YEDO
côte du golfe de Martaban, par 15° 28' de latit. N. et 96» 30' de longit. E.; 30,000 hab.
YÉ, province et division administrative de l'Indo-Chine britannique, bornée au N. par la province de Martaban, au S. par le canton de Kahroj-ang, à l'E. par une chaîne de montagnes qui la sépare du royaume de Siam, et k l'O. par le golfe de Martaban. Le sol, en partie couvert de jungles, est peu cultivé, mais fournit de beaux bois de construction. Celte province fut cédée aux Anglais par les Birmans en 1826.
YEARSLEY (mistress Anna), femme poste anglaise, dit la Laitière de Bristol, née près de cette ville, à Clifton, en 1756, morte en 1806. Elle était fille d'une pauvre paysanne, qui put à peine lui faire apprendre à lire et à écrire et qui l'envoya de bonne heure vendre du lait k la ville. Anna en rapportait quelquefois des livres , qu'elle lisait avec avidité dans ses instants de loisir ; Pope, Shakspeare , les Nuits d"Young, faisaient particulièrement ses délices. Quelques pièces de vers, qu'elle composa tout en servant ses pratiques, tombèrent entre les mains de personnes lettrées, qui y remarquèrent, sinon un style correct, du moins du goût, du sentiment et de la verve. Elle fut encouragée; on lui prodigua des secours pour élever sa famille, car elle était mariée et mère de sept enfants-, enfin, on ouvrit une souscription pour publier ses premiers essais, qui parurent en 1785 , sous ce titre : Poèmes sur divers sujets, par Anna Yearsley, laitière de Bristol (in-40). Ce recueil eut un certain succès. La laitière abandonna son état, mais sans oublier le malheur, qu'elle avait longtemps connu. Deux ans plus tard, en 1787, elle publia un second volume de vers. Dans un poème sur Y Inhumanité du commerce des esclaves (1788), elle dépeignit avec une vive énergie les infortunes de ces opprimés. En 1791, elle écrivit une tragédie intitulée : le Comte Godwin, qui fut représentée avec un certain succès sur le théâtre de Bristol. Anna Yearsley publia successivement ensuite ; le3 Augustes captifs, fragment d'histoire secrète (1795, 3 vol. in-12); la Lyre champêtre, recueil de poésies (1796, in-4») ; Poésies (1796, 3 vol. in - 80 ). Les compositions de cette femme distinguée ont de l'originalité dans la pensée et dans l'expression ; le style en est imagé et parfois obscur, et on y trouve un goût délicat, fait pour étonner lprsqu'on songe à l'éducation première et a la vie d'Anne Yearsley.
YEBENES, bourg d'Espagne, province et à 45 kilom. S.-E. de Tolède; 4,000 hab. Industrie agricole. Fabrication de poterie.
YEBER, célèbre alchimiste arabe. V.GiSBEn.
YÈBLB a. m. (iè-ble — du lat. ebulus, même sens). Autre orthographe du mot hièhlk : On prétend que le suc d'YÈBLB entre dans la composition d'une espèce de savon noir. (V. de Bomare.)
— Encycl. V. HièbLE.
YECIA, ville d'Espagne, province de Murcie, à 26 kilom. O. de Villena, 72 kilom. de Muroie, chef -lieu de juridiction civile; t3,800 hab. Huileries, distilleries, tanneries. Autrefois place forte; nombreuses usines aux environs.
YED s. ra. (ièd). Astron. Etoile de deuxième grandeur, qui fait partie de la constellation de Pégase.
YÉDO, JEDDO ou TOKIO, capitale du Japon, dans une grande plaine, sur la côte S. de 111e de Niphon, au fond du golfe de son nom, k l'embouchure de la Tenegawa, par 36» 39' de latit. N. et 137*» 40' de longit. E. ; 1,600,000 hab. selon les uns, 2,000,000 d'hab. selon d'autres. Yédo est l'entrepôt principal des produits de l'intérieur, et l'industrie y est active. Un chemin de fer relie la ville au port de Yokohama, situé à 15 kilom. au S. Yédo est, après Londres, la plus vaste ville du monde; mais, excepté dans les parties commerçantes, la population y est très-clairsemée. Sa superficie totale peut s'évaluer & 85 kilom. carr. De cette superficie, 25 kilom. carr., c'est-à-dire le tiers, sont occupés par le palais de l'empereur et ceux des nobles ou daïmios ; une étendue à peu près égale (28 kilom. carr.) par les parcs, les jardins, les terres cultivées et les fortifications; de 19 à 20 kilom. carr. par les temples et leurs dépendances, et enfin de 8 k 9 kilom. carr. seulement par les habitations particulières du peuple proprement dit.
Yédo est divisé en deux parties égales par le fleuve qui le traverse du N. au S. La plus petite est appelée Hondjo; la plus grande, située à l'O., est Yédo'propreinent dit. Hondjo est une île dont la circonférence est de 12 k 13 kilom. Elle est divisée en huit quartiers et occupée par des temples, dont le plus remarquable est le quartier des Cinq cents images, par des palais de daïmios, par des chantiers du gouvernement et par des habitations particulières. C'est un quartier aristocratique et peu animé, que quatre ponts en bois unissent à Yédo. « Yédo, proprement dit, est divisé en trois parties, dit M. Rodolphtf Lindau : Siro (le Château), Soto-Siro (les environs du Château) et Midsi (la ville). Siro, la résidence du taïkoun, se trouve au centre de Yédo; de hautes et fortes murailles en font une espèce de citadell* ayant 8 kilomètres de circonférence. Outre le pa-