‹ Grand jeu de société. Pratiques secrètes de Mlle Lenormand. Explication et application des cartes astro-mytho-hermétiques, avec ... la manière de faire les talismansChapitre 40 sur 77 · Colère dissimulée · texte numérisé non relu

Colère dissimulée

Les cartes distribuées comme si elles occupaient

48 carrés couverts (Func carte «-chacun , *lè \â manière

que nous l’avons indiquée ci-devant, on commence par Noir : 1° la signification du carré où se trouveMe c*oii~ sultant; 2° si ce dernier est préoccupé d’un sujet plutôt que d’un autre, on cherche le carré qui a

l'apport à ce sujet et on regarde comment il est couvert; 3° si l'on a fait pour le consultant des expériences dans les exercices précédents et que quelques cartes

aient indiqué des faits sans les déterminer, il faudra suivre avec soin ces cartes dans tous les tours, afin de pouvoir déterminer les faits qu’elles indiquent.

On examinera ensuite tous les carrés qui se trouveront en rapport avec les cartes qui les couvrent. Pour

nous faire mieux comprendre, nous allons donner un aperçu des rapports qui existent entre les cartes et les carrés.

Par exemple , le dix de carreau qui indique les mauvais conseils, s’accorde avec tous les carrés qui indiquent les conseils perfides, tromperie, ruse.

La dame de carreau s’accorde avec tous ceux qui indiquent la discorde, la brouille, la désunion , la jalousie, la vengeance.

Le roi de cœur à des rapports avec tous ceux qui représentent la raison, la sagesse, le savoir, et si cette carte se trouve sur père, mère , ou toute autre indiquant une personne ou une chose personnifiée, elle prend la qualité de la carte.

Le deux de carreau concorde avec tous ceux qui indiquent grossesse, mariage, enfant; mais si cette carte se trouve sur inconduite, sur débauche , sur déshonneur, elle signifiera que le genre d’inconduite, de débauche, de déshonneur, dont on veut parler, aura pour résultat une grossesse.

L’as de cœur s’accorde avec presque tous les carrés. Par exemple, s’il se trouve sur embarras d'affaires, oui

sur rich esse comme sur médiocrité, sur changement de résidence, sur luxe, misère , comme sur ordre , économie. Les cartes indiqueront que la famille du consultant a une de ces qualités; et si l’as de cœur allait, je suppose, s ur fuite 9 grade élevé, mauvais plaisant et beaucoup d’autres qui no peuvent vraisemblablement avoir des rapports avec toute une famille, dans ce cas , on jugera (pie le consultant n’a pas de famille.

Le quatre de carreau s’accordera avec tous les carrés qui indiquent secours, protection, aide.

Le neuf de carreau , avec voyages et tous les carrés qui peuvent donner l’idée d’un changement de lieu, comme retour, départ; il s’accorde aussi avec beaucoup d’autres mots dont on comprendra aisément les rapports. »

Le sept de carreau, qui indique les peines de toutes sortes, sera facile à déterminer.

Le trois de pique s’accordera avec maladie , grossesse, évènement, infirmité. Dans ce cas , on devra, comme je l’ai déjà dit, soigner scrupuleusement sa santé.

Le deux de trèfle s’accorde avec fortune, dignité, et avec tous ceux qui donnent une idée semblable.

Le dix de 'pique s’accorde avec le vol , le larcin.

Le valet de trèfle concorde avec réussite, intelligence , adresse.

Le deux de cœur , avec tout ce qui a rapport à la probité, au désintéressement , aux emplois de toute nature.

Le six de carreau a du rapport avec l’ inconduite , la débauche , la désunion, les querelles , le vice, même dans le sens de crime , de meurtre.

Le trois de cœur a du rapport avec le génie, la renommée, la gloire, les succès , réussite, etc.

Mais si cette carte se trouve sur un carré indiquant chagrin, peine , tromperie ou déception, ces maux seraient causés par quelque œuvre d’une personne de génie , et si cette même carte se trouvait sur médiocrité , stérilité , mollesse , stupidité, l’auteur de l’œuvre prendrait la qualité du carré où la carte se trouverait.

La dame de pique a du rapport avec tous les carrés qui peuvent rappeler le veuvage et ses suites , comme chagrin, isolement ou consolation, joie , héritage , biens.

