ZELT
l'originalité de la composition en même temps que par la science de l'exécution. Inférieure Véronèse dans ses peintures à l'huile , il l'emporta souvent sur son illustre ami dans ses peintures à fresque , où il développa au plus haut point ses belles qualités. On trouve un grand nombre de fresques de lui dans des châteaux, des églises de village et dans des couvents. Parmi ses oeuvres, nous citerons ses beaux plafonds dans la salle du conseil des Dix et à Ja bibliothèque Saint-Marc, à Venise; ses superbes fresques de ia villa de Catajo, ou il représenta les h;uits faits des Obizzi;\:\. Conversion de saint Pauiel la Pêche miraculeuse, dans la cathédrale de Vicence, ses tableaux à l'huile les plus estimés; Jésus remettant les clefs à saint Pierre , a, Saint-Pierre deVioeuee; le Christ mort soutenu par sa mère, au musée devienne; la Madone avec sainte Catherine et saint Sébastien, au musée de Berlin,
ZÉLOTYPE adj. (zé-lo-ti-pe), Pal hol. Atteint de zèlotypie : Femme zklotyi'k.
— Substantiv. Sujet atteint de zèlotypie :
Un ZBLOTYPJ2.
ZÈLOTYPIE s. f. (zé-lo-ti-pl — gr. zêlotupia , jalousie ; de zêlos, zèle ; tuplâ , je frappe). Pathol. Jalousie maniaque.
ZÉLOTYPIQOE adj. (zé-lo-ti-pi-ke — r.id.
zèlotypie). Pathol. Qui a rapport à la zèlotypie : Fureur zélotypiqoe.
ZELTER (Charles-Frédérie), compositeur allemand, né k Berlin en 1758, mort en 1832. Il était fils d'un maître maçon et, après avoir fait quelques études au gymnase de Joaehimsthal, revint à l'âge de seize ans auprès de son père, qui le destinait au même métier que lui ; niais, à la suite d'une longue maladie dout le jeune Zelter souffrit jusqu'à sa dix-huitième année, une passion extraordinaire pour la musique s'éveilla en lui, et, tout en continuant le jour son travail manuel pour obéir à la volonté de son père, il consacra ses soirées a l'étude du piano et du violon. En 1783, il fut reçu maître m»çon , et il put, dès lors, perfectionner sans obstacle son éducation musicale et apprendre le contrepoint. Fasch, qui fut son maitre pour cette partie de l'art, fonda une académie de chaut, dont son élève fut l'un des membres les plus zélés, avant d'en devenir le directeur, à la place de Pasch, qui mourut eu 1800. En 1809, Zelter fut nommé par le roi de Prusse professeur d'harmonie à l'Académie des boaux-arts de Berlin et fonda la même année dans cette ville la première Liedertafel (société chorale, mot à mot table de chant), pour laquelle il écrivit une fouie de compositions aussi originales qu'humoristiques. Cette institution était, en quelque sotie, une rénovation des sociétés des anciens maîtres chanteurs allemands, et elle est k tel point passée dans les mœurs allemandes, qu'il n'est pas aujourd'hui de l'autre côté du Rhin de bourgade qui ne possède sa Liedertafel. Les musicographes allemands parlent avec éloge des œuvres de Zelter , mais elles ne sont guère connues à l'étranger. Celles que l'on estime le plus sont ses moiets et surtout ses chansons, dont la naïveté et le ton populaire sont les qualités principales. Il forma k Berlin un grand nombre d'excellents élèves, dont le plus célèbre fut Mendelssohn-Bartholdy. Après sa mort, on publia sa Correspondance avec Gœthe (Berlin, 1833-1834, 6 vol.), qui renferme des documents intéressants à la fois pour son histoire et pour celle du grand poète, dont il fut jusqu'à la fin l'intime ami,
