BANQUE D’OTTAWA
A l’assemblée des actionnaires de la Banque d’Ottawa, le 13 décembre 1899, M. J. G. WHYTE, appuyant l’adoption du rapport annuel du président, dit, entre autres choses :
Il me semble qu’on n’apprécie pas à leur juste valeur les avantages que nous trouvons dans les liens qui nous rattachent à la mère-patrie. La prospérité même de cette banque, telle que démontrée par le rapport qui nous est soumis, et la sécurité dont jouit le peuple canadien, dans sa vie et dans ses biens, sont en grande partie l’œuvre de la protection que nous accordent l’armée et la marine de la Grande-Bretagne; et cependant le Canada ne contribue en rien à l’entretien de ces moyens de protection. On commence à comprendre, au pays, que le temps est arrivé où l’on devrait modifier les conditions de l’association, et que nous devrions cesser d’occuper cette posture peu enviable où nous prenons tout sans rien donner. Il est vrai qu’en ces derniers temps nous avons envoyé volontairement un millier de nos jeunes gens les plus braves et les meilleurs pour aider à faire valoir les droits des citoyens britanniques de l’Afrique du Sud ; et selon les probabilités actuelles, l’offre d’un second contingent sera acceptée; mais ceci n’est pas assez. Notre pays est en état, non seulement d’organiser sur un pied encore plus considérable la défense de nos diverses provinces, mais de suivre l’exemple de l’Australie et de la Colonie du Cap en payant une taxe directe et annuelle pour aider à l’entretien de la marine anglaise . (Free Press, d’Ottawa, 14 décembre 1899.)