Le roi de pique concordera avec tous les carrés qui rappelleront l’idée de police , de procèsy prison ou fuite

quelconque, et enfin avec tout ce qui a trait aux procès ch ils ou correctionnels.

Nous pensons que tous ces exemples que nous venons de donner suffiront pour faire comprendre la méthode qu’on doit suivre dans le coup de 48; il est bien entendu que, quand une carte s’accordera avec le carré qu’elle couvre, on pourra en appliquer la signification au consultant.

Le premier tour examiné sur tous les points dont nous avons parlé, on mêle et on coupe de nouveau, et l’on procède à la distribution du deuxième tour de la même manière que nous avons indiquée pour le premier. On examine : 1° le carré occupé par le consultant; 2° le carré, ayant rapport au sujet principal qui le préoccupe; 3° comment sont placées les cartes qu’il importe au consultant de suivre et celles avec lesquelles il aurait établi des rapports avec les carrés au premier tour. Enfin, les troisième et quatrième tours opérés de la même manière et examinés avec soin dans tous leurs détails, comme nous l’avons indiqué, on s’appliquera à reconnaître les faits déterminés sans équivoque et sans obscurité.

Exemple : je suppose que la carte du consultant ou toute autre carte qui l’intéresse corresponde à un numéro indiquant une association qui porte le n° 18 et qu’aux deuxième et troisième tours cette carte se trouve sur ordre , économie, travail , ou un équivalent ; ces mots feraient une suite à l’association , et si au quatrième tour cette carte se trouvait sur richesse, fortune ou un équivalant, ces mots pronostiqueraient une conséquence naturelle d’une association où il y a de l’ordre, de l’économie et du travail.

Et si aux deuxième et troisième tours cette même carte se trouvait sur désœuvrement , désunion , prodigalité ou un équivalent, et qu’au quatrième tour cette ^arte se trouvât sur pauvreté ou un équivalent, ce mot serait la conséquence naturelle du désœuvrement, de la désunion ou de la prodigalité; mais si cette carte se trouvait sur testament , héritage , ou sur trésor inattendu , ces mots ne seraient pas la conséquence naturelle des précédents , mais bien reflet du bonheur ou du hasard. Comme aussi une carte peut se trouver au deuxième tour sur un évènement qui ne ferait pas suite nu premier, et que les troisième ou quatrième

tours forment une conséquence naturelle du premier, malgré un incident ou un écart qui serait venu entraver la marche des choses. L’évènement n’en serait pas moins applicable au consultant.

lien sera de même pour un carré qu’il importera de suivre, lequel, après avoir reconnu comment il est couvert au premier tour, on devra statuer sur la vraisemblance d’un fait, quand il aura été suivi comme nous venons de l’indiquer, et on devra le considérer tel qu’il se présente.

Maintenant il nous reste à indiquer celles de nos cartes qui ont des qualités propres à donner à certains carrés des modifications utiles.

I>e« douze signes du zodiaque.

La première carte, le valet de cœur , emprunte au signe du Bélier, qu’elle représente, le genre masculin (1) et la

(1) Tout carré couvert par une carte représentant un signe du zodiaque prendra le genre qu’elle indique.

propriété d’indiquer les maladies de tète et les maux qui se déclarent sur le visage (1).

La deuxième, Vas de pique , emprunte au signe du

Taureau, qu’elle représente, le genre masculin et la propriété de faire connaître les maux de gorge et

ceux qui viennent à la bouche.

La troisième, le trois de carreau , emprunte aux Gémeaux, qu’elle représente, le genre masculin et la propriété d’indiquer les maladies causées par les humeurs et les infirmités qui surviennent aux bras.

La quatrième, le neuf de trèfle , emprunte au signe du Cancer, qu’elle représente, le genre masculin et la propriété de faire connaître les maladies de poumon et de poitrine.

La cinquième, le neuf de cœur, prend du signe du Lion le genre masculin ; elle annonce les maladies de cœur, d’estomac et les douleurs du dos.

(1) Si les carrés maladies, infirmités, chagrin, tristesse , se trouvaient couverts par une carte représentant un signe du zodiaque, ils prendraient les maladies qu’indique cette carte.

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La sixième, la dame de cœur, reçoit du signe de la Vierge le genre féminin, et elle indique les maladies des flancs et les douleurs de côté.

