YANG
grand maître de l'ordre d'Alcantara et combattit contre le roi Jean, notamment à la bataille d'Aljubaroa, où son parti essuya une défaite complète (1385). Peu après, poussé par son goût pour les aventures, Yanez se mit en tête de conquérir le royaume de Grenade et d'expulser les Maures d'Espagne. Il commença par provoquer à un combat singulier le roi de Grenade, qui dédaigna de répondre à son défi. Faisant alors un appel à l'honneur et à la bravoure des Castillans, le grand maître d'Alcantara parvint à réunir 6,000 combattants avec lesquels, malgré les représentations du roi de Castille, il s'avança vers les frontières du royaume-de Grenade. A la tête de sa troupe marchait un moine, nommé Jean Sago , dont les suggestions avaient provoqué cette échauffourcu et qui lui-même était armé d'une lance surmontée de la croix. L'action s'engagea sous les murs du fort de Leguada. Abandonné de la plus grande partie des siens qu'écrasaient des forces de beaucoup supérieures, Yanez se défendit avec son intrépidité accoutumée et tomba percé de coups sur le monceau d'ennemis qu'il venait d immoler.
YANEZ Y GIRONA (Augustin), naturaliste espagnol, né à Barcelone en 1789, mort en 1857. Il fit ses études scientifiques à l'université de Madrid, y fut reçu, en 1816, docteur en pharmacie, y obtint peu après, au concours, une chaire au collège de Saint-Victorien et devint, en 1822, professeur à l'université de Barcelone, où il enseigna, à quelques interruptions près, jusqu'à sa mort. On a de lui : Leçons d'histoire naturelle (1820, 3 vol. ; 2« édit., 1844-1845), l'un des meilleurs traités qui existent encore aujourd'hui en espagnol sur la matière; Mémoire sur .la constitution minéralofjique de la montagne de Monjui (1821) ; Mémoire sur tes pétrifications de lu <jrolte de Tremp; Mémoire sur la température moyenne de Barcelone, écrit où sont consignées les observations thermométriques faites depuis 1780, etc. 11 avait en outre publié, de 1826 à 1830, à Barcelone, le Journal général des sciences médicales,
YANG s. m. (iangh). Philos, chin. Nature parfaite, céleste, subtile, lumineuse.
YANG-BARA , une des nombreuses peuplades noires du huut Nil, faisant partie do la nation des Diukas ethabitant un territoire situé h six journées au S.-O. de Gondokoro, entre le Bari à l'E. et les Makaras à l'O. Le premier Européen qui a visité les Yang-Borsis est le missionnaire Morlang.en 1859; ils parlent une langue particulière, et leur pays montueux présente de beaux sites.
YANG-TCHÉOU, ville de Chine, province de Kiang-sou, chef-lieu du département de son nom, à 80 kilom. N.-E. de Nankin, sur le canal impérial et le Yang-tsé-kiang , au milieu d'un pays très-fertile et parfaitement arrosé; 200,000 hab. C'est une des villes les plus industrieuses de la Chine. Important commerce de tissus et de sel. On y voit un beau palais de l'empereur.
YANG-TI, empereur de la Chine, de la dynastie des Soui, étranglé en 617. Il suceéila en 605 à sou père Oweu*ti, qu'il fit, croit-on, mettre à mort , puis contraignit son frère Yang-wang à s'étrangler. Grâce aux immenses richesses accumulées par son père, il ordonna de bâtir à La-yang, où il établit sa résidence, et dans les environs plus de quarante palais magnifiques , montra un faste sans égal et attira à sa cour des poètes, des savants et des artistes en tout genre. Désireux d'acquérir la gloire d'un conquérant, il agrandit son empire de plusieurs provinces, mais échoua dans ses entreprises pour s'emparer de la Corée. Les impôts dont il accabla ses sujets pour satisfaire son goût pour la magnificence le rendirent odieux au peuple et occasionnèrent des révoltes dans plusieurs provinces. Thaî-tsoung profita de cet état de choses pour s'emparer du pouvoir, fit déclarer son père empereur et laissa; à Yang-ti le vain titre de suprême empereur, Co dernier, retiré dans un palais, continua à se livrer à ses goûts efféminés et fut enfin étranglé par un de ses officiers. Le seul service que Yang-ti kit rendu à la Chine, c'est d'avoir fait creuser de nombreux canaux, dont plusieurs subsistent encore.
YANG-TSÉ-KIANG, c'est-à-dire fils aîné de la mer, appelé fleuve Bleu par les Européens, fleuve de l'empire chinois, le plus grand de l'Asie et, après l'Amazone et le Mississipi, le plus grand du monde entier. Ce fleuve, qui porte ordinairement le nom de Kiang (fleuve par excellence), est formé, sur les limites des provinces de Sse-tchouan (la province la plus occidentale de la Chine propre) et de Yun-nan, par la réunion du Kin-cha-kiang et du Ya-loung-kiang, coule de l'O. à l'E. à travers les provinces de Sse-tchouan, Haonan, An-hoéï, Kiang-nan, reçoit un grand nombre d'affluents , parmi lesquels les plus importants sont le Han-kiang, le Min-kiang et le Kia-ling-kiang, et se jette dans la mer Jaune, au-dessous de Nankin, après un cours de 2,950 kilom,, depuis le point de réunion du Kin-cha-kiang et du Ya-loung-kiang, de 4,500 kilom. en remontant jusqu à la source du Kin-cha-kiang, dans la partie occidentale du Khoukhou-noor. Il est navigable sur un parcours de 2,800 kilom.; à 1,200 kilo.m. de son embouchure, il a 4 kilom. de largeur et porte des navires qui tirent 5 mètres d'eau.
