Les titres pompeux sont interdits aux chefs des tribus
5. Les Mongols ne doivent signer la paix qu'après la victoire.
6. Les troupes seront divisées en dizaines, centaines, mille, dizaines de mille, parce que ces nombres sont plus commodes.
7. On distribue les armes avant les expéditions. Le soldat doit les entretenir, les montrer aux chefs lorsqu'on se prépare à un combat et les rendre à la fin de l'expédition.
S. Il est défendu, so»^ peine de mort, de
YATE
piller l'ennemi sans un ordre du général; chaque soldat est possesseur du butin qu'il a fait, en en remettant une partie au receveur du Grand Kan.
9. Défense, depuis mars jusqu'en octobre, de chasser le cerf, le daim, le lièvre, l'âne sauvage, afin de conserver ce gibier pour les grandes chasses de l'hiver.
10. 11 est défendu, en tuant les bêtes, de leur couper la gorge ; mais il est ordonné do leur ouvrir le ventre.
11. I! est permis de manger le sang et les intestins des animaux.
12. Il est enjoint à tout homme de travailler, afin de se rendre utile à la société. Ceux qui ne vont pas à la guerre doivent s'occuper aux ouvrages publics et travailler un jour par semaine pour le Grand Kan.
13. Le vol d'un bœuf, ou de quelque autre chose de la même valeur, se punit en ouvrant le ventre du coupable. Les autres vols moins considérables sont punis par des coups de bâton, dont le nombre varie de 1 a 700, selon la valeur de la chose volée ; maison peut se racheter de cette punition en payant neuf fois la valeur de ce qu'on a volé.
14. Défense aux Tartares de prendre a leur service des gens de leur nation ; on doit se faire servir par les prisonniers de guerre.
15. Défense, sous peine de mort, de donner retraite à un esclave fugitif.
16. La polygamie est permise; Vhomme achète autant de femmes qu'il lui plaît. Les mariages sont défendus entre les parents du 1er et du 2® degré; mais on peut épouser les deux sœurs. On peut user des femmes esclaves.
17. L'adultère est puni de mort (cependant les habitants du Kaindu furent, à leur sollicitation, exemptés de cette loi, parce qu'ils étaient dans l'usage d'offrir leurs femmes et leurs filles aux étrangers).
18. Il est permis de marier les enfants , pour unir les familles. Des enfants morts peuvent êtrs mariés et une cérémonie a lieu en leur nom ; par là, les familles sont réputées alliées.
19. Défense, sous des peines sévères, de se baigner ou de laver ses habits dans les eaux courantes quand il tonne.
20. Les espions, les faux témoins, les sodomistes, les sorciers sont punis de mort,
21. La mort est prononcée contre les magistrats et les princes convaincus de malversation ou d'oppression.
YASSAH, ville de ITndo-Chine, dans l'empire birman, surlarivegaui'hede l'Iraouaddy, a 12 kilom. S. de Pagahen-Miou ; 5,000 hab. environ.
YASSl, territoire du Sénégal, sur la rivedroite de la Casamance.
YATAGAN s. m. (ia-ta-gan). Espèce de sabre-poignard turc , dont le tranchant forme, vers la pointe, une courbe rentrante : Mahomet mit pied à terre devant le portail de Sainte-Sophie et frappa de son yatagan un soldat qui brisait les autels; il ne voulut rien détruire. (Lamart.)
— Encycl. Le yatagan est un sabre usité dans presque toutes les armées in.ihométanes ; sa lame est longue d'environ 0m,50, et elle est légèrement courbe dans le sens du tranchant. Le yatagan, chez les Arabes, se porte diagonalement passé dans la ceinture du côté gauche. C'est une arme de combat ; mais les Arabes s'en servent principalement pour couper la tête de leurs ennemis lorsqu'ils sont blessés ou morts. Le djellad ou. exécuteur des hautes œuvres emploie avec une rare adresse le yatagan dans les exécutions capitales. Des entailles, pratiquées sur la lame, témoignent du nombre de têtes que l'arme a coupées. On a souvent donné au yatagan le nom de sabre; celui de grand coutelas lui conviendrait mieux, car il a les plus grands rapports avec les coutelas germaniques qui servaient aux exécuteurs des hautes œuvres en Allemagne.