La septième, le valet dépiqué , représentant le signe de la Balance, est du genre féminin, et fait connaître les maux de ventre et de reins.

La huitième, le cinq de carreau, emprunte au Scorpion le genre féminin, et indique les maladies de bas-

ventre, de vessie.

La neuvième, le cinq de pique, reçoit du Sagittaire le genre féminin, et annonce des douleurs rhumatismales et des maux de cuisses.

La dixième, le sept de trèfle , prend du Capricorne le genre féminin et indique des maux aux genoux.

La onzième, le huit de carreau, prend du Verseau le genre féminin, et indique les maux de jambes.

La douzième, le quatre de cœur , prend du signe des Poissons le genre masculin , et indique les maux de pieds.

les sept fatalités «le la vie (1).

Elles sont indiquées en continuant la distribution du jeu par les sept cartes que voici :

La treizième, valet de carreau, représente la première fatalité ; elle empêche la réussite d’une entreprise, à moins qu’on ne découvre les moyens qui peuvent faire vaincre les obstacles.

La quatorzième, neuf de piqne, représente la deuxième fatalité, qui indique qu’on tombera dans le déshonneur si l’on n’emploie la force et la prudence nécessaires pour s’en garantir.

(1) Tout carré couvert par une carte indiquant une des fatalités de lavie, qui, aux tours suivants, ne serait pas couvert par une carte portant une étoile de couleur qui viendrait le modifier en bien ou en mal dans le cas où l’évènement paraîtrait inévitable, il faudrait faire exécuter le talisman indiqué par la carte, comme il sera indiqué au chapitre des talismans, et le porter sur sa personne. Ce préservatif a été reconnu excellent pour détourner les évènements funestes dont on peut être me-

nace.

La quinzième, dix de Irèfle, troisième fatalité, indique qu’on a un ennemi dangereux; il faut le prévenir et l’empêcher de nuire en déjouant adroitement les moyens dont il pourrait abuser.

La seizième, deux de pique y quatrième fatalité, indique qu’on est menacé de perdre l’amitié et l’affection d’une personne chère ; des procès, des querelles dont les résultats seront funestes. Dans ce cas, on prendra

conseil d’un homme éclairé, probe et expérimenté, et l’on se conduira suivant les règles qu’il aura prescrites.

La dix-septième, six de pique , cinquième fatalité, annonce au consultant qu’il sera surpris par un évène-

ment qui, non-seulement portera le trouble et la désolation dans son âme, mais qui pourra même causer sa mine, s’il néglige de prendre ses précautions.

La dix-huitième, huit de pique , sixième fatalité, indique la perte, même la mort d’un ambitieux téméraire, s’il n’écoute à propos les conseils de la modération et de la prudence.

La dix-neuvième, six de trèfle , septième fatalité, annonce qu’on est menacé d’une perte d’argent, d’un in-

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cendie ou d’un vol; on pourra se soustraire à cette fatalité en ne donnant sa confiance à personne, ou en ne l’accordant qu’à des gens dont on connaît à fond la conduite et les mœurs.

ics couleurs représentées par les huit étoiles qui sont figurées sur les cartes qui suivent (1).

La vingtième, roi de trèfle, première étoile, planète £>, est de couleur sombre, et annonce que l’évènement est sérieux.

La vingt-unième, cinq de cœur , deuxième étoile, planète 1£, est de couleur bleue, et indique que l’évènement est susceptible d’amélioration.

La vingt-deuxième , cinq de trèfle , troisième étoile, planète d, de couleur rouge, annonce que l’évènement est sinistre.

La vingt-troisième, as de trèfle , quatrième étoile,

(1) Tout carré couvert par une carte portant une étoile de couleur empruntera de cette carte les modifications qu’elle in-

dique.

m, est de couleur safran, et indique que l'évènement tournera à la gloire et à la richesse du consultant.

La vingt-quatrième, dame de trèfle, cinquième étoile, pianote ÿ, est de couleur verte, et annonce que l’évènement ne sera .qu’un désagrément passager.

. La vingt-cinquième, as de carreau, sixième étoile, planète £, est de couleurs diverses, et indique que l’évènement tournera à l’avantage du consultant, s’il est discret.

La vingt-sixième, quatre de pique, septième étoile la (£ \

est de couleur blanche, et annonce que l’évènement est sans fondement solide et qu’il tombera de lui-même.

