III, P
8. — M. Tourtay en a esquissé un projet : voûte mince à 3 articulations, de 6im de portée, 8“ de llèche, appuyée sur des culées épaisses en surplomb de 18"> ; intrados, extrados et chaussée en chaînette, tympans évidés; épaisseur à la clef 1“40; pression moyenne, 31%
(Génie Civil, 18 juin 1892).
9. — Pour un pont-route sur le Rhin à Worms, on avait proposé une arche de 100“ entre 2 de 90*, en briques, à 3 articulations de basalte.
(Allgemeine Bauzeitung, 1898, p. 19 à 24, PI. 10 à 12 : « Enlwurf fiir eine gew'àlbte Strassenbrücke über den Rhein bei Worms » MM. Krone et Kbhardt).
10. — Projet récemment approuvé d’un pont en béton à Villeneuve-sur-Lot (Chemins de fer départementaux de Lot-et-Garonne) : 2 arcs jumeaux en béton, larges de 3'", espacés de 4n>90 ; portée 98m ; montée 15m39 ; épaisseur à la clef, lm45, aux retombées, 3"'30.
(Projet : M. Frcyssinet, Ingénieur des Ponts et Chaussées. Exécution : MM. F. Mercier et Limousin, Entrepreneurs).
11. — Un des projets du pont sur le Neckar à Mannheim, étudié par M. Probst, présenté par la maison Grün et Rilfinger (1901), comportait une arche de 113m entre deux de G0m, toutes trois très surbaissées, à 3 articulations. — Joli et hardi projet, primé, non exécuté.
Pour le pont exécuté (1903-08), voir IV, p. 206.
12. — Pour le viaduc de la Sitter (ligne du lac de Zurich au lac de Constance), M. Acatos avait proposé, au lieu de la travée métallique de 120" exécutée, une arche en maçonnerie, inarticulée, en anse de panier surhaussée : Portée, 121m35 ; montée, 64*99 ; rayons, au cerveau 54m265, aux reins, 6G“421 ; épaisseurs, à la clef 2™, aux retombées (à 40m9i sous la clef), 4m58.
(Dessins gracieusement remis par M. Acatos).
13. — On vient de commencer les fondations d’une voûte en béton de 173'» de portée (Pont du Bernand, Loire, ligne d’intérét local de Balbigny à Régny), surbaissement environ 1/6,5, épaisseur à la clef, 2™10.
Projet : M. Frcyssinet, Ingénieur des Ponts et Chaussées. Exécution : MM. F. Mercier, Président du Conseil d' Administration des Chemins de fer du Centre, et Limousin, Entrepreneurs.
208 POURQUOI n’a-t-on pas encore fait de voûtes de plus de 100“ ?
Dans une très grande voûte, on fera travailler les matériaux jusqu’au quart de leur charge de rupture. 14
On y abaissera les pressions en donnant du fruit aux têtes, en ajourant largement les tympans, en employant pour les parties qui travaillent peu 15 des matériaux légers16, par exemple de la brique.
Il y faut de bonnes pierres, de bon mortier, des appuis qui ne reculent pas, qui ne s’enfoncent pas.
En coupant les rouleaux en tronçons, en matant au refus les joints vides, en laissant longtemps la voûte sur cintre, on prévient les fissures sur cintre et au décintrement.
Une grande voûte ne coûtera pas très cher si on sait se défendre des recherches d’appareil qu’entraîne trop naturellement un grand ouvrage. Si on employé de petits matériaux, une petite installation suffira ; si on construit par rouleaux, les cintres seront légers.
Elle sera vite faite, si on y occupe autant d’équipes de maçons que le cintre a de vaux.
Pendant la construction, l’Ingénieur vivra sur la voûte et ne s’en remettra à personne, — je dis, à personne, — de la surveillance aux moments et aux points critiques.