‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 15Chapitre 991 sur 1042 · EA · texte numérisé non relu

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Voltaire (Varsovie, 1737); Histoire d'un duel (Varsovie, 1737, in-4o); Elisa, poème didactique (Varsovie, 1737, in-4o); Yandaen Italie, poème (Varsovie, 1738, in-4°) ; le Non-sens Varsovie, 1739, in-4°); Lucie, poème erotique (Varsovie, 1739, in-4»), etc. Les mémoires qu'il avait écrits sur ses voyages ont été publiés après sa mort.

ZBYL1TOWSKI (André), littérateur, philosophe et poète polonais, né en Galieie en 1732, mort en 1813. 11 se fit recevoir docteur es lettres et en philosophie à Cracovie, puis il parcourut la plus grande partie de l'Europe, l'Amérique méridionale, et s'attacha à étudier les mœurs et les habitudes des pays qu'il visitait. C'était un observateur sagace, un penseur élevé, un érudit et un savant. 11 réunit des collections précieuses de livres, d'objets d'archéologie qu'il apporta dans sa patrie, où il professa quelque temps, à l'Académie des Jagellons, la littérature et la philosophie ancienne, et devint membre de l'Académie et secrétaire perpétuel de la section des lettres. Il cultivait la poésie avec un grand succès, ses idylles sont d'une beauté ravissante; son style est élégant, plein de grâce et de coloris. Parmi ses productions littéraires les plus remarquables, nous citerons ilihythmes en vers polo7iais(llù3, in-4u); le Maréchal, récit historique (Cracovie, 1764, in-4°); i?raszhi (Cracovie, 1764, in-8u); Une barbe, roman (Cracovie, 1764, in-8u); la Politique d'Arislote (1772, in-4°) ; Qusestiones tieteris ac hous/o^i'cs (Cracovie, 1773, in-4») ; Generalis doctrina de modis significandi grammaticalibus (Cracovie, 1774, in-4«) ; Leonardi Arelini, in moralem disciplinam introductio (Cracovie, 1775, in-4"); Generalis doctrina (Leopol, 1782, in-8<>); Dialectica Ciceronis (Cracovie, 1785, ii)-4<>); De scholis seu academiis libri duo (Cracovie, 1787, in— 4°) ; Histoire de la philosophie romaine et grecque (1789, in-40); Uecherches sur lu morale en général (Cracovie, 1801, in-4°, etc.

ZDANOW1CZ (Alexandre), lexicographe et pédagogue polonais, né en Lithuanieen 1769, mort en 1847. lt fit ses études à l'université de Wilna, et acquit une connaissance approfondie des langues et des littératures anciennes et modernes. Après avoir fait de longs voyages, il professa à l'université de WiJna les langues et les littératures grecques et romaines. Travailleur infatigable, il employa ses loisirs à écrire des ouvrages classiques, des livres utiles à la jeunesse et à la propagation des lumières. Nous nous bornerons à indiquer ses oeuvres les plus remarquables, qui sont: Dictionnaire allemandpolonais et polonais-allemand (Wilna, 1812- 1814); Dictionnaire, de la lantjue polonaise (Wilna, 1795-1799); Esquisse delà grammaire polonaise (1785, in-40 ; 1786, 1787), etc.; la Grammaire de la langue grecque (Wilna, 1798, in-40): les Principes et les règles de l'orthographe polonaise (Wilna, 1804, iii-4°) ; la Grammaire de la langue polonaise (Wilna, 1797, in-40); Etude sur la prose; Dictionnaire latin-polonais et polonais -latin (1S01-1809); Coup d'œil critique sur la prosodie polonaise (Wilna, 1799, in-4»); Etude sur l'art poétique (Wilna, 1787, in-4"); la Logique (Wilna, 1788, in-40). Ou lui doit aussi des traductions des oeuvres d'Homère, d'Horace, de quelques comédies d'Aristophane, de Plaute, etc.

ZDUNSKAWOLA, ville de la Russie d'Europe, dans l'ancienne Pologne, gouvernement et cercle de Varsovie ; 3,000 hab.

ZD UN Y, ville de Prusse, province et régence de Posen, cercle et k 4 kiiom. S.-O. de lirotoschin ; 3,400 hab. fabrication de draps, lainages, toiles ; manufacture de tabac.

ZDZITÛW1ECK1 (Joseph-Séverin), savant polonais, ué dans le palatinat de Lublin en 1802. Après avoir terminé ses études à l'université de Varsovie, en 1822, il fut nommé professeur à Lublin, puis attaché k l'école polytechnique à titre de professeur. Envoyé k l'étranger pour s'y mettre au courant des travaux scientifiques, il visita la France, la Hongrie, la Saxe, parcourut l'Italie, l'Espagne, l'Angleterre, et, de retour dans son pays, il obtint la chaire de chimie et de métallurgie k l'Ecole polytechnique. Ensuite il professa de nouveau k Lublin, puis k Varsovie, et fut nommé, en 1853, directeur de l'Institut agronomique et de l'école forestière do Marymont, près de Varsovie. Parmi ses ouvrages, nous citerons : Esquisse de chimie organique (Varsovie, 1841, in-40) ; Traité de chimie (1842, in-4°); Principes élémentaires de chimie (Varsovie, 1843, in-8°); Uecherches sur tes propriétés chimiques en général, l'analyse au point de vue chimique des différentes pierres, etc.; Examen de ta tourbe considérée comme substance de chauffage (Varsovie, 1851, in-40) ; Expérimenta '.t observaliones chymicss (Varsovie, 1853, in-40); Historia rei herbarias, etc.

ZB s. m. (zé). Gramm. Onzième lettre de l'alphabet arabe, il Signe numérique de 7 chez les Arabes.

ZÉA s. m. (zé-a — gr. zea, épeautre. V. zkine). Bot. Nom scientifique du genre maïs,

ZEA ou Z1A, autrefois Ceos, lie du royaume de Grèce, dans l'Archipel, une desCyclades, près de ta côte S.-E. de l'Attique, à 17 kilom. du eau Colonne, au N.-O. de l'Ile Thermaia, dont eue est séparée pur le canal de ce nom,

