‹ Grand traité d'instrumentation et d'orchestration modernesChapitre 64 sur 116 · COR En IT · texte numérisé non relu

COR En IT

1er COR En LA b.

Al '1UI'. \ 2""'COR En ri: \>.

K.\r.wri. E. j 5""COfi EnlUl't|.

4™' cor En ni? lia

Ouand on se sert de plusieurs tons différents a la fois il vaut mieux donner les tons ai<rus aux premiers cois et les Ions graves aux second* .

Une autre précaution que beaucoup dé compositeurs négligent a tort, est celle de ne pas faire l'exécutant changer dans le même morceau un ton 1res haut contre un autre ton Ires grave, et réciproquement. Le corniste trouve fort incommode h- pas». lie subit du ton de La haut, par exemple, à celui de Si bémol bas, et au moyen des quatre cors qui se trouvent aujourd'hui dans tous les orchestres, il n'y a jamais nécessite de faire, pour les changements de tons, de* saut- aussi disproportionnes .

ÏIW

'•• ""' ''-' 'I" in-lrumonl noble .1 in.'-l .1 in-ol it|ti<- :. |'i xprrssinn do -on I inil.i < ,1 sa son. M il. : lie si. ni pa- telles i i pend il.) qu'il ne |inï — -«■ lïrurrr .I,mi- Imite espèce de mnreoaux . Il se liniil ai-énn-nl il»n« I ensi niU. harmonique:..! le ■ . > • > > | ■. .- < '• <•■-.

neoiie li' moin- hulule, pool, à volonté, le mi. Hic m évidence ou lin l'aire jouer mi rôle lllili' mai- inappel . u . \ i.iil><

a mona\i-.n'.. -.il en tirer un pni'li plus original, plus |>o» fu|in- en même lomps .1 plu- complet nue Wober. Mans se- lini- .11- d'ocrn rc, Oheron, ElliymiU' v\ le Fl'ei/Sr/iufs,\\ leur fait pu 1er une langue i.lmiialde ;nil:inl ipio iiiiiim lli',i|iH' Mi'IihI et II.'.lli.-v. n ~i ni- scmbbnl aMiir comprise axant lui, H ilmil llcjorl ci r, mieux i|uc (oui autre, a inaiiili'im la pureté. Le eitr i'-l ili' l"us 1rs instruments de l'orchestre. , . .lui ipie Gluck écrivit le moins bien: la simple inspeclinn «l'un (!•> -n .mim .,.•suffit pour mettre à nu «un |'ii d'adresse à cil érard: il laid pourtant citer comme un éclair de jri'nio lr- I1..1- 11..1. •- de cor iiiiil.inl la rniique de Caron dans l'air rt'Alcrsfe «Caron l'appelle! » oc sont des 1/ du médium, donnes .'. PunisM.n |Mi' deux eues en lie; mais raulcur ayant imaginé de l'aire aboucher l'un conlrc l'aulre les parlions, il on résulte nue les deux instruments se scrvcnl iniiluellenicnl de sourdine cl <|iie les -uns en s'cnlrcchiH|iianl prcnncnl un aecenl lointain «I un timbre rawriicux de l'effel le plus cirante cl le plus drainaliipie .

EXEMPLE

((MIS Km III'..

i:;i ion l'ap pel . 1

eu. tends su voix.

.le crois pmirtanl ipie Gluck oui obtenu à peu pus le même résultai avec le La bémol bouché du médium de ileu 11- en Sol bémol.

COUS Kn SOL Urim.l ,

Mais peut cire, à celle epoipie, les éventant- n'étaient ils pas assez -urs de prendre des intonations p,u cilli -,el bailleur lit-il 1 1 i en d'user de ce singulier procède pour assombrir el éloigner le son le plus oinerl du cor en lie.

lîossini, dan- là chasse du second acte de Guillaume Tell , a eu l'idée de faire exécuter un Irait diatonique parqua- Ire cors en Mi Bernois Puni-son . T'est fort orir mal . Ouand on veut ainsi réunir les quatre Cors, soit sur un chant sou lenu, soit -111 uni' phrase rapide <pn nécessite l'emploi des sons bouche- et de- sons ouvert-, il vaut incomparablement mieux '!i inoiii- d'une idée basée sur la dilTcrence même el l'ineialilc de ces -nnsj les niellrc dans des Ions différents:, les notes .mim 1 les des uns, compensant ainsi le peu de sonorité des noie- bouchée- qui leur correspondent chez les autres, ré - (ahlisscnl le<piilibre,el donnent à la ranime entière des ipialre cors unis une -sorte d'hnnio^onéilc . Ainsi, pondant ipie le cor en l t donne le Mi bémol (bouché), si le cor en Mi bémol donne/'Z / (ou>erl)le cor en Eu le Si bémol (omorl), il un cor en '-Si bémol bas \>ïa (bouche), il résulte de ces quatre timbres différents nn quadruple Mi bémol d'une fort t • - 1 1 • - sonorité'', et fou comprend qu'il en sml ,1 peu près de même pour les aulies noies.

hfXt.il/-Lh:.

roi; Kh F\

HUi Kn II

(ni; i-.n Ml ?.

( (Mi Kn SI t» . i^

! m nnii edé avantageux donl je ne connais (ju'un seul exemple, consiste a l'aire dois (in <jualrr cors en différents Ions »e .il' céder pour i Vxcculinn d'un so/o„chanlanl. Chacun (Peux prenant ainsi dans la phrase les noies (pu correspondent a ses sons ouverts, i! en résulte.) si les l'rarinenls nielodi<|iics sonl adroilenient enchaînés les uns aux autres, un chaul (|in h l'air d'èlre c\. cule par un seul cor dont presejur toutes les notes son! craies cl ouvertes".

EXEMPLE

i:uk l'ji wi ?. jgg

CdK Km UT.

<(>!'• Kn LA >.

^rptegs

mm

HÉ

3=^'?tr:

mm?

Sr-ax^W r-<S%-r^>^

£ufci:

— l^At

.l'ai dil nue le cor etail un instrument nolile el mélancolique, mairie ces Joueuses ffoiJ'ctres<\e chasse qu'on cite si sou \enl. Kn effet, la .( i le de ces airs résulte plutôt de la mélodie elle-même que du limhre des cors-, les fanfares de chasse ne xinl vraiment joyeuses «|iic si elles seul jouées sur des trompés, instrument peu musical, donl le son strident, loul en dehors, ne ressemhle point a la voix chaste el réservée des cors. En forçant d'une certaine manière l'e'inission de l'air d'il- le IiiIm- du cor, on arrive cependant a le l'aire ressembler a la trompe ; c'est ce (pi'on appelle l'aire cuivrer les sons. . Cela peul cire quelquefois d'un excellent effet, même sur des notes bouchées . Quand il s'aril de forcer des no le» oiiverles, les compositeurs exirenl ordinairement, pour donner au son toute la rudesse possible, (|ue le» exécutants le . \enl le» p.i\ ilbui»:, il- indiipienl alors la position de l'insli'umenl parées mots: l'avtllous eu l'air, On trouve \\\\ ni'rni l'iquo exemple de l'emploi de ce inox en , dan» l'explosion finale du duo «I ' Eujilirosiue et Corar/ùi , de iMohiil « tiuwfes vous de lu jalôusiè.'x) Encore sons l'impression de l'horrible cri de» cors,(irolr\ repoiidil un jour .i i|ue|ipi'un ipii lui (!■• maudail son opinion sur ce l'oudrovanl duo: <t("e»l à ouvrir la voulc du Ihéàtre avec le crâne des auditeurs ! i>

Page 1