‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 992 sur 1042 · LANDE · texte numérisé non relu

LANDE

ZEEMANN (Rémi Nooms, dit), peintre et graveur hollandais. V. Nooms.

ZÉEN adj, m. (zé-ain). Bot. Se dit d'une espèce de chêne qui croît en Algérie, et qu'on appelle aussi chêne zang.

ZEGEDIN ou SZEGED1N (Etienne Kis de), théologien protestant hongrois. V. Kis.

ZEGERS (le Père Tacite-Nicolas), théologien belge, né à Bruxelles vers la fin du xve siècle, mort à Louvain en 1559. Il entra dans l'ordre des franciscains, remplaça en 1536 Titelman comme professeur de théologie au couvent des récollets de Louvain et abandonna en 1548 l'enseignement pour s'occuper de rédiger des ouvrages dans lesquels il a fait preuve d'une sulide instruction, d'un esprit judicieux et sagace. Les principaux sont les suivants : Proverbia teu-

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1 tonica latinitate donata (Anvers, 1550); Schulion in omnes Novi Testamrnti libres (Cologne, 1553, in-!2); Epanorthotes, sive castigationes Novi l'estamenti (Cologne, 1555, in- 12), dont les notes sont très-estimées; Inventoriant in Testamentum Nooum (Anvers, 1558, in-12); Testamentum juxla veterem Ecclesis editionem (Louvain, 1559, 2 vol. in-16), édition très-rare, accompagnée de notes courtes, mais excellentes. On lui doit encore des traductions d'ouvrages ascétiques, un catéchisme en flamand, etc.

ZEGERS (Gérard), peintre flamand, né à Anvers le 17 mars 1591, mort dans la même ville le 18 mars 1651. Inscrit comme élève de la confrérie de Saint-Luc en 1603, sans indication de maître, il fréquenta, dit-on, successivement l'atelier de H. van Balen le vieux et celui d'Abraham Janssens. En 1608, il fut reçu franc-maltre, n'ayant encore que dix-sept ans. Il partit alors pour l'Italie, où il s'appliqua à imiter la manière du Caravage et de Msnfredi; puis il se rendit en Espagne, muni de lettres de recommandation du cardinal Zapata, ambassadeur de ce pays à Rome, et peignit plusieurs tableaux pour le roi Philippe III, qui l'attacha à sa cour. En 1620, il était de retour à Anvers, où il se maria, l'année suivante, avec Catherine Wouters, dont il eut onze enfants, trois garçons et huit filles. En 1631, il fut admis dans la gitde des romanistes, c'est-adire des artistes qui avaient visité Rome, et, en 1637, il exerça les fonctions de doyen ou consul de cette confrérie. Zegers sut se faire une place dans l'école flamande, k côté de ses deux illustres contemporains, Rubens et Van Dyck. Celui-ci peignit son portrait; au bas de la gravure que Paul Pontius en a faite, on lit que Gérard était attaché comme peintre au cardinal infant Ferdinand d'Autriche. Zegers s'était, en outre, peint luimême, et ce portrait fut gravé par Pierre de Jode le jeune.