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par 370 37' de latit. N., 22o 1' de longit. E. Cette lie est de forme ovale ; son grand axe, dirigé du N.-E. au S.-E., Mesure 22 kilom. et son petit 16 kilom. Une petite chaîne de montagnes s'étend du N. au S. et présente au centre le mont Saint-Elie, point culminant de l'Ile (568 mètres). L'île, fertile et bien cultivée, compte environ 5,000 hab., dont 3,000 dans la ville de Zea, capitale de l'île. La vallonée, le vin et les fruits sont ses meilleurs produits; on y élève aussi des vers à soie et on y récolte un peu de coton. « L'abondance de ses eaux, dit Joanne, l'avait fait nommer Hydroussa : la légende en faisait le séjour du demi-dieu pastoral Aristée. Céos a vu naître les poëtes Siinonide et Bacchylide, le médecin Erasistrate et le philosophe Ariston. Son histoire est celle de toutes les Cyclades. Céos contenait dans l'antiquité quatre villes, dont M. Bronstsedt a déterminé la position. Le port de San-Nicolo, un des meilleurs de l'Archipel, a remplacé l'antique Coressia. La ville de Zea, située à une lieue du port, s'élève sur les ruines de l'antique loulis. Son aspect rappelle le vieux Syra. A un quart de lieue de la ville est un lion colossal, taillé sur place dans le rocher et qui se rapporte sans doute à une vieille légende de Céos, suivant laquelle les nymphes de l'île, effhvyées par un lion, s'étaient réfugiées à Caristo. » Le lion est couché sur le flanc gauche et redresse la tête. Il n'a pas moins de 9 mètres de longueur. Dans la cour du couvent de Hagia-Marina s'élève une tour carrée de construction hellénique. Elle est divisée en trois étages et l'ancien escalier existe encore en partie. C'est la plus belle tour antique qui existe actuellement en Grèce. Au S. de l'île, au lieu nommé Taïs-Polaïs, on trouve les vestiges d'un temple d'Apollon qui appartenait à l'antique Carthsea. Les restes de Pmessa peuvent se voir à Condouro, au S.-O. de l'île.

ZEA(FrancisCo-Antonio), homme d'Etat et savant espagnol, un des fondateurs de la république colombienne, né à Médellin (Nouvelle-Grenade) en 1770, mort en 1822. Dès l'âge de seize ans, il obtint la chaire d'histoire naturelle au collège de Sanla-Fé-de- Bogota, entra dans une conspiration ayant pour objet l'affranchissement de sa patrie, fut transporté en Espagne avec d'autres conjurés en 1797, subit une dure détention de deux années dans les prisons de Cadix, Recouvra la liberté et reçut alors une mission scientifique pour la France. -De retour en Espagne en 1802, Zea sollicita vainement l'autorisation de retourner en Amérique ; mais il fut nommé directeur adjoint du cabinet botanique de Madrid, dont il devint directeur eu 1804, et professenr de sciences naturelles. Lors des événements qui amenèrent la chute des Bourbons en Espagne, Zea, qui était attaché aux idées françaises, devint membre de la junte réunie à Bayonne (1808) par le nouveau gouvernement, reçut du roi Joseph Bonaparte la direction d'une partie du ministère de l'intérieur et remplit ensuite les fonctions de préfet de Malaga jusqu'à la chute de ce prince. En 1814, il se rendit en Angleterre et, désireux de s'associer aux efforts des patriotes de la Nouvelle-Espagne qui, depuis 1811, combattaient pour leur indépendance, il alla rejoindre Bolivar, qui se l'associa en qualité d'intendant général de l'armée et le nomma ministre des finances en 1817. Président du congrès d'Angostura en 1819, il devint, lors de l'organisation de la république de Colombie, viee-préeident du gouvernement dont Bolivar était le chef, et montra dans l'administration intérieure du pays l'activité et le talent que ce chef militaire déployait à la tête des soldats. En 1820, ses compatriotes lui confièrent la mission délicate d'obtenir des cabinets de Londres, de Faris et de Madrid, la reconnaissance officielle de leur indépendance. Il se rendit d'abord en Angleterre, où il fut bien accueilli, puis passa en Espagne, où ses efforts réunis a ceux de deux agents spéciaux de Bolivar, envoyés dans la péninsule pour traiter avec les cortès, n'obtinrent qu'un résultat négatif, S'étant rendu à Paris en 1821, il fut accueilli, avec empressement par les libéraux et demanda, par une note officielle, que le gouvernement français reconnût la république de Colombie; mais le ministère ne répondit point à cette note et se borna à envoyer en Amérique des agents pour y constater l'état des choses. En même temps, Zea s'occupa de contracter avec des banquiers de Londres un emprunt de 59 millions de francs. L'emprunt était favorablement accueilli lorsqu'on reçut en Angleterre la nouvelle que Zea n'avait aucun pouvoir pour le contracter. Vainement il déclara en avoir reçu de Bolivar en 1819 ; on lui opposa des décrets postérieurs de son gouvernement et il mourut d'un anévrisme à Bath au milieu de ces discussions. Par la suite, Bolivar lit reconnaître par le gouvernement de la Colombie la validité de l'emprunt contracté par son négociateur, Zea était un savant distingué, un érudit, un lettré, et il parlait avec une égale facilité le français et l'espagnol. Outre de nombreux articles insérés dans le Mercure d'Espagne, le Mercure d'agriculture, on a de lui : une Description de la chute du Tequendama, des mémoires sur le quina, etc.

ZËA-BERMUDEZ (don Francisco), diplomate espagnol, né à Malaga en 1772, mort k

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Paris en 1850. Il entra de bonne heure dans la diplomatie, en qualité de secrétaire du consul général d'Espagne a Saint-Pétersbourg, et contracta de nombreuses liaisons dans cette ville. A son retour à Madrid (1809), il se mit au service des cortès, qui l'envoyèrent de nouveau en Russie, pour y gagner l'empereur Alexandre à leur cause et à celle de la Constitution que cette assemblée avait élaborée à Cadix. 11 demeura jusqu'en 1820 chargé d'affaires de l'Espagne à Saint-Pétersbourg, et fut alors envoyé comme ambassadeur à Constantinople par Ferdinand VIL Rappelé en 1823, il devait aller reprendre ses premières fonctions en Russie ; mais la cour de Saint-Pétersbourg s'étant montrée peu disposée à le revoir de nouveau en celte qualité, il fut envoyé à Londres. Son séjour y fut de courte durée. Dès le mois de juin 1S24, il fut nommé ministre des affaires étrangères, en remplacement du comte d'Ofalia, et, au mois de septembre suivant, prit possession de son portefeuille au milieu des circonstances les plus difficiles. Il avait, avant tout, k maintenir le système de la modération en face des prétentions exagérées du parti ultramontain. Il lui fallait en même temps lutter au début contre une faction puissante qui travaillait à sa perte et k laquelle appartenaient le ministre de la justice Calomarde et tous les carlistes. Ce ne fut que grâce à sa prudence qu'il réussit h se maintenir assez longtemps; mais enfin les attaques dont il était l'objet de la part des absolutistes l'obligèrent à offrir sa démission au prince ; celui-ci la refusa, et sa confiance en son ministre s'accrut encore après la répression du soulèvement des carlistes en août 1825. Sur sa demande, une juute consultative lui fut adjointe pour recevoir les demandes des membres les plus éminents du clergé et de la noblesse, et, en même temps, on redoubla de rigueur dans la procédure envers les partisans exaltés de l'absolutisme. Mais l'exécution du chef de carlistes Bessières et de ses complices (août 1825) excita contre le ministre une indignation universelle; et, bien que le brave Empecinado et sept de ses officiers eussent été exécutés, comme francs-maçons, le 9 septembre 1825, par l'ordre du roi ou de Calomarde, la haine du parti de la cour contre Zea-Bermudez prit de telles proportions, qu'enfui le roi se décida à accepter sa démission (25 octobre 1825). Il fut alors appelé à l'ambassade de Dresde, qu'il quitta en 1828 pour celle de Londres. Il demeura dans cette ville jusqu'en 1833, époque où, pendant la première régence de la reine Christine, il prit la direction des affaires, qu'il conserva à la guérisou du roi et après la mort de ce prince, jusqu'à ce qu'enfin la nécessité de prendre des mesures énergiques obligeât la reine k le congédier (janvier 1834). Bien que depuis cette époque il eût toujours résidé k Paris, il n'en conserva pas inoins une certaine influence sur la marche des affaires en Espagne, comme chef du parti modéré et comme confident de Christine et fut créé sénateur en 1845,