ZELTNER (Georges-Gustave), théologien et philologue allemand, né près de Nuremberg en 1072, mort en 1738. Lorsqu'il eut pris le diplôme de maître es arts à l'université d'Iéua (1603), il compléta son instruction dans les principales universités de l'Allemagne, puis entra dans les ordres et devint successivement inspecteur à l'Académie d'Altdorf (1695), professeur de métaphysique à Nuremberg (1698) et professeur du théologie et de langues orientales k Altdorf (1706- 1730). Après être resté vingt-quatre ans dans cette ville, il se retira près de Nuremberg, à Poppenreuth , où il mourut. Zeltner n a pas laissé moins de soixante-dix ouvrages et dissertations. Nous nous bornerons à citer les plus importants : De novis Bibliorum versionibus germanicis non temere vulgandis ( Altdorf , 1707 ) ; De piorum desideriorum scriptoribus (Nuremberg, 1707, in-4°) ; De feminis ex hebrxa gente eruditis(h.\u\ori, 1708, in -4°); Sciagrauhia historùe philosophas (Nuremberg, 1710, in-fol.J ; De initiis buptismi iiiitiationis Judsorum (Nuremberg, 1711, in-4<>); Historia ecclesiiB Noribergensis (Nuremberg, 1715-1719, in-4"); Sttmma théologie dogmaticx (Nuremberg, 1722); tireviarium coutroversiarum cum enthusiastis et fanaticis habitarum (Leipzig, 1724, m-8°) ; De choreis veterum Hebrmorum (Altdorf, 1726); Des anciennes et très-rares Bibles allemandes (Altdorf, 1734); Breviarhim. coutroversiarum cum Ecclesia gr&cu accum ruthenica ayitatarum (Nuremberg, 1737) ; Thésaurus bibliothecatis (Nuremberg, 1738, 2 voi. in-8<>); Deux cents oraisons funèbres (Altdorf, 1747); Enneas qussstionum philotugicarum ( Altdorf, 1747), etc. Citons encore: Vits theologorum al/durftiiorum (1722, iu-40) , recueil biographique très-estime; Historia crypto sociauis/ni attdorfinx guondam aca.demix infesti arcana (Leipzig, 1729, 2 vol. in-4°), ouvrage
ZEMB
très-curieux, maïs plein de digressions inutiles. Tons les écrits que nous venons de citer sont remplis d'érudition et de recherches. ZELTNER (Jeun-Conrad), érudit allemand, frère du précédent, né il Nuremberg en 1687, mort en 1720. 11 étudia la théologie à Altdori et à Wittemberg (nll), se rendit ensuite à Berlin et en Saxe, entra à son retour dans les ordres, puisdevint pasteur à Alteiiheim(l7l5) et vicaire à Altdorf, où il mourut. On a de lui : Correctorum in typngraphiis eruditorum Cfln(i!W<B.(Nurembeig, 1716, iii-S°), ouvrage réimprimé sous le titre de Theairum virorum eruditorum qui typographiis opérant prxstiterunt (Nuremberg, 1720, in-8°). On y trouve une dissertation sur les origines de l'imprimerie et les vies des plus célèbres correcteurs par ordre alphabétique. Zeltner a laissé, en outre, quelques ouvrages manuscrits.
ZÉLOS s. m. (zé-luss — du lat. selus, gr. zelus, émulation). Entom. Genre d'insectes hémiptères hétéroptères, de la famille des réduviens, type du groupe des zelites, comprenant un assez grand nombre dVspèees, répandues surtout dans les pays chauds , et dont quelques-unes habitent 1 Europe : Les ZÉLOS sont de bons coureurs, ainsi que l'indique ta disposition de leurs pattes. (E. Desmarest.)
ZEMAttGLA, déesse adorée par les Slaves. Elle avait une respiration de glace, dus habits de gelée, un manteau de neige et une couronne de giboulées.
ZEMBILDJI s. m. (zèmm-bil-dji). Hist.
ottom. Bas officier dos janissaires.