La vingt-septième, huit de cœur , huitième étoile, est une nébuleuse , et indique la mort d’un enfant.

I.es sept principales opérations «lu grand oeuvre. imEitpiécs par Ses cartes «psi suivent (1).

La vingt-huitième carte, sept de pique, la première

(1) Sept cartes représentant la science hermétique ou le mélange de la matière par l’action cîu feu. Les différents degrés de ce mélange nous servent d’indication sur la nature des rapprochements ou des liaisons de sexe différent.

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opération, représente la matière brute dans sa simplicité; si cette carte se trouve sur un carré qui indique conquête, amant, ou un équivalent, elle annonce une amitié franche, sincère, sans fard et sans détours; si c’est sur un carré marquant demande en mariage , union, ou un équivalent, elle indique un mariage entre gens de basse extraction.

La vingt-neuvième, trois de trèfle, la deuxième opération, représente la matière après un long travail, et commençant à se dissoudre. Si cette carte se trouve sur

ri

conquête, amant, ou un équivalent, elle indique qu’on fera la connaissance d’une personne sage, sérieuse, qui a le goût du travail et qui deviendra pour vous une providence ; si c’est un carré indiquant mariage , union, etc., etc., elle annonce qu’on épousera une personne de mérite et de grande ressource sous le rapport

de l’ordre et de l’économie.

La trentième, quatre de trèfle, la troisième opération, représente la matière en dissolution; si cette carte se trouve sur un carré marquant conquête, amant , ou un équivalent, elle indique un rapprochement peu durable, sans franchise, sans foi et sans avantages. Si c’est

un carré indiquant mariage, alliance , etc., etc., elle annonce la colère, l’inconduite, le despotisme, la désunion.

La trente-unième, huit de trèfle , la quatrième opération , représente le mélange du fixe et du volatil , on le mai mge de Beïa et (labertin. Si elle se touve sur

conquête , amarril , etc., etc., elle indique qu’on vivra maritalement ; alors on devra examiner la carte du mariage dans les tours qui ont précédé ou qui suivront,

pour savoir le genre de bonheur ou de malheur qui

devra en résulter. Si cette même

carte se trouve sur

alliance , mariage, etc., etc., c’est qu’il y aurait un ma-

riage

carte

certain, et on verra par les carrés suivants où la du mariage s’arrêtera, ce que l’on devra attendre.

l^a trente-deuxième, dix de cœur, la cinquième opération, représente la matière devenue solide , et dont la surface commence à blanchir; si cette carte couvre un carré marquant conquête, amant , etc., etc., elle in-

dique un amour chaste, fidèle, sincère et durable. Si la même carte se trouve sur un carré indiquant demande en mariage, alliance, etc., etc., elle annonce un mariage simple, peu fortuné, mais heureux.

La trente-troisième, sept de cœur, la sixième de

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l’opération, représente l’artiste ou le philosophe introduisant le dissolvant qui pénètre la pierre, indique les visites de toutes sortes de gens; si elle se trouve sur un carré annonçant conquête , amant ou l’équivalent, c’est qu’on recevrait une visite de cette nature; si c’est sur le carré mariage , etc. , etc. , c’est qu’on recevrait une visite où il serait question de mariage. Si cette carte se trouvait sur tout autre carré, elle annoncerait que la visite que l’on recevrait serait de la nature indiquée par le carré.

La trente-quatrième, six de cœur , la septième et dernière carte de l’œuvre, représente le métal dans sa perfection. Si cette carte se trouve sur conquête , etc., etc., elle indique une conquête opulente et noble; si c’est sur un carré marquant alliance , mariage ou un équivalent, ce serait la preuve d’un mariage riche et titré.

On voit, par ces différentes applications, que, dans ce grand coup, 34 cartes sont l’objet d’une étude spéciale pour bien saisir les nuances et modifications qu’elles apportent dans un horoscope.

±1\ ÜP

Ho la composition des talisnmies.

La forme de la pierre d’un talisman doit être prismatique ou ovale. Cette pierre portant la figure indiquée et entourée du cercle qui lui est propre, peut être montée sur or ou argent, en bague, en épingle ou en camée.

Celui delà première fatalité se fait d’une pierre de porphyre, sur laquelle on grave le caractère de Mercure £. Le cercle qui entoure ce talisman doit être un alliage dans lequel il doit entrer du vif argent fixé.