ZÉASITE s. 1. (ze-a-zi-te). Miner. Variété de silex i»sinite noir.

ZEBlîiN, en latin Cibinium, ville de l'empire d'Autriche, dans la Hongrie, comitat de Saros, à 15 kilom. N.-O. u Eperiès; 2,900 hab. Collège et gymnase de piaristes. Fabrication de toiles et draps; papeteries.

ZEBET s. m. (zé-bè). Mamm. V. zibeth.

ZEBID, la Sabea Regia de Plolémée, ville de l'Arabie, dans l'Yémen, près de la côte E, du golfe Arabique, k 150 kilom. S.-O. de Sana; environ 10,000 hab. Collège sunnite renommé. Entrepôt du commerce du café de Moka. La ville est encore d'assez belle apparence, quoique en partie détruite par les inondations périodiques qui désolent la belle vallée du Tehama.

ZÉB1L s. f. (zé-bil). Fontaine où les musulmans font leurs ablutions, dans une mosquée ou dans tout autre établissement public.

ZËBLEU s. m. (zé-bleu — mot roumain).

Comm. Sorte d'étoffe assez épaisse et assez large pour servir de tapis.

ZËBOA s. m. (zé-bo-a — de l'hébr. tseboa, même sens). Lrpét. Espèce de céraste.

— Encycl. Ce serpent, rapporté par les divers auteurs aux genres ammodyte ou céraste, est moucheté de taches rondes roussùtres sur les lianes ; le dos fauve, avec une série de taches d'un châtain clair. La tête présente une sorte de bouclier rougeâtre et deux appendices en forme de petites cornes aplaties, dont les anciens auteurs ont beaucoup exagéré la dimension. On trouve cet ophidien dans l'île de Nera, près de Banda ; mais il habiterait aussi d'autres régions, s'il est vrai, comme le prétendent certains commentateurs, que c'est le tseboa ou le seboïm dont il est question dans la Bible. Nicander assure que sa morsure est non-seulement très-dangereuse, mais incurable. On croit que ce n'est autre que la vipère céraste.

ZËBRASOME s. m. (zé-bra-so-me — de zèbre et du gr. soma, corps), Ichthyol. Genre de poissons, de la famille des teuthyes. Il Nom vulgaire de divers poissons des genres acanthure et chétodon.

ZÈBRE s. m. (zè-bre). Mamm. Espèce de

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cheval sauvage, dont le corps es^t rayé de bandes noirâtres transversales : Le zèbre est peut-être de tous tes animaux quadrupèdes le mieux fait et le plus élégamment vêtu. (Bnff.) Il semble que la nature ait employé la règle et le compas pour peindre la robe du zbbrk. (Buff.) iezÉBRE a mérité i 'admiration de tous les voyageurs. (V. de Bomare.)

— Ichthyol. Nom vulgaire d'un poisson du genre chétodon. 11 Nom vulgaire d'un poisson du genre pleuronecte qui vit dans les mers de l'Inde.

— Moll. Nom vulgaire d'une coquille du genre casque.

— Encycl. Mamm. Le zèbre est intermédiaire, pour la taille, entre le cheval et l'âne; il en est de même pour la longueur des oreilles, de la tète et du cou. Il a six incisives à chaque mâchoire, le bout du maseau blanc, la crinière courte, les jambes déliées et bien proportionnées, les pieds et les sabots assez semblables à ceux du mulet, la queue terminée par une touffe de longs poils. Mais ce qui caractérise surtout cet animal, c'est son pelage, fauve chez le mâle, blanchâtre chez la femelle, marqué de bandes transversales noires, disposées avec tant de régularité et de symétrie, qu'on dirait qu'elles ont été tracées au compas, ■ En effet, dit V, de Bomare, ces bandes alternatives sont d'autant plus singulières qu'elles sont étroites, parallèles et très- exactement séparées, comme dans une étoffe rayée ; que d'ailleurs elles s'étendent non-seulement sur le corps, mais sur la tête, sur les cuisses et les jambes, et jusque sur les oreilles et la queue ; elies suivent les contours du corps et en marquent si avantageusement la forme qu'elles en dessinent les muscles, en s'élargissant plus ou moins sur les parties charnues et plus ou moins arrondies: ces bandes de différentes couleurs sont toujours d'une nuance vive et luisante sur un poil court, fln, fourni, lisse et doux, dont le lustre rend encore le tranchant des couleurs plus sensible. >

Le zèbre habite l'Afrique australe, où il vit en troupes nombreuses ; on le trouve surtout au Cap de Bonne- Epérance et aussi dans la Guinée, au Congo et jusqu'en àbyssinie. D'après plusieurs voyageurs, les sexes vivent ordinairement séparés, les mâles so tenant de préférence dans les plaines, tandis que les femelles paraissent affectionner surtout le séjour des montagnes. Cette particularité n'avait pas échappé à l'attention des anciens, amis du merveilleux; les troupeaux nombreux de femelles qu'ils voyaient, sans y trouver un seul mâle, et en même temps leur prodigieuse vélocité, leur avaient fait croire que ces animaux étaient fécondés par le vent. On avait aussi donné au zèbre les noms de chevaux du soleil et d'hippotigre (cheval-tigre), k cause de son pelage. Les rois de Perse recherchaient ce quadrupède et en conservaient des dépôts dans quelques îles de la mer Rouge-, ils en immolaient aa soleil, dans les fêtes milhriaques. Les Romains ont aussi possédé cette espèce vivante. Plautius envoya des centurions enlever dans les îles de la mer Erythrée les chevaux du soleil, semblables k des tigres. Caracalla tua un jour, dit-on, un éléphant, un rhinocéros, un tigre et un hippotigre.

