. Le clavalier des Antilles sert k la teinture en jaune. On a trouvé du bois de clavalier k l'état fossile.
XANTHOXYLE, ÉE adj. (gzan-to-ksi-lé — rad. xanl/toxyle). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre xanthoxyle.
— s. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, ayant pour type le genre xanthoxyle.
— Encycl. La famille des xanthoxylées renferme des arbres et des arbrisseaux, k feuilles alternes ou opposées, simples ou composées, le plus souvent ponctuées, dépourvues de stipules. Les fleurs, diclines ou polygames, quelquefois monoïques, sont disposées en grappes ou en cymes. Elles sont régulières, et présentent un calice de trois k cinq divisions ; une corolle k pétales en nombre égal, quelquefois nulle; des étamines en nombre égal k celui des divisions de la corolle, ou en nombre double, k filets libres, simples ou munis d'un appendice à l'intérieur; des ovaires biovulés, en nombre égal à celui des pétales, ou en nombre moindre, libres ou soudés entre eux, surmontés d'un même nombre de styles libres ou soudés et terminés chacun par un stigmate simple. Le fruit, charnu ou membraneux, consiste en un ou plusieurs drupes ou coques, libres ou soudés, avec un noyau en partie détaché k la maturité. Les graines, à test crustaeé, épais et luisant, renferment un embryon entouré d'un albumen charnu.
Cette famille, qui a des affinités avec les rutacées, les diosraées et les simaroubées, renferme les genres suivants : dictyolome, pitavie, brucéa, picrasme, picrène, nima, brunellie, fagara, xanthoxyle ou clavalier, ptérote, curtisie, langsdorlie, vépris, toddalie, ptéléa, spathélie, ailante, duucanie, asaphe, etc. Les xanthoxylées habitent surtout les régions tropicales de l'Amérique ; leurs propriétés générales sont celles des rutacées. Plusieurs fournissent des produits à la médecine et k l'industrie.
XANTHUBE adj. (gzan-tu-re — du gr.
xanthos, jaune ; aura queue). Zool. Qui a la queue jaune.
— s. m. lchthyol. Poisson du genre spare, qui habite le golfe du Mexique.
XANT
— Chim. Nom que l'on "donnait aux composés de xanthogètie et d'un métal, lorsque le xanthogène était regardé comme un corps simple.
XANTHUS s. m. (gzan-tuss). Chronol.