« Gérard Zegers est un peintre éminent, dit Waagen. Sans échapper complètement a la puissante influence de Rubens, il sut néanmoins, par sa tendance k l'idéal, se faire une position à part. Ses compositions sont bien équilibrées, ses têtes d'une forme élevée, quoique rarement expressives; ses figures élégantes, ses attitudes gracieuses; sa palette, sans avoir l'éclat de celle de Rubens, ne laisse pas d'être transparente et chaude, souvent nourrie et toujours harmonieuse; sa touche est ample et large. » Anvers conserve un assez grand nombre de tableaux de Zegers ; le musée en a sept , dont trois, le Mariage de la Vierge, Y Extase de sainte Thérèse et la Vierge au sapulaire, proviennent de l'église des carmes déchaussés ; le Christ revenant des limites et le Saint Louis de Gonzague renonçant au monde décoraient autrefois l'église des jésuites; la Sainte Claire adorant l Enfant Jésus provient de la cathédrale, et le Saint Norbert recevant l'habit religieux, de l'église abbatiale de Saint-Michel. L'église Saint-André, k Anvers , conserve un Saint François- Xavier adorant l'Enfant Jésus, l'Education de la Vierge et l'Erection de la croix. La cathédrale de Liège possède une Descente de croix; l'église Sainl-Pierre, à Gand, la Résurrection de Lazare et Jésus guérissant l'aveugle; l'église Saint-Bavon, dans la même ville, le Martyre de saint Liévin; l'égiise Notre-Dame, k Bruges, une Adoration des bergers et une Adoration des mages. Au musée de l'Académie de Bruges est une Sainte Trinité; au L'ouvre, un Saint François d'Assise en extase, qui a été gravé parL. Vorsterraan ; au musée du Belvédère, à Vienne, deux tableaux de l&Vierge avec l'Enfant Jésus et saint Jean et un Saint François de Borgia (dans un paysage peint par'j. van Arthois) ; au musée de Madrid, Jésus dans la maison de Marthe et Marie; au musée de Copenhague, la Cène; au musée de Rotterdam, Vénus et Adonis. Des biographes assurent que Zegers peignit avec succès des joueurs, des musiciens, dans le goût de Manfredi ; ses ouvrages en ce genre sont devenus excessivement rares. Les anciens auteurs français ont souvent écrit le nom de ce peintre Seghres, conformément à la prononciation. L'orthographe Seyhers, adoptée par beaucoup de biographes, n'est pas justifiée par les documents; le maître signait Zegers.Il n'était pas parent de Daniel Scghers, dit le jésuite d'Anvers, qui vécut dans le même temps (1590-1661) et se rendit célèbre comme peintre de fleurs (v. Skghers). C'est à tort que le nom de ce dernier est écrit quelquefois Zegers ou Zeghers; ii signait Daniel Seghers.

ZEGEHS (Hercule), peintre et graveur allemand, né vers 1625. Cet artiste, qui vivait du temps de Paul Potter, dont il égalait presque le talent, s'adonna au paysage et exécuta des tableaux extrêmement remarquables par de beaux effets de perspective et par des oppositions de lumière et d'ombre. Malgré tout son talent.il n'obtint point, tant qu'il vécut, la réputation qu'il méritait et mena une existence misérable. Dans l'espoir de trouver plus de ressources dans la gravure, il fit des estampes dont on n'apprécia pas davantage le mérite. Profondément découragé, il noya ses chagrins dans le vin, tomba dans son escalier un jour où ii était ivre et mourut des suites de cette chute.

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Zegers avait inventé un procédé pour imprimer des paysages en couleur sur toile.

ZÉGRIS s. m. (zé-griss — mot ar.).Entom, Genre d'insectes lépidoptères diurnes, de la tribu des piérides, dont l'espèce type habite le midi de l'Europe.

— Encycl. Les zégris ont la tête assez petite, courte, velue; les antennes courtes, brusquement terminées en massue aplatie; le corselet robuste et très-velu ; l'abdomen assez gros et court; les ailes d'une texture délicate, les inférieures embrassant un peu le dessous de l'abdomen. Les chenilles sont épaisses et pubesoentes. La chrysalide est courte, contractée, gibbeuse, attachée par sa queue, qui est arquée, et par un lien transversal, et enveloppée dans un réseau soyeux. Ce genre renferme trois ou quatre espèces, qui habitent l'Europe. Le zégris euphème se trouve dans les régions méridionales. C'est un très-beau papillon, qui vole très-rapidement, est fort rare et trèsdiftioile à prendre. Sa chenille vit sur la moutarde sauvage.

ZEG-ZEG, vaste contrée de l'Afrique centrale, dans le Haoussa, entre le Kano au N., le Djakoba au S., le Niffé et le Gouari k l'E. Ch.-l., Zaria.