D'après M. Ramon de La Sagra, le sèbre aurait existé eu Espagne k une époque reculée. Il se fonde pour cela sur un passage du moine Sarmiento, reprochant aux Espagnols, et particulièrement aux Galiciens, d'avoir détruit ou laissé disparaître les nombreuses bandes ou troupeaux de zèbres qui existaient dans les montagnes élevées connues aujourd'hui sous le nom de Zebrero. Dès avant le xvili0 siècle, on aurait chassé ces animaux pour manger leur chair et employer leur peau, qui se vendait k un prix double de celle du cerf. Un écrivain du xmo siècle a traduit le mot zebrero par mons onagrarum (montagnes des onagres), parce qu'il croyait que le zèbre était l'onagre des Grecs et des Latins. D'un autre côté, une ancienne version castillane des psaumes emploie le mot zèbre comme équivalent du terme hébreu qu'on traduit ordinairement par onagre. A peu près vers la même époque, un auteur italien, Brunetto, le maître de Dante, dit que le zèbre était un animal spécial à l'Espagne. M. Ramon de La Sagra se demande s'il était originaire de ce pays ou s'il y avait été introduit par les Arabes. La première de ces hypothèses ne saurait être admise aujourd nui, quoi qu'en dise Sarmiento, commentant iin passage d'Oppien. La seconde aurait plus de probabilité; le moine espagnol blâme l'ignorance des écrivains qui rapportent la découverte du zèbre k l'époque ae la conquête du Congo par les Portugais au xve siècle. Depuis lors, cet animal a été introduit plusieurs fois en Europe et on l'a vu souvent dans nos ménageries ; les souverains de Portugal en ont même possédé des attelages complets.

Les zèbres se nourrissent de l'herbe sèche et dure qui croit dans les lieux escarpés ou arides. Ils ont beaucoup de force et se défendent par de vigoureuses ruades, même contre les grandes espèces de carnassiers. Leur caractère est extrêmement deûant, farouche et sauvage ; leur rapidité et leur légèreté k la course sont si grandes qu'elles sont cassées en proverbe. Aussi y a-t-il peu

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d'animaux dont la capture soit aussi difficile, ce qui fait que ces animaux sont toujours rares et chers.

I.e zèbre est néanmoins recherché dans certains pays, parce qu'il est peut-être, suivant l'expression de Buifon, le mieux fait et le plus élégamment vêtu de tous les quadrupèdes; il réunit lu grâce du cheval et la légèreté du cerf. Il ^apprivoise très-difticilement, à moins qu'on ne l'ait pris jeune. « Les Hollandais, dit V. de Bomare, ont employé tous leurs soins pour dompter ces animaux sauvages et farouches et pour les rendre domestiques, sans avoir jusqu'ici pleinement réussi. On était parvenu à monter celui qui était à Versailles, mais il fallait prendre bien des précautions. 11 avait la bouche très-dure ; pour peu qu'on lui touchât les oreilles, il ruait ; il était lêtu comme un mulet et rétif comme un cheval vicieux. Tel était aussi le zèbre que nous avons vu à Londres et qui appartenait à la reine. 11 y a cependant toute apparence que si l'on accoutumait le zèbre dès le premier âge à la domesticité et à l'obéissance, il deviendrait aussi doux que le chevaï et l'âne et pourrait les remplacer tous deux. » D'après Correa de Serra, la reine Charlotte de Portugal possédait, en 1802, un équipage de huit zèbres, qui lui venaient du Cap de Bonne-Espérance ; ces animaux étaient parfaitement domptés et doux comme des agneaux ; la reine se rendait, avec cet équipage, jusqu'à ses résidences, situées a cinq ou six lieues de Lisbonne.

On a essayé de croiser le zèbre avee les autres espèces du genre cheval; mais les premières tentatives ont été sans succès. Eu 1761, ou présenta au zèbre de la ménagerie de Versailles des ânesses en chaleur, mais elles ne parurent lui causer aucune émotion ; il jouait avec elles et les montait, mais sans érection ni hennissement; néanmoins ce sujet, âgé de quatre ans, était fort vif et trèsléger a tout autre exercice. Un fait trèssingulier, s'il était véridique, est rapporté ainsi qu'il suit pur Allamand: «Milord Clive, en revenant de l'Inde, avait amené avec lui une femelle zèbre dont on lui avait fuit présent au Cap de Bonne-Espérance. Après l'avoir gardée quelque temps dans son parc en Angleterre, il lui donna un âne pour essayer s'il n'y aurait point d'accouplement entre ces animaux ; mais cette femelle zèbre ne voulut point s'en laisser approcher. Milord s'avisa de faire peindre cet âne comme un ièbre ; la femelle, dit-il, en fut la dupe ; l'accouplement se lit, et il en est né un poulain semblable à la mère. > Au Muséum de Paris, on a obtenu un pareil inélis, qui a vécu pendant quelque temps. Il était gris, avec des bandes noires transversales bien marquées sur la face externe des membres, et d'autres trèsétroites et presque effacées sur la tête et sur les flancs. Il avait sur chacune des épaules une raie noire aussi appareute que celles de l'âne.

ZÉBRÉ, ÉE (zé-bré) part, passé du v. Zébrer, Marqué de lignes sinueuses et parallèles, comme la robe du zèbre : Sous -un ciel bleu, zébré de jaune, blanchit, au milieu de l'azur foncé de lit mer, un terrain nu, ravagé, *onché de morts. {Th. Gaut.)

ZÉBRER v. a. ou tr. (zé-bré— rad. zèbre). Marquer de lignes sinueuses et parallèles, comme celles qui ornent la robe du zèbre : Des votées de Lois vert ou sec pleuvent dans l'ombre sur te caïd et lui zèbrent sauvagement les côtes. (Th. Gaut.) Les éclairs zébraient de leurs sillons de feu les vapeurs noires du firmament. (E. Gonzales.)

ZÉBRONIE s. f. (zé-bro-nl — rad. zèbre), Eiitom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des pyralides.

ZÉBRURE s. f. (zé-bru-re — rad, zébrer). Disposition de lignes sinueuses et parallèles : On voit, sur les robes félines, la zébrure du tigre faire place aux oceltations dujuyuar. (Toussenel.)

ZÉBU s. m. (zé-bu). Mamm. Espèce de bœuf sauvage, qui habile le nord de l'Afrique : Le zébu ne peut être regardé que comme une variété de l'aurochs, qui est te taureau sauvage. (Bulf.) Un ferre et on harnache les zébus comme nos chevaux. (Cuv.)

— Encycl. Zool, Le zébu (bos indiens de Linné) ressemble à notre bœuf ordinaire, au point que plusieurs auteurs l'ont regardé connue appartenant ù la même espèce. 11 en diffère neamnuins par sa taille, généralement plus petite, et surtout par une ou deux bosses graisseuses placées sur le garrot. Il a les cornes noires, courbées en rond et comme façonnées; le poil très-doux, irès-beau, gris en dessus et blanchâtre en dessous ; les jambes courtes, les sabots noirs et bien fendus, la queue terminée par une touffe de poils noirs. Cette espèce présente du reste plusieurs variétés ; la plus remarquable est le lébu de Madagascar, qui approche de la taille de notre bœuf et lui ressemble aussi par ses cornes, mais qui s'en distingue par sa loupe graisseuse, unique et de grosseur moyenne, et par la sa\eur musquée de sa chair. Les autres zébus sont à peine de la taille d'un cochon ; ils ont une ou deux bosses, mais souvent pas de cornes. Leur pelage varie d'ailleurs comme celuide nos bœufs domestiques.

