YAOU
les gens de l'Est. Une chanson , Yankee doodle, devint chant national, et le sobriquet fut immortalisé.
YAN-NGAN on YAN-AN, ville de la Chine, chef-lieu du département de son nom, dans la province de Chen-si, sur Yan-ho, à 260 kilom. N.-E. de Singan.
YANOL1THE s. f. (ia-no-li-te). Miner. Nom scientifique du schorl violet.
YANOSKl (Jean), littérateur français, né à Lons-le-Saunier ,' d'un père polonais, en 18 13, mort en 1851. Elève de l'Ecole normale de 1833 à 1836, il se fit recevoir agrégé, puis fut nommé professeur d'histoire au collège de Dijon. Forcé par le mauvais état de sa santé de renoncer à l'enseignement, il obtint d'être attaché au comité de la publication des Documents inédits relatifs à l'histoire de France et devint le collaborateur d'Augustin Thierry, En 1840, il accepta une chaire d'histoire au collège Stanislas. Deux ans plus tard, il fut chargé par Michelet de lo suppléer au collège de France, mais une maladie l'empêcha do faire son cours. Il professa ensuite l'histoire au collège Henri IV (1845-1848) et, depuis lors jusqu'à sa mort, ne fit plus que traîner une existence minée par une incurable maladie. Outre des articles insérés dans le National, la Liberté de penser, la Revue indépendante et des brochures politiques, on lui doit : l'Afrique chrétienne et la domination des Vandales en Afrique (Paris, 1844, in-8°); deux mémoires couronnés par l'Institut et restés inédits, l'un sur l'Abolition de l'esclavage ancien, l'autre sur les Milices nationales depuis le xn° siècle jusqu'au règne de Charles VII; enfin, une bonne édition des Chroniques de Froissart.
■ YAN-PH1NG, ville de la Chine," dans la province de Fou-kian, chef-lieu du département de son nom, au N.-O. de Fou-tchéoti, près de la rive gauche du Min-ho. C'est une des plus belles villes de l'empire.
YAN-TC11ÉOU, ville de la Chine, province de Chan-toung, chef-lieu du département de son nom, à 105 kilom. S. de Tsi-nan. Commerce actif.
YAN-TC11ÉOU, ville de la Chine, dans la province de Tché-kinng, chef-lieu du département de son nom, à 88 kilom. S.-O. de Han-tchéou. Mines de cuivre dans le voisinage ; fabriques de papier.
YANVO, ville de la Nigritie méridionale, capitale de l'Etat des Molouas. EUo est située dans trois lies formées par divers bras du Rigi et à 2,000 kilom. N.-E. de Loandn, par 0° 13' de latit. S. et 25° 0' do longit. E. ; 40,000 hab. Marché d'esclaves. A peu de distance se trouvent de riches mines de cuivre et des roches aurifères.
YAO, ville du Japon, dans l'île de Niphon, province d'Isoumi, à 65 kilom. S.-O. de Miaco, sur le golfe d'Osaka; 15,000 hab.
YAO, l'un des premiers empereurs de !a Chine, né en 2373 avant notre ère , mort en 2258, à l'âge de cent quinze ans d'après les traditions chinoises. Il était (ils de Ti-ko, porta d'abord le nom de Y-ki, succéda à son père Ti-tchi, que ses vices firent déposer, et prit alors le nom de Yao. On place le commencement de son règne à l'an 2357 avant l'ère chrétienne. C'est à dater de lui que commence l'ouvrage historique le plus célèbre et le plus authentique de la Chine, le Chou-king, qui fut recueilli ou compilé par Confucius l'un 600 av. J.-C. Yao prit le fou pour symbole, encouragea l'étude de l'astronomie et l'observation des phénomènes célestes , fit rectifier le calendrier, inventa la musique religieuse, veilla sans cesse au bonheur de ses sujets et protégea spécialement les classes pauvres. En 2298 eut lieu la fameuse inondation de la Chine que la science a rattachée au déluge -d'Ogygès et qu'on a confondue à tort avec le prétendu déluge universel. Yao répara autant qu'il le put les désastres causés par cette catastrophe, fit faire d'immenses travaux pour l'écoulement des eaux et l'assainissement du pays et associa an trône, en 2285, un simple laboureur nommé Chun, qui avait donné des preuves de talent dans 1 exécution de ces grands travaux d'utilité publique. Son nom est resté en grande vénération en Chine,
YAO-NGAN, ville de la Chine propre (Yunnan) , chef-lieu de département. Commerce de musc.