Celui de la deuxième fatalité se fait d’une pierre de cornaline, entourée d’un cercle de cuivre purifié, et au milieu de laquelle le signe de Vénus $ doit être gravé.

Celui de la troisième fatalité se fait avec une pierre de rubis, ou d’améthyste, ceinte d’un cercle de fer, et portant la figure de Mars çf .

Le talisman qui accompagne la quatrième fatalité se fait d’une pierre de jaspe ou de grenat, entourée d’un

cercle de plomb, et portant la figure de Saturne b,

gravée ail milieu .

Le talisman delà cinquième fatalité se fait d’une pierre

de tqnaze, sur laquée esb gravée la figure de Jupiter IL, et entourée d’un cercle d’étain.

Le talisman de la sixième' fatalité, qui est fait avec une pierre de saphir, ou une, pierre d’émeraude, ceinte d’un cercle d’argent, porte la figure de la lune .D, gravée au milieu.

Celui de la septième fatalité, fait d’une des pierres d’hyacinthe, chrysolitlie ou escarhoucle, entourée d’un cercle d’or, et portant la figure du Soleil ©.

On pourra aussi résoudre des questions intéressantes pour le consultant, comme celles-ci :

1° S'il est une partie du monde qui lui serait plus ou moins favorable que le pays où il se trouve (1).

(1) Ce serait dans le cas où sa carte passerait plusieurs fois sur le môme point cardinal, ou bien si elle passait une fois sur voyage et ensuite sur un point cardinal , cela signifierait que le point cardinal sur lequel la carte s’est arrêtée doit lui être

2° Si le consultant doit attendre quelque chose d’un parent ou d’un étranger qui habiterait un pays éloigné (1).

3° Si le consultant veut reconnaître approximativement le pays où serait une personne qui voyage (2), un

voleur ou malfaiteur, un ami, une épouse qui aurait

pris la fuite, ou qui vivrait dans un endroit qu’on ne soupçonnerait pas (3).

favorable ou contraire, et l’on jugerait du bien ou du mal qui doit lui arriver par la signification des carrés sur lesquels elle irait après, ou bien où elle se serait trouvée avant.

(1) Il faudrait que la carte du parent ou de l’étranger, c’està-dire celle qui aurait couvert parent on étranger au l*r tour, passât plusieurs fois sur le môme point cardinal, ou sur voyage une fois, puis sur un point cardinal; on jugera de ce qu’il doit attendre par la présence de cette même carte sur d’autres carrés.

(2) Il faudra suivre la carte qui , au premier tour, couvre le carré qui indique le départ.

(3) 11 faudrait suivre la carte qui se trouverait sur un des carrés vol, etc., au premier tour, et voir si , dans le cours

4° Si le consultant veut savoir le lieu de naissance

d’une personne qui l’intéresse (1).

des trois tours, on la retrouve dans le jeu sur un carré indiquant fuite , voyage , ; en ce cas, ce serait une

preuve que la personne en question aurait effectué un départ. Si, au contraire , on retrouve cette carte sur un carré indiquant Y ombrage, isolement, ce serait une preuve que le meme individu ne serait pas parti; le cas serait le même si la carte du vol, dix de pique , ou celle du malfaiteur, six de carreau, passait sur un carré indiquant fuite , départ, voyage, ou sur un des points cardinaux ; alors il y aurait preuve que le voleur ou le malfaiteur, etc., serait parti , et si cette carte, dix de pique ou six de carreau, se trouvait sur Y ombrage, isolement, ce serait un indice qu’il n’est pas parti ; si , au conraire, il ne résultait aucun indice de toutes les expériences que nous venons d’indiquer, on devrait en conclure que l’individu qui fait l’objet des recherches vit, sans inquiétude et sans souci , dans le lieu qu’il habite , sans songer même à s’en éloigner.

(I) Il faut suivre la carte qui couvre, au premier tour, le carré 35 qui indique la naissance , et voir si cette même carte, dans les trois autres tours, passe sur un des points cardinaux

ou sur un des carrés nos t, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, lesquels correspondent 1, 2, 3, à l’est; 4, 5, 6, au nord ; 7, 8, 9, à l’ouest, et 10, 11, 12, au sud. Mais si la carte trouvée sur le carré n° 35, au premier tour, ne se retrouvait ni sur un point cardinal, ni sur un des nos ci-dessus, dans le cours des trois tours, ce serait un indice que la personne serait née dans la ville même où la recherche s’opère, ou dans une ville peu éloignée. Si, au contraire, on la trouve sur un des carrés de 1 à 12, ou sur un des quatre points cardinaux, on jugera par là de quel côté on doit poursuivre la recherche.