Le zébu habile les régions chaudes de l'Asie et de l'Afrique. Mais nulle part encore

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on n'a retrouvé son type sauvage. Toutefois, les traditions historiques et les analogies zoologiques s'accordent pour lui faire attribuer une origine indienne. Domestiqué dès la plus haute antiquité, il s'est répandu de l'Inde sur toutes les régions chaudes de l'ancien continent. C'est à tort que Buifon le regardait comme provenant de l'aurochs.

Le zébu a été connu des anciens, et la grande race est mentionnée dans Elien. Son caractère est doux et même caressant ; aussi a-t-il été facilement et de bonne heure domestiqué dans les pays qu'il habite. «Dans certaines parties du continent indien, dit M. Vavasseur, ce sont presque les seules bêtes de trait. Ces animaux, dont l'allure égale presque celle des chevaux et leur permet de parcourir rapidement de longues routes, servent aussi de monture. Pour cela on les ferre, on les harnache comme on fait des chevaux, et on les guide, au lieu de mors, au moyen d'une corde qu'on leur passe dans la cloison des narines, percée à cet effet dans la jeunesse de l'animal. » La race naine no sert guère que comme objet de curiosité ou pour traîner de petits chariots proportionnés à sa taille.

La chair du zébu est généralement regardée, comme inférieure en qualité à celle de nos bœufs domestiques. En revanche, son" cuir est très-estimé ; les naturels de certains pays en fout des boucliers, qui passent pour être à l'épreuve des flèches. Le zébu s'est fréquemment reproduit dans les parcs de France et d'Angleterre; il se croise trèsbien avec nos races de bœufs, et ses bosses graisseusesdisparaissent complètement après quelques générations.

— Coût, relig. Le zébu ou boeuf de l'Inde est l'objet de la vénération publique depuis le cap Comorin jusqu'au pied de l'Himalaya. Les indiens, en effet, admettent, d'après leurs Védas, que Siva fut jadis transformé en veau par la chasie Anoussayi, lorsqu'il voulut triompher de sa virginité. Effrayée de la punition qu'elle venait d'infliger, la vierge prit soin d'élever ce veau, qui cachait un dieu, et finit par rendre à Siva sa première forme. Voilà pourquoi le bœuf est consacré à Siva, On inarque au moyen d'un fer rouge appliqué sur la cuisse droite l'a- Bimal consacré, qui se promène dès lors au milieu des bazars en pleine liberté. Il peut manger impunément les graines qui Sont exposées à la porte des boutiques. Enfin, quund il vient à mourir, on l'enterre avec pompe. Il existe même k Bombay un hôpital spécial pour les animaux sacrés et où la place d'honneur est réservée au zébu. Bien imprudent serait l'Européen qui ne respecterait pas l'animal consacré par la superstition populaire, à Bénarès surtout, qui est la capitale religieuse des Indoua, comme Delhi esi celle des musulmans de l'Inde et Amretseir celle des Sikhs. Un Anglais qui tuerait un bœuf serait exposé aux plus mauvais traitements et souvent même à la mort, malgré son titre essentiellement respectable et redouté de Feriugki (Européen).

ZÉBU on CÉBU, lie de l'Océanie, dans la .Malaisie, faisant partie de l'archipel des Philippines ei du groupe des Bissayas, au N. de Miudanao, à l'E. de Négros et à l'O. de Leyte, compris entre 90 25' -lio de latit. N. et entre 120° 3S'-121« 12' de longit. E. Sa plus grande longueur duN.-E. au iS.-E, deputs la pointe de Tauon jusqu'à celle de Bulalagui, est de 216 kilom. ; sa plus grande largeur est de 59 kilom. ; elle a un périmètre de 481 kilom. et une superficie de 7,700 kilom. carrés ; c'est la plus grande des lies que comprend lu province de Zébu ; 200,000 hab. Chef-lieu, Zébu, Le climat de cette ile est extrêmement chaud, un peu rafraîchi par les brises maritimes et par les forêts qui couvrent l'intérieur. Le sol est bas sur les côtes, s'élevant à l'intérieur vers le centre, en une chaîne de montagnes qui traversent l'Ile du N. au S. et qui fournissent de beaux bois de construction et d'ébénisterie. Les flancs de ces montagnes sont peuplés de tribus indépendantes. Le sol, insuffisamment arrosé, est moins fertile que celui des autres tles de l'archipel. Il produit cependant du riz, du cacao, le meilleur des Philippines, du sucre, du coton et du tabac ; ses forêts, d'une hauteur prodigieuse, renferment un arbre dont le bois dur, incorruptible, mais difficile à travailler, peut prendre le plus beau poli. On y trouve aussi beaucoup de palmiers et on y récolte des résines et des baumes, du miel et de la cire en grande quantité. L'Ile de Zébu, découverte par Magellan en 1521, est la première dont les Espagnols se soient rendus maîtres dans l'archipel des Philippines.

Toutefois, ils ne la conquirent qu'après de longs efforts, et ils eurent à lutter, non-seulement contre l'énergie des indigènes, mais aussi contre la résistance des Chinois établis dans l'Ile depuis plusieurs années. L'histoire de cette île offre le fait remarquable de la mort de Magellan, qui y fui tué dans une expédition entreprise par les naturels de l'Ile contre ceux de Mactan.

ZÉBU (province dis), dans la capitainerie générale des. Philippines, Cette province, bornée k l'E. par l'île et la province de Leyte, à l'O. par celle de Négros, au S. par l'Ile de Mindanao et au N. par celle de Masbate, comprend les Iles de Zébu, Bohol, Camotes, Mactan, Bantayan, Muio, Davis et Panglao.

ZECH

On y exploite quelques mines d'or et de charbciii, et le commerce, qui a surtout pour objet l'exportation de l'huile de coco, du tabac, du café et des nids d'hirondelle, se fait par les ports de Zébu, de Baiaguete et d'Argao, La province, qui forme un diocèse suffragant de l'archevêché de Manille, est placée sous l'autorité civile et militaire d'un alcade mayor, qui réside à Zébu.

