‹ Grand traité d'instrumentation et d'orchestration modernesChapitre 112 sur 116 · II · texte numérisé non relu

II

M'. S^X a encore produit les familles des Sax horns, des Saxotrombas et des Saxlubas, instruments en cuivre à bocal (cmlinnrliuTc ir\nsi'e) avec un mécanisme de trois, quatre, ou cinq rxlindres.

LES S4X-HORIVS.

Leur son est rond, pur plein, égal, retentissant et d'une homogénéité parfaite dans toute l'étendue de l'échelle. Los Ions de rechange du Saxhorn vont, comme ceux du Cornet a pistons, en descendant a partir de l'instrument typique le )>fJtit saxhorn svrcriçpi enlt qui se trouve a l'octave haute du Cornet en et. L'usage- s'est introduit en France d'écrire tous ces instruments ainsi que les Saxotrombas et les Saxlubas, les plus graves et les plus aigus, sur la clef de Sol, comme on ecril les Cors-, avec celle différence seulement que si, pour le Cor en it grave, on doit se représenter le son réel une octave au dessous de la note écrite, sur la clef de Sol, il faut, pour certains instruments Ires graves de Sax, se le repre. senior "a deux octaves au dessous.

Velil Sax-horn suraieii en ut ou en Si \>.(

Effet du pelil Sax-horn suraign en et celui du ton de si l> esl cl un (on pins grave.

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Les notes de l'extrémité inférieure sonl d'un assez mauvais timbre el il ne faut guère employer cet instrument an dessous du La bas, Mais rien do plus brillant, de plus net, de plus dépourvu d'aigreur malgré leur éclat, que toutes les notes de la dernière octave. Ce timbre est en outre si clair et si pénétrant, qu'il permet de distinguer un seul Sax-horn suraign au travers d'une masse considérable d'autres instruments a vent. Le Sax horn suraigu en Si b> est plus usité que celui en it-, el bien qu'il se trouve d'un ton plus bas que l'autre, il esl déjà difficile, ou du moins très pénible roui' l'exécutant de faire sortir les doux

sons riïels. i

derniers sons:

il faut donc être peu prodigue de ces noies précieuses et les amener avec ail.

Sax-horn Soprano en mi l> a la quinte au dessous du précédent en si \>\

Effet.

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\ partir iin Sax-liorn soprano en Mi b.nnus n'indiquerons plus la première note grave de la résnnranre du tube. -^— — 4j

Elle est In m mauvaise pour être employée.

ô Nous prévenons seulement les eomposi teins que, s'ils indiquent un instrument a 4 cylint1rest l'étendue chromatique nu

mais va jusqu'au l''1 l't. /.

grave de cet irstrumcul ne s'arrête plus au fa dièze

Sax-liorn Contralto en si b.à la .yû ^S^

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quarte au dessous du précèdent.

Effet.

Sax-liorn Ténor en mi b. à la quinte au dessous du précèdent

Effet.

Sax-hor.i Baryton et Sax-liorn Ress'e / I S .yv^

en si b.à la quarte au dessous du précèdent! BS'

Effet.

Ces deux Sax-horns Baryton et Basse ont la même étendue dans le haut . Le tube est seulement un peu plus petit pour le Barvlon. La Basse qui est presque toujours à 4 cylindres, a un tube plus large ce qui lui permet de descendre plus lias et plus aisément.

Sax-horn Contrebasse en m b.

a la (juin le au dessous du précédent '

Effet.

Sax-horn Contrebasse en si b. / a la quarte au dessous du précédent.!

Effet . !

Il y a encore les Sax-horns Contre-basse grave en mi b et le Sax-horn Bourdon en si b qui se trouvent a loetave basse di ■> deux précédents, mais dont il ne faut employer que les notes du médium et dans iu> mouvement modère.

LES SAXOTFOMBAS.

Instruments de cuivre à bocal à trois, à quatre et à cinq cylindres commeles précédents. Leur tube étant plus rétréci donne au son qu'il produit un caractère plus strident et qui lient à !;■ His du timbre de la trompette >t do celui du iiugle.

Le nombre des membres de la famille des Saxolrombas esl égal a celui des Sax-horns. Ils sort disposés dans le me, me ordre, de laigu au grave et possèdent la même étendue.

LES SAXTIBAS.

Instruments à bocal avec un mécanisme de trois cylindres, d'une sonorité énorme, qui portent loin, et produisent un e.llel extraordinaire dans les orchestres militaires destinés a être entendus en plein air.

Il f'.-Ml le- traiter absolument comme les Sax-horns en tenant compte seulement de l'absent de la Contre basse (fraie en Mi b et de Bourdon en si b.