Supposons que la carte qui , au premier tour, couvrait le carré n° 35, ait passé sur nord, il faudrait alors regarder sur notre carte urano-géographique le nombre de degrés qu’il y a du pays où l’on est au pôle nord en ligne directe. On partage ensuite ce nombre de degrés par la moitié, et l’on cherche à quel degré de latitude répond ce point : toutes les villes qui sont sous ce degré de latitude peuvent satisfaire à la question ; cela fait, on trace une ligure semblable à celle-ci :

Nord

Ouest

Centre

Est

Sud

On mêle et coupe ensuite le jeu en entier et l’on distribue les cartes une à une sur la figure, en commençant par le centre, et l’on continue par sud, est , nord et ouest, distribuant successivement une carte sur chacun de ces points, jusqu’à ce que tout le jeu soit épuisé. Toutes les cartes ainsi distribuées, on cherche sur quel point se trouve la carte que l’on suit; supposons qu’elle soit encore sur le point nord , on prend de nouveau la moitié des degrés qui sont compris entre le pôle et le degré de latitude qu’on avait déterminé auparavant, alors on est arrivé sur les trois quarts du nombre de degrés compris entre le lieu où l’on est et le pôle nord. Là on forme la deuxième ligure. L’on continuerait les subdivisions toujours par moitié, tant que la carte se trouverait sur le point nord.

Si, après avoir indiqué une fois le nord, la carte, à la distribution suivante, arrivait sur le carré marqué sud, il ne faudrait pas pour cela chercher le lieu de naissance dans les pays situés au sud de la ville où l’on opère. Cette nouvelle position de la carte signifierait qu’on a été trop au nord et qu’on doit revenir vers le sud en partageant par la moitié le nombre de degrés de latitude qui sont compris entre le parallèle du lieu où l’on se trouve et le parallèle dont on avait déterminé la position lors du précédent exercice.

Supposons qu’on opère à Paris et que dans la première distribution la carte ait indiqué le nord, comme Paris est à environ 49° de latitude nord , il en résulte que cette ville est à 41° du pôle, dont la moitié est de 20° 30’ ; on note ce nombre.

Si, à la seconde distribution, la carte arrive sur le carré marqué sud, cela signifie que le lieu de naissance est entre le parallèle de Paris et celui qui passe par le 20e degré 30’ de latitude nord ou sur l’extrémité nord de la Norwége ; on prendrait donc la moitié de 20° 30’, et l’on se rapprocherait du parallèle de Paris de 10° 15’, c’est-à-dire que le lieu cherché serait présumé être sous le parallèle qui passe par le 59° degré 15’ de latitude nord.

Il pourrait se faire que la carte allât alternativement et de suite plusieurs fois vers le nord et vers le midi; dans ce cas, il faudrait répéter les distributions jusqu’à ce que la carte arrivât ou sur le carré du centre, ou deux fois de suite sur le carré marqué nord, pour être fixé sur le degré de latitude du pays de naissance que l’on cherche.

Si, au contraire, la carte qui intéresse se trouvait sur le point sud de la première figure, il faudrait opérer vers le sud comme il vient d’être pratiqué vers le nord.

Mais on se souviendra que les degrés de latitude commencent à l’équateur et que ce cercle est la limite où l’on

doit s’arrêter en allant vers le sud, comme le pôle est le point

extrême du côté du nord ; mais, au reste, on opérera comme il vient d’être enseigné quand nous supposions que le lieu de naissance cherché devait se trouver au nord de la ville où se faisait l’opération.

Si , enfin, la carte que nous suivons s’était arrêtée sur l’est ou l’ouest , on prendrait la moitié des degrés qui , vers l’est ou l’ouest, sont compris entre un premier méridien, celui de Paris, par exemple , et celui qui passe par le lieu où l’on opère.

