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Art. I. — Bandeaux.
A. - Appareil. — Ils sont toujours en moellons d’appareil ou en pierre de taille ; dans les villes, toujours en pierre de taille, soit de petit échan-
90. — Au pont de Belleperche, sur la Garonne (Ligne de Castelsarrasin à Beaumont), ellipses de 33", le corps est en briques, les voussoirs du bandeau en craie tendre de Chancelade (1 pour 3 briques); au décintrement, il y en eut de fendus, (l’écornés, d’éelatés.
91. — l’ont Saint-Jean à Saubusse, - ellipses de 24" à 1/3.2, - mortier de chaux, bandeaux en I’T, douelle en MA, queutage en MON'. Au décintrement de la 2' arche, le 13 mai 1881, 33 jours après clavage, la douelle descendit à la clef de 40"" de plus que les bandeaux, et s’en sépara sur 4" de part et d’autre du sommet.
Annales des Ponts et Chaussées, octobre 1885, p. 645 à 659. « A 'ote sur la construction du Pont Saint-Jean sur l’Adour à Saubusse (Landes) >, M. Trépied, Ingénieur des Ponts-et-Chaussées.
92. — I)e même la façade en grandes pierres de taille des maisons tend à se séparer des murs intérieurs en briques; de même, dans un mur en moellons bruts, coupé par une chaîne verticale de pierres de taille, il y a souvent décollement le long de la chaîne.
93. — O11 a souvent revêtu les souterrains avec douelle en moellons d’appareil (MAX-) et queutage en moellons bruts lités (MOV), - queutage dillicile à bien faire. Nous les faisons maintenant tout en MOV.
94. — On a fait ainsi, un peu à tort, ou pont des Amidonniers, pour ne pas avoir d’angles trop aigus à l’extrados aux reins.
BANDLALX
ti 1 Ion , soit de grand, plus monumental, plus difficile à poser et, en général, plus cher.
Dans les voûtes en plein cintre, les bandeaux ont une épaisseur uniforme : on les fait avec les mêmes moellons 95.
Quand ils ne sont pas cxtradossés parallèlement, la longueur des moellons varie en chaque point. Pour un pont de luxe, on fera diminuer, de façon continue
des naissances à la clef, les épaisseurs, hauteurs et queues en douelle des moellons de bandeau; on réglera les joints suivant des courbes continues bien ajustées à l’intrados et à l’extrados 9<;’ 97>
Aux ponts de Luxembourg99 et des Amidonniers100 (f10), l’épaisseur des moellons en douelle est le 1 Ode celle des voûtes.
Ces épures ne laissent pas d’être un peu compliquées.
Aux ponts de Chalonnes et de Nantes, on a, pour figurer de la pierre de taille, groupé les moellons par 4, creusé des refends de deux en deux assises, rejointoyé
en creux les grands joints, à plat les joints intermédiaires (fM). Bien qu’en principe il vaille mieux montrer ce qu’on fait, l’effet est bon si l’œil est bien trompé.
On a fait ainsi aux voûtes latérales de Gignac 10t.
Quand le bandeau est mouluré, on ne peut pas enchevêtrer les pierres : on a un joint continu sous chaque moulure, à chaque ressaut. Au pont Antoinette lu2, au pont de Lavaur "'3, il y a ainsi deux rouleaux superposés ; à Luxembourg104, trois. Les pierres de taille du bandeau ne tiennent au reste que par leurs queues.