En Kabylie, le yatagan est droit; il se termine en pointe aigùe et prend le nom de flissa, de la ville où on le fabrique.
Cette arme est plus ou moins riche suivant la fortune du propriétaire. Sa poignée est de corne, d'ébène, d'ivoire ou d'argent; son fourreau se compose de deux lames de bois, recouvertes de peau ou de toile cirée; mais on en trouve quelques-uns qui sont en velours et même en argent ciselé.
Le yatagan, arme favorite des musulmans, est devenu populaire en Europe, grâce aux contes et aux romans qui ont été écrits sur les croisades et sur les guerres contre les Arabes. Nous ne saurions nous imaginer un mahométan non armé d'un yatagan &cèiê, fine lame de Damas, bien préparée a trancher la tête du chrétien. Nous avons toujours présent à la mémoire le yatagan de Saladin, coupant en deux un cheveu lancé dans les airs ou une plume voltigeant au gré du vent.
La fabrication des armes nouvelles et la substitution des armes à feu aux armes blanches ont contribué dans une large mesure à déprécier le yatagan, qui n'est plus en usage que chez les peuples musulmans non encore armés à l'européenne.
YATAPA s. m. (ia-ta-pa). Ornith. Syn.
d'ALKCTHURE.
YATES , circonscription communale des
YAYA
Etats-Unis d'Amérique, dans le comté de New -York, sur le lac Ontario; 2,209 hab.
VATES (Joseph Brookes), éditeur et antiquaire anglais, né à Liverpool en 1780, mort en 1856. Il fit ses études àEton, après avoir eu pour m»ttre William Shepherd, auteur d'une Vie de Poggio Bracciotini. Au sortir de ce collège, il entra dans une maison do librairie, dont il devint plus tard l'associé, et cette position lui permit de rendre d'importants services aux établissements littéraires et scientifiques de Liverpool. Il fut nommé président de la Société philosophique et littéraire de cette ville, à laquelle U présenta plusieurs mémoires sur diverses questions intéressantes de bibliographie, sur la reliuro ancienne, sur le p:ipiér employé pour l'impression des livres dans les premiers temps de l'imprimerie. Yate^ s'occupait aussi de géographie ancienne, et il composa une intéressante notice sur l'état de la Science géographique et la construction des mappemondes avant le xvie siècle. Par ces divers travaux, il avait acquis une telle notoriété, qu'il fut nommé magistrat du comté, et il s'acquitta de cette fonction honorable et difficile de manière à mériter la reconnaissance des habitants. Aucun de ses travaux n'a été publié à part ; mais on en trouve plusieurs dans les Transactions de la société dont il était président.
YATES (James), érudit et économiste anglais, né près de Liverpool en 1789. Après avoir complété ses études en suivant les cours des universités de Glascow, d'Edimbourg et de Berlin, il suivit, à l'exemple de son père, la carrière évangélique et fut successivement pasteur a Glascow, à Birmingham et à Londres. M. Yates s'est avantageusement fait connaître comme antiquaire, naturaliste et économiste; membre du congrès international de Paris en 1855, il proposa et fit adopter la création d'une association internationale, dont il est devenu le vice-président, et qui a pour çbjet de faire adopter partout le système décimal pour les monnaies,- les poids et les mesures. Il est membre d'un grund nombre de sociétés savantes anglaises et étrangères. Indépendamment de nombreux articles insérés dans le Dictionnaire des antiquités grecques et romaines de W. Smith (1842) et da plusieurs mémoires et traités relatifs à ta linguistique, aux antiquités, à la botanique, à la géologie, on lui doit un remarquable ouvrage, intitulé Textrinnm opus ou Recherches sur l'art de tisser chez tes anciens (Londres, 1840,8 vol.).