ZÉBU, chef-lieu de l'Ile et de la province de son nom, à 612 kilom. S.-E. de Manille, bâtie au bord de la mer, sur la côte 0. de 111e de son nom, en face de Mactan, dans un site délicieux. Elle fait un commerce trèsactif avee Manille et avec les autres tles du groupe des Bissayas. L'industrie de ses habitants, au nombre de 8,000, est l'agriculture, la pêche, la fabrication du sucre, le tissage du coton, de la laine et de la soie. Les principaux monuments de Zébu sont le palais de l'alcade, le palais épiscopal et le couvent de Saint-Augustin. Cette ville fut bâtie en 1571, un demi-siècle après la découverte de l'Ile par Magellan.

ZECCADOHO (François), prélat et écrivain italien, né à Gubbio en 1660, mort en 1703. Sa réputation comme prédicateur le fit appeler à Rome, où il devint camérier d'honneur du pape Innocent XII. Il mourut assassiné par un de ses domestiques. Outre des pièces de vers insérées dans divers recueils, on a de lui : Problemata arithmetica (Rome, 1877, in-40); Pro eliyendo pontifice oratio (Rome, 1700, in-40); Oratio in funere Caroli II, UispanitB régis (Rome, 1700) et divers ouvrages manuscrits.

ZECCI1I (Jean), en latin Zeechiua, célèbre médecin italien, né à Bologne en 1533, mort à Rome en 1601. Depuis vingt ans, il enseignait la médecine avec un grand succès dans sa ville natale, lorsque le cardinal Peretti l'emmena à Rome en 1580, pour occuper une chaire au collège de la Sapience. De retour à Bologne en 1586, il y reprit son enseignement avec des appointements plus considérables que par le passé ; mais, deux ans plus tard, il fut rappelé à Rome, où il reçut, avec des lettres de citoyen, le titre de premier médecin de l'Etat pontifical, puis, en 1590, celui de médecin des conclaves. Ce professeur éminent jouit de la faveur de plusieurs pontifes et dut à sa grande réputation d'être consulté de tous les points de l'Italie dès qu'il se présentait un cas embarrassant. Ses principaux ouvrages sont : De aquarum porrectanarum usu atque prsestantia { Bologne, 1576, in-4°); Inprimam Hippocratis aphorismorum seetiotiern lecliones (Bologne, 1586, in-4°); De ratione curandi febres (Rame, 1596, in -4°); Consultulioiies médicinales (Rome, 1599, in-*o) ; De puerorum manda valetudine (Wissembourg, 1604) ; De urinis brevis et pulcherrima methodus (Bologne, 1613, iu-40). — Son neveu, Hercule Zkcchi, professeur de médecine k Bologne, mort en 1622, publia les ouvrages laissés manuscrits par son oncle et montra du talent pour la poésie.

ZECCHI (Lelio), théologien et jurisconsulte italien, né à Bidiccioli (Brescian), mort dans la même ville vers 1610. Après avoir étudié les belles-lettres, la philosophie, la jurisprudence, la théologie, il entra dans les ordres, devint chanoine pénitencier, partagea son temps entre l'exercice de ses devoirs et la rédaction de noinbrmix ouvrages et acquit beaucoup de réputation. Nous citerons, parmi ses écrits : De republica ecclesiastica (Vérone, 1599, in-4°); Politica sive de principe (Vérone, 1600); De indulgentiis et jubileo (Cologne, 1601J ; De be/ieficiis et pemionibus ecclesiaslicis (Vérone, 1601, in-4°).

ZECCH1NI (Pétrone), médecin italien, né k Bologne en 1739, mort en 1793. Après avoir pris le diplôme de docteur, il professa l'anatomie dans sa ville natale (1770) et la médecine à l'Académie de Ferrare. Ce savant adopta et préconisa dans ses écrits les doctrines de Boerhaave et celles de Gorter. Ses principaux ouvrages sont ; Délia dietetica délie donne (Bologne, 1771); De Gorteriana corporum vitalitate (Bologne, 1772) ; Atkleta medicus (Ferrare, 1777 j ; De Gorteriana vitalitate miseriis homiuum reluctunte (Ferrare, 1778), etc.

ZECCIIIUS, médecin italien. V. ZliCCHi.

ZECH (Bernard de), homme d'Etat allemand, né à Weimar en 1649, mort à Dresde en 1720. D'abord secrétaire du gouvernement à Gotha (1676), il devint ensuite secrétaire intime à "Wéimar, conseiller d'Etat, puis suivit en Pologne l'électeur Frédéric- Auguste, qui venait d'être élu roi de ce pays, y remplit les mêmes fonctions et reçut de l'empereur Charles VI des lettres de noblesse. Outre plusieurs ouvrages manuscrits, on a de lui : Evolutio insignium Saxonicorum juxta artis heraldicm principia; Thé&lre des princes actuellement régnants (4 vol. in-8°J, etc. — Son fiis, le comie Bernard ds Zech, né en 1680, mort à Dresde en 1748, voyagea à l'étranger, puis devint successivement secrétaire d'ambassade (1711), conseiller aulique, référendaire du conseil secret, vicaire pendant l'absence de l'électeur. Il a laissé : Du gouvernement impérial en Allemagne, tel qu'il est d'après les conventions faites lors de l'élection de S. M, Charles VI (Leipzig, 1713, in-4").

ZEDL

ZECH (François-Xavier), snvnnt canoniste allemand, né à Ellingen ( Franconio) on 1692, mort à Munich en 1772. Après avoir pris le grade de docteur es lettres, en philosophie et en théologie, il succéda a son maître Piehler- connue professeur à Ingolstadt, prit une grande part aux discussions théologiques de son temps et acquit la réputation du premier canoniste de l'Allemagne. Nous citerons, parmi ses ouvrages : lityor moderatus doclrinse ponlificise circit usuras (Ingolstadt, 1747, in-4"), sur l'usure; Praco//»i(aj"iirâcaiio/n"a(Ingolstadt, 1749, in-80); Hierarchia ecclesiastica ad Oermaniie catholica principia et usurn doclinata (Ingolstadt, 1750, in-8°); De jure rerum ecclcsiasticarum (Ingolstadt, 1758-1762, 2 v<d. in-S») ; De judicUx ecclesiaslicis (Ingolstadt, 1765-17C6, 2 vol. in-8°). Ces quatre derniers ouvrages forment un courscomplet.de droit canonique.

ZECHSTEIN s. m. (zèch-stain). Miner- Calcaire lin, compacte, gris de fumée.

— Encycl. Le zeckstein, appelé aussi calcaire alpin ou magnésien, forme un étage ajouté au trias par la plupart des géologues et vient s'intercaler entre les grès rouges proprement dits et les grès bigarrés ou vosgiens. Peu développé en France, beaucoup plus important en Angleterre et surtout en Allemagne, il a été signalé aussi au Connecticut et dans la Colombie (Etats-Unis). Ses couches, généralement très-pou inclinées, atteignent une épaisseur de 100 à 150 mètres ; elles forment des assises distinctes, dont le nombre varie, suivantles localités, de quatre à six. En France, on l'a observé dans le Calvados, à Antun (Saône-et-Loire), dans le Lot et dans l'Aveyrun, etc. lise compose, dans ses parties inférieures, de schistes marno-bitumineux, en partie cuivreux, et d'un calcaire compacte, un peu terreux, gris, plus ou moins feuilleté, quelquefois cellulaire et bréchi forme; on y trouve aussi des bancs silicifiés ou une espèce de meulière calcédouieuse et à tubulures, ainsi que des nids d'aphrite, de houille et de quartz.