La l'orme élép-amm,.,,! arrondit rappelle celle des trompettes antiques dans un grand formai.

LE CO\CEKTIVt

Es! un petit inslruiiieii.l a lames < I « ■ cuivre mises en vibrations p:ir un murant d'air. L acordéon qui pendant ti iiflti n ■ -■. Hiuu'es lui un jouet mi'sical a été le point de dépari rln roneerlina i't par suite -celui du melodium. Le son <\u Cnncer. lina fsi à la l'ois mordant cl doux-, malgré sa faiblesse il porte assez loin-, il *e marie aisemenl avec le timbre de la Harpe et avec celui du Piano, a plus l'orle raison s'unirail-il avec le son du melodium qui se trouve aujourdhui le chef de sa famille, mais il y aurait peu davantage a réaliser uee semblable association, puisque le melodium a un timbre an.domr à celui du concertina, produit les mêmes effets, plus un grand nombre dàulres que le concertina ne possède pas.

Le concertina, est une espèce de petite boite élastique qu'on lient horizontalement entre les deux mains, on le juin nu moyen de boulons qu'on presse avec l'extrémité des doigts, et qui, soulevant une soupape, foui passer sur des lames, ou an. elles de cuivre, la colonne d'air fournie par un soufflet placé entre les deux cotes delà boite; entés formés par deux la bielles qui portent au debors le clavier de boulons et à 1 intérieur les lames vibrantes. Le soufflet n'ayant pas de soupape ne pool s'emplir ou se vider que par le jeu des soupapes d anches, qui aspii eut et expirent à tour de rôle l'air nécessaire a la \ibi a. lion des anches.

Le eoncerlina a sa petite famille complète, indépendemmenl de sa parenté avec le Melodium. Il va le Concertina Basse,!' \llo, el le Soprano. Le Concertina Rasse a l'étendue du Violoncelle, l'Alto celle de l'Alto, le Soprano celle du Violon. Le Concertina Soprano est a peu près le seul employé. INous donnerons (oui a 1 heure l'étendue de ce Concertina, que la popularité qu'il a ae quise en Angleterre a l'ail appeler Concertina- Anglais.

On remarque dans ces deux gammes chromatiques, dont l'une représente les notes delà tablette gauche el l'autre celles de la tablette droite, que le facteur du Concertina anglais, a établi, dans les trois premières octaves, des intervalles Enharmonique* entre le La bémol et le Sol dièze et entre le Mi bémol et le P,é dieze, donnant un peu plus d'élévation au La bémol qu'au Sol dièze, et iiu Mi bémol qu'au Bé dièze, el se conformant ainsi à la doctrine des acovsticiens, doctrine, entièrement contraire a la pra tiijiie des musiciens. C'est là une étrange anomalie.

Il est bien évident que le Concertina étant un instrument à sons fixes comme le Piano, l'Orgue et le Melodium, devait comme ces instruments être accordé d'après la loi du lempéramment. Dans l'état oit il est en effet, ses notes Enharmoniques ne lui permettent pas de jouer avec un Tiano, avec un Orgue, ou un Melodium, sans produire des discordances quand la phrase musicale ou l'harmonie amèneront des unissons entre les La bémols ou les Sol dièzes, les Mi bémols ou les' Bé dièzes enharmoniques du Concertina et ces mêmes notes tempérées de l'autre instrument; puisque le La bémol el le Sol dièze aussi bien que le Mi bémol et le Ré dieze, sont identiques sur les instruments à accord tempéré, qu'ils ne le sont pas sur le Concertina, el que ni l'un ni 1 autre des sons Enharmoniques, La bémol Sol dièze du Concertina, ne sera à l'unisson jusle du La bémol ou du Sol dieze de l'instrument tempéré qui lient le milieu entre les deux sons du Concertina. ,

En outre l'effet de celte disposition d'une partie de la gamme sera bien (dus affreux encore, si le Concertina joue un Duo avec nu instrument a sons mobiles, tel que leYiolon, la pratique musicale, le sens musical, l'oreille enfin de tous les peuples élu / qui la musique moderne est cultivée, étal lissant que, dans certains cas, les notes dites sensibles obéissant plus ou moins à, l'attraction de ionique supérieure et les notes septièmes on neuvièmes mineures, obéissant a l'attraction de la note inférieure sur la quelle elles font leur résolution, la première, la note sensible( peut devenir un peu plus haute qu'elle ne serait dans la gamme tempérée et la seconde un peu plus basse.

Exemple .

