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LES CYMBALES ANTIQUES

Elles sont fort petites et leur son est d'autant plus aigu qu'elles ont plus d'épaisseur et moins de largeur. J'en ai \ u .m musée de Poinpei' a INaples qui n'étaient pas plus grandes qu'une piastre. Le son de celles-là est si aigu et si faible qu il pourrait à peine se distinguer sans un silence complet des autres instruments . Ces cymbales servaient dans l'anliquilc. a marquer le rythme de certaines danses , comme nos Castagnettes modernes, sans doute.

Dans le scherzo féerique de ma svmphonie de Romeo et Juliette j'en ai employé deux paires, de la dimension des plus grandes de î'ompei , c'est a dire un peu moins larges que la main et accordées a la quinte l'une de l'autre. La plus grave

donne ce Si p /h fl et la plus haute ce Fa /jk ^j] . Pour les bien faire vibrer les exécutants, au lieu de hem 1er les

deux cvnibales en plein l'une contre l'autre, doivent les frapper seulement par un de leurs bords. Les fondeurs de cloches peuvent tous fabriquer ces petites cymbales, qu'on coule en cuivre ou en airain d'abord , et qu'on tourne ensuite pour les mettre au ton désire . Elles doivent avoir au moins trois lignes et demie d'épaisseur.. C'est encore un instrument délicat de la nature de l'harmonica a clavier; mais le son est plus fort et peut aisément se faire entendre au travers d'un grand orchestre jouant tout entier l'iono ou mezzo forte.

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