En Angleterre, le zechstein présente un calcaire magnésien, compacte ou cellulaire, quelquefois globulaire ou boiryoîde, d'auires fois grenu, ou bien encore schistoîde et presque flexible, souvent coquillier; des schistes marneux; des marnes argileuses, bigarrées et schisiouses, contenant des veines et des amas de gypse et, plus rarement, des nids de fer hématite et d'aragonite, ainsi que de petits filons de barytiue. En Allemagne, ou trouve, de bas en haut, des schistes cuivreux^ des talcschistes et des marnes schisteuses, un calcaire maguésilère, compacte, cellulaire, schistoîde ou marneux ; des calcaires magnésifères gris, d'autres marneux ; des calcaires bitumineux, d'abord friables, puis compactes et fétides, accompagnés et mélarigés d'argile, de gypse et quelquefois de sel gemme; enfin, une marne bleuâtre ou grisâtre, passant à l'argile. Les autres roches bu minéraux subordonnés sont le gypse, en amas souvent considérables et creusés de vastes cavernes, la Humilité, la sidérose, le silex corné, la barytiue, etc.

Le zechstein présente un assez grand nombre de fossiles caractéristiques, disséminés surtout dans ses couches schisteuses et appartenant aux groupes suivants. Jieptiles : inonitor, prolosaure. Poissons : palêonisque, paléothrisse, platysome, pygoptère. Crustacés : idotée, tiilobite. Mollusques : producius, spirifére, tèrebratule. Zoophytes ; gorgone. Végétaux : fucoïdes. Les rouhes pluioniques qui ont plus ou inoins pénétré les couches du zechstein sont surtout le basalte, la diorite, l'eurite, le porphyre, letrapp, etc. Les éruptions de ces matières ont produit divers dérangements duus la siratilication de tous les dépôts qui composent cette formation. Aussi remarque-t-ou souvem des couches contournées d'une manière extraordinaire ou plissêes en zigzag. L'aspect des montagnes surtout se distingue par les formes les plus variées. «Elles sont, dit J. Huot, escarpées et rocailleuses; la roideur de leur masse, leurs pentes arides et nues, les rochers inaccessibles qui, semblables à des remparts en ruine et à des tours gigantesques, s'élèvent sur leurs sommets ou paraissent prêts k rouler sur l'explorateur qui les gravit, les font facilement reconnaître. >

Parmi les matières utiles que renferme le zechsteat, nous citerons : le calcaire magnésien, employé en moellons pour la bâtisse et servant aussi k fabriquer de la chaux; la limonile, le cuivre pyriteux, le cuivre carbonate, la galène, l'argent; enlin, le gypse, le mica, l'uragonite, la barytine, etc. Au point de vue agricole, cette formation n'est pas non plus sans intérêt; ses couches marneuses, le plus souvent imperméables, renferment des sources; aussi le sol qui recouvre le zechstein est-il doué d'un certain degré de fertilité.

ZÉDARON s. m. (zé-da-ron). Astron, Etoile de seconde grandeur, qui fait partie de la constellation de Cassiopèe.

ZÈDE s, m. (zè-de). Grarani, Ancien nom du s, aujourd'hui appelé se.

ZEDLCa (Jean-Henri), libraire. et éditeur allemand, né à Breslau en 1706, mort vers 1760. U fut successivement libraire à Freiberg et à Leipzig ec obtint du roi de Prusse le titre da conseiller de commerce. Il a

ZEDO

rendu son nom excessivement populaire en Allemagne en éditant le Grand Dictionnaire universel complet de toutes les sciences et de tous les arts (Leipzig, 1731-1750, 64 vol.; supplément, 1751-1754, 4 vol.), ouvrage qui, pour certaines parties, est encore excellent a consulter.

ZEDLITZ (Charles- Abraham, baron de), homme d'Etat prussien, né près de Landshut (Silésie) en 1731, mort en 1793. Il était étudiant en droit k Halle, lorsque Frédéric le Grand, ayant eu occasion de remarquer la vivacité de son intelligence, lui conseilla d'apprendre la philosophie de Locke et lui fit donner des leçons par Meyer. En quittant l'université, Zedlitz fut nommé référendaire a la chambre des comptes de Berlin (1755), puis il devint conseiller de régence à Breslau (1759), président de la cour suprême de Silésie (1764) et chef du consistoire supérieur à Brieg. En 1770, Frédéric le Grand lui confia le portefeuille de la justice, avec la présidence du tribunal de cassation et l'inspection spéciale de la justice dans diverses parties du royaume. L'année suivante, Zedlitz devint ministre des affaires ecclésiastiques et de l'instruction publique, directeur des caisses des pauvres, de la bibliothèque royale, inspecteur des universités, puis président du tribunal des douanes (1772), directeur des collèges de médecine et de chirurgie.

Plein de zèle, d'activité, de vues élevées, cet éminent homme d'Etat s'attacha à apporter des réformes dans ia justice criminelle, améliora le régime des prisons, introduisit en Prusse la liberté de la presse, fonda de nouvelles chaires, des écoles préparatoires, développa partout l'instruction publique et donna la mesure de son indépendance et da son amour pour la justice, lors du procès 'du meunier Arnold, en refusant de signer, malgré les me'naces du roi, l'ordonnance qui dépouillait ce dernier de son moulin. Lorsque Frédéric -Guillaume II monta sur le trône (1787), Zedlitz reçut la direction du département supérieur des écoles; mais, deux ans plus tard, le favori du roi, Wœllner, étant arrivé au pouvoir, il ne crut pas devoir rester dans un cabinet où ses vues étaient contrecarrées; il se démit de ses emplois et alla terminer ses jours dans la retraite en Silésie. Zedlitz était membre de l'Académie de Berlin. On trouve plusieurs lettres de lui dans l'Histoire des études théologiques de Balle, par Sohutz.

