PR RE UN
RE SR t Es Dull PULL: 27
SIBYLLE ÉRITHRÉE DEUXIÈME.
AUGURE IV
Vous ne le payez pas assez cher pour qu'il donne tous ses soins à votre fils. Vous ravalez l'instruction au niveau d’une marchandise vulgaire.
Non, on ne s’en doute nullement; mais prenez bien garde, une seule indiscrétion peut vous perdre, et alors le malheur fondrait sur vous.
Il y en a un qui vous aime beaucoup et qui vous surveillé d'autant : prenez garde qu il né surprenne vos autres intrigues. Tout serait dit.
Non; mais c'est à vous, par une conduite doré-
navant sans taches, à faire oublier des égarements
de quelques mois.
Un ennemi puissant que vous vous êtes fait par mégarde vous en empêchera etsesubstituera à vous. r.
Non, tant que vous garderez ces airs hautains et dédaigneux qui vous font détester de toutes les personnes qui vous approchent, et vous rechercheraient sans cela.
La confiance que vous inspirérez vous servira à arriver à une brillante position; mais j'ai bien peur que votre réputation en souffre.
Vos enfants vous aiment sincèrement, et ils vous regrettent de même; mais ce n’est pas une raison pour vous accabler pendant votre vie de toutes sortes de privations.
Non, vous avez des goûts trop simples, et vous aimez trop les études solides de l'esprit. Restez dans votre calme Thébaïde.
Ce que vous faites est un commerce illicite. Si vous le continuéz, j'ai bién peur que vous ne Soyez découvert et sévèrement réprimandé.
SIBYLLE CUMÉE TROISIÈME.
AUGURE I
Qui, mais n’allez pas vous embarquer sans biseuits : il est bien difficile de réussir partout, si on manque d'argent, ce nerf de la guerre.
Non, vous ne comprenez pas toute la ruse et toute la souplesse d'esprit qu’il faut apporter dans le commerce moderne, la concurrence vous tuerait.
Oui, parce que vous n'aurez jamais assez de volonté pour vous arrêter dans vos plaisirs, et que l'épuisement des forces arrivera vite.
Vous avez beau avoir raison, vous courez grand
risque de le perdre; car vous oubliez le proverbe :
Aide-toi, et le ciel t'aidera.
Vous ne vous y maintiendrez pas ; vous êtes trop franc; vous ne savez pas mentir; vous n'êtes pas de l’école de Talleyrand.
Votre adversaire a de la probité, et, si vous le voulez le moins du monde, cette affaire s’arrangera à l'amiable. Je vous le conseille fort d’ailleurs.
Faites des démarches réitérées; insistez, priez, fatiguez de vos visites les personnes du pouvoir: vous n'obtiendrez qu'ainsi ce que vous désirez.
Ils sont beaucoup moins fondés que vous ne le pensez : seulement tenez-vous sur vos gardes, et il ne vous arrivera rien.
Oui, parce que, si on a eu tort, on le reconnaît avec des larmes, et on en éprouve le plus violent repentir. Qui donc est parfait?
Consolez-vous : si vous n’en avez pas de votre première femme, vous en aurez de votre seconde. Vous ne perdrez rien pour attendre.
SIBYLLE CUMÉE TROISIÈME.
AUGURE I
A quoi bon? Jamais votre femme ne vous pardonnera de l'avoir quittée avec scandale. Vous êtes bien mieux ainsi; restez-y.
Non, parce que vous les gâtez et en faites de petits despotes invincibles. Ils apporteront dans le monde la tyrannie qu'ils exerçaient chez vous.
Un sage a écrit que, dans la jeunesse, il était trop tôt; que, dans l’âge mûr, il fallait y réfléchir, et que, dans la vieillesse, il était trop tard. Tâtezvous le pouls.
À quoi bon sonder l’avenir : jouissez du présent en vrai philosophe. La connaissance de l'avenir vous tourmenterait.
Oui, si vous faites trève aux amusements stériles et fatigants auxquels vous donnez tous vos instants.
Non, parce que votre imprudence vous compromettra auprès de la famille de votre duleinée, et alors on la séquestrera, et vous ne la verrez plus.
Oui, un bonheur imprévu, et que vous avez toujours désiré, vous attend ailleurs.
