‹ Grand traité d'instrumentation et d'orchestration modernesChapitre 63 sur 116 · ÉTENDUE GENERALE DU COB · texte numérisé non relu

ÉTENDUE GENERALE DU COB

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C'esl ici le lien «!<■ l'aire observer que les successions rapide', sonl d'autant plus difficiles sur le ci ijuc son Ion est plus grave-, son tube, qui est alors d'une grande longueur, ne pouvant entrer inslaiilanemenl eu vibration . Ouantl aux noies infc rieure mêmes nalurelles , dans presque Ions les tous elles ne peuvent se succéder que dans un mouvement modère; c'esl (railleurs une loi générale qu'on doit observer dans l'emploi de tous les instruments, puisque les sons graves sonl ceux qui résultent d'un moins grand nombre de vibrations dans un instant donne; il faut donc que le corps sonore ail le temps neees sairc a la production du son. Ainsi le passage suivant , sur un cor grave, serait impraticable el d'un mauvais effet:

(,«IHS En SI [) Ou en LT O.i m KE

Celui-ci, possible sur un cor en Fa et sur les tons plus aigus , serait également fort mauvais sur l< s tons dit et d< Allegro.

Si\> bas:

Il faut autant cpie possible, en employant les sons bouches, dans l'orchestre surtout, les entremêler de sons ouverts et ne pas sauter d'une note bouchée sur une autre, ou du moins d'une mauvaise noie bouchée sur une autre également

Au contraire, un passage comme celui-ci:

=fl ne manque pas de sonorité et se peut exécuter

aisément, parce qu'il ne contient qn'uneniauvflisenote bouchée (le premier la bémol) ", tandis que ce même Irait transposé serait ridicule el d'une excessive lilficulle :

lauvaise. Ainsi il serait absurde d'écrire:

EXEMPLES MAIVAIS

On pcul voir par ces trois exemples, que les meilleurs sons bouchés se trouvent tous, a l'exception des qualres suiva

plai es au dessus du La > du niédium^ils forment la série déjà indiquée plus haut.

(i'esl pourquoi la phrase en La bémol cilée ci-dessus, bonne dans un octave, devient détestable transposée a l'octave intérieure oïl elle mule prestpie entièrement sur les noies bouchées les plus mauvaises, jU I I J \,é I bien qu'elle débute par une noie ouverte le La \i m I noie l'adiré, qui ainsi attaquée rapidement s;.ns préparai ion, est d'une émission assez dangereuse.

1 V* Les anciens niaitres se sont bornés, en général, » l'usage des sons ouverts, qu'ils écrivaient.en outre, il faut l'avouer, 1res maladroilemenl. Beethoven lui même est extrêmement réserve' dans l'emploi de sons bouchés quand il ne d'aile pas les cors en Solo. les exemples en sont assez rares dans son orcliestre.pt quand il v a recours, c'est presque toujours pour un ell. I saillant, Ainsi des sons !>• niellés e[ du son faeiioe des . trois cors en J// \> dans le scherzo de la Symphonie kéroiffue et du /ff jçbas du second cor en Jlédaiis • le scherzo de la sMiipIloiiie en La- . ,.,.,.

SJMFHO.XIE HkHOIQVE.

(jJKF.'i'lHWiN.)

CLAKINK.'J'TKS En SI b>.

«9 fi

S Wfi

iV M

SYMPHONIE En LA.

(lil-ETHCAKS)

Ce -.wli^mr esl san« doule infiniment supérieur à l,i méthode contraire, adoptée ,iii|i.m d'hui p;ir I.' plupart do c-oinposili-ui-x IVi»n çais el il ilirns, cl <|in consiste ', l'rrirc les cors absolument comme do basson» nu des clarinettes, s;ms tenir compte de l.i ililfr renée énorme <|ui existe entre les Ions houchf's et les Ions ouverts, comme aussi entre certains sons bouchés et eerl;iins mitres, sans se soucier île l.i dillieulle qu'il y ;i pour l'éxéculaiil à prendre (elle ou telle noie après une autre qui ne ramène pas naturellement, de la justesse douteuse, du peu de sonorité' ou du caractère rauqne, étrange des intonations qu'on prend en bouchant les deux tiers on les (rois quarts- du pavillon, sans avoir l'air de se douter enfin qu'une connaissance approfondie de la nature de l'instrument, le gnul el le |>on sens puissent avoir quelque chose à démêler avec l'emploi des sons que ces maitres écoliers jetlenl ainsi a tout ha zard dans l'orchestre. La pauvreté même des anciens est évidemment préférable a cet ignorant el odieux gaspillage. Quand on nV ci il pas les sons noiichés pour un effet particulier il faut au moins éviter ceux dont la sonorité' est trop faible et trop dissemblable di s autres sons du cor .

