‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 954 sur 1042 · V. Iraooaddy · texte numérisé non relu

V. Iraooaddy

YARQOÉ ou YARKÉs. m. (iar-ké). Mamm.

Espèce de saki à queue touffue : Les Y arqués se nourrissent de goyaves, de moue/tes à miel, et mangent toutes les graines dont nous faisons usage. (De La Borde.)

YARRELL (Guillaume), naturaliste anglais, né à Londres en 1784, mort en 1856. Passionné pour la chasse et pour la pêche, il s'adonna avec ardeur à l'étude des mœurs des oiseaux et des poissons et devint, presque sans y songer, un savant naturaliste. En 1825, il fut nommé membre de la Société linnéenne, qui le choisit plus tard pour viceprésident, et, à partir de ce moment, il publia un grand nombre, de travaux fort estimés. On lui doit deux ouvrages remplis de détails instructifs et attrayants et écrits d'un style facile, Y Histoire des poissons de la Grande-Bretagne (1.83S, 2 vol. in-8°), avec d'excellentes gravures sur bois, et l'Histoire des oiseaux Britanniques (1839-1843, 3 vol. in-8°, avec 520 gravures). Ces deux livres, plusieurs fois réédités, jouissentencore d'une grande popularité en Angleterre. Les études de Yarrell ne s'étaient pas portées seulement sur les animaux indigènes, ainsi que le prouvent de nombreux et intéressants mémoires insérés dans le recueil de la Société linnéenne et dans diverses revues scientifiques.

YARR1BA, petit royaume de l'Afrique centrale, dans la Nigritie, près de la rive droite des Kouaras, au S. du Bergou, a l'O. du Nytfé, borné à l'E. par le Dahomey et au S. par l'Ado. Capitale, Katunga. Le sol de cet Etat, accidenté par la partie orientale de la chaîne des monts Kong, est en grande partie couvert d'épaisses forêts. On y élève beaucoup de chevaux, et l'on y trouve quelques mines d'or et de cuivre. Ce pays est connu depuis les voyages de Clapperton.

YART (Antoine), littérateur français, né à Rouen en 1709, mort en 1791. Il entra dans les ordres et devint curé de Saint-Martindu-Vivier et de Saussay, en Vexin. Grand ami des lettres, esprit vif, aimable et fort judicieux, il participa à la fondation de l'Académie de Rouen (1744) et travailla beaucoup pourcette compagnie. Lesjournaux accueillirent-sa prose et ses vers, ses dissertations et ses poésies fugitives. Selon toute probabilité, la réputation de l'abbé Yart serait restée confinée dans Sa province s'il n'eût mis au jour son Idée de la poésie anglaise (Paris, 1749-1756, 8 vol. in-12), ouvrage dans lequel on trouve pêle-mêle des échantillons de tous les genres, traduits littéralement, du moins quant à la forme. Comme, à cette époque, on connaissait fort peu chez nous la poésie anglaise, ce recueil eut du succès. Quelque temps après, l'abbé Yart fut nommé censeur royal.

YASS

On a de lut : des Observations sur le sentiment et l'intérêt qui doivent entrer dans les tratjédies (Mercure de France, 1742); Observations sur la comédie (Mercure de France, 1743); Observations sur le Huetiana (Mercure de France, 1744) ; Observations sur l'usage de la critique (Mercure de France, 1744). On lui attribue, en outre, un opuscule rare intitulé : Mémoire ecclésiastique et politique, concernant la translation des fêles aux dimanches, en faveur de ta population (Philadelphie [Rouen], 1765, n-12). Parmi ses poésies, on remarque quelques fables dont une, le Chat et la souris, est très-spirituelle. Dans l'Encyclopédie poétique de M. de Guigne, on trouve de lui une pièce de vers sur le mausolée du maréchal duc de Luxembourg; la forme en est pure, le style a de la majesté et de l'ampleur. L'abbé Yart tournait aussi agréablement l'épigrumme ; voici celle qu'il fit sur le livre de Dubois intitulé l'Histoire secrète :

Ce livre est V Histoire secrète, SI secrète que pour lecteur Elle n'eut que son imprimeur Et monsieur Dubois, qui l'a faite.