ZEMBLB (NOUVELLE-), en russe Novaia- Zeuitin, c'est-à-dire Terre-Neuve, groupe de deux îles de lu Russie d'Europe, faisant partie du gouvernement d'Arkhangel et situées dans l'ucéau Glacial arctique, au N. du gouvernement d'Arkhangel, dout elles sont séparées par le détroit de Kara et l'île de Vaigatsch, par G8U 50' et 76° de latit. boréale, 500 et 68° de longit. orientale. Ces deux lies, séparées par le détroit de Matotehkme, s'étendent du S.-O. au N.-E. sur une longueur de 700 kilom., avec une largeur variable do 100 à 250 kilom. Superricie évaluée à 215,500 kilom. carrés. Ces îles présentent plusieurs caps, dout les plus importants sont : le cap Nassau dans la partie la plus septentrionale, le cap Vliessiiiger au N.-E , le cap Sukoï et le cap Menschikoffsur le détroit de iiara. La seule de ces lies dont l'exploration ait pu se faire d'une manière h peu près complète est celle du Sud ; elle a des côtes tres-découpées, et on la désigne quelquefois sous le nom de terre de ltouzuff. Au midi de cette région, les côtes sont plates et peu élevées; à l'O., elles sont couvertes de humeurs, dont quelques-unes sout formées par des roches qui s'élèvent à pic ; on y remarque la baie de Iiarelskaia, mais ou n'y trouve aucun bon mouillage. Le territoire est arrosé par une quinzaine de rivières qui se jettent dans la mer de Kara, mais dout aucune ue peut être considérée coiiMie un tleuve important. On y trouve aussi un assez grand nombre de lacs, parmi lesquels nuus citerons ceux de Bntoskoe, de Uousiuoe et de Nehkvatov. Les montagnes de la Nouvelle-Zemble ue sont pas tres-élevées;on en trouve queiques-uues qui ont 1,000 mètres d'altitude , et ia plus hauto de toutes, qui n'est qu un rocher abrupt, mesure 1,330 mètres. La est aussi le volcan le plus septentiiunal de l'Europe, celui de Sarytuhef. Ces montagnes ue laissent entre elles et lu mer que trois grands espaces ; ce sunt : la prairie de Walkov-Ostrov, de 80 kilom. de longueur, qui oïl're un terrain tendre, recouvert d'herbe et parsemé de lacs d'eau douce j Gousinaïa- Zemlia (terre aux oies) , qui u 120 kilom. de longueur et que l'on croit riche en houille et en naphte; entiu une plage basse et terreuse de 16 kilom., entre la baie de Gribuvuïu et le canal de Mulotchkine. Le froid est excessif dans la Nouvelle-Zemble, nrincipaleincut quand le vent du nord souffle. Les vents u'oueat et du sud umèuent la neige et la pluie. Même dans les parties les plus méridionales, on cesse de vuir le soleil a partir du 8 novembre, et on ne le revoit que vers la lin de janvier. Au nord, les nuits sont beaucoup plus longues, les habitants restant trois mois et demi sans voir l'astre du jour; mais sa lumière est souvent remplacée pur celle que produisent les aurores boréales. Eu généra., ia neige tombe au mois de septomuro et dure jusqu'à la lJeiilecôte, l'été se fait alors sentir ; pendant celle courte saison, les orages et les pluies sont rares, mais il y a des rosées assez fortes pour rafraîchir le peu de plantes de cette contrée, qui offre à peine quelques traces de végétation dans les parties méridionales et occidentales; on voit pousser ça et là des saules nains, des arbustes qui donnent des fleurs, mais sans feuilles; des herbes chélives et rares, des mousses, des lichens; la flore de lu Nouvelle-Zemble est si pauvre qu'elle mérite à peine u être mentionnée. Les renues, les renards polaires, les ours blancs, les hermines y abondent; les eôles fuurtuilleul de cachalots, de phoques de toute espèce, de dauphins, de marsouins , de requins, de iuînemius; les oiseaux aquuliques n'y sont pa3 rares. Il n'y a pas d'habitunts h demeura lixe daus la Nouvelle-Zemble j le pays est
ZÉMI
fréquenté par des chasseurs et des pêcheurs russes qu'envoient des négociants d Arkhangel, de Mèzen ; ceux qui viennent de cette dernière localité s'en retournent ordinairement avant l'hiver; mais ceux d'Arkhmgel y passent ordinairement cette saison et ne s'en vont qu'en été. Ils débarquent sur la côte S.-O., où ils trouvent de petites cabanes construites par leurs prédécesseurs. Chaque navire porte, outre ses instruments de pèche et de chasse, du bois et de la farine pour l'hivernage. Le pays fournit du gibier et du poisson en abondance. Ce sont les Novgorodiens qui sans doute ont donné à la Nouvelle-Zemble son nom russe. Après eux, les Hollandais paraissent y avoir débarqué les premiers, de 1594 à 1596. Dans cette dernière année, Guillaume Barenz atteignit -le cap Nord-Est ou cap Vliessinger. Mais cette contrée n'a été vraiment explorée que de 1819 à 1824. L'amirauté russe fit partir dans ce but cinq expéditions différentes, et c'est aux efforts intelligents et aux observations des commandants Lazaref et Lutke, ainsi qu'à. ceux de l'académicien Baer, que nous devons les quelques notions exactes que nous possédons sur cette région hyperboréenne.
