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traie), dans le Haoussa, près de l'extrémité S.-O. de la chaîne de Douchi. C'était autrefois une ville très-importante et entourée de murailles dont la plus grande partie est en ruines. Elle est la résidence d'un gouverneur qui est sous la dépendance de celui de Kasso.
ZANGIACOMI (le baron Joseph), magistrat français, né à Nancy en 1766, mort à Parisen 1846. Son père, d'origine italienne, était venu s'établir à Nancy où il s'était livré à des opérations commerciales. Joseph fit ses études de droit, fut reçu avocat à dix-neuf ans et exerça sa profession près du parlement do sa ville natale. Chaud partisan des réformes lorsque éclata la Révolution, il eagna par son caractère et par son talent 1 estime de ses concitoyens, qui l'élurent successivement substitut du procureur syndic, puis procureur syndic (1792). Nommé député à la Convention par les électeurs de Lunéville, il y siégea parmi les modérés, devint membre du comité de sûreté générale, se prononça pour la détention et l'appel au peuple lors du procès de Louis XVI, prit une grande part aux travaux des comités, proposa et fit décréter l'établissement de bureaux de bienfaisance et parvint à sauver plusieurs proscrits. A l'expiration de la session, Zangiacomi entra au conseil des Cinq-Cents, où il continua à montrer ta même modération, la même prudence, et où il joua un rôle plus utile que brillant. Compris en 1798 parmi les députés sortants, il refusa les fonctions de ministre plénipotentiaire en Suède et accepta celles de substitut à la cour de cassation (1799), où il siégea comme juge à partir de l'année suivante. Son savoir, ses rapports le placèrent bientôt au prelnier rang dans un tribunal qui comptait tant d'hommes éminents. Sous l'Empire, tout en conservant ses fonctions judiciaires, il entra au conseil d'Etat, où il collabora activement aux projets de loi qui y étaient élaborés et fit un grand nombre de rapports regardés comme des modèles de netteté, le logique et de sagesse. Sous la Restauration il conserva son siège au conseil d'Etat et à la cour de cassation. En 1831, il fut nommé président de la chambre des requêtes à la même cour, et, l'année suivante, pair de France. Fidèle à ses habitudes judiciaires, il se tint, dans cette assemblée, en quelque sorte en dehors de la politique, ou du moins il ne prit point une part active aux débat3 qui passionnaient le plus l'opinion. Jusqu'à la fin de sa longue vie, il siégea à la cour de cassation sans que son grand âge eût en rien altéré la vivacité de son intelligence. H avait été nommé baron par Napoléon et grand officier de la Légion d'honneur par Louis-Philippe.
ZANGIACOMI (Marie-Joseph-Prosper, baron), magistrat, fils du précédent, né à Paris en 1802. Il lit ses études de' droit a Paris, où il exerça pendant quelque temps la profession d'avocat. Nommé juge suppléant en 1830, il devint deux ans plus tard juge au tribunal de la Seine et fut chargé d'instruire un giand nombre de procès politiques, notamment ceux de la Société des droits de l'homme, des accusés d'avril, de Fieschi,etc. L'ardeur passionnée qu'il mit à poursuivie les républicains le rendit tristement célèbre dans l'histoire de la justice politique de cette époque. En 1841, M. Zangiacomi fut nommé conseiller à la cour d'appel. A Ce titre, il présida fréquemment les assises et personnifia en quelque sorte le système judiciaire, qui fait du président de cour d'assises l'adversaire de l'accusé au lieu d'en être le protecteur impartial jusqu'au moment où la justice a prononcé. Vers la fin du règne de Louis-Philippe, il fut question d'appeler M. Zangiacomi à la préfecture de police. Après la Révolution de 1848, il continua à siéger à la cour d'appel, et l'auteur du coup d'Etat de 1851 trouva naturellement en lui un chaud partisan. En 1853, il présida la cour d'assises chargée de juger les auteurs du complot de l'Opéra-Comique. La façon dont il dirigea les débats acheva de le faire connaître.» M. Zangiacomi, dit Taxile Delord, changeant l'interrogatoire en acte d'accusation, achevant la phrase commencée par l'accusé, déposant pour ainsi dire à sa place, n'épargnant rien pour l'amener à trahir les autres ou à se trahir lui-même, fut plutôt un accusateur qu'un président; tous les moyens lui furent bons contre les accusés. Il usa d'intimidation avec les témoins, reprocha à l'un d'eux d'avoir un frère déporté et ne voulut pas même qu'on prononçât le mot de citoyen. Enfin M. Zaugiucomi, non content de diriger