YANK
La carte du Yang-tsé-kiang a été relevée en 1861 par deux officiers anglais, le lieutenantcolonel Sorel et le capitaine Blakiston, qui ont remonté le fleuve jusqu'à 2,600 kilom. En 1863, l'enseigne de vaisseau Laurens accomplit une mission d'exploration , à la suite de laquelle il publia un rapport détaillé sur la navigation de ce fleuve et sur les trois villes de Han-kao, Kien-kianget Chin-kiang, riveraines du Yank-tsé-kiang et ouvertes au commerce européen par le traité de Tientsin (20 novembre 1860). Nous extrayons de ce rapport les quelques indications suivantes, bien propres à nous donner idée de l'importance de ce fleuve. Le Yang-tsé-kiang forme a son embouchure un vaste delta; c est sur une des dérivations qui forment ce delta qu'est assise la ville de Changaï, aujourd'hui le centre principal du commerce européen en Chine. La navigabilité du Yang-tsé-kiang ne tend à rien moins qu'à déplacer complètement le commerce du Céleste-Empire, au détriment de l'ancienne place de Canton et au bénéfice de Changaï et des villes situées sur le fleuve et ses affluents, parmi lesquelles il faut citer avant tout Han-kao, qui compte déjà plus d'un million d'habitants. Ce n'est
âne depuis le commencement de 1861 que le euve Bleu est ouvert aux barbares, et déjà, avec les bienfaits de la civilisation occidentale, ils ont donné à l'agriculture, à l'industrie, au commerce, à la navigation de cette immense vallée, un essor dont les Chinois, peuple essentiellement négociant et laborieux, sont les premiers à profiter.
• La lourde jonque construite à Han-kao, la lorcha massive de Ning-po ont presque disparu, et sur les steamers rapides dus aux ingénieurs anglais et américains flotte le pavillon du Dragon, qui parcourt tous les cours d'eau tributaires du grand fleuve, de Chen-si, de Yun-nan, de Sse-tchouan et de Keit-chou. L'inspecteur général du commerce britannique, M. Mac-Pherson, a étudié avec le plus grand soin le mouvement de translation qui s'opère dans les produits chinois depuis l'ouverture du fleuve aux Européens, et il est arrivé pour l'année 1864 aux résultats suivants : Han-kao a reçu l'année précédente 280,000 piculs de thé noir, contre 80,000 qu'il recevait en 1861, et Canton, qui, en 1861, exportait 247,000 piculs de cet article , n'en a exporté que 82,000 en 1864. L'importation des marchandises européennes, de l'argent en lingots, des piastres et de l'opium a éprouvé un déplacement analogue. Les provinces du nord, du centre et de l'ouest vont faire affluer par la voie fluviale les houilles, les thés, les soies, la cire jaune, le riz et le cuivre dont le Yun-nan possède de très-riebes mines, qui ont déjà fourni l'hôtel des monnaies de Pékin. »
YANGUAS Y MIRANDA (José), archéologue espagnol, mort vers 1S60. Il était archiviste de la province de Navarre et membre de l'Académie d'histoire de Madrid. On a de lui: Dictionnaire historique de Tudela (Sarngosse, 1823); Histoire abrégée du royaume de Navarre (Saint-Sébastien, 1833); Histoire de la conquête du royaume de Navarre par le due d'Albe, écrite par Luis Correa et accompagnée de notes, d'une préface et d'un court abrégé de l'histoire de ce royaume par Yanguas (1843) ; Dictionnaire des antiquités du royaume de Navarre (Pampelùne, 1840-1843, 4 vol.).
YANHDI, ville de l'Afrique occidentale, dans la Guinée septentrionale, capitale du Degoumbah, un des Etats tributaires des Achantis, à 420-kilom. N.-E. de Koumassie. Ville très-commerçante et renommée par un oracle que les nègres consultent fréquemment.
YAN-IIO, rivière de Chine, province de Chen-si. Elle prend sa source dans la partie N.-O. de la province , non loin de la grande muraille, coule au S.-E. et se jette dans le Hoang-ho, après un cours de 190 kilom.
YAN1 ou KATABA, royaume de Sénégambie, sur la rive droite de la Gambie , vers la partie moyenne du cours de ce fleuve , entre ceux de Bambouke, d'Oulli et de Saloum; capitale, Kataba. Sa surface est, en général, plate et en grande partie couverte de forêts, qui servent de refuge à des éléphants, à des bétes féroces, ainsi qu'à des gazelles. On cultiva beaucoup de blé près des villes. Il y a de grandes plantations de tabac, d'indigo et de coton; les jardins fournissent plusieurs sortes de légumes, tels que des patates, des ignames, etc.
YAMNA, ville de la Turquie d'Europe.