ZEHDEMCK, ville de Prusse, province de Brandebourg, régence de Potsdam, à 56 kilom. N. rie Berlin, sur la rive droite du Havel ; 2,900 hab. Chantiers de construction de bateaux. Fabrication de draps et de tabac. Navigation active.

ZEHETEH (Matthieu), écrivain allemand, né en 1788, mort en 1849. Il se livra k renseignement k Wasserbourg, puis k Eichstœdt, et composa plusieurs ouvrages pédagogiques , parmi lesquels nous citerons : Quelques principes d'éducation et d'enseignement à l'usage des professeurs et éducateurs (1817) ; Méthode de lecture calquée sur la nature et les principes (1819-1821); Guide pour l'enseignement oral du calcul (1S20); Théorie sommaire d'éducation et d'instruction (1S38) ; Théorie générale de ta musique (1838).

ZEHETMAYER (Franz), médecin autrichien, mort k Lemberg en 1346. Après avoir fris le diplôme de docteur, il entra dans enseignement et professa successivement la pathologie et la clinique a l'université de Vienne et k celle de Lemberg. Indépendamment d'articles insérés dans des journaux de médecine, on a de lui : Principes de percussion et d'auscultation et de leur application à la diagnostique (1843)-, les Maladies du cœur (1«44).

ZEUNER (Louis-Edouard), littérateur et historien allemand, né k Brunn en 1735. Il devint en 17S4 professeur d'histoire à l'université de Lemberg et écrivit plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Anecdotes (Vienne, 1775, in-8u); Réflexions sur tes sciences et les arts (Vienne, 1776, in-8°) ; Livre élémentaire pour te cours de l'histoire littéraire (OUnutz, 1776, in-8°) ; Matériaux pris dans l'histoire littéraire des anciens temps (Olmutz, 1777, in-8°); Manuel pour les leçons publiques sur l'histoire littéraire (Breslau, 1777, m-8°); Evénements remarquables pris dans l'histoire ancienne (Saint- Pétersbourg, 1787, iu-8u). On ignore la date de sa mort.

ZEHNÉRIE s. f. (zô-né-rî — de Zehner, savant alleni.). Bot. Genre de plantes, de la famille d. s cucurbitacées, tribu des cucurbitées, comprenant une dizaine d'espèces, qui habitent les régions chaudes de l'Asie et de l'Afrique.

— Encycl. Les zehnéries sont des plantes herbacées vivaces, k feuilles anguleuses, dentées ou lobées, k fleurs monoïques ou dioïques, axillaires, les fleurs mâles en grappes, les fleurs femelles solitaires ou agrégées. Endlicher en a décrit huit espèces, parmi lesquelles nous citerons la zehneria bauerians et la zehneria Ecklonis.

ZEHNLING s. m. (zènn-lingh). Métro!.

Poids usité dans le duché de Bade, et valant 50 grammes.

/El AU, célèbre capitaine arabe, né à Taïefa vers 623 de notre ère, mort en 673. Il était fils naturel d'Abou-Sofyan et frère du calife Moawyah. Sous le califat d'Omar, il se fit remarquer par son éloquence , fat nommé cudi, puis devint secrétaire et trésorier du gouverneur de Koufah-al-Magheïah, dont il avait gagné la faveur eu le renvoyant absous d'une accusation d'adultère, et fut ensuite lieutenant d'Abdallah, gouverneur de Bassora. Zeiad remplissait ces fonctions lorsqu'il vainquit, sous le califat d'Ali, le général que Moawyah avait envoyé pour s'emparer de Bassorah (659), et" il donna de telles preuves de son courage et de son habileté, qu'il reçut le gouvernement de la Perse, où il se fit aimer par la sagesse de son administration. Moawyah, étant parvenu au califat, résolut d'attirer à son parti son frère naturel, de le détacher du parti des enfants d'Ali. Dans ce but, il reconnut publiquement Zeiad pour son frère, obtint qu'il lui prêtât serment de fidélité, lui donna le gouvernement de la ville de Bassorah, infestés par les voleurs, et lorsque Zeiad, par des mesures pleines de vigueur, y eut rétabli la sécurité, il l'investit du commau-