YATES (Frédéric-Henri), artiste dramatique anglais, né en 1797, mort en 1842. Il reçut les leçons d'un bon acteur nommé Mathews, l'accompagna à Boulogne en 1817, joua avec succès clans une pièce intitulée l'Acteur de tout le monde et se consacra entièrement, depuislors, au théâtre. Ile retour en Angleterre, il parut successivement sur les théâtres de Newcastle, d'Edimbourg, de Londres (1818), aborda avec un égal succès les rôles comiques et tragiques, excella surtout dans ceux de Shylock et de Yago et acquit la réputation d'un des meilleurs artistes de son pays.
YATHÂ s. m. (ia-tâ). Prière en usage chez les parsis.
YATI s. m. (ia-ti). Chez les Indous, Pénitent vainqueur de ses pussions, qui porto un vêtement particulier teint avec de l'ocre, et va prêcher dans les carrefours.
YATISI s. m. (ia-ti-ai). Heure du coucher chez les Turcs,
YATNIKA s. m. (ia-tni-ka). Membre d'une secte bouddhiste, qui prétend assurer le salut par les seuls efforts de l'intelligence.
YATREB,- nom primitif de Médinu. v. ce mot.
YAT-YOUIT s. m. (iatt-iouitt). Chronol.
Premier mois de l'année chinoise, commençant vers le milieu de notre mois de> février, et inauguré par dix jours de fêtes , dont Je premier est consacré aux oiseaux, le deuxième aux chiens, le troisième aux porcs, le quatrième aux brebis, le cinquième aux vaches, le sixième aux chevaux, le septième au dieu Pon-tso, le huitième aux grains, le neuvième au lin, le dixième aux pois et aux fèves.
YAUCO, bourg de l'Amérique centrale, dans l'île espagnole de Porto-Rieo, à 10 kilom. de la côte méridionale, sur un territoire fertile en riz, maïs et tabac ; 2,700 hab.
YAW s. m. (iô). Pathol, Nom donné aux pustules qui caractérisent le pian. |] Maître yato, Mère ou Maman yaw, Grosse pustule qui reste souvent après la disparition des autres, dans la même maladie.
— Encycl. V. pian.
YAYA s. m. (ia-ia). Hist. ottom. Soldat d'une ancienne milice turque.
YAYA-BEY s. m. (ia-ia-bè). Hist. ottom.
Officier des janissaires pourvu d'un bénéfice.
YAYAT1, héros de la mythologie indoue, cinquième roi de la race lunaire, fils de Nahoucha. Il avait épousé la fille de Soucra, nommée Dévoyâul; mais en même temps il s'était en secret uni a Sarmichthâ. Ce second mariage fut découvert et Yayati puni
YE
par Soucra d'une vieillesse anticipée. Dévoyàni réclama auprès de son père contre le châtiment, et Soucra lui permit de faire
Passer sa décrépitude à celui qui voudrait accepter. Il avait cinq fils, deux de Dévoyant, trois de Sarmichthâ. Le plus jeune des fils .de Sarmichthâ, Pourou, consentit seul à se charger du poids de la vieillesse de son père, qui , k cette condition redevint jeune et plein de forces. Après avoir joui quelque temps de cette jeunesse empruntée, il songea à se retirer des affaires; il redemanda k Pourou la vieillesse dont il s'était revêtu, lui rendit la jeunesse qu'il lui avait donnée et, pour le récompenser de sa piété filiale, lui laissa son royaume. Ses quatre autres fils sont Yadou, Tourvasou, Drouhya et Anou.
YAZIDJI s. m. (ia-zi-dji). Hist. ottom.
Employé des bureaux des rôles des janissaires. Il Yasidji-effendi, secrétaire da kislaragha.
YAZOO, rivière des Etats-Unis d'Amérique, dans l'Etat de Mississipi, formée près de Leflorepar la réunion de deux petits cours d'eau. Elle coule au S.-E., dans une vallée riche en plantations de coton, et se jette dans le Mississipi, après un cours sinueux de 238 kilom. Elle donne son nom à un comté ou subdivision administrative.
