‹ Grand traité d'instrumentation et d'orchestration modernesChapitre 102 sur 116 · LES CLOCHES · texte numérisé non relu

LES CLOCHES

Oui !■(<• introduites dans l'instrumentation pour produire des effets plus dramatiques que musicaux. Le timbre des cloches graves convient seul aux scènes solennelles ou pathétiques; celui des cloches aiguës, au contraire, fail naître des im. .pressions plus sereines: elles ont quelque chose d'agreste et de naïf qui les rend propres surtout aux scènes religieuses

de la \ie des champs. C'est pourquoi Rossini a employé une petite cloche en Sol haut iy o — su pour accompagner i< gracieux choeur du second acte de Guillaume Tell, dont le refrain est » voici la nuil;>- tandis que Meier-Beer a du recourir

une cloche en fa grave =zi—

pour donner le signal du massacre des huguenots, au quatrième acte de l'opéra de ce nom Il a eu soin, de plus, de faire de ce fa, la quinte diminuée du Si Cj frappé au dessous par les Bassons et qui aidé par les notes graies de deux clarinettes en La et en Si tr lui donnent ce timbre sinistre d'où naissent la terreur et l'effroi répandus sur celle scène immortelle.

ÎMaestosn mollo. WG2. LKS Hir.ipOTS.

( HivitHir)

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1 CLAlt in LA.

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LES JEUX DE TIMBRES On oblienl dans les musiques militaires surtout classez heureux effets il Une série (Je très petites cloches. ( sembla s à des timbres de pendules,) l'ivées les unes au dessus des autres sur une tige de 1er au nombre île huit ou di\. disposée » dialoiii(|ueinei)l dans l'ordre de leur grandeur;, la note la plus ai^ue se trouve naturellement au sommet \^ pwamide et la j > 1 11 ~. grave au bas. Ces espèces de carillons epue l'on fait vibrer avec un petit marteau peuvent l'culer des mélodies d'une rapidité médiocre et de peu d "'étendue. On en fait dans différentes .'animes. L<:s pins :ns sont les meilleurs.

LE GLOCkEKSPIEL.

Mu/, u( a écrit. dans son opéra de In l'Iule enchantée, une partie importante pour un in.sl 1 umcnl .1 clavier |u il appelle (ilockciispiél (jeu de cloches ) composé sans doute d'un grand nonilii'f <!<■ liés petites cloches, dispo wes -de manière h être mises en vibration par le me'caiiisme du clavier, Il lui donna I étendue suivante el l'écrivil sur deux liiiies el sur <li'in clefs comme le piano.

Ain - l.s inimalu, <i

Lorsqu'on a moule a l'opéra de Paris l'informe l'asticio connu sous le nom des mus/ères d'Tsis. où se Irouve plus ou moins défigurée mw partie de la musique de la flûte enchantée, on a fait faire., pour le morceau du Glockcn.spicl. un p< lil clavier dont les marteaux, au lieu de frapper sur des timbres, font vibrer des barres d'acier. Le son sorl à l'octave supe .i'ieure. des notes écrites: il est doux, mystérieux et dune finesse extrême. Il se prêle aux mouvements les plus rapides, el vaul incomparablement mieux «pie celui des Cloehettes .

Amiante.

GI.OCKKSSriKL .

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