Tels sont He Ré ' elle Ré b en dessous des portées. ^Œr^ le la \ el le si b bas -$yr ~p| el le la !"> du médium fprw^j

qui ue devraient jamais être employés comme notes de remplissage, mais seulement, afin de produire des effets inhérents à leur timbre sourd, rauque et sauvage. Pour i\n dessin mélodique dont la forme exige impérieusement la présence de celle noie, j'excepterais seulement le La bémol du médium: ,,,,,,...,

Le Si bémol bas jfo j a été placé une fois avec une excellente intention dramatique parWeber dans la si •'•ne du

Freyschutz ou Gaspard conjure Saiiiiol: mais ce son est tellement bouché et conséqucmmenl tellement sourd qu'on ne l'entend pis;, il ne pourrait être remarque que si l'orchestre entier se taisait au moment de son ('mission . Ainsi, le La bémol «lu nié diuni, écrit par Meyerbeer dans la seine des nones de Robert le Diable, quanl Robert s'approche du tombeau pour outil lir le rameau enchanté n'aliire tellement l'attention que grâce au silence de presque tous les autres instruments:, cl cependant celle noie esl beaucoup plus sonore que le Si bémol bas . Il peut résulter dans certaines scènes d'horreur silencieuse, un très grand effet de ces noies bouchées à plusieurs parties; ÎMéhul esl le seul, je crois qui l'ait entrevu, dans son opéra de Fhrnsine el Mt;li<fore.

Ail'.' Moderato.

PHKOSISE Et MELWOXE.

(mkhii.)

r.i's rnlli'> majeurs .■■ mineurs «oui prafieahlcs su i h Lor. m..is dans une petite partie de sa Ranime seub mnil

"V < i i < i 1rs meilleurs : t

On écrit urdinaircineiil les cors, quelque sml leur Ion el icelui de l'orchestre, sans dièzos ni bémols à la clef. Loi-squ'ot Iraile un (in en partie reeilanle, cependant, il est mieux, si l'insirumenl n'esl pas dans le même (ou ipie l'orchestre, d'indi. i|uer a la clef les Jiezes ou les bernois (|ue la tonalité exige; mais il faut toujours s'arranger de manière a en omployi ln*> peu. \ i ns-i le cor en tu esl lies bien ehoisi puni' exécuter un solo quand 1 orchestre joue en Mi bémol , d'abord parerqui e'esl un d< s meilleurs Ions de l'instrument, ensuite pareeque celle combinaison n'amené pour 1a partie ^\\\ cor (pie deux bernois (si el mi) à la clef, dont l'un (le si) , étant, dans le médium el dans le haut, une noie ouverte, ne diminue pas la sonorité de celle partie de sa gamme <pii doit être le plus souvent employée en pareil cas.

COU En FA.

Olli HKSXitK

El'fcl de lu iiarlit

Il est vrai un un cor en mi P, pour un passade comme celui-ci, eut ete tout aussi avantageux.

EXEMI'l.K.

cou

En VII 3.

"Mais si la mélodie amenait fréquemment le quatrième et le sixième degré de cette gamme {La \> el Ut)\e cor en fa vaudrai! mieux alors que le cor en mi \> , ses «lonx notes ~YJ\ FT] qui produisent (h) \>n P*)] étant beaucoup ineilb mes que

llcs du c(ii en mi "> -. ~/v» p 3 représentant les mên

Les anciens orchestres ne possédaient que deux cors, partout aujourd hui les compositeurs en trouvent quatre. Avec deux cors seulement, tout en utilisant les sons bouches. lorsqu'il s'agira de moduler un peu loin de la tonalité principale, les res sources de l'instrument seront assez bornes-, avec quatre au contraire, et lors même cpi'on ne voudrait se servir que des s(,iin ouverts, il esl facile d'\ parvenir par le Croisement i/es fous.

Le compositeur (lui prend quatre cors dans le même ton l'ail presque toujours preuve d'une insigne maladresse. Il \aul imeomp. noblement mieux employer deux cors d.uis \m ton el deux dans mi autre; ou le premier el le second cor dans le même Ion, le Iroisicmc dans un autre el le quatrième dans un autre, procède préférable encore; ou enfin, quatre cors dans quatre Ions différents; ce qu'il faut faire surtout dans le cas ou l'on aura' il besoin d'une grande quantité de sons ouverts.

L orchestre jouant, par exemple, en La bémol , ces quatre cors pourraient être: 1- en La bémol - 2—' I en>~Jfi ' t| .. (.1 cuise île son mi, |ii'n(liiisanl ^ol Z qui donne enhaininniquemenl lela>b)3-een.fit>4-*en O.Ou bien ¥7. en Ldbl9F?eVLJte.'>"3vu iiaii i- en Si \ bas, (a cause de son mi produisant re " qui donne en harinoniqueinenl mi hemol). On peut encore selon la cnnlexlurc du morceau eomhiner les quatre Ions de plusieurs autres manières, c'est au compositeur à calculer les e\i geancos de ses harmonies et a leur subordonner le choix de ses cors.

I ,ii' ce mn\cn il \ a Ires peu d'accords ou l'on ne puisse introduire, quatre , ou trois, ou aunioins deux notes ouvrîtes.

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