‹ Grand traité d'instrumentation et d'orchestration modernesChapitre 18 sur 116 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Les quatre cordes de l'Alto sont accordées ordinairement en quintes comme celles du Violon et a la quinte audessous d'elles.

EXEMPLE

Son étendue ordinaire est de trois octaves au moins.

EXEMPLE

Avec les intervalles chromatiques.

Il s'écrit sur la clef d'Ut (3— ligne), et sur la clef de Sol quand il s'étend beaucoup a l'aigu.

Ce nue nous avons dit au chapitre 2TC relativement aux trilbs, coups d'archets, accords plaqués ou arpégés, sons harmoniques etc. est de tout point applicable àlAlto, en le considérant comme un violon plus grave dune quinte.

Do tous les instruments de 1 orchestre, celui dont les excellentes qualités ont été le plus longtemps méconnues, c'est l'Alto. Il est aussi agile que le Violon, le son de ces cordes graves a un mordant particulier, ses notes aiguës brillent patleur accent tristement passionné, et son timbre en général, dune mélancolie profonde, diffère de celui des autres instruments à archet. lia été lonstems inoccupé cependant, ou appliqué a lemploi obscur autant qu'inutile, le plus souvent, de doubler a l'octave supérieure la partie de Basse. Il y a plusieurs causes à linjuste servage de ce noble instrument. D>abord la plupart des M. litres du siècle dernier, dessinant rarement quatre parties réelles, ne savaient qu en iairej et quand ils-ue trouvaient pas tout de suite à lui donner quelques notes de remplissage dans les accords, ils se hâtaient d ccrire le fatal col B«sso,avec tant 'd inattention quelquefois, qu'il en résultait un redoublement àloctave des Basses, inconciliable, soit avec 1 harmonie, soit avec la mélodie, soit avec toutes les deux ensemble. Ensuite il était malheureusement impossible décrire alors pour les Altos des choses saillantes exigeant un talent ordinaire d exécution. Les Joueurs de Viole, (ancien nom de [Alto ) étaient toujours pris dans les rebuts des Violonistes. Quand un musicien se trouvait incapable de remplir convenablement une place de Violon, il se mettait à (Alto. D'où il résultait que les Violistes ne* savaient jouer ni du Violon ni de la \iole. Je dois même avouer que de notre temps, ce préjuge contre la partie dAltoi n'est pas entièrement détruit, et qu'il y a encore, dans les meilleurs orchestres, des Joueurs dAlto qui ne possèdent pas mieux Part delAlto que celui du Violon. Mais on sent de jour en jour davantage linconvenient qui résulte de cette tolérance à leur éffard, et peu à peu l Alto comme les autres instruments ne sera plus confié qu'a des mains habiles. Son timbre attire et captive tellement lattention qu'il n'est pas nécessaire den avoir dans les orchestres un nombre tout à fait égal à celui des seconds violons, et les qualités expressives de ce timbre sont si saillantes que, dans les très rares occassions ou les anciens compositeurs le mirent en évidence., il n'a jamais manqué de répondre à leur attente. On sait limpression profonde qu'il produit toujours dans le morceau < d Iphigenie en Tauride, où Oreste abymé de fatigue, haletant, dévoré de remords, s'assoupit en répétant: Le calme rentre dans mon coeur! pendant que l'orchestre, sourdement agité, fait entendre des sanglots, des plaintes convulsives, dominés incessament par l'affreux et obstiné grondement des Altos. Bien que, dans cette inqualifiable inspiration, il n'y ait pas une note de la voix ni des instruments dont 1 intention ne soit sublime, il faut pourtant- reconnaître que la fascination exercée par elle sur les auditeurs, que la sensation d horreur qui fait les yeux de quelques uns s'ouvrir plus grand-- en Remplissant de larmes, sont dues pricipalement à la partie dAlto, au timbre de sa 3?"""< oi'de,ason rhvtbme syncopé el à lélrange ri Ici d unisson résultant de sa syncope du La brusquement coupée par le milieu par un autre LaâûS\ tasses jiiiai'qusinfe un rlrytinne différent

IPH1GEXIE EN TAURIDE. ( ou Ch Andante.

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