‹ Grande-Bretagne et Canada, questions actuelles [microforme]Chapitre 48 sur 105 · COMMENTAIRES DE LA PRESSE · texte numérisé non relu

COMMENTAIRES DE LA PRESSE

Londres, 15 juin, —Et voyez comme l’orchidée trouve son chemin jusqu’à la bou. tonnière de M. urier ! Or, l’orchidée est, en Angleterre, comme chacun le sait, un emblème politique. Le premier-ministre du Canada y songe-t-l? On lui dit qu’il a Choisi la fleur favorite de M. Chamberlain et il n’en semble pas moins affectionner cette gracieuse décoration. —{ Globe, 26 juin 1897).

.. Le Globe du 30 juin publiait une longue lettre, en date du 16 Juin, de son Correspondant particulier, (Cette lettre reproduisait le Passage suivant d’un article du Daily Chronicle, de Londres :

..M britannique ÿ et aucun de ceux qui ont entendu ses discours pleins d’une éloquence incisive <t convaincante, ne peut nier qu’il soit le représentant par excellence du peuple qui a tracé la route où eg groupe colonial et peut-être l’Empire tout entier doiveut atteindre éve

aurier sera peut-être le hérant est loin du projet auquel on a trop souvent donné ce nom. Îl y a quelque chose de presque dramatique dans cette idée que M. Laurier est le Champion —#» champion à demi-inconscient Peut-être, —de cette cause de l’unité impériale, Par sa naissance, par un vieil atavisme et par instinct, c’est un Canadien-français

Londres, 22 juin. —11 est bien connu ici que M. Laurier n’a accepté de Sa Majesté le titre de chevalier que pour céder au désir personnel de la Reine ; et j’ajouterai que si les vœux de Sa Majesté s'étaient tous réalisés, le premier-ministre Canadien aurait reçu des honneurs encore plus grands. —(G/ok, 23 juin 1897).

Je trouve les lignes suivantes dans une Correspondence télégraa de Londres, le 22 juin, au Globe, de Toronto, qui la publia e 23:

Le Times et tous les journaux du matin publient de longs comptes-rendus, envoyés per télégraphe de toutes les colonies, décrivant l'enthousiasme avec lequel on a célébré

fêtes du Jubilé... ... Tous ces journaux approuvent les honneurs accordés aux représentants des colonies ; ce sentiment est Particulièrement vif à l’endroit de M. Wilfrid Laurier, L'entrée des Premiers-ministres au Conseil Privé est considéré comme UNE sorte de reconnaissance du droit des colonies à être réprésentées dans les conseils de l'Empire, Le Daily Chronicle dit : ss Si, comme nous le croyons, cette idée vient de M. Chamberlain, nous l’en félicitons cordialement.”

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