Supposons que l’on opère à Munich , capitale de la Bavière, et que nous prenions pour premier méridien celui de Paris, si la carte se trouve sur celui des carrés de la figure qui indique l’occident, Munich étant à 9° de longitude orientale du méridien de Paris, on prendra la moitié de ce nombre, laquelle est 4° et demi ou 4° 30’ ; longitude qui convient à la ville de Yesoul, par exemple; si, à la seconde opération, la même carte se trouve sur le carré ouest, ce sera un indice que la personne est née entre Vesoul et Paris; on prendra donc la moitié de 4° 30’, et les 2° 15’ indiqueront que le lieu de naissance de la personne est à 2° 15’ de longitude orientale du méridien de Paris; c’est à peu près la longitude de Dijon. On prendrait encore la moitié de 2° 15’, et ainsi de suite, et l’on recommencerait jusqu’à ce que la carte se trouvât deux fois de suite sur le même carré.

Mais si la carte arrivait sur le carré du milieu, il en faudrait

conclure que la personne est née dans la ville où l’on se trouve ou dans un lieu peu éloigné.

Supposons maintenant que la carte arrive sur le carré de la figure qui indique l’orient, et que ce soit toujours à Munich que se fait la recherche; dans ce cas, il faudra se rappeler que tout méridien coupe le globe en deux moitiés, l’une orientale et l’autre occidentale , et que chacune de ces moitiés comprend ISO0; ainsi donc, on convient généralement de partager les longitudes en deux espèces : les orientales et les occidentales. Elles commencent et finissent, les unes et les autres, au premier méridien, quel qu’il soit, c’est-à-dire qu’en parlant de ce méridien, on compte 180° en allant vers l’occident, et autant en allant vers l’orient, en tout 360°. On conçoit que le 180e degré doit se trouver sur l’arc du méridien inférieur ou qui passe au-dessous du globe.

Munich étant à environ 9“ de longitude orientale du méridien de Paris, il est à 180° moins 9° de l’arc de ce même méridien qui passe au-dessous du globe, ou à 171°. On prendra donc la moitié de ce dernier nombre, laquelle sera 85° 30C Ce méridien passe sur le royaume de Siam.

Si, à la seconde distribution, la carte se trouvait encore sur le carré est, on prendrait la moitié de 85° 30’, et cette moitié, 4t° 4V, indiquerait que le lieu cherché est à 41° 45’ de

l'arc inférieur du méridien de Paris ; ee méridien passe sur le Japon.

Que si, à la seconde distribution, la carte était arrivée sur le carré ouest, on aurait, encore partagé 85° 80’ par la moité, et le nombre 41° 45’ aurait signifié que le lieu de naissance est à 41° 45’ à l’orient de Munich, ou à 50° 45’ de longitude orientale ; c’est la longitude d’Hispahan, en Perse.

On contin-ue de la même manière jusqu’à ce que la carte s'arrête deux fois de suite sur le carré marqué est ou d’orient, ou bien sur celui du centre.

Une fois que le degré de longitude est connu, ainsi que celui de latitude, la position du lieu de naissance est parfaitement déterminée; c’est le point sur lequel le parallèle qui indique la latitude coupe le méridien qui indique la longitude.

à la chose dont on désire la réussite pendant qu’on mêle et que l’on coupe.

Ce qui étant fait, on retire : 1° la carte de dessus et celle de dessous, et on les met de côté.

2° On retire toutes les 5mes en comptant 1, 2, 3, 4, et la 5e se met de côté , et l’on continue ainsi en comptant 1, 2, 3, 4, et retirant toujours la 5e.

Ce premier tour fait, on a ôté du jeu dix cartes, plus, deux qu’on avait mises de côté, ce qui a réduit le jeu à quarante.

Le deuxième tour se fait comme le premier, sans

mêler ni couper, et en retirant toutes les cinquièmes cartes, ce qui produit huit cartes, que l’on met de côté.

Au troisième tour, on retire toutes les huitièmes, toujours de la même manière, en comptant 1, 2, 3, 4,

5, 6, 7, et mettant la huitième également de côté. Ce / tour produit encore quatre cartes.

Au quatrième tour, on opère de la même manière qu’aux tours précédents, mais en retirant les septièmes, ce qui produit encore quatre cartes.

Enfin, de cette manière, 28 cartes se trouvent retirées du jeu ; on les met alors à découvert, puis on

oi a 233 iâ£>

cherche la réponse à la question , en formant des mots avec les lettres qui se trouvent sur les cartes.