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dément de Koufah, de Bahr-Aïn, d'Oman et de toutes les provinces occidentales de l'empire. Zeiad gouverna alors tout te territoire qui s'étendait des frontières à*? l'Inde et du Turkcstan au golfe Persique, y fit régner la tranquillité ot la justice, comprima une révolte qui avait éclaté à KouJ'ah , mit un terme nu brigandage et obtint le gouvernement de l'Arabie. Peu après, il mourut d'un ulcère qui lui survint à la main droite. Zeiad, un des hommes les plus éloquents de son temps, se servit souvent de sa puissance oratoire pour faire exécuter ses ordres. Nul plus que lui peut-être n'a contribué à affermir la puissance des Ommiades.

ZEXADET-ALLAH 1er (Abou-Mohammed), souverain de l'Afrique, de la dynastie des Aglabites, né en 770 de notre ère, mort en 838. Son père, Ibrahim, étant mort en 812, il lui succéda au préjudice de son frère aîné Abdallah; mais celui-ci étant revenu deTri-

fioli l'année suivante, il lui rendit le trône, sur equel il remonta après la mort d'Abdallah en 817. Après avoir reconnu la suzeraineté du calife Al-Mamoun, il se prononça en faveur d'Ibrahim, ce qui donna lieu à plusieurs révoltes contre lui. La dureté dont il fit preuve envers ses administrés accrut encore le mécontentement, et il fut sur te point de perdre ses Etats. Eclairé par l'expérience, il s'attacha par une sage administration h réparer les maux qu'il avait causés, fit exécuter de nombreux travaux d'utilité publique, construire la belle mosquée de Raïrowan, puis il résolut d'augmenter ses Etats par la conquête de la Sicile. Dans ce but, il équipa une flotte de 100 vaisseaux, dont il donna le commandement au eadi Asad-Ibn-Farat. Ses troupes, débarquées à Mazara en 817, battirent l'armée de l'empereur grec Michel le Bègue et s'emparèrent de plusieurs places, Zeïadet nomma alors gouverneur de Vlia son cousin Mohamined-Ibu-Abdallah, qui prit Païenne après un siège de cinq ans et se rendit maître de l'!le entière au bout de dix-neuf ans. Zeïadet mourut pendant le cours de cette conquête'!

ZEÏADET-ALLAH II (Abou- Mohammed), souverain d'Afriqud, de la même dynastie que le précédent, mort en 8G4. Il succéda en 863 a son frère Ahmed et se lit remarquer pendant son règne, dont la durée fut courte, par sa sagesse et par ses vertus. Son neveu Mohammed 111 lui succéda.

ZEÏADET-ALLAH 111 (Abou-Nasr), souverain d'Afrique, de la même dynastie que les précédents. Il régna de 903 à 909 de notre ère et selivruàde telsdéréglomenls,queson père, le vertueux Abdallah II, dut le faire enfermer. Ayant mis dans ses intérêts trois eunuques, il leurordonnade tuerson père et parvint, grâce k ce parricide, à monter sur le trône. Son premier soin en s'emparant du pouvoir fut de se débarrasser de ses complices, puis il se plongea dans des débauches effrénées, ne prit aucun souci des affaires de l'Etat et fit mettre ses frères ù mort, ainsi que ses principaux généraux. Sur les entrefaites, un chef arabe, nomme Abou- Abdallah, qui avait apporté en Afrique les doctrines des chiites, appela aux armes les tribus berbères. Zeïadet envoya contre les révoltés des troupes qui furent vaincues, s'enfuit alors à Tunis, gagna ensuite Tripoli avec ses femmes et ses trésors, fit mettre à mort son cousin et sou vizir Ibrahim, puis, redoutant le même sort, il abandonna complètement ses Etats (909), passa en Egypte, où il fut mal accueilli, se rendit pies d Alexandrie et continua à se livrer à de honteuses débauches. Mais bientôt, épuisé, malade, sentant sa (in prochaine, il résolut de se rendre à Jérusalem pour s'y consacrer à Dieu. Il venait de partir pour cette ville lorsqu'il mourut près de Eaiulah. Avec lui liait la dynastie des Aglabiles, qui avait régné cent douze ans.