les débats avec tant d'àpreté, rendit la tâche des avocats/presque impossible. • En récompense d'un aussi beau zèle, ce magistrat fut nommé président de chambre à la cour impériale, puis, en 1868, conseiller à la cour de cassaliou et promu commandeur de la Légion d'honneur (1867). Appelé à présider la haute cour de justice lors du procès de Blois (juillet-août 1870), M. Zangiacomi dirigea les débats de sa façon habituelle. Ayant défendu à l'avocat Floquet de dire monsieur en parlant d'un accusé, celui-ci lui répondit": ■ Pardon, j'ai dit et j'entends continuer k dire : < M. Mégy. » Et depuis quand un accusé, présumé innocent, n'a-t-il pas droit au respect qu'on se témoigne entre honnêtes gens? N'avons-nous pas entendu dans une autre enceinte le président de la
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haute cour, s'adressant U un accusé, l'appeler non pas • Bonaparte, ■ mais le saluer du titre de prince? • Depuis le procès de Blois, M. Zungiacomi n'a plus attiré sur lui l'attention publique,
ZANGOMERO, ville ou plutôt centre de tralie de l'Afrique australe, près de la côte de Zanguebar, dans le petit Etat d'Usagaru, à l'extrémité occidentale du bas pays ou pays de la côte, par 7° 30' de latit. S. et 35» de longit. E. Centre du commerce entre les caravanes de la côte et celles de l'intérieur. Ce lieu a été visité par l'Anglais Burton en
ZANGOEBAR (côte de), c'est-à-dire' pays des Zangs, vaste contrée de l'Afrique orientale, le long de la côte de la mer des Indes, comprise entre 6° de latit. N. et il» de latit. S., depuis la côte d'Ajan au N. jusqu'au cap Delgado au S. Cette côte présente peu de baies importantes, si l'on en excepte celle qui est sous le 6« parallèle méridional, vis-àvis de 111e de Zanzibar; cette île, et celles de Peinba, Monba, Méfia et Quiioa, sont les plus importantes qui bordent la côte de Zanguebar. Les Européens connaissent bien les bords de la mer, et les Arabes fréquentent ces parages de temps Immémorial ; ils y étaient déjà établis depuis une époque inconnue il y a dix-huit cents ans, lorsque les marins grecs, qui faisaient chaque année le voyage de la mer Rouge à la cote occidentale de l'Inde, abordèrent pour la première l'ois cette côte, où ils avaient été poussés par les vents. Durant de longs siècles, l'intérieur des terres resta inconnu ; dans ces dernières années, il a été exploré par plusieurs voyageurs, notamment par l'Anglais Burton, dont nous résumerons en quelques lignes les indications. En partant de la côte, on s'avance dans un pays plat ou légèrement ondulé, sans pente sensible ni grands accidents de terrain, entremêlé de savanes, de terrains boisés et de vallées herbeuses, où les eaux débordées au temps des pluies laissent après elles, quand vient la saison sèche, une multitude de lagunes, de terrains vaseux et de marécages couverts d'énormes roseaux, demeure infecte de myriades de reptiles et d'insectes qui sont le fléau de ces terrains bas. C'est un pays de lièvres endémiques. Cette étendue de terrain plat, de formation alluviale, constitue la zone maritime; sa largeur, entre la côte et la première ligne de hauteurs, est d'environ 200 kilom. Les principales rivières qui l'arrosent sont : le Quillimanoy, le Loffih , la Monbaza, la Brava et le Pangani. On y récolte du riz, de l'indigo, de la gomme, des patates, des banunes, mais peu de fruits. Les forêts abondent en caféiers, en tamarins, et servent de retraite à un grand nombre de léopards, d'éléphants, de zèbres et de girafes. Les crocodiles et. les hippopotames sont communs dans les cours d'eau; parmi les animaux domestiques, nous citerons les chevaux, les chameaux, les moutons, dont les queues énormes pèsent jusqu'à J5 kilogrammes, et les bœufs employés comme bétes de somme. Trois populations s'y succèdent : les Saouahllis (mot qui signifie littoraux), les Ouazarumos etlesOuukhoutous. Les premiers sont une race de métis, issus de nègres et de sang caucusien; ils sont d'une conformation supérieure aux uègres purs; au moral, le contact de la demi-civilisation arabe leur aapporté, lé climat aidant, plus de vices que d'améliorations. Fourbes, menteurs, déliants à l'excès, indolents, sensuels, profondément ignorants et superstitieux, ils offrent le triste spécimen d'une race dont nulle éducation morale n'a développé les qualités natives. Les deux autres populations qu'on reucontre sur la zone maritime de cette contrée sont de race nègre à pou près pure et présentent tous les caractères distinctifs, de cette race inférieure.
