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SIBYLLE TIBURTINE ONZIÈME
AUGURE IV
Allons donc l'est-ce que les loups ont de la gralitude pour les victimes qu'ils égorgent. Vous êtes en vérité d’une naïveté adorable.
Oui, par l'entremise d’un grand personnage qui vous prendra en amitié et vous présentera dans de riches salons.
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Ceci dépend de l'habileté que vous déploierez dans vos relations. Tâchez de tout payer au comtant, et évitez les billets.
Oui, si vous continuez à modérer vos désirs et à vivre régulièrement comme vous avez commencé, vous n'avez pas beaucoup à redouter dans l’a-
venir.
Sans un hasard providentiel, déjà deux fois on eût dû vous surprendre : Tremblez de voir s’accomplir le proverbe : Tertia solvet,
Non, en rien, les gens qui vous parlent de leur protection, le cas échéant, vous dédaigneront et ne voudront plus vous voir.
On se doute bien de quelque chose; mais, comme on n'a pas pour vous d’aflection profonde , on se venge d'un autre côté.
Tous aiment votre beauté et vos grâces, mais je craindrais, si vous les mettiez à l'épreuve, qu'ils ne vous plantassent là. Attendez encore.
On le croit, et c'est triste de tromper de la sorte un homme qui ne vit que pour vous et qui comble vos plus chers désirs de femme.
Non, mais c'est un bonheur pour vous; car ces
dignités qui ne flatteraient que votre vanité vous
rendraient soucieux et triste.
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SIBYLLE EUROPÉENNE DOUZIÈME
AUGURE I
IL vous menace de bien près, mais avec de l’intelligence vous pouvez l'écarter.
Oui, mais ceci dépend d’une étude persévérante que vous détestez. Travaillez, ou faites-vous tailleur, voire même bottier.
Soyez moins courtisan, Car, en général, les per-
sonnes honorables détestent les flatteurs.
Oui, parmi vos amis, vous doutez de ceux qui vous sont attachés, et vous avez foi dans ceux qui
vous trompent.
Cette faute provient de votre extrême légèreté, mais puissent les tourments que vous ressentez vous servir de leçon à l'avenir!
Celui qui vous fait la cour vous aime sincèrement. Mais vous portez vos désirs d'un autre côté: Vous croyez trop aux protestations perfides de l’amour.
n avez-vous assez pour le faire ? Au train dont vous allez, vous serez obligé d'en emprunter bientôt, et vous n'en trouverez qu'à de gros intérêts.
Oui, parce que vous ferez la connaissance d’un homme riche et puissant qui vous honorera de son affection et vous posera.
Qu'est-ce que cela vous fait ? Marchez dans la ligne droite, restez honnête, et rien ne pourra vous mal réussir.
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Vous en aurez trois, et vous ne connaîtrezle bon-
heur que dans un âge assez mûr : l'expérience et
le silence des passions vous auront instruit.
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