YAO-TCHÉOU, ville de la Chine, province de Yun-nan, chef-lieu du département de son nom, à 152 kilom. N.-O. de Yun-nan. Commerce important de musc et de sel.
YAOUR s. m. (ia-our). Syn. de quour.
YAODR1, ville de la Nigritie centrale , capitale d'un royaume du même nom, sur la rive gauche du Kouarra ou Niger, à 300 kilom. S. de Sakkatan. Ses murs, hauts et forts, quoiqu'en simple terra battue, et percés de huit larges portes bien défendues à la manière du pays, ont de 25 à 30 milles de circonférence. Les habitants, fort adonnés au travail, fabriquent de très-jolis harnais, des selles très-commodes, des toiles de coton et même de la pondre à fusil, qui, si grossière qu'elle soit, n'en est pas moins la meilleure qui sorte des manufactures du Soudan. Ils cultivent, dans leurs fertiles plaines, l'indigo, le tabac, les oignons, le fto-
TARK
ment, d'autres céréales et surtout du riz d'excellente qualité. Us élèvent aussi d'assez beaux chevaux et de nombreux troupeaux de gros et de petit bétail. Mais, en dépit de leur industrie et des avantages qu'ils en retirent, ils sont pauvrement vêtus, ont peu d'argent et se plaignent sans cesse de leur misère, triste mais inévitable conséquence d'un ordre social qui met les fortunes et les existences de tous à la merci d'un seul.
YAOURl (royaume du), situé entre ceux de Niffe au S., de Borgou à l'O. et de Haoussa à l'E. La couronne y est héréditaire et le gouvernement absolu ; capitale, Yaouri.
YAPOCH, YAPOKH ou YAPOK s. m. (iapok — mot indigène). Mamm. Mammifère diïlelphe, du genre chironecte, qui habite la Guyane et les provinces' nord du Brésil.
YAPOU ou YAPO s. m. (ia-pou). Ornith.
Cassique jaune du Brésil et de la Gu3'ane : Les yapous suspendent leurs nids, comme des girandoles,- aux arbres de l'Amérique. (A. Martin.) il On dit aussi yapa.
YAPPÉ s. m. (ia-pé — nom caraïbe). Bot. Espèce de graminée,qui croit à la Guyane : Toute médiocre qu'est la couverture (Z'yappé, elle est préférable à celle de la paille de canne. (V. de Bomare.)
— Encycl. On désigne sous ce nom, comme sous ceux de aguape, iape, icape, queue de biche, etc., une herbe ou plutôt un certain nombre d'herbes qui appartiennent à la famille des graminées et croissent à la Guyane et dans les pays voisins. Les savanes en sont quelquefois couvertes. Cette plante ne peut être utilisée pour la nourriture du bétail; mais on l'emploie pour couvrir les cases quand on manque de feuilles pour cet usage ; cette couverture, bien que médiocre, est préférable à celle de la paille de canne; on la prend en touffes ou par poignées et on la dispose comme le chaume. Un voyageur assure qu'on détruit quelquefois Vyappe par un défrichement , pour le remplacer par une espèce de chiendent qui croît sur le bord de la mer.
YAPURA, rivière de l'Amérique méridionale. Elle prend sa source dans la république de l'Equateur, sur le versant oriental des Andes, entre Popayan et Quito, coule à l'E., entre dans la province brésilienne de Para et se jette dans l'Amazone, après un cours de 1,400 kilom. Ses principaux affluents sont : le Caguan, l'Apoporis et le Cunare.
YAQUE, rivière de l'Amérique orientale, dans l'île de Saint-Domingue. Elle prend sa source au pic de son nom, dans les crêtes du Cibao, coule de l'E. à l'O., passe à Santiago et se jette dans l'Atlantique, à la baie de Moncenille, après un cours de 150 kilom.
YAR-BROR-YOU-M1THSO ou PALTE, lac
du Thibet, sur la limite des provinces de Ouéi et de Tsang, à S0 kilom. S.-O. de Lassa. Il mesure 60 kilom. de longueur sur 40 de largeur et renferme une lie qui a 180 kilom. de circonférence.
YARD s. m. (iar — mot angl. venu peutêtre de l'anglo-saxon gyrd, variante de geard, baguette). Métrol. Mesure de longueur usitée en Angleterre,;et valant 0™, 914383.
YARDLEY, village et paroisse d'Angleterre, comté de Worcester, sur le canal de "Warwick et le chemin de fer du Nord-Ouest; 2,349 hab. Tuileries importantes.