A 200 kilom. de la côte commence une région d'un caractère tout nouveau. Le pays s'élève sensiblement, et bientôt les voyageurs ont à gravir des pentes rapides coupées de ravins et de défiles. On est arrivé aux montagnes qui marquent l'extrémité do la zone maritime et forment l'entrée du haut pays. Ces montagnes, qui, vues des plaines inférieures, se présentent comme une longue chaîne prolongée du S. au N. et qu'on retrouve a des distances variables de la côte, dans presque toute l'étendue de l'Afrique australe, ne sont, à vrai dire, que l'escarpement-oriental du plateau intérieur; seulement, sur une largeur de près de îâû kilom., cette extrémité du plateau est surmontée de pics et sillonnée de vallées qui en font une véritable régiou alpestro, région bien arrosée de nombreux cours d'eau, et qui, par ses conditions climatologiques infiniment plus tempérées et plus salubres que la zone littorale, peut devenir un jour une des plus riches contrées de l'Afrique. Le climat de la côte est tout a fait celui de l'Afrique tropicale, c'est-à-dire d'une chaleur insupportable et, en outre, extrêmement malsain, à cause des miasmes exhalés par les marais et par les cours d'eau. Sur tes plateaux de l'intérieur, au contraire, et à mesure que le sol s'élève, le climat devient plus froid et, par conséquent, plus sain. On n'y connaît que deux saisons, celle des sécheresses et celle des pluies, l'une et l'autre placées sous l'influence des vents périodiques ou moussons. Celle du N.-E., qui traverse l'océan Indien
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et souffle pendant les mois d'hiver, amène la pluie. La mousson du S.-E., qui traverse les arides plateaux de l'intérieur de l'Afrique, produit la saison des sécheresses, laquelle répond à nos mois d'été. La partie du S. qui n'est pas sablonneuse est d'une trèsgrande fertilité. Les forêts tropicales donnent en abondance les produits ordinaires de l'Afrique, entre autres l'encens, la myrrhe, l'ambre et le bois d'ébène. Les lies voisines de la côte sont également d'une grande fécondité. La canne à sucre y donne des produits surabondants.
A ia h'n du xve siècle, les Portugais et aussi d'autres navigateurs étrangers reconnurent ou découvrirent les côtes orientales de l'Afrique. Ils y fondèrent des factoreries et des comptoirs ; mais ils en furent chassés par les Arabes à la fin du xvho siècle. Plus tard, les Anglais se montrèrent sur cette côte comme partout, et ils y fondèrent des établissements de commerce ; cependant, c'est encore avec l'Arabie et l'Inde que les relations du Zanguebar ont le plus d'importance.
Au point de vue politique, la côte de Zanguebar est partagée en divers Etats dont les chefs prennent le titre de sultan; ce sont : le Quiioa, ie Zanzibar, le Monbuza, le Mélinde, le Brava ou Béroua, le Magadoxo. Le sultan de Zanzibar possède sur la côte de Zanguebar Quiioa, les lies de Pemba et de Zanzibar, où, malgré tous les efforts de l'Angleterre, on fait encore aujourd'hui la traite des esclaves.