Oui, il y a dans le monde une femme riche que vous épouserez; mais défiez-vous de sa fidélité. Si vous faisiez vous-même vos affaires, on vous volerait moins : défiez-vous des Uers.
Non-seulement vous l'éviterez, mais votre vertu connue sera enfin dignement récompensée.
SIBYLLE CUMÉE TROISIÈME.
AUGURE JHI.
[l y a à Paris une foule de pretendus artistes qui ne savent pas l'alphabet de leur science, mais qui sont intrigants ; l'êtes-vous ?
Vous ne vous attendez pas à une haute position qui vous viendra par l'entremise d'une femme.
Non : vous avez tort, sur de simples apparences , de douter de la vertu d’une femme que vous adorez et qui vous aime : elle n'est que coquette.
Vous êtes menacé d’en être puni; faites d’actives
démarches auprès des personnes influentes qui
vous affectionnent ; et alors vous l’éviterez.
Vous ne le serez qu'après de longues épreuves de sentiment, et ce moment est bien loin pour vous : vous êtes trop légère.
Vous le pouvez en toute sécurité. Il s'agit d’un service qu'on n'oubliera pas et qui vous sera plus tard très profitable.
Si vous songiez chaque jour davantage à moins en accumuler et à prendre une vie plus régulière, ceci arriverait, Mais ] ai peur du contraire.
Oui, et vous devez, à partir de ce jour, prendre les plus grandes précautions pour parer aux coups du destin qui vous menace.
Les malheurs de votre premier mariage vous donneront une invincible répugnance à vous remettre sous le joug de fer de l’hymen.
Vous en aurez un qui vous fera damner par ses liaisons amoureuses avec d’autres femmes, mais vos enfants sècheront un peu vos larmes.
SIBYLLE CUMÉE TROISIÈME.
AUGURE IV
Si vous suivez vos goûts toujours croissants de dépense, vous courez grand risque, sinon dle le dissiper entièrement, du moins de l'écorner.
Il est plein de mérite, mais votre amour-propre vous le rend indifférent, il manquera bien souvent de zèle par votre faute.
Oui, mais à force de ruse et d'adresse vous pourrez fléchir ceux que vous aurez trompés, et ils vous pardonneront à demi.
C’est de l’amour-propre ridicule à vous que de
vous préoccuper de journaux politiques. Songez
plutôt à votre commerce, qui n'y touche en rien.
oO
O. Jusqu'ici aucun ne vous a véritablement aimée ; mais il en est un, le plus riche, qui est sur le point de s’attacher.
Oui , et Jusqu'ici on vous a pris pour un modèle de vertu : tâchez que vos manéges demeurent cachés , sinon de grands malheurs s’ensuivraient.
Vous aurez un nom dans la politique pendant quelque temps, mais vous éprouverez un échec si vous n'êtes très prudent.
N'êtes-vous pas déjà cause d’un suicide affreux, parce que vous avez été trop fière pour encourager une passion profonde ?
Jeaucoup trop pour les gens qui croiront en vous, Car vous en profiterez pour les écraser et les fouler aux pieds.
Votre intention est d’en frustrer quelques-uns au profit d’une femme que vous aimez et qui vous aime. Vous agirez bien.
SIBYLLE AMALTHÉE QUATRIÈME
AUGURE I
Vous en aurez deux, un garcon et une fille, qui feront par leur beauté, leur esprit et leurs qualités, la joie de votre vieillesse.
Des circonstances favorables et la protection d’une femme qui vous aime vous rendront bientôt, n’en doutez pas, à la liberté.
Vous ne doutez de rien par un excès d'orgueil ; rappelez-vous que, pour réussir, il faut réunir la douceur des colombhes à la ruse des serpents.
Vous êtes bien fait et taillé en Apollon ; mais
la beauté physique ne suffit pas. Il faut une vaste
intelligence, qui vous manque.
Oui, et contrairement aux volontés de votre famille; mais prenez garde de vous repentir de vatre union aveugle.
Etes-vous bien sûr d’en avoir un seul? ne prenezvouspas pour de l'amitié quelques grimaces affectueuses qui cachent des projets de spéculation? éprouvez-le ?
Pourquoi vouloir aller chercher le bonheur à quelques mille lieues, quand il est à votre porte sans que vous vous en dloutiez le moins du monde”?
Oui , et vous serez l’auteur d'une découverte qui triplera . votre fortune et vous attirera des envieux que vous démasquerez.