ZE1BECK s. m. (zè-i-bèk). Art milit. Irrégulier de l'Asie Mineure.

— Encycl. Les zeibecks forment une espèce de confrérie, ayant un costume particulier, qui se recrute des mauvais sujets du pays, de tous les réfractaires. Les zeibecks sont de vrais bandits ; ils vivent en brigands, rançonnant les voyageurs, non-seulement pour s'enrichir, mais encore pour subvenir à leurs besoins journaliers. « Ils croient si bien avoir le Uroit de mener un pareil genre de vie, dit M. de Moustier, que, loin de se cacher, ils tiennent à être reconnus et veulent, grâce à leur costume, être assurés des égards qu'ils trouvent leur être dus. » Un pacha, trouvant leurs prétentions plus qu'osées, voulut leur interdire leur costume ; il mit contre eux eu campagne des troupes régulières , mais il n'obtint aucun résultat. Dans une expédition des Turcs dans le Monténégro, l'armée comprenait 3,000 zeibecks, dont la plupart furent massacre;,, heureusement pour la Turquie.

ZEllilCIl (Charles-Henri), érudit allemand, né à Edimbourg en 1717, -mort à Wittemberg en 1763. Son père, professeur à l'univeraité de cette dernière ville, lui fit donner une excellente instruction, et Charles-Henri devint professeur et conseiller de la Faculté de philosophie. Pendant le siège de Witteinberg, en 17G0, il eut te chagrin de voir réduite en cendres sa magnifique bibliothèque, et il éprouva durant la guerre des pertes qui lui furent très-sensibles et hâtèrent sa an.

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On lui doit un grand nombre d'écrits, parmi lesquels nous citerons : De ChaldaicarumVeteris l'esiamtmti paraphrasium auctorilate (Witteniberg, 1737); De lingua Judzorum liebraica lemporibus Christi atqtie apostolorum (Witteniberg, 1741), sur la différence entre l'ancien hébreu et le dialecte juif du temps de Jésus-Christ; De codicum Veleris Testamenti orientalium et oceidentalium dissensianibus (Witteniberg, 1847) ; De qusstionibus abstrusis regivx Sabœ Salomoni régi proposais (Witteniberg, 1744); De slalu anima Christi a corpore séparais illiusque prorogatifs (Witteniberg, 1746); De ritu adjurandi summum Hebrsorum pontifieem, dans le tome IV du Nova Misceltanea Dip'siensia ; De ritu baptisandi ab Eunomianis recentioribus introduclio (Witteniberg, 1752), contre les frères moraves ; De Cantico canticorum (Wittenjfierg, 1700), etc.

ZÉID-BEN-THABET, l'un des secrétaires de Mahomet et l'un de ses sectateurs les plus dévoués, mort vers le commencement du vue siècle de notre ère. Il avait onze ans lors de la fameuse fuite du prophète k Médine. Dans la suite, il prit part k tous les combats livrés pour la propagation de l'islamisme et rassembla, par ordre du calife Abou-Bekr, après l'échec éprouvé par les croyants contre les Arabes du Yémamah, tous les fragments épars du livre sacré pour en former une copie complète. C'est le Coran tel que nous le possédons. Après le meurtre d'Othinan , Zéid refusa de prêter serment à Ali. Son dévouement aveugle et son fanatisme sont restés célèbres, et le souvenir s'en est conservé dans notre mot de séide.

ZÉ1DAN (Muley), sultan de Maroc. V. Mu-

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