YAZOO-CITY, ville des Etats-Unis d'Amérique, dans l'Etat de Mississipi, à 65 kilom. N.-O. de Jackson, sur la rivière de son nom, au milieu d'une riche et fertile contrée; 3,000 hab. Eécolte importante et commerce de coton.
YBABS (SA1KT-), bourg et commune de France (Ariége), cant. du Fossat, arrond. et a 28 kilom. N.-O. de Famiers; pop. aggl., 736 hab. — pop. tût., 2,206 hab. Carrières de pierre k chaux hydraulique. On y voit une vieille tour en ruine, seul reste d un ancien château détruit par les albigeois.
YBEBA (laguna de), lac ou plutôt vaste lagune de l'Amérique du Sud, dans la confédération Argentine, province de Corientes, à l'O. du territoire des Missions, entre l'Uruguay et le Parana, dont les infiltrations l'alimentent. Cette lagune mesure 220 kilom, de longueur sur, 130 de largeur et présente plusieurs petites îles boisées et fort giboyeuses.
YDERVILLE (LEMOYNE £>'). V. LkmoïSS d'Ybkrville.
YBICDY (Rio-), rivière de l'Amérique du Sud, dans la province brésilienne de Rio-do- Sul. Elle est formée dans la partie septentrionale de cette province par la réunion de plusieurs' petits cours d'eau qui descendent du versant occidental de la sierra Santa-Anna, coule de l'E. à l'O. et se jette dans l'Uruguay, vis-à-vis du village de Yapegu, après un cours de 350 kilom.
YCAMACUA, rivière de l'Amérique du Sud, dans la province brésilienne de Rio-do-Sul. Elle descend du versant oriental de la Cochilha-Grande, coule de l'O. à l'E. et porte ses eaux dansXn* lac Patos, après un cours de 138 kilom., navigable seulement sur 20 kilom., à cause des nombreuses cascades qu'elle forme.
YCORY s. m. (i-ko-ri). Bot. Espèce de fruit de l'Inde : Le dessert était arrivé, Composé de beurre, de fromage, de naiic de coco et d'ïcory. (Brill.-Sav.)
YDELEZ (Etienne), religieux de l'institut des frères de la Charité, né à Port-Lesné, dans le bailliage de Quingey, vers 1540. Il reçut la prêtrise, se consacra au soin dos malades, remplit les fonctions de chapelain des pestiférés à Besançon, puis devint serviteur des affligés à l'hôpital Saint-Laurent de Lyon en 1581. C'est alors qu'il publia, sous ce titre : Des secrets souverains et vrais remèdes contre la peste (Lyon, 1581, in-8°), un recueil devenu très-rare de recettes vulgaires et empiriques. U y conseille comme préservatif, dans les lieux infectés de la peste, de manger avant de sortir une rôtie trempée dans le bon vin et saupoudrée de geutiaue. Ydelez regarde l'urine, prise intérieurement, comme une sorte de panacée contre toutes les maladies.
YDES , village et comm. de France (Cantal), cant. de Saignes, arrond. et à 24 kilom. de Mauriac, sur la Suinène, au fond d'un joli bassin entouré de prairies; 1,014 hab. Belle église paroissiale très-ancienne. On y voit plusieurs tumuli, un autel druidique et de nombreux débris romains et gallo-romains. Près du village s'élève la tour carrée du Châtelet, construite en 1448.
Y-DJIN, c'est-k-dire montagnards soumis, nom d'une tribu asiatique, qui habite la province chinoise de Yuu-nan (v. ce mot) et" qui se prétend enfant du sol. Les Y-djin sont soumis à l'empereur de Chine, lui payent un impôt et reçoivent ses mandarins, mais conservent leurs mœurs et leurs coutumes, qui diffèrent de celles des véritables Chinois.
YE s. m. (ié). Gramm. ar. Vingt-huitième et dernière lettre de l'alphabet neski. Il Signe numéral de 10.
YÉ, ville de l'Indo-Chine anglaise, ch.-l. de la province de son nom, à 305 kilom. S. de Martaban, sur une colline, près de la petite rivière de même nom et non loin de la