‹ Grand traité d'instrumentation et d'orchestration modernesChapitre 35 sur 116 · IT · texte numérisé non relu

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Les trilles majeurs et mineurs se font sur toute l'étendue de cette gamme.

Il est presque impossible de bien écrire la Guitare sans en jouer soi même. La plupart des compositeurs qui l'emploient sont pourtant loin delà connaît re.;àussi lui donnent ils a exécuter des choses d'une, excessive difficulté sans sonorité et sans effet. Nous allons es>-ayr néanmoins d'indiquer la manière d'écrire pour elle de simples accompagnements.

Dans la position ordinaire de la main droite, le petit doigt étant appuyé «ur la caisse de l' instrument, le pouce est destiné à pincer les trois cordes graves rS I ' ! |j ^ index pince le Sol fi j le doigt du milieu le Si i^EEP7^]] et l'annulaire la chanterelle ou le Mi //{ ]' -fl D'où il suit que lorsqu'il s'agit de faire entendre des accords à plus de

quatre notes, le pouce est obligé de glisser sur une ou deux des cordes inférieures pendant que les trois autres doigts attaquent directement les trois cordes hantes. Dans les accords de quatre noies chaque doigt attaque seulement la corde qui lui est des-

tinée, les doigts changent de cordes seulement lorsqu'il s'agit de plaquer des accords graves comme ceux ci

êé^è^é^

La Guitare étant surtout un instrument d'harmonie, il est. très important de connaître les accords et par suite les arpèges qu'elle peut faire. En voici un certain nombre dans differens tons.

Nous commençons par les plus aise's, par ceux qui se font sans employer le Barrage, procédé au moyen duquel l'index de la main gauche placé transversalement sur le manche", sur deux, trois, on quatre cordes, sert de Sillet factice. (On sait que le sillet est la petite p;ece transversale du manche, sur laquelle reposent les cordes, et qui en détermine la longueur propre à être mise en vibration )

Et tous les fragments de ce= aroids.

En SOL. l'^të^l-M^W^^^ E" RE'"

Rn LA.

Les tons qui amènent des bernois à la de sont incomparablement plus difficiles que les précédons et nécessitent tons le Barrage. Les accords Les plus faciles sont les suivants.

En F\

En ST b

Il faut éviter dans tous les accords d'employer en même tems \ la première et la troisième des cordes graves sa fis la seconde* .par- | ceque le pouce sérail oblige alors de sauter par dessus cette seconde I corde pour aller de la première à la troisième /

Il est impossible de plaquer ces accords :, mais en leur ajoutant \ fo g 11 g la ^^ M

EXEMPLES

la seconde corde grave ils deviennent aises

Tl faut aussi se garder d'écrire les accords de septième dominante

dans la position ordinaire de trois tierces superposées, comme: fi) o 11 Vt II " Il 8g 11 ftÉj 11 8 "- Il

Ils sont presque impossibles^ celui ci est difficile mais praticable: / || à cause du Sol qui se fait à vide. Le

suivant seul est très aise et sonore

à cause du Mi à vide .

Les trois accords suivants sont aises et s'enchaînent bien ensemble dans tous les tons:

De même en Fa % , en Sol., en La v etc.

EXEMPLE

On conçoit que ces accords peuvent avoir quelquefois plus de quatre notes, dans les tons qui permettent de leur ajouter une corde grave à vide, en La 3 par exemple, en Mi EL en Sol, en Fa, partout enfin où Ton peut faire entrer Tune de ces trois notes pour basse

Cette succession qui exige le Barrage de quatre cordes est également praticable sur les deux tiers inférieurs du manche de

la Guitare. jT^/#E^lX^3, et ensuite en montant par demi tons jusqu'à eu où ce doigté peut être emplove.

EEH qui est le point extrême à faK

Les arpèges suivants sont d'un excellent effet sur la Guitnr

fi

Dans ce dernier arpège les deux note9 aiguës liées se font on accrochant la chanterelle avec le petit doigt de la main gauche T. es arpèges se dirigeant de haut en bas sont assez incommodes quoique très- execiktables.

EXEMPLE

Les mêmes en sens inverse sont au contraire très aises. \ A cause du mouvement rétrograde du pouce sur les deux f -£fr& notes graves, les suivants sont beaucoup plus difficiles et moinsi avantageux /

Les gammes liées de deux en deux avec la répercussionX *** "

d'une note sont élégantes et assez sonores, surtout dans les'- exemple ; tons brillants de l'instrument

^IfPP

Les gammes en tierces quoique difficiles à leurs deux extrémités peuvent s'euiplover dans un m ornement modéré.

^Hfiii^^^±s^L^'

Les suites de sixtes et d'octaves sont dans le même cas.

Les notes répercutées deux, trois, quatre et même six ou huit fois se font aisément-, les roulements prolonges sur la même note ne sont guères bons que sur la chanterelle ou tout au moins sur les trois cordes hautes.

EXEMPLE

Les notes marquées d'un P se pincent avec le ponce, les autres avec le premier et le second doigt successivement. Pour les roulements il faut faire succc'dcv le pouce aux second et premier doigts sur la même corde.

Air:

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EXEMPLES

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