Si, avec toutes les lettres sorties, on ne pouvait former de mots, c’est que la réussite ne pourrait se faire ; si on parvenait à rassembler quelques lettres, mais qu’il en manquât une ou deux, la réussite aurait d’autant plus de difficulté qu’il manquerait de lettres ; et,

s’il n’en manquait qu’une, il faudrait s’assurer à quel

nombre elle correspond par l’alphabet placé sur la roue de Pythagore, et voir si ce nombre est pair ou impair, puis prendre les nombres qui correspondent aux lettres trouvées pour former le mot qui a rapport à ce que l’on veut savoir , les additionner, et, si le résultat de l’addition est pair ou impair, ou semblable au nombre de la lettre manquante pour compléter le mot.

Exemple : Je suppose qu’on ait fait cette question : L'emploi que fai demandé me sera-t-il accordé? et que la réponse qui pourrait être oui , certainement , sans doute , ou bien non, jamais, impossible, était exprimée par le mot espère, et qu’il manquât un c, je suppose, pour terminer ce mot, on chercherait dans l’alphabet suivant :

(qui est celui de la roue de Pythagore) , le nombre correspondant, et l’on verrait si ce nombre est pair ou impair ; puis en convertissant en nombres toutes les

lettres trouvées du mot de la réponse et les additionnant, on voit si le total est également pair ou impair. La lettre e donnant le nombre 3 , est impair ; voyons les lettres trouvées du mot esper :

La lrc lettre E 3

Nous voyons ici que le total 114 est pair, et ne peut s’accorder avec le nombre 3 impair, le mot esper n’esl donc pas juste.

Voyons les mots espérance , espérer. Dans le premier, il manque les lettres a , n, c, e,

a vaut 1

Nous voyons que les quatre lettres qui manquent, a, n, c, e, forment un' total pair, et s’accordent avec les lettres trouvées esper.

Dans le deuxième, il manque cr dont

Le total 14 est pair, et s’accordant avec le nombre pair 114 du mot esper; ainsi, les mots qu’on doit adopter sont espérance, espérer.

Si, dans les 28 cartes sorties, il se trouvait deux mots absolument contradictoires, comme oui et non , sagesse et inconduite , mariage et célibat , fidèle et in fidèle , ou

bien si l’on fai I la question, je veux savoir gui j'épou-

serai ? ou lequel je dois préférer parmi ceux qui prétendent (i ma main ? et que la réponse soit Alfred et Louis , ou bien encore, si on voulait savoir quelle est celle de ces femmes la plus sage, la plus aimable ? ou bien, quelle est celle qui rendrait le plus heureux? et qu’il y ait pour réponse Adèle et Julie , dans ce cas et pour toutes les questions de cette nature, on mêlera et coupera les 28 cartes, et on les mettra une à une à découvert, et on adoptera le nom qui sortira le premier; et s’il y avait mélange de lettres, c’est qu’il y aurait indécision ou égalité.

2e RÉUSSITE.

Cette seconde réussite se fait de la même manière que la première, et si dans les lettres sorties il ne se trouve aucun mot qui ait un sens, c’est que la réussite ne peut se faire. S’il manquait plusieurs lettres pour former un mot, il faudrait voir si les lettres converties en nombres appartiennent à des nombres heureux ou malheureux ; si tous les nombres étaient heureux, c’est que la réussite serait bonne ; alors on devra chercher à vaincre les obstacles ; si, au contraire , tous les nom-

bres étaient malheureux , c’est que la réussite serait mauvaise; si le mot commencé était mauvais et que les lettres manquantes se rapportassent à des nombres heureux, la réussite se ferait par des personnes étrangères ; si le mot est bon et que les lettres qui manquent soient mauvaises, la réussite éprouverait des difficultés ou des entraves suscitées par des personnes étrangères. Enfin, si les lettres qui manquent avaient rapport à des nombres heureux et malheureux, il faudrait convertir les lettres en nombres, comme nous l’avons déjà démontré, et les additionner, puis ajouter au total de ces nombres le nombre correspondant à la première lettre du nom du questionnant, celui de la première lettre du mois dans lequel on est, et celui du jour, et diviser tous ces nombres réunis par 30 : le reste de cette division indiquera, en examinant la roue de Pythagore, s’il a rapport à un nombre heureux ou malheureux, ce qu’on en doit attendre.

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