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TROISIÈME CONGRÈS

Le troisième congrès fut ouvert, en juin 1896, par M. CHAM¬ BERLAIN en personne, qui émit de nouveau l’idée de l’union commerciale de l’Empire. Il appuya aussi sur la nécessité de former un Conseil impérial, comme conséquence de cette union commerciale. Il ajouta que :

La diffuse impériale ne saurait être exclue de ces délibérations, car la defense de l’Empire signifie, sous un nom différent, la protection du commerce de l’Empire.

La proposition en faveur de l’union commerciale fut faite par

OSLKR, président de la Chambre du Commerce de Toronto, et appuyée, avec amendement, par Sir Donald SMITH (aujourd’hui Lord Strathcona), qui avait alors succédé à Sir Charles Tupper au Bureau canadien, à Londres. Les représentants des Chambres anglaises, entre autres M. Sydney BUXTON, M. P., ancien Sous- Secrétaire d’Etat pour les colonies, combattirent énergiquement cette proposition. Les délégués canadiens firent en vain vibrer la corde du sentiment : les délégués britanniques leur dirent nettement que si les colons voulaient former une union plus intime avec leurs cousins d’Angleterre, ils ne devaient en exiger aucuns sacrifices en faveur du commerce des colonies. Le résultat fut encore plus désastreux que celui de 1892. M. Osler et Sir Donald Smith durent retirer leurs propositions, et la résolution suivante, proposée par M. LOCKHART, délégué d’Edimbourg, fut adoptée:

Que ce Congrès est d’opinion qu’il est du devoir du gouvernement défaire des démarches immédiates pour opérer une union politique et commerciale plus intime entre la mère-patrie et les colonies .

On observera que, cette fois, le mot “politique” apparaît.

M. TONKS, délégué de Birmingham, propose une résolution recommandant la formation d’un Conseil Impérial dont les membres eussent leur domicile dans le Royaume-Uni ; — ce conseil devant délibérer sur les questions de commerce, de finances et de défense impériale, ses fonctions demeurant d’ailleurs “ purement consultatives."

Cette résolution fut adoptée à l’unanimité.

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