YAHE, rivière d'Angleterre, comté de Norfolk. Elle prend sa source dans la partie centrale du comté, coule à l'E., passe kNorwich et se jette dans la mer du Nord, au S.-E. de Yarmouth , après un cours de 66 kilom.
YAREMLYK s. m. (ia-rèmm-lik). Métrol.
Monnaie d'argent turque, vulaut une demipiastre, soit o fr. 1125.
YÀKK.AND, ville de la petite Boukharie ou Turkestan chinois, sur la rivière de son nom, à 4,000 kilom. O. de Pékin, par 38» 24' 41" de latit. N., 74» 51' 58" de longit. E. ; 120,000 hab. Fabriques d'étoffes de soie, de coton, de lin, de draps très-fins. Grand centre de caravanes entre Pékin et Boukhara. Commerce actif avec Samarkand, Boukhara, Hérat, Balk et Cachemire; les principaux articles de ce commerce sont les tissus de soie, les draps et les tapis. Aux environs, exploitation de jaspe, jade ou pierre d'yu des Chinois, article très-important d'exportation en Chine, où elle est employée à la fabrication de vases et ustensiles très-recherchés. Yarkand est une place de guerre assez importante, entourée de murs et de fossés et défendue par une citadelle. On y remarque un beau palais, plusieurs collèges et des bazars bien fournis. Les rues sont larges et bien tenues, les maisons peu élevées, mais vastes et bien aérées. La population est pacifique et commerçante. Cette ville fut, au commencement du xvna siècle, la capitale du royaume deKaschgar ; prise par les Eleuthes ec les Ouzleks, elle fut annexée par l'empereur Kiang-loung à l'empire chinois en 1757. Depuis quelques années, Yarkand est devenue la capitale d'un nouvel Etat, qui occupe, sur le versant oriental du Bolor, une grande partie du Turkestan oriental. Cet Etat a été créé par un ancien lieutenant de l'émir de Boukhara, Yakoub-Beg, désigné d'abord sous le nom d'Atâlik-Ghazy
YART
(défenseur de la foi) et qui a pris, le 7 décembre 1873, le titre d'émir Mohainmed-Yakoub, kan de Kashgar. Ce chef énergique, qui a été longtemps la terreur du Turkestan, s'est créé un empire important avec les dépouilles des Dounganes et des Chinois. Il y a établi l'ordre, la sécurité et, pour intéresser au maintien de sa domination la Russie et l'Angleterre, il a signé des traités de commerce avec ces deux puissances (1873-1874). L'accueil bienveillant qu'il fait aux étrangers, les relations commerciales qu'il s'est efforcé d'établir et qu'il cherche à étendre, l'ordre parfait dont jouissent ses Etats, où règne 1 abondance et où le vol est devenu très-rare, tout indique que l'émir Yakoub est un habile politique et un homme d'une intelligence supérieure.
YARKAND, rivière du Turkestan chinois ou petite Boukharie, dans le grand plateau central de l'Asie. Eile prend sa source à la jonction des monts Bolor et Thsoung-ling, coule de l'O. à l'E., baigne la ville de son nom, reçoit le Tarin, le Khotang-Daria et se jette dans le Lop sous le nom d Ergheougol, après un cours de 1,100 kilom.
YARM, bourg et paroisse d'Angleterre, dans le comté d York (North-Riding), sur la Tees et le chemin de fer de Darlington ; 2,t07hab. Commerce de jambon, lard, beurre et blé. On y remarque une belle église paroissiale ornée de beaux vitraux peints. Le peu d'élévation de son sol l'expose à de fréquentes inondations.
YARMODTH, ville forte d'Angleterre (Norfolk), sur une petite péninsule, à l'embouchure de la Yare dans la mer du Nord, à 30 kilom. E.-S.-E. de Norwich; 30,000 hab. Le port est protégé par une belle jetée et plusieurs forts, mais il a l'inconvénient de s'ensabler.- Arsenal , chantiers de construction. Bains de mer très- fréquentés. Vastes quais. Les édifiées les plus remarquables sont : l'église de Saint-Nicolas, le théâtre, l'hôpital des pêcheurs, le magnifique établissement d'aliénés situé à peu de distance de la ville, la maison de correction, l'hôtel de ville et la douane. On y voit un monument élevé à la gloire de Nelson. Il consiste en une colonne de 26 mètres d'élévation. Centre d'un commerce extérieur fort important, principalement avec la Baltique, la Hollande, le Portugal et la Méditerranée. Pêche du hareng. Paquebots pour Londres, Hull, etc.
YAROU-DZANGBO-TCHOU, fleuve d'Asie.