YABUMA s. m. (ia-rou-ma). Bot. Syn. de CÉCROPIK, genre d'artocarpées.

YÂSKA, auteur indou, qui vivait, croit-on, vers le ve siècle avant notre ère. On ne sait rien de sa vie, maison pense qu'il descendait de Pinga, ancêtre d'une des principales familles de brahmanes. On lui attribue deux ouvrages, le Nighantou et le Niroukta, fort célèbres dans la littérature védique. Ils ont été publiés avec un commentaire, mais sans traduction, en 1847, parM. R. Roth, qui a divisé l'œuvre totale de Yâskaen trois parties, t La première, dit M. Barthélémy Saint- Hilaire, comprend le NaighantoukarKandam, c'est-à-dire des listes de mots rangés par ordre de synonymie, tous empruntés au Yédn ; la deuxième renferme, sous le nom de Naigama, les six premiers livres du commentaire de Yâska sur les listes de synonymes; et la troisième, appelée Daivata, contient les six derniers livres. C'est en tout douze livres. Enfin un appendice, sous le nom do Parisishlham, donne encore deux autres lectures sur la théorie de l'accent en sanscrit. M. Roth n'a pas commenté ces deux dernières lectures, qu'il n'admet pas pour authentiques. »

Les ouvrages de Yâska sont d'un grand intérêt, en ce qu'ils aident à comprendre le Véda, si plein d'expressions obscures et mal comprises par les plus instruits des brahmanes.

YASODA, la nourrice de Crichna, femme du berger Nanda, dans la mythologie indoue. Au moment où Dévaki était enceinte de ce dieu, Yasoda le devint aussi ; c'était la déesse Kali qui s'incarnait dans son sein. Vasoudéva, époux de Dévaki, s'introduisit dans la chambre de Yasoda un instant après son accouchement, déposa auprès délie Crichna qui venait aussi de naître, prit Kâli et le donna au tyran Kansa, à la place de son propre fils. Yasoda, retirée sur les bords del'Yamounâ, élevait Crichna qu'elle croyait son enfant, mais chaque jour de nouveaux miracles augmentaient sou étonnement. Le petit Crichna était fort espiègle et s'amusait quelquefois à faire des tours de force qui trahissaient le dieu; de son pied enfantin, il renversait un chariot tout chargé ; on l'attachait à un arbre avec une.'corde : il se promenait, traînant l'arbre après lui. Et les bons bergers de crier merveille; Yasoda d'admirer avec orgueil, Nanda de réfléchir en silence sur les événements qui devaient suivre une jeunesse aussi miraculeuse. En effet, Crichna fut bientôt, avec Balarâma, appelé à Mathoura pour y signaler par de hauts faits sa céleste origine. Yasoda, privée d'un fils, n'en fut pas moins glorieuse d'avoir eu pour nourrisson un héros , un dieu.

YASSA s. m. (ia-sa). Corps de lois attribué à Gengis-Khan.

— Encycl. Ce code fut observé par les successeurs de Gengis-Khan. Au siècle dernier, les Tartares de Crimée suivaient encore le code appelé Tassa G'enghis kani, et quelques nomades de l'Asie ne l'ont point encore abandonné.

Voici les principales lois qui composent le Yassa .-

1. Il n'est qu'un Dieu, créateur du ciel et de la terre et maître absolu de toutes choses.

2. Les prêtres, les médecins et ceux qui lavent les corps des morts sont exempts ce tout service public.

3. Nul ne peut prendre le titre de Grand Kan s'il n'a été élu par les autres kans et les seigneurs mongols.

Page 1