Zanguebar (VOYAGES DANS LK) du baron de
Decken (Gotha, 1865 et 1867). Compatriote de Barth, le baron de Decken voulut continuer l'exploration de l'Afrique orientale au sud de I équateur. Sa fortune lui permettait de mettre au service de ses projets toutes les ressources matérielles qui peuvent faciliter l'exécution d'un lointain voyage. Par trois fois, il a attaqué le continent africain sur un point où des découvertes importantes sont assurées à un explorateur persévérant. Au début de ses courageuses entreprises, il se proposait de vérifier les renseignements transmis par les missionnaires Kebumn» et Krupf, qui annonçaient l'existence de lacs situés non loin du mont Kenia et de mon. iagnes neigeuses dans la région du Zanguebar, au sud ou sous l'équateur. Ses deux premiers voyages au Kilimandjaro en 1S60 et 1862, avec les géologues Thornton et Kersten, confirmèrent, en effet, les rapports assez vagues transmis en Europe pur les missionnaires. Des montagnes couvertes de neige s'élevaient à ÏOû ou 300 milles de la côte, entre le 1er et le *e degré de latit. S. Situé à égale distance à peu près entre la côte du Zanguebar et le lac Kilimandjaro et un peu plus au nord, celui de Kenia a une trèsgrande importance au point de vue physique et au point de vue géographique. Abandonné de ses guides, M. de Decken n'avait pas reconnu la pente occidentale du massif, celle qui verse probablement ses eaux au Victoria-Nyanza. Il n'avait pu faire l'ascension du Kilimandjaro jusqu'au sommet; il s'était arrêté à une hauteur de 13.000 pieds. La montagne a une hauteur de 0,500 mètres. Il fut témoin do deux chutes d'avalanches. De retour en Europe, il y fit construire deux petits steamers et embarqua un nombreux personnel pour tenter une troisième entreprise. En décembre 1864, il revenait à Zanzibar, avec le projet de contourner le Kenia et de redescendre par le versant occidental dans le bassin du Victoria-Nyanza de Speke; au préalable, il lui fallait remonter au Kenia par une des rivières de la côte. Au commencement de 1865, M. de Decken fit une première tentative sur le Sabaki, rivière la plus rapprochée, puis une seconde sur l'Osi. Se portant beaucoup plus au nord jusqu'au Djob, dont l'embouchure s'ouvre presque sous l'équateur, il avait à traverser le territoire des Somâl, aussi grand que la France et presque inexploré. Les Somâl, peuple de même sang et de même langue que les Gallas, sont les Berbères de l'Afrique orientale; ils n'ont rien du nègre. Ces peuplades sont barbares. A l'entrée du Djob, une barre dangereuse faillit arrêter les deux steamers, le Welf et le Passe-partout. L'expédition remonta le fleuve en juillet; le 19 septembre, elle arriva à Berdérah ou Berdehr, résidence du sultan. Elle y reçut un accueil assez bienveillant, mais éprouva quelques difficultés pour obtenir des vivres. Le 25, en traversant des rapides, le Welf toucha ; on déposa à terre les effets et les munitions pour réparer le navire. M. de Decken retourna à Berdérah sur le Passe-partout. Le lieutenant Schick, laissé à ta garde du campement, vit bientôt les Somàl s'attrouper. Les indigènes, succombant à la tentation, attaquèrent le dépôt. Schick remit a fiot le grand bateau et traversa rapidement Berdérah dans la nuit du 1« au 2 octobre. Cette même nuit, M. de Decken était saisi, lié, tué à coups de lance. Le sultan, après avoir éludé ses demandes, avait mis secrètement l'embargo sur son navire. Pourquoi le lieutenant Schick ne s'était-il pas enqub. du sort de sou chef à Berdérah? Le 6 octobre, le Welf arrivait à l'embouchure du Djob; le navire ne pouvant franchir la barre, il l'abandonna. A peine était-il de retour à Zanzibar, sur une embarcation indigène, le 24, qu'un vapeur anglais chauffa et partit pour le Djob. 11 ne put que constater
la désastreuse issue d'une expédition entreprise à si grands frais. En 1866, la famille de M. de Decken envoya deux anciens compagnons du baron, Kinzelbach et M. R. Brenner, à la côte du Zanguebar pour recueillir des informations plus précises et plus sûres sur la catastrophe. M. R. Brenner a publié l'historique des voyages de M. de Decken dans le recueil de Petermann (1867).
ZAN1 (Hercule), voyageur italien, né à Bologne, mort en 1674. Il parcourut une partie de l'Europe et suivit, en 1671, une ambassade polonaise qui se rendait à Moscou. De retour en Italie, il écrivit ses impressions sur la Russie, qui était encore plongée dans la plus profonde barbarie, et sa relation fut publiée par son frère sous le titre de lielazione e viaggio delta Moscooia (Bologne, 1690, in-12). Cet ouvrage, devenu très-rare, est recherché. — Un écrivain italien du même nom, Valère Zani, né à Bologne, mort en 1696, se lit connaître comme poète, s'occupa beaucoup d'histoire, écrivit un assez grand nombre d'ouvrages oubliés et fit paraître un recueil contenant des extraits de voyages faits au xviie siècle. Ce recueil est intitulé : Il genio vagante, bibliolheca curiosa di cento e piu retazioni de viaggi stranieri di nostri tempi (Paris, 1691-1693; 4 vol. in-12), avec cartes et figures.