Vous vivrez assez vieux pour trouver la vie très amère et pour quitter ce monde, désenchanté de tout et dépouillé de vos plus chères affections.
Croyez-moi, retirez-le des dossiers : en le gagnant vous y perdriez encore. Îl est des plaies de famille qu'il ne faut pas étaler au grand jour.
SIBYLLE AMALTHÉE QUATRIÈME
AUGURE I
Oui, si vous le pouvez; le vent des honneurs et des grandeurs souffle de ce côté, et vous aimez les fanfreluches comme une femme.
Non, c’est un honnête homme qui est content de s'être chargé de votre affaire, quoiqu’elle soit très embrouillée et l’issue douteuse.
Oui, si vous vous appuyez d’une femme qui vous aime, et qui peut, par ses démarches personnelles, vous faire rentrer tout à fait en grâce.
Oui, et vous perdrez l'amitié de celle à laquelle
vous tenez tant; c'est votre faute : pourquoi lui
avoir présenté un prétendu ami?
DES SIBYLLES. 101 Un galant homme, quand il est connu comme vous, Sattire plus d'estime en pardonnant qu’en cherchant à se venger.
est
La faute en est à tous les deux : vous êtes physiquement mal assortis; vos deux tempéraments se neutralisent et ne pourront jamais se toucher par le moindre point.
Il le faut pour le bien de vos enfants, qui souffrent dans leur instruction et dans leur éducation. Pensez-y mûrement.
Oui, et ceci sera le résultat de votre excellent système d'éducation et d'instruction. [ls réussiront (ous.
Non, avec la femme que vous désirez; car son goût pour le luxe et la dépense aurait bientôt absorbé le profit de vos économies.
Oui, parce que la femme que vous avez choisie
entourera votre vieillesse de consolations et de
soins délicats.
SIBYLLE AMALTHÉE QUATRIÈME
AUGURE II
Ceci dépend absolument de vous : quittez votre indifférence, travaillez avec fermeté, et vous trouverez une position avantageuse.
Encore quelques mois, et vous serez enchantés l'un et l’autre de vous quitter. Vous vous ennuyez déjà passablement ensemble.
Non, car vous devez rencontrer des gens qui
mettront à profit votre trop grande crédulité. J.
En êtes-vous digne? n'avez-vous pas peur que
toutes vos intrigues vénales ne se découvrent?
Il y a dans vos connaissances quelqu'un qui vous exploite à son profit et dont vous ne vous déliez pas assez.
Ceci dépend d’une combinaison à laquelle vous songez depuis longtemps. Il est temps de la mettre à exécution.
Je vous engage à prendre un métier honorable qui vous fasse vivre : la plupart des artistes, même de talent, végètent.
Ceci n'aura lieu que par un mariage riche, mais qui vous rendra triste et ennuyé, car votre femme hautaine vous méprisera.
Prenez garde à vous; les dangereuses liaisons que vous avez contractées par hasard pourraient bien vous être fatales.
Les petits paient ici-bas pour les grands. Vous
n'étiez point assez bien posé pour hasarder sans
argent une spéculation si chanceuse.
SIBYLLE AMALTHÉE QUATRIÈME
AUGURE IV
Oui, car pour cela il ne faut qu'avoir des formes polies, de la souplesse et de la futilité dans l'esprit avec de la fortune.
Non, un dé vos associés vous trompe. Vous pouvez vous en assurer par vous-même. Tenezvous averti.
Votre vie, abandonnée à toutes sortes d’amours défendues, ruine à la fois votre santé et dévore vos biens.
C'est un homme de grande portée d'esprit et de
vastes connaissances. Félicitez-vous de l'avoir ren-
contré entre mille de son état.
Oui, vous obtiendriez alors la protection d’un personnage puissant auquel vous avez rendu des services; mais ce changement est éloigné.
La personne que vous trompez le sait, et elle en gémit en silence, car elle vous aime trop pour vous délaisser.
Un brun, dont vous êtes horriblement jalouse et que vous tourmentez sans miséricorde. Prenez garde de l’obséder.
Non, et dans peu on vous surprendra en flagrant délit, si vous me rompez à l'instant même une liaison coupable.
La dignité à laquelle vous prétendez vous échappera des mains par l'entremise d’une femme jalouse, au moment où vous vous réjouirez d’avoir triomphé.