ZEMECH s. m. (ze-mèk). Alchim. Pierre d'azur. Il On dit aussi zumk-lazuli.
ZÉMÈRE s. m. {zé-mè-re). Entoin. Genre d'insectes lépidoptères diurnes.
ZEMES, dieux ou esprits malfaisants qui étaient, avant l'arrivée des Espagnols aux Antilles, l'objet d'un culte de la part des insulaires. On leur offrait des fruits, des gâteaux et du tabac dans leurs temples, qui n'étaient autre chose que des cabanes, et où ils étaient représentés sous une forme hideuse. Les jours où on leur rendait honneur, les indigènes allaient au temple en procession et s'enfonçaient une baguette dans la gorge pour se faire vomir avant de paraître devant leurs dieux. Les prêtres, enivrés de fumée de tabac, se livraient à une gesticulation effrénée et rendaient des oracles avec des hurlements affreux.
ZÉM1E s. f. (zé-ml— du gr. zêmia, amende, punition, qui correspond exactement au sanscrit yama, punition, contrainte, pénitence, de la racine yam, presser, dompter. Le s grec remplace l'y sanscrit, comme dans zug, équivalant au sanscrit yug, zea, épeautre, yaoa, orge, etc.). Antiq. gr. Sacrifice expiatoire qu on célébrait à Eleusis, après les mystères, pour effacer les fautes commises pendant la solennité.
ZEMINA, déesse polonaise, la personnification de la terre.
ZÉMINDAR s. m. (zé-main-dar — mot persan qui signifie littéralement propriétaire foncier). Agent chargé de recueillir les impôts au nom du gouvernement, dans l'Indoustan.
— Encycl. Le mot sémindar a dû être introduit dans l'Inde par les inahométans, mais il est probable que les fonctions auxquelles il est appliqué existaient antérieurement, à en juger du moins par le système d'organisation des villages qui est en vigueur dans toute la contrée. Un village dans l'Indoustan n'est pas simplement une agglomération de maisons moins imposante que celle qui constitue une ville ; c'est une étendue de pays comprenant des centaines, parfois des milliers d'acres (l'acre vaut 40 ares) de' terre labourable ou stérile. Sur ce territoire, les habitants forment une sorte d'association, avec un certain nombre de magistrats, dont chacun a une fonction particulière. A la tête de cette association est placé le polail, qui a sous ses ordres la police du village. Plusieurs villages réunis forment un district, qui est plus ou moins grand, selon le nombre et l'étendue des villages qu'il comprend. Le chef du district porte dans la plus grande
fiartie de l'indoustan le titre de sémindar et e district lui-même forme une zémindarie. Le devoir principal du zëmindar est de recueillir les impôts pour le gouvernement, et, afin qu'il puisse le faire plus facilement, la police du district est placée sous ses ordres. Ce que nous venons de dire des zémindars s'applique surtout aux Etats qui étaient demeurés indépendants de l'Angleterre; dans les autres, une modification fut introduite dans les perceptions des impôts par Warren Hastiugs en 1772, époque à laquelle les zéminduries fuient concédées pour un certain nombre d'années aux plus offrants et derniers enchérisseurs} on donna toutefois la préférence aux zémindars déjà en fonction qui firent des offres suffisantes. L'organisation actuelle des zémindars fut introduite en 1793 par lord Cornwallis, auquel l'Inde doit