‹ Grand traité d'instrumentation et d'orchestration modernesChapitre 113 sur 116 · J9TC · texte numérisé non relu

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S'il elail vrai que l'exécution laissât apercevoir ici une différence entre le fa liiez e. du choeur el le sol bémol des lias, ses (Pizzicato) cette différence, je le répète ne produirait qu'une discordance intolérable el anti-musicale, l'oreille en sérail révoltée et voilà tout. Bien loin de là l'auditeur est profondémenl ému par un sentiment d'effroi grandiose, très musical. Il ne sail a la \érilé quelle est la tonalité qu'il entend, esl-ce Si b,esl-ee Sol mineur? il fïgnore-,pe.u lui importe-, niais rien ne le blesse dans lassooialion des diverses parties instrumentales el vocales. Le Fadièzedu chœur et du second orchestre produit le prodigieux effel que nous connaissons à cause delà manière imprévue dont il est amené,de l'accent sauvage qui lui est propre dans celle indécision de la lonalité,el non point à cause de sa prétendue et monstrueuse discordance avec le sol bémol. Il faut d'ailleurs èlre d'une ignorance enfan. line des phénomènes delà sonorité, pour ne pas reconnaître que celle discordance ne saurait en aucun cas èlre la cause de l'effet produit, puisque le Sol bémol pizzicato de quelques basses jouenl Piano est nécessairement couvert, ou, pour mieux dire, anéanli,par l'en. Ine subite de cinquante ou soixante voix d hommes a l'unisson el deloul le reste de la masse des instruments' à cordes ail a quant (col areoj le Ka dièze fortissimo.

Ces raisounemens saugrenus, ces divagations des gens de lettres, ces conclusions absurdes des sa^ ans, possédés les uns el les «ulres de la manie de parler el décrire sur un ail qui leur est étranger, n'ont pas d'autre résultat que défaire rire les musiciens. mais cela est faeheux-,le savoir, l'éloquence, le génie, devraiert toujours rester environnés de l'admiration et du respect qui leur sont dus.

Apres celle longue digression, je reviens an Corcerlina anglais, dont voici la gamine barbare:

Vies .Vint/, M H te L'niTl,,.

hj ,JJ J.J -'J^

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\ntes nVUtsMeltc droite.

^J jtL^r-f y— tf-

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lie l'iiuierlina, malgré la disposilion dr l'exemple précédent s'écrit sur une seule ligne et sur la ciel de Sol. Le trille est pr« licable à tous 1rs degrés de 1 rebelle-, moins aisément toute fois dans l'extrémité inférieure. Le trille double (en tierce) est facile.

On peut exécuter sur cet inslrumenl des (rails dialoniques, chromatiques, ou arpégés, d'une assez grande rapidité. Jl est pos sible d'ajouter a la partie principale, si non plusieurs autres parties compliquées, comme sur le Piano et 1 Orgue, au moins une seconde partie marchant à peu près parallèlement » la mélodiefet des accords plaqués, a 4, à 6 iui|es,el plus riches encore:

n i | J » -g iS"

J^LfL -J 1 0 • * 1 | / l t»^»

F,e l oncri -lin.-i allrmanihres répandu aussi en Angleterre, n'est pas construit d'après le système du préoédent.Sa gainme,qui s'étend d'avantage au <rra\ e( il descend à IVl el au Si b)E5=E ^3 ne confienl poiul d'intervalles Enharmoniques-, il esl en conséquence cous.

Irui d'après l.ilui du lempéramment. L'étendue dr- l'oncerlinas varie avec le nombre des clefs,bou lors ou louehes.qu'on leurdonnejei ce nombre change suivant le caprice des facteurs. Vu reste cel inslrumenl a cela de commun avec la guitare que je compositeur pour pouvoir le Irailer d'une façon «\nnl:'geuse, doil en posséder le mécanisme H ,,,, j ,. ]Mj m",m, plus nu mm us bien.

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L ORGIE MKLODIIM

(/ 'Ahwmuire .

. Cri iirst l'iitnenl est ;i clavier, ainsi que 1 Orgue a tuyaux. Sa sonorité résulte, comme celle du Coucer(ina,de la vibration daurhos métalliques libres, sur les quelles passe un courant d'air. Ce courant flair est produit par un soufflet que font agir les pied* de IV xéetilanl-, el selon la façon dont les pieds agissent *ur ce mécanisme de Soufflerie, dans certaines conditions où l'on lient placer l'in-ii nnienl, les sous acquièrent une plus ou moins grande intensité.

