ZAÏRE
Oui..., seigneur..., je le suis.
A cette réponse, un ordre du Soudan vient séparer les chrétiens.
L'amour et la religion se disputent le cœur de Zaïre. Nèrestan reparaît pour lui annoncer que, succombant à tant d'émotions, leur père est sur le point d'expirer. Emporterat-il la consolation de savoir sa fllle chrétienne ? Zaïre s'étonne et s'afflige qu'on puisse douter de sa fidélité; mais Nèrestan, qui soupçonne une partie de la vérité, lui fait entendre qu'elle est loin de soupçonner tous les devoirs de sa religion. Toujours franche, l'infortunée demande quel serait son châtiment si elle s'unissait à Orosmane. Son frère se récrie avec indignation :
O ciel ! Que dites-vous! Ah! la mort la plus prompte Devrait...
zaIre.
C'en estasses, frappe et préviens ta honte.
NÉBBSTAN.
Qui ? vous ? ma sœur ?