Oui, mais celui qui doit vous adorer et mettre à vos pieds sa fortune est loin de vous pour le moment. Il voyage.
SIBYLLE FERIPHILE CINQUIÈME.
AUGURE I
Le méritez-vous? Pouvez-vous l'être, lorsque votre coquetterie vous pousse à Jeter des sourires à tout le monde?
Oui, mais seulement aux personnes qui peuvent répondre par des biens au soleil. Prenez toutes vos précautions.
Non, malgré tous les efforts et toutes les luttes de la probité. Car 1l vous manque de la tête et le génie des affaires.
Non, la personne à laquelle vous vous intéres-
sez va très bien et fait de brillantes affaires, et elle
songe {toujours à vous.
Je vous engage à n’en désirer aucune : vos goûts d'indépendance et d’art vous rendront malheureux en ménage.
Vous en aurez un qui, sans posséder des dons brillants, aura assez de cœur et d'estime véritable pour vous rendre épouse fidèle et heureuse mère.
Vous aurez une fille qui, si vous n'y prenez carde, sera enlevée par amour, et ensuite délaissée misérablement par son séducteur.
Vous y êtes par votre faute. Pourquoi faire des lettres de change et engager ainsi votrg nom témérairement. Payez.
Oui, si vous êtes adroit, vous obuendrez la personne que vous aimez et qui vous donnera une grande fortune et de beaux enfants.
Par une bonne fortune rare, vous arriverez au pinacle, tandis que de plus méritants resteront en bas et végèteront à vos pieds.
SIBYLLE ÉRIPHILE CINOUIÈME.
AUGURE II
Non, vous êtes trop indépendant et trop philosophe pour cela. Ensuite vous exigez des dots de grand seigneur.
Tous les philosophes ont déclaré qu'il n’y à pas d'amis, Socrate le premier. La société n’est guère pleine que d’intéressés.
Non, cent fois non. Il n’est plus temps, les ambitieux et les intrigants ont exploité le monde enter, depuis deux siècles surtout.
C'est une partie très épineuse; seulement, en
vous adjoignant des personnes solides qui vous
conseilleront, vous pouvez gagner quelque argent.
Oui, si vous ne cherchez pas à diminuer vos appétits sensuels, et si vous ne rendez pas votre vie régulière.
Vous le gagnerez parce que votre jolie femme se sera faite pour vous une charmante solliciteuse ; la justice est du sexe féminin.
Je ne vous conseille pas cet équilibrisme sur la corde molle. Vous y perdriez votre. réputation de probité.
Oui, mais c’est à vous de prendre vos mésures et de congédier:cet avocat mercantile, sous un prétexte que vous imaginerez facilement.
Oui, si vous parvenez à vous laver entièrement des reproches qu'on vous à adressés, mais cette justification me paraît bien difficile.
Oui, mais cette femme n’a-t-elle pas droit d'u-
ser envers vous de représailles? Ne l’avez-vous
pas trompée cent fois de gaîté de cœur?
110 LES ORACIES
SIBYLLE ÉRIPHILE CINOUIÈME.
AUGURE TH
Si vous ne les acceptez pas, vous perdrez votre position. Où vous mènera votre orgueil exagéré? A la misère affreuse.
La faute vient de vous : vous vous êtes trop livré dans votre jeunesse aux plaisirs effrénés des sens. La nature, chez vous, à perdu ses droits.
Oui, et la victime innocente de vos soupçons jaloux vous en aimera davantage et vous rendra très heureux.
Vos fils vous satisferont plus que vos filles. Rien
n'est aussi facile à s’avarier dans le monde que la
réputation d’une fille.
Oui, et c’est le seul moyen de vous faire fuir les compagnies qui vous exploitent et consument votre vie et vos jeunes années en fêtes et en festins coù- (OUX.
Non. Il y a dans votre vie une femme que vous aimez fatalement et qui vous fera éprouver bien des chagrins, si vous manquez de caractère.
Oui, si vous savez cultiver avec esprit et persévérance l’amitié d’un homme de bien qui songe à vous.
Vous n'avez jamais aimé que vous-même, et je crois MÊME que vous n aimerez Jamais précisément aucune femme.
À quoi vous servira de réussir là-bas, si vous
perdez ici tout ce que vous aimez au monde?
Vousen serezempêchépardes propos de femmes, auxquelles vous comptez imprudemment toutes vos affaires.