‹ Grande-Bretagne et Canada, questions actuelles [microforme]Chapitre 62 sur 105 · JUILLET · texte numérisé non relu

JUILLET

Don d'un vaisseau de &uerre par la Colonie du Cap

tion plus complète de l’Empire, que nous désirons tous voir s’eflectuer. % swis rw Partisan de la fédération impériale : je crois en l'unité complète de ce grand Empire. \e peuple des colonies australasiennes est aujourd’hui loyaliste dans l'âme ; et Ze ne 1oudrais pas voir ce loyalisme se refroidir à cause de la négligence des politiciens et des hommes d’Etat qui ne saisiraient pas l’occasion qui se présente à eux de nous unir plus étroitement à nos frères de la mère-patrie,

Le duc de CAMBRIDGE :.… Nous n'avons pas une armée très considérable ici $ mais nous savons qu'au besoin naus recevrions des secours considérables des diverses colonies... L' Angleterre occu aujourd'hui une position glorieuse, sachant qu’elle peut prévenir le danger, en quelque endroit qu'elle soit menacée ; /'on devrait fortifer cette position en rendant aussi étroites que possible les garanties d'union entre les colo. nies et la mère-patrie, prouvant ainsi au monde que nous sommes un Æwpire organisé et non pas une nation réduite à compter sur des efforts isolés,

M. GOSCHEN (ministre de la 2e si age Er reçu aujourd’hui, des mains d’une colonie = le cadeau d’un cuirassé... d’un cuirassé de première classe... Je me ce don de la colonie du Cap pour deux raisons particulières, l’une politique et

’autre stratégique, J'apprécie {a valeur du Principe politique qui reconnait {a commu. nauté d'intéréts existant entre les colonies et la mère-patrie ; et j'apprécie lement ce gr stratégique que le meilleur mode de soutenir la puissance de la flotte anglaise, le meilleur plan de défense des colonies, est de laisser uweemtière liberté d'action à l'autorité centrale qui organise la défense de l'Empire... 11 y eut un temps où les colons croyaient que our eérêt pouvait être différent de celui de la mère-patrie et que si nous noms frouvions en guerre avec les puissances européennes, {4 meilleure atti. tude qu'un colon pt adopter fut de rester à l'écart. Ces idées se sont entièrement £a. nouies aujourd'hui ; elles ont disparu avec beaucoup d'autres préjugés et une conviction différente a pris le dessus. Nous ne désirons pas battre monni ‘e avec l’enthousiasme du Jubilé ; nous ne désirons Pas, en cette occurence, insister auprès des colonies ponr en obtenir des contributions en deniers, si ce m'est dans le but—non pas de soulager le contribuable anglais, j’écarte entièrement cette considération—mais de recon. naître le principe que les colonies sont intéressées comme nous-mémes, non-seulement dans la sécurité de leur Propre ports, nou-seulement dans le commerce qui foisonne autour de leurs Îles ;—mais qu'elles ont un intérêt égal au nôtre, à ce que la nation anglaise reste puissante, Nous reconnaissons tous que la politique étrangère des colo. nies doit être appuyée par une flotte impériale, Une politique extérieure sans marine serait livrée à un principe de faiblesse que ni les colonies ni la mère-patrie ne pourront jamais accepter.

Le marquis de LORNE fit observer qu’un des meilleurs signes des temps était de constater qu’il y avait aux colonies un corps discipliné de soldats-citovens en état d’entrer en campagne dès qu'un danger menacerait la Grande-Bretagne,

Le président, lord LOCH, dit que les Premiers-Ministres actuellement en Angleterre ont dû se rendre compte du sentiment qui anime fortement le peuple de ce pays et qui porte à rendre aussi intimes que possible les liens qui l’unissent aux colonies qu’ils représentent.

+ «L'action de la colonie du Cap et celle des colonies australasiennes sont # symbole à leur désir d'union avec la mère-patrie. Connaissant comme je les connais, les sentiments de patriotisme et de fidélité des habitants des colonies australiennes, je n’ai pas le moindre doute qu'ils renouvelleront, sous une forme ou sous une autre, leur contribution à la défense l’Empire,

Sir GORDON SPRIGG, premier ministre du Cap : L'offre qu'il m'a été donné de faire, comme premier ministre de mon Souvernement, au premier Lord de l’Amirauté, peint très es la manière dont nous sommes à fondre les différentes nationalités qui peuplent la Colonie du Cap. La question a été discutée par l'assemblée législative où siégent un grand nombre de représentants hollandais ; la proposition a été faite par un député indépendant ; je l’ai moi-même appuyée de toutes mes forces, ainsi que d’autres membres du uvernement, et elle a été votée à l’unanimité.… La proposition reste sujette à la ratification de la législature de la colonie; mais j'ai l’assurance absolue que lorsque les Chambres se réuniront l'an prochain, elles ratifieront ce cadeau ; et nous aurons la grande satisfaclion de savoir ue nous avons contribué à cette marine qui est le grand facteur dans la création de l’ mpire et qui maintiendra cet Empire.

XXXHII

contribution à la marine

ommerciales et s'appuyer

part, je n'ai mais

ustralie occidentale

-Patrie ; et j’ai toujours ressenti

nime en ce moment. J'espère

Plus étroitement entre elles, dans un Empire, (7imes, 13 juillet 1897.)

I1 est bon de noter que lord Charles BERESFORD, amiral commandant l'escadre de la Méditerranée, ré ess pas le re Ÿ rgu par la colonie du Cap. Le Globe, de oronto, publia,

27 juillet 1897, une lettre de son correspondant de Londres, où se troïvent les lignes suivantes :

Lord Beresford déclare... qu'il regretterait beaucoup que le zèle triotique et 1: loyalisme dont le Cap donne un exemple si admirable dussent servir de base aux contributions que les colonies devront faire, à l'avenir, à la défense de l’Empire... A son avis, ce serait une erreur très grave, sinon fatale, tant au point de vue stratégique que politique, d'accepter en principe que le meilleur genre de contribution que les colonies puissent faire à la défense im riake consiste À fournir des deniers pour construction

ou l'entretien des vaisseaux de la flotte... 11 est fermement convaincu que les contributions des colonies à la détense de der doivent consister entièrement à créer chez

elles des bases d'opérations navales, parfaitement organisées sous tous les rapports et restant sous leur propre contrôle : ceci permettrait à une flotte de se ravitailler et de réparer ses avaries sans retard.

Page 1