POLITIQUE COLONIALE DE L'ANGLETERRE
Ainsi que je l’ai dit, la plupart des grandes colonies anglaises. se fondèrent contre le gré des chefs de la nation et ce ne fut pas sans. peine qu’elles se firent reconnaitre et accepter par la métropole.
La Compaguie des Indes dut exercer longtemps, à ses risques. et périls, tous les pouvoirs souverains : combattre, gouverner, juger, administrer, Corrompre et même voler, avant que le gouvernement
ritannique ne consentft à étendre son autorité constitutionnelle sur les actes et les fonctionnaires de la puissante Corporation et à couvrir du drapeau britannique les territoires qu’elle avait conquis, occupés. ou protégés.
que le Nabab. Hastings n’était que le fonctionnaire d’une corporation commerciale : ses actes, que les mœurs du pays et de l’époque et l'anarchie indienne expliquaient dans une large mesure, ne com- Promettaient nullement l'honneur de la Couronne. Rhodes, premier ministre d’une colonie britannique, conseiller privé d'Angleterre, honoré de la confiance des aviseurs de Sa Majesté à Londres, viole
la confiance de la Reine dont il a terni la majesté, et le ministre des
Ces deux évènements peignent à merveille Je développement de l’impérialisme britannique. Les notions d'honneur personnel et
moindre vergogne une débauche effroyable. Mais le sens du gouvernement était sain. On trouvait plus avantageux de perfectionner l’organisation du territoire que d’en acquérir davantage, surtout par. des moyens qui fissent courir à la nation des risques de cuerre.