ZANI BONI (le comte Antoine), littérateur italien, né à Bologne vers la fin du xviie siècle, mort eu 1767. Il s'adonna avec passion à la poésie et fonda en 1717 dans sa ville natale l'Académie de' Nascosti. Zaniboni a composé un nombre considérable de drammi per la musica et d'oratorios. On lui doit, en outre, des discours, des panégyriques, des serinons, des traductions à'Andromaque de Racine, de Hodogune de Corneille, d'Esope à ta cour de Boursault, etc.
ZANICÂ, bourg du royaume d'Italie, province de Bergiime, district de Treviglio, mandement de Verdello-Maggiore; 2,000 hab.
ZANNl s. m. (dzan-ni — corruption de l'italien Giovanni, Jean, pour lequel on a dit Gianui, et dans le dialecte berga masque Zanni. Chamfort donne de ce mot une explication un peu différente : 1 L'Arlequin et le Scapiu sont appelés en Italie Zanni. Ou a beaucoup disputé sur i'étymologie de ce mot; l'opinion la plus vraisemblable est qu'il vient de sannio, mot latin qui signifie un mime qui, de la bouche, du visage, des gestes, de la voix et des mouvements du corps, fait rire les spectateurs 1). Théâtre. Personnage bouffon de la comédie italienne. Il On écrit aussi zani.
ZANN1CHELLI (Jean-Jérôme), naturaliste italien, né à Modèae en 1662, mort en 1729. D'abord pharmacien à Venise, il acquit tout à coup une grande réputation par la publication d'un ouvrage intitulé : Promptuarium remedioruiA chymicorum (Venise, 1701, iti-8u), qui lui fit donner par le duc de Modèua un diplôme de docteur en médecine, en chimie et en chirurgie. Abandonnant ensuite la pharmacie, il s'adonna entièrement a l'étude des fossiles, en réunit, dans un voyage dans le Vicentiu et le Véronais (1710), une collection qu'il accrut considérablement par la suite, s'occupa également de botanique et fut nommé par le collège de santé médecin et physicien du gouvernement dans toute l'étendue des Etais vénitiens. Outre l'ouvrage précité, on u do lui : De ferro niais ejusque préparations (Venise, 1713, in-4°), sur une préparation de 1er désignée par le chimiste français Saint- Hilaire sous le nom de neige de fer; De liiliogruphia duorum montium Veronensi ton (Venise, 1721); Opuscula botanica (Venise, 1730, iu-4") ; Storia dellepianti ehe nascono ne' contonii di Venezia (Venise, 1735, in- fol.).
ZANNICHELLIE s. f, (zann-ni-kèl-H — de Zamiic/telli, botan. vénitien). Bot. Genre de plantes, do la famille des naïadées, type de la tribu des zannichelliées, comprenant quatre espèces, qui croissent dans les eaux douces de l'Europe et de l'Amérique du Nord : La ZANNiciiiiLLiK des marais est une plante annuelle très-commune dans nos ruisseaux. (Th. de Berneaud.) Il Ou dit aussi zanicukllie.
— Encycl. Les zannichellies sont des plantes herbacées, à tiges faibles, rameuses, géniculées; portant des feuilles longues, étroites, linéaires, solitaires ou géminées, engainantes à la base; à âeurs axillaires et peu apparentas. Ce genre comprend un très-petit nombre d'espèces mal déterminées qui croissent submergées dans les eaux douces de l'Europe et de l'Amérique du Nord. La seule bien connue est la zannicheUie des marais. C'est une plante annuelle, très-commune clans nos ruisseaux, et dont le port rappelle un peu celui de la renoncule d'eau. Ses petites fleurs jaunes s'épanouissent en juillet. Elle n'a pas de propriétés bien marquées et ne peut être utilisée, là où elle est abondante, qu'à augmenter la masse des fumiers.
SANNICHELLIÉ, ÉE adj. (zann-ni-kèl-ÏL-é — rad. zannicheUie). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre zannichellie.
— s. f. pi. Tribu de la famille des naïadées, ayant pour type le genre zannichellie.
'/..UNNIM (Paul), médecin italien, né en 1781, mort en 1843. Lorsqu'il eut achevé ses études à Padoue, il y devint successivement urofesseur de clinique à l'hôpital dos incura-