ZEDLITZ (Jean -Joseph- Chrétien, baron de), potSle allemand, né k Johannisberg, Silésie autrichienne, eu 1790, mort en 1862. Entré en I806dans un régiment de hussards, il prit, comme officier d'ordonnance du prince do Hohenlohe, une part brillante à la campagne de 1809 ; mais il quitta peu après le service et ne s'occupa plus que de littérature. Il s'était depuis longtemps acquis la réputation d'un poëte éminent, lorsqu'on 1837 il obtint un emploi au ministère des affaires étrangères k Vienne. Là, il se lia étroitement avec le prince de Metternich, et mit sa plume au service de ce diplomate. C'est à lui que l'on attribue les articles à sensation que le cabinet Metternich rit paraître pendant plusieurs années dans YAllgemeine Zeitung d'Augsbourg. De 1850 jusqu'à sa mort , outre ses fonctions au ministère, il représenta près la cour d'Autriche les duchés île Saxe-Wehrtar et de Nassau, avec le litre de ministre résident, et le duché de Bruiib-wick, en qualité de chargé d'affaires. La première œuvre importante de Zedlitz lut un recueil de poésies, intitulé : les Couronnes des morts (1827), où il ' a célébré, dans un style noble et harmonieux, la mémoire des morts illustres, il fit paraître ensuite un recueil de Poésies lyriques (1S32; 4e édit., 1855), qui, entre autres pièces, renferme la fameuse Hernie nocturne, dont nous avons donné une double traduction l'une en prose, l'autre en vers, à notre article ballade (tome II, pages 121 et 122). Purmi ses Œuvres dramatiques (Stuttgard, 1830-1836, 4 vol.; 2e édit., 1860), celles qui obtinrent le plus de succès furent l'Etoile de Séville, tragédie imitée de l'espagnol, et Chaîne et couronne, drame qui a pour sujet les derniers jours du Tasse. On accueillit avec moins de faveur ses poëraes épiques, tels que la Jeune fille de la. forêt (Stuttgard, 1856, 4<= édit.) et les Tableaux de l'ancienne Scandinavie (Stuttgard, 1850, 2 vol.; 1859, 20 édit.). Plus de popularité était réservé à son Petit livre du soldat (1848), qui renferme une série de chansons destinées à relever le moral de l'armée autrichienne. Mentionnons encore, parmi ses publications, une traduction du Childe Harold de lord Byron (1836), qui est l'une des meilleures que possède la littérature allemande. Dans toutes ses compositions, Zedlitz a fait preuve d'une imagination brillante et d'un talent des plus fins ; son style est d'une rare pureté, son vers plein de rhythme et d'harmonie ; mais il ne sait pas peindre les passions avec assez d'énergie, et l'on sent qu il ne croit pas k ce qu'il écrit; il lui manque la conviction et le sentiment.

Vinci en quels termes M. Saint-René Taillandier a apprécié, dans la Revue des Deuxilondes, les poésies de Zeulitz : • On ne peut reprocher k l'auteur de s'être attaqué k des sujets trop éievés; ce n'est ni un poëme

ZEGE

philosophique ni un drame emprunté aux pages les plus vivantes de l'histoire que le poète nous donne; c'est simplement une histoire de bonne femme; il est clair qu'il n'a désiré qu'un cadre pour mille petits détails descriptifs. La poésie de Zedlitz n'est pas autre chose ; le style, n'étant pas soutenu par la pensée, ne gayne rien aux soins particuliers qu'on lui donne : il devient tourmenté, précieux. L'écrivain, pour relever l'insuffisance du fond, est forcé de prêtera la forme toutes sortes d'ornements inutiles, de la parer, de l'ajuster sans cesse. Rien ne fatigue plus que cette minutieuse coquetterie de tous les instants. »

ZÉDOAIRE s. f. (zé-do-è-re — du malais sadura, nom de la plante). Bot. Syn. de KjEmpférie, genre de scitaminées.

— Pharm. Nom donné k des racines, ou mieux à des rhizomes dekœmpféries, de curcumas ou d'ainomes.

— Encycl. On distingue les zëdaaires\ dans la droguerie, sous des noms spécifiques qui les caractérisent essentiellement. Les zédoaires ont été inconnues des anciens. Il est probable cependant que la zédoaire longue était le costus cyriaque de Dioscoride. La zédoaire ronde a été succinctement décrite par Sérapion, sous le nom de zérumbel. La zédoaire longue est probablement le gedwar d'Avicenne.

— Zédoaire longue. Cette racine arrive de l'Inde, en morceaux desséchés, un peu plus longs et moins gros que le petit doigt, ordinairement obtus aux deux extrémités, recouverts d'une écorce ridée, d'un gris blanchâtre. A l'intérieur, elle est comme cornée, d'une saveur arnère, camphrée, d'une odeur aromatique analogue à celle du gingembre, auquel, du reste, elle ressemble assez. La zédoaire longue est produite, d'après Guibourt, par le kua de Rheede, amomum zedoaria de Wildenovv, qui est un curcuma, curcuma serumbet de Roxburgh, cureuma zedoaria de Roscoe.

— Zédoaire ronde. C'est le zérumbet de Sérapion, Pomet et Léinery. Elle arrive de l'Inde orientale. Elle est ordinairement coupée en deux ou en quatre parties, représentant des moitiés ou des quartiers de petits œufs de poule. La partie convexe est souvent anguleuse et toujours garnie de pQintes épineuses, qui sont des restes de radicules. L'épi.ierme, dans les morceaux qui n'en sont pas privés, est comme foliacé et marqué d anneaux circulaires semblables à ceux du souchet et du curcuma rond. La. zédoaire ronde est d'un blanc grisâtre au dehors, pesante, compacte, grise, cornée aussi à l'intérieur. Son odeur et sa saveur sont celles de la zédoaire longue, mais affaiblies. Plusieurs naturalistes la disent fournie par la plante de la zédoaire longue. Cependant, les auteurs anglais s'accordent pour l'attribuer à une autre espèce de curcuma, curcuma zedoaria de Roxburgh, que Roscoe a nommé curcuma aromatica, d'après son opinion que la plante qui produit la zédoaire longue doit seule porter le nom de curcuma zedoaria.

— Zédoaire jaune, appelée aussi racine du Bengale. Elle provient, selon Fée, du zinziber ou curcuma xanlorhizon de Roxburgh. Guibourt lui assigne pour synonyme le cassumuniar de Geoffroy. C'est le tommon bezaar de Rumphius. Cette racine est peu connue. On la trouve mêlée en petite quantité k la zédoaire ronde, k laquelle, du reste, elle ressemble entièrement par sa forme, ses radicules et la disposition de ses prolongements cylindriques. Elle en diffère par sa couleur, sa saveur et son odeur.

Les zédoaires renferment une essence analogue au camphre. On les emploie comme médicaments stimulants dans les mêmes circonstances et aux mêmes doses que le gingembre, le galanga et autres racines de la famille des amotnacées. La zédoaire ronde entre dans les recettes de l'élixir de longue vie et du baume de Fioraventi. Selon Lémery, elles sont emménagogues.

ZÉDOABINE s. f. (zé-do-a-ri-ne — rad.

zédoaire). Chim.' Substance extraite d'une espèce de zédoaire.

ZÉE s. m. (zé). Ichthyol. Genre de poissons, de la famille des scombéroïdes, type du groupe des zéides, comprenant deux espèces qui habitent les mers de l'Europe.

— Encycl. V. dosée.

ZEELAND, province de Hollande. V. ZÉ-

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