GUILLAUME TELL. ( KOS.MM
C1.\R. En SI
COKS Kn t'\
I n Instrument seul (hantant à l'orchesfre une phrase dessinée comme la mélodie vocalc,el formant avec elle une sorte de duo, est aussi fort souvent d un excellent effet. Le Cor solo qui dans le second acte de la Vesta/e,de Sponfini, murmure en duo avec Julia l'air si douloureusement passionne: vToique j'implore,»» donne bien plus d1inlensile a l accent de la partie vocale^ le timbre mys(ericux,voilc' il un peu pénible du Cor en Fa ne fut jamais plus ingénieusement ni plus dramatiquement emplnve'
II en est de même de la Cavaline de Rachel, ar ( umpa^ne'e par un solo de Cor Anglais, au 2- acte de la Juive d'' H.ilevy. La voix faible et touchante de l'Instrument s'unit on ne peut mieux dans cette scène à la voix suppliante de la jeune fille.
Largo espressivo.
LA TESTALE . (spontini.; N? 55.
MIH.UNCI | M
(j i.'ant aux instruments seuls qui exécutent des traits, dt s ai peges,des variations, pendant un morceau de chant, ils sont, je le re'pel<,d*une telle incommodité pour les chanteurs et même pour les audileurs,qu*il faut un art extrême et un a propos e\ident pour les faire tolérer. J'avoue du moins,qu'a la seule exception du solo d'Alto de la ballade d'Xnneffe, au ô* acte du Freuschiit: ils m'ont toujours paru insupportables. Il est rarement bien aussi, maigre lexemple qu'en ont donne Mozart, Gluck, la plupart des maîtres de l'ancienne école, et quelques compositeurs de l'école moderne, de faire doubler a l'octave ou a 1 unisson la partie de chant par un instrument, dans les Andante surtout. C'est presque toujours inutile, la voix suffisant bien a l'exposition dune mélodie; c'est rarement agréable, les inflexions du chant, ses finesses d expression,, ses nuances délicates étant plus ou moins allourdies ou ternies par la juxtaposition de cette autre partie mélodique; c'est enfin fatignnt pour le chanteur, qui, s'il est habile, dira d'autant mieux une belle melodie,qu'il sera absolument seul a l'exécuter.
On compose quelquefois, dans les choeurs ou dans les grands morceaux d ensemble,une espèce dorchestre vocal, une partie de la masse prend alors les formes du stvle instrumental, pour exécuter au-dessous du chant, des accompagnements rh\lhmcs et dessines de diverses manières. Il en résulte presque toujours des effets charmants. Il faut citer en ce genre le choeur pendant la danse au troisième acte de Guillaume -Tell . r> Toi que l'oiseau ne suivrait pas. »i
'2 soi'HANO I'.
1 Sul'RAKO T.
2 TBKOltS 1'.
!2 il nous T.
4 HASSKS.
allegretto.
GlILLALME TELL, (bossiki) N? 56.
A nos chants vii'ns
nl«ler tes pas e-tiange re si le' pè re veux- lu plai re
fleur non-vel te
si moins Jiel - - le quand pr'es d'el __ le vont les pas.
C'est ici le lieu de faire observer aux compositeurs que dans \<> choeurs accompagnés par de^ instrumrnisj'barmoiiie des voix doit être correcte,et trailee comme si elles ('(aient seules Les diverses timbres de l'orchestre sont trop dissemblables des timbres vocaux pour remplir auprès d'eux l'office dune basse d'liarmonie,sans laquelle certaines successions d'accords deviennent fautives. Ainsi Gluck, qui dans ses ouvrages a souvent emplove les progressions de tierces et sixtes a trois parties, en a l'ail usage même dans ses choeurs de Prêtresses d'Iphigente en Taurifïe, chœurs de Soprani écrits à deux parties seulement. On sait que dans ces successions harmoniques la seconde partie se trouve à la quarte au dessous de la première, 1 effet de ces suites de quartes n'est adouci que par celui de la Basse écrite a la tierce au dessous de la partie inlermediaire,et à la sixte au dessous de la part ie supérieure. Or,dans les choeurs de Gluck que je viens de citer, les voix de femmes exécutant les deux parties hautes sont don* écrites en successions de quartes,la partie grave qui complète les accords et les rend harmonieux est confiée aux Basses inslrumentales,dont le son diffère essentiellement de celui des Soprani et dont il est trop distant, d'ailleurs, par son extrême gravité et par son point de départ. Il en resuite qu'au lieu de chanter des accords consonnants,les voix isolées sur la scène et éloignées de l'orchestre font entendre des séries de quartes devenues dissonnantes ou, si Ion veut, 1res âpres, par l'absence apparente de la Sixte.
Si 1 aprete de ces successions est d'un effet dramatique dans le choeur du premier acte de l'opéra cité, m 0 songe affreux, ■>• il n'en est pas de même quand les Prêtresses de Diane viennent (au quatrième acte ) chanter Phvmne,d un coloris si antique et si beau cependant, n Chaste fille de Latone . 11 II faut reconnaître qu'ici la pureté harmonique était de rigueur. Les suites de quartes qu'on y trouve,laissees a découvert dans les voix, sont donc une erreur de Gluck, erreur qui disparaîtrait, si une troisième partie vocale se trouvait, au dessous de la seconde,a 1 octave haute des Basses de l'orchestre.
Lent.
IPI1IGEME EJY TAIRIBE. (i;ua;