une foule d'autres réformes financières et judiciaires. Le montant de la redevance à payer au gouvernement fut fixé à un chiffre déterminé pour une période de dix ans d'abord, mais ce chiffre devuit demeurer invariable pour l'avenir s'il obtenait la sanction du gouvernement anglais. Les zémin~ dars étaient reconnus comme propriétaires du sol et devenaient ainsi, sous le gouvernement de la Grande-Bretagne , ce qu'ils n'avaient jamais été auparavant, même sous leurs princes nationaux, possesseurs du territoire de la zémindarie. Les ryots, qui possédaient tous leurs terres par droit héréditaire, furent ainsi livrés à la discrétion des
ZEMZ
zémindars , qui usèrent souvent de leurs nouveaux droits de la façon la plus arbitraire. Ils peuvent disposer de la terre comme ils l'entendent, et le gouvernement n'a pas le droit d'intervenir tant que la redevance fixée est payée.
ZÉMINDARi s. m. (zé-min-da-ri). Hist.
Soldai béuétïciar de l'année persane.
ZÉMINDARIE s. f. (zé-main-da-rl). District administré par un zémindar,
ZÉMINE s. f. (zé-mi-ne — du gr. zêmia, dommage). Eutom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de ia tribu des buprestides, comprenant cinq espèces, qui habitent l'Amérique du Sud.
Zémire et Azor, opéra-comique de Grétry,paroles de Marmontel, en 'quatre actes; représenté à Fontainebleau le 9 novembre 1771 et à Paris le io décembre de la même année. Cette pièce est restée au répertoire, et elle est une de celles que le public revoit avec le plus de plaisir.
Marmontel l'a écrite en vers libres. Zémire et Azor eut autant de succès dans les provinces de la France qu'à la cour et à Paris. La pièce fut traduite dans presque toutes les langues, et l'on rapporte qu un Français assista à trois spectacles, dans une foire d'Allemagne, où Ion jouait le même jour Zémire et Azor en flamand, en allemand
ZENA
et en français. A Londres, on le traduisit en italien; on y ajouta un seul rondeau qui n'était pas l'œuvre des auteurs. Le public, après l'avoir entendu, cria : « Plus de rondeau, il n'est pas de la pièce. »
Parmi les morceaux les plus applaudis et demeurés les plus populaires de cet opéra, on cite l'air :
Ah! quel tourment d'être sensible!
Personne n'a oublié le ravissant air :
Du moment qu'on aime.
On devient si doux!
Citons encore le remarquable trio : Ali! laissez-moi, laissez-moi la pleurer' et le duo : Le temps est beau, où les bâillements d'Ali sont si parfaitement indiqués par les notes ténues du basson. La pièce se termine par un duo plein de verve entre Zémire et Azor : Amour! amour! quand ta rigueur, etc.
L'imagination de Grétry a montré toute sa fraîcheur dans Zémire et Azor. « Malgré les transformations de certaines parties"de la musique, dit M. Fétis (Biographie des mu- '• siciens), de pareilles inspirations ne peuvent I cesser d'être belles ni d'intéresser les artis- ■ tes sans préjugés. » A toutes tes reprises, cet opéra a été fort bien accueilli par le public, et l'on se rappelle encore l'effet produit ' par Ponchard dans le rôle d'Azor,
Nous citons l'air : Du moment qu'on aime.
3EÈ
^Êm^mm
Du mo - ment qu'on
J-ti:h-
me, On de - vient
doux!
Ill^^iifliiiliS
Et je
mê me, Et
mê
me
i!ipil^jyi^§!ii^!gi^l
Plus tremblant que vous! Et je