MINISTÈRE GLADSTONE, 1880-1885 L'EMPIRE À SON APOGÉE
On peut dire du deuxième ministère Gladstone qu’il vit la grandeur britannique à son apogée. L'Inde était paisible ; la possession de l'Egypte assurée ; l'Australie et la Nouvelle-Zélande entraient dans une période de prospérité inouie : Je Canada aïlait mettre au Empire son chemin de fer transcontinental] ; et le gran homme d'Etat à qui la faveur Populaire allait bientôt se refuser, se Préparait à entreprendre la solution du problème le plus dangereux de la politique anglaise ; l'émancipation de l'Irlande, Le génie de Gladstone s'échoua sur cet obstacle que le temps n’avait fait que rendre plus difficile à surmonter ; son prestige politiqu® s’éclipsa et il dut quitter son poste et, peu après, la scène de ce monde, avant
était le «ernier survivant des grandes luttes de Cobden et de l’école anti-impérialiste. Son disciple de prédilection, lord Rosebery, lui Succéda—dans l’ordre chronologique. Singulier composé d'homme
limites de parti, les éléments incohérents de sa majorité parlementaire. Détail curieux : devenu aujourd’hu: l’un des tenants de la dc “trine impérialiste, il Prononça à cette époque un discours d’adieu à ses amis politiques où il résuma, dans cette manière claire, élégante et plausible qui lui est prcpre, les dangers de l'impérialisme.