PIÈCES OFFICIELLES
nies, s’il allait profiter des fêtes du Diamond Jubilee, en juin, pour réunir en conférence les premiers ministres des colonies et discuter
question avait été décidée et quels problèmes de la politique impériale seraient discutés. M. Chamberlain répondit :
Je dirai, en réponse aux deux députés, qu’il n’est nullement question de ce qu’on Pourrait gro une conférence impériale ÿ mais évidemment, si les Premiers-Ministres viennent, le gouvernement saisira l’occasion de discuter avec eux toute question d’intérêt commun qu’ils puissent désirer traiter. (P. D., Vol. 46, page 978).
Le 29 mars, M. Chamberlain disait :
J'ai déjà déclaré qu'il n’était pas question d’une conférence officielle, mais le Souvernement de Sa Majesté sera heureux de connaître les opinions des premiers ministres et de s’assurer leur coopération sur tous les sujets d'intérêt commun. (P. D.,
Le 13 mai, le Secrétaire pour les Colonies produisit la corres- Pondance échangée à ce sujet entre lui et les Souverneurs des colonies autonomes. ( ‘‘Parliamentasy Pa »”” 1897, C. 8485, Vol. LIX, Page 621). Ce document établit ue dès Z 28 janvier Z897, le ministre avait exercé une action officielle tandis qu’il déclarait trois jours plus tard que la question ‘serait prise en considération.’ Ce pro-
é caractérise À merveille la politique de M. Chamberlain. Tout le mouvement impérialiste, tant en gleterre qu'aux colonies— Mais surtout aux colonies, —a porté dès je début ce cachet de dupli-
bration du Jubilé et invitait le premier-ministre du Canada à y assister, lui offrant l'hospitalité au nom du gouvernement britannique. Il ajoutait :
6. Si ce projet peut s’accomplir, ainsi que je l'espère, les grandes colonies autonomes de l’Empire de Sa Majesté seraient dignement représentées par leurs Premiers- Ministres, qui se feraient accompagner dans toutes les cérémonies officielles par une escorte ou garde d’honneur, composée d’un détachement de troupes coloniales. Je n’ai aucun doute qu’une telle manifestation fera honneur à la colonie et sera hautement appréciée dans ce pays.
7. Il a également plu à Sa Majesté de consentir à recevoir les Premiers-Ministres des colonies et à assister au défilé des troupes coloniales,
8. Siles Premiers-Minisires des colonies autonomes acceptent cette invitation, leur présence à Londres offrira une occasion très précieuse de discuter de n nbreux sujets du plus haut intérêt pour l’Empire, tels que l’Union Commerciale, la Défense Colomale, la Représentation des Colonies, la législation concernant l'Immigration d’Asie et d’ailleurs, —et autres sujets.
0. 11 n’est pas probable que la durée des cérémonies mêmes de la célébration du Jubilé s’étende au-delà d’une semaine ; mais j'incline à croire que quatre ou cinq semaines pourraient éfre mises à Profit, non-seulement pour discuter les sujets que j'ai indiqués, mais pour considérer d’autres causes Propres à promouvoir les intérêts de l'empire colonial de Sa Majesté ; et si M. Laurier peut passer ici ces quelques semaines, le gouvernement de Sa Majesté espère qu’il lui permettra de le recevoir Comme son hôte pendant toute la durée de son séjour,
Une dépêche identique fut adressée aux gouverneurs de toutes les colonies autonomes. Le Premier-Ministre de la Nouvelle-Galles
Aucun des messages d’acceptation des gouvernements australasiens ne contenait la moindre allusion à la conférence projetée. Le Bouvernement canadien était évidemment mieux disposé à subir l’autorité de M. Chamberlain. Le 20 avril 1897, lord Aberdeen transmettait au Secrétaire Colonial un ‘Rapport du Comité du Conseil Privé” du Canada (No: 5, Page 629), accusant réception de l’invitation de M. Chamberlain.
Ce rapport déclarait que le comité
+..……..6st d'opinion que le Premier-Ministre et madame Laurier devraient accepter la gracieuse invitation de Sa Majesté et assister à la célébration ; et qu’un détache. ment convenable, choisi dans la milice, soit expédié en Angleterre pour se conformer aux suggestions de la dépêche soumise à sa considération.
Le sous-comité s’unit de plus au Très Honorable Secrétaire d'Etat pour espérer qu’il soit possible de profiter de la réunion des Premiers-Ministres des colonies auto. nômes pour discuter les nombreuses et importantes questions qui intéressent l’Empire et sur lesquelles notre attention est attirée,
Le sous-comité exprime aussi l'espoir très sincère que la céléb ces fêtes produise un résultat qui tende Puissamment à cimentes tique entre la mère-patrie et ses colonies...
Inutile de dire que ce document n’a jamais été communiqué au
parlement canadien. Personne, au Canada, ne Soupçonnait qu’en allant nous représenter aux fêtes jubilaires, Je Premier-Ministre eût reçu de son cabinet l'autorisation et même la marché avec M. Chamberlain pour ‘‘cime tique de la mère-patrie”’ et du Canada, Ceci jette une lumière très instructive sur les discours que sir Wilfri i
ration prochaine de union sociale et Doli-
ces manifestations.
13 août 1897, M. Chamberlain transmettait aux gouverneurs des colonies autonomes une copie des ‘‘Procès verbaux d’une Conférence entre le Secrétaire d'Etat pour les Colonies et les Premiers-
inistres des Colonies autonomes, tenue au Bureau Colonial Londres, juin et juillet, 1897." ( Parliamentary Papers, 1897, C. 8596, Vol. Lix, Page 631). Ce document avait été lement britannique le 31 juillet. Dans sa Jettre aux gouverneurs, M. Chamberlain, rappelant sa dépêche du 28 janvier, déjà citée, disait :
sujets d’un grand intérét pour l’Empire, J'ai maintenant l’honneur de vous adresser
démontrera que cet espoir s’esf deinement réalisé et qui donn q po: 2 q
Tout Canadien qui désire connaître Je but vers lequel tend Ja politique coloniale des gouvernants britanniques devrait lire avec attention ce procès-verbal. Ce document n’a ;
yeux des représentants du Peuple canadien. J'en donne ici une analyse et quelques extraits.