I *< i ji ne mélodium possède denc le Crescendo et le Decrescendo, il est expressif, lie la le nom de Registre d'Kxpressii u don lé ii mi rnécanisine spéciiil qu'il possède. Le doigté du clavier est le même que celui du clavier de l'flrgre. (in l'écrit sur di u\ li ni:es et même sur trois, comme 1 Orgue. Son étendue est de cinq octaves.

Celle étendue néanmoins ne se liorne pas la pour les mélodiums a plus d'un jeu. Le nombre des jeux est 1res variable .

Le mélodium le plus simple, celui à un seul jeu dont nous venons de donner l'étendue, contient deux timbres différents, le (imbre du Car mu/Jais pour la moitié gauche du clavier et celui de la Flirte pour la moitié droite. Les autres, selon la volonté du fabriranl, peuvent avoir, piir diverses combinaisons, les jeux de Basson, i\f Clairon, de Flûte, de Clarinette, de Fif're,àc Haut, liais, ainsi nommés a cause de l'analogie qui existe alors entre le timbre du mélodium et celui de ces instruments, et déplus le (Irii)i(l jeu, le Farte et l'Expression. Ces jeux donnent au mélodium une étendue de sept octaves, bien que son clavier n'en ail que cinq.

Ils sont mis a la disposition de l'exécutant par le moyen d'un mécanisme semlilalile à celui de l'orgue, placé de chaque coté de la caisse de l'instrument et qu'on l'ail mouvoir en tirant a soi une tige de bois avec l'une ou l'autre main. Quelques autres jeux «ont ol lei'ii» 1 1 : < i un mécanisme analogue placé au dessous de la caisse et qui se meut sous la pression de gauche a droite et de droite à gauche exercée parles genoux de l'exécutant. Ces mécanismes constituent ce qu'on appelle les Registres.

Le mélodium ne possède pas les jeux de mutation de l'orgue, dort l'effet excite chez beaucoup dé gens une admiration IradL linui'i lie, mais qui en réalité oui une horrible tendance cbarivarique; il v a seulement des jeux d'octaves simples et doubles au moveu des quels chaque louche fait parler, avec sa note, loctave et la double octave de celte note, ou la double octave sans la sim pie ou même l'octave supérieure et l'octave inférieure de celle note en même temps

Beaucoup d'éxorulans ignorants el amis de bruit foui un déplorable usage de ce jeu d'octaves. Il en résulte encore une barbarie, moindre, il e>l vrai, que celle des jeux de rri'ti'lior de l'orgue qui donnent à chaque note la résonnance simultanée des deux antres rôles de l'accord parlait majeur, c'est-à-dire de sa tierce majeure et de sa quinte-, barbarie réelle cependant, puisque, sau* parler de l'empalement harmonique qu'elle produit, elle introduit nécessairement dans l'harmonie le plus affreux désordre par le renversement forcé des accords-.puisqie les neuvièmes produisent ainsi des secondes et des septièmes, les secondes des septièmes el des neuvièmes, les quintes des quartes, les quartes des quintes, etc, el que pour rester dans de ve'i ilahles conditions musioa les avec de pareils jeux.il f'audrail s'en servir seulement dais des morceaux écrits en contrepoint renversable a l'octave, ce qu'on ne fail pas.

Ces] à lï;iuorauee ('u ivovcn aire cberclii ri à talons les lois de l'harmonie, qu'il faut attribuer, sans doute, l'introduel ion dans les oruues de ces monstruosités que la routine ueus a conservées et transmises, et qui disparaîtront peu à peu, il faut lesperer.

Les sons du Mélodium élanl d'une émission un peu lente, comme les sous de l'orgue a tuyaux, le rendent plus propre an style lié qu'à tout nuire fort ■convenable au genre religieux, aux mélodies douces tendres el d'un mouvement lent.

Les morceaux d'une allure sautillante, d'un caractère ou violent ou pétulant, exécutés sur le mélodium attesteront toujours, selon moi, le mauvais goût de l'éxécutat'l, ou l'ignorance du compositeur, ou l'ignorance el le mauvais goul a la fois de I un et de l'aulne .