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>\ dièze trop bas du Concertina ne pourrait donc s'accorder avec le Sol dièze trop haut du Violon, ni le La bémol trop l'un avec le La bémol trop bas de l'autre, chacun des exéeulans obéissant à deux lois diamétralement opposées, lit lui ni dis vibrations et la loi musicale, si leYioloniste, cédant à la nécessité d'établir l'unisson, ne jouait de manière ase rap dn son tel quel de l'instrument a intonations fixes, en conséquence réellement faux. Cela se fait même dans (|t. nioindresproet sans blesser l'oreille à l'insu des \iolonisles,quand ceux ci jouent avec le Piano el les autres instruments tempères. Mais le bizarre, qui pourrait concilier le système du Concertina anglais aveclesysfeme des sensibles ascendantes et des septièmes nies de laviiisimie, consisterait a prendre le eonlrepied de l'opinion des aconsticiens sur les Ridiarmoniques^n employant le a I i place du Sol dièze el réciproquement . Le violon exécutant alors ce passage musicalement

se trouverait a peu près a l'unisson du Concertina exécutant le même passa^p. écrit de cet absurde manu

Cette ancienne prétention des acousliciens d introduire de vive force le rést 'lai de leurs calculs flans la pratique dun ail bas/' m mil tant sur l'étude des impressions produites parles sons sur l'oreille humaine, n'est plu* soutenahh aujuuidliui.

Tat I il est vrai que la musique la repousse énergiquement, el re peut exister qu'eu la repoussant.

Tant il est vrai même que les modifications contraires de l'intervalle, entre deiiT sons qui s'attirent (dans la pralique musicale) sont des nuances 1res fines que les Virtuoses et les chanteurs doivent employer avec beaucoup de précautions, dont 1rs éxécutans d'orchestre doivent s'abstenir en général et que les compositeurs dans la prévision de leur emploi, doivent frai, ter d une façon spéciale .

Tant il est vrai enfin. que limmense majorité des musiciens s'en abstient instinctivement dans les ensembles harmoniques. I>'iiii il résulte que les sons prétendus inconciliables par les acousliciens se concilient parfaitement dans la pratique musicale, il qee les relations déclarées fausses par le calcul, sont acceptées comme justes par l'oreille, qui ne tient aucun compte des différences inappréciables, ni du raisonnement des mathématiciens. Il n'y a presque pas une partition moderne où,soi( pour l'a. cibler l'exécution, soit pour quelque autre raison, et souvent sans raison, le compositeur n'ait écrit des passages harmoniques ou mélodiques, à la fois dans le ton diezé pour une partie de lorcbeslre ou du choeur, et dans le ton bémolisé pour l'autre.

Exemple .

Vink

Tnslruments a vent.

CllGetl

Violoncelles et C-Basses.

Choeur. <

Les riugenols 1

-cycrher) i

i iliestre.

fMoyerl (I

GlaLves pi eux sain tes é pe

-T>r-. I 'Us • r^T-r-

Ou sous l'apparence de deux Ions différents donl deux notes seulement se trouvent en relation Enharmonique, comme dans ce passage du Freyschi'ilz deWebor-

Ces deux parties sont à l'unisson .

Violoncelles ,1 C.IWrs.

i Tromlu.ne».

Ici les Violoncelles el les Contre-basses ont l'air de jouer en Sol mineur, pendant que le»' Trombem .- s.einblenl jouer en S? \> mineur.

I/aiis cet exemple, si les Violoncelles et les Contre basses faisaient leur fa dièze trop haut. et si les Trombones faisaient leur sol bémol trop bas, sans doute on entendrait une discordance, mais pour que l'exécution soit lionne il ne faut pas que cela soitjel alors les deux sons, dont chacun a une tendance contraire a celle de l'autre, s'accordent néanmoins parfaitement:

D;his imites les occasions semblables l'orchestre de\ienl ainsi un grand instrument a tempérament . Il le devient riV'ine .h uni' foule d'antres cas, el san> que les musiciens qui le composent sVn doutent.

2«y Diin-i h ci Itln .- Choeur de- Démons de son Orphée, (iluek ii établi une relation Enharmonique entré deu> parties dans iinc tonalité iii'h'teriiiiiiri:. Je veux parler du passage sur lequel ,T..l.. ïtousscan el d'autres un! écrit liinl de folie* ha sers -m l;i différence Cjil'ils croyaient trouver entre le Sol bémol cl le l'a (lièze.

1'! Orchestre Violons Mins <•( liasses (pizzicato)

Orphée .

Chœur.

2r. Orchestre.

Violons, Ail us el Basses (arco)

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£eëe

Spectres!

Ténors et Bas

lar ves!

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