‹ Grande-Bretagne et Canada, questions actuelles [microforme]Chapitre 54 sur 105 · LES ?’REMIERS MINISTRES DES COLONIES A ‘‘ MANSION HOUSE · texte numérisé non relu

LES ?’REMIERS MINISTRES DES COLONIES A ‘‘ MANSION HOUSE

.ler JUILLET 1897,

En proposant la santé des premiers ministres coloniaux, le Lord- Maire dit :

++... Nous sommes fiers de reconnaître la même Souveraine, de parler la même langue, d’être unis dans une même liberté sous une monarchie constitutionnelle, et 4e marcher chague jour, la main dans la main, Pas à pas, vers le but suprême, 2ers une fédé. ration impériale qui ferait de cet Empire, couvrant déjà un sixième de tout le globe, le plus grand Empire que le soleil ait jamais éclairé. . .

SIR WILFRID LAURIER : Je ne puis que remercier le Lord Maire des paroles qu’il a prononcées à l'endroit des colonies, Le Lord Maire à dit que nous étions tous des Anglais assis à cette table. Je le remercie de tout cœur de ces paroles, Je ne puis réclamer le privilège d’une origine anglaise puisque je suis d ’origine française. Je Ps cs de descendre de cette grande nation qui fut, pendant tant d’années et de siècles, la rivale de la Grande Bretagne, Je suis fier de mon origi ; mais je suis britannique dans l’âme (Zri#is4 to the core). (Times, 2 juillet 1897).

BANQUET DF L'INSTITUT COLONIAL, 2 JuiLer 1897,

Sir J. GORDON SPRIGG, premier ministre de la colonie du ap :

++... Je puis vous assurer que nous, qui vivons aux confins de l’Empire, sentons plus que vous la nécessité d’une puissante marine anglaise pour Protéger nos côtes ; +4 # me semble très rationnel QUE nous contribuions, dans la mesure de nos forces, à sou.

r le contribuable anglais du lourd fardeau que lui impose le maintien de sa flotte, sque cette flotte est aussi essentielle aux possessions lointaines de l’Empire—fqu à "Angleterre elle-même].

M. GOSCHEN, Zyst Lord of the Admiralty (ministre de la marine) :

tisan des colonies, ici présent ce soir, (1) m'a suggéré de présenter à leurs délégués, le jour où les troupes coloniales contemplèrent la flotte à Spithead, quelques colonnes de chif. fres qui leur démontrassent combien Peu les colonies contribuent à la défense de l’Empire. Mais j'ai refusé d'accepter cette suggestion, parce qu'il me semblait qu’on n’aimerait guère voir distribuer, au milieu des réjouissances d’une fête, des feuillets indiquant qu’une contribution serait acceptée avec reconnaissance, De même, ce soir, je me contenterai de faire appel à la fidélité et à La générosité de nos concitoyens. . . Quelle que soit l'attitude prise, on ne doit pas mettre à l'écart les sentiments de la mère-patrie à l'endroit des colonies et ceux des colonies envers la mère-patris ; mais #/ fauf au contraire obtenir de ces sentiments le résultat le Plus ejicace possible. Parmi nos conciioyens des colonies, on nous regarde comme un le très positif ; néanmoins, notre cœur s'est ouvert à d’autres sentiments qui, une fois de plus, feront valoir leurs droits parmi les influences qui À pe les destinées de l'Empire. Le Jubilé est l’une des manifesta. tions extérieures de ce sentiment qui, s'étant accru, ne s'éanouira Pas, ne s’éteindra pas comme les acclamations que nous avons entendues la semaine denière, Ce sentiment, j’en suis convaincu, a pénétré profondément toutes les de ee de l’Empire ; et l’opinon nationale et impériale exercera une influence énorme sur la préparation des destinées futures de l’Empire (Zimes, 3 juillet 1897.)

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