Iinni'or aux sons du mélodium un caractère rêveur el religieux, les rendre susceptibles de loules les inflexions de la voix Limaille et de la plus part des instruments, tel esl le but que M' Alexandre s'est proposé el qu'il a alleu I

Le méludium est à la fuis un instrument d'F".lise,de Théâtre, de Siilnn cl de sa-lle de Conrerl. Il occupe peu de plac-.i| psi p,.r. lîilif. C'esl donc pour lis compositeurs »■( peur les amateurs de musique, un serviteur d'iu utilité incontestable. Depuis que MM?Vi verheor l'alo\y,>erdi,dans leurs oeuvres dramatiques oui employé l'orgue, combien de théâtres des province» ■ 1 < Kiai-ci et même d'Alleinegl e,qui n'ont pas dorgnes, se sont trouvés emharassés pour les exécuter;» combien de mutilations el d'arrauuc^. mi nls pli >s on moins maliidn ils des partitions celle absence des orgues n'a-l-elle pas donné lieu. Les directeurs de ces théâtres se raienl inexcusables d*" tolérer aujourd'hui de semblables méfails,puisqne, pour une somme 1res modique, ils peuvent avoir a de/'aul dur orgue a liivaii\,uii orgue mélodium a peu pies suffisant peur le remplacer.

Il en esl de même des petites Eglises ou la musique jusqu'à présent n'avait pu pénétrer. Un mélodium louché' par un musicien de liens sens, peut el doit y introduire la civilisation harmonique, el faire avec le temps disparaître les liurlemeus grotesques qui s'y melenl encore au service religieux.

IMA30S ET MKLODÏIMS (d'Alexandre)

a sor» prolonge.

I,i' wo/ongt'nientesîFwmnûoni lapins importante qu'on ait introduite récemment dans la fabrication des instruments à obu ici". Cet le invcilion appliquée maintenant aux Pianos el aux Orgues mélodiums, donne à l'exécutant la possibilité de niaiuli'iiir indéfiniment, par on simple mouvement du genou, une noie, un accord, ou un arpège dans toute lélendue du clavier, après que les maies nul ces -é de presser les louches. El pendant celle tenue fixe d'un plus ou moins grand nombre de sons, l'exécutant, usant de la liberté de ses mains, peut non seulement attaquer et faire parler d'autres notes qui ne font pas partie de l'accord soutenu, mais epco re celles qui se prolongent. On comprend à quelle multitude de combinaisons diverses et charmantes cette invention peul donner lieu sur l'orgue mélodium el sur le Piano. Ce sont de véritables effets d'orchestre el delà nature de ceux qui se pro duisent, quand les instruments ii archet exécutent quatre eu cinq parties diversement dessinées au travers d'une harmonie simienne par les instruments à vent (Finies, Hautbois el Clarinettes,') ou mieux encore comme ceux qui résultent d'un mur. cean a plusieurs parties joue par les instruments à vent, pendant une tenue harmonique des violons dii'isés';ou quand l'harmonie el la mélodie se meuvent an dessus en an dessous d'une Pédale.

-\joiilors que l'effcl du prolongement peul avoir lieu avec différents dégrès d intensité sur le mélodium selou.qn'on ouvre ou qu'on ferme le registre Forte qui lui esi adjoint.

Peux Gevomllères sont placées sous le clavier de manière à pouvoir être facilement mises en mouvement par un léger coup des genoux de l'exécutant. L'une, celle de droite, produit la prolongation des sons de la moitié droite du clavier, l'autre les pro longe sur làulre moitié. Pour que le son se prolonge il faut attaquer la touche en même temps que l'on donne le coup de

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f.CT. llNI.'lT. ^ ^

de o'onou larrèle immédiatement . Ainsi:

Si l'on veut arrêter la tenue des sons, un deuxième couj

Mais si ce nouveau coup frappe sur la genouillère arrête l'effel du prolongement produit par le coup précédent, il le remplace immédiatement aussi par un nouvel effet, si on attaque en même temps une on plusieurs nouvelles louches.

Si l'or voul produire, après nu accord bref, la prolongation d'une seule noie (le ce! accord, il l'ail faire le mnmenienl du o>„< „ M t! lemcnl après qu'on a abandonna les touches relatives aux sons qu'en ne \ eut pas prolonger, mais pend: ri que le doigt presse meure l-i louche delà noie dont en veul obtenir la proïongalii n; après quoi la main devient enlièremenl libre. On fera une série demuiivemenls seinlilahles | -oui changer de noies tenues, [dus un autre moùmneol supplémentaire, pendant que le deio.1 presse encore la louché du sou ni» Ion >enl prolonger el pour arrêter la prolongation des notes de l'accord dort on ne veut pas.

Ceci s'applique indifféremenl a l'une et a l'autre genouillère, pour le Fiano comme pour le Mélodium.

Ou est obligé, en écrivant pour le Piano ou l'Orgue mélodium a sons prolongés, démployer au moins trois lignes el souvent quatre- en réservant dans ce dernier cas la ligne de dessus pour les tenues aiguës ou intermédiaire el la ligne de dessous poulies tenues «raves. Les deux lignes du milieu sont alors réservées aux parties exécutées par les deux mains.

Prolongement . vt^q^ — *

Prolongement

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