‹ Grand traité d'instrumentation et d'orchestration modernesChapitre 37 sur 116 · D. GIOVANNI · texte numérisé non relu

D. GIOVANNI

T-a Mandoline est aujourd'hui tellement abandonnée, que, dans les théâtres où Ton monto Don Jnnn on est toujours embarrasse pour exécuter ce morceau de la sérénade. Bien qu'au boni de quelques jours d'étude un Guitariste ou même un Violoniste ordinaire puisse se rendre familier le manche de la mandoline, on a si peu de respect en général pour les intentions des grands maîtres, des qu'il s'agit de déranger en la moindre chose de vieilles habitudes, qu'on se permet presque partout, et mélme à l'O'pera i le dernier lieu du monde où Ton detrnit prendre une pareille liberté ), déjouer la partie de Mandoline à' Don Jikiii^w îles \iolons en pizzicato ou sur des Guitares. Le timbre de ces instruments n'a point la finesse mordante de celui auquel on le Mih*tilui>, et Mozart s.'nnit bien ce qu'il faisail en choisissant la Mandoline pour accompagner l'erotique chanson de son héros.

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