COMMENT ON ÉVACUE L’EAU QUI TOMBE SUR LES VIADUCS
§ 1. — CHAPES
Une bonne chape doit être imperméable.
Mais, pour qu’elle demeure telle, elle doit aussi être un peu élastique, se prêter, sans se fissurer", aux mouvements des voûtes sous les surcharges ou aux changements de température.
Elle sera ainsi constituée : d’abord une première chape de 3cm en mortier de chaux gâché sec et fortement « massivé »100 ; dessus, une deuxième chape de lcm5 en asphalte 101> 102 .
Quand l’extrados des voûtes est trop irrégulier, on l’unit avant de le « chaper », par une première couche de béton fin de 5 à Gcm.
Il ne suffit pas qu’une chape soit imperméable : il faut encore que l’eau ne puisse pas
entrer dessous par ses bords, par exemple par A de f|M : une goutte d’eau, si elle c-nlre, traversera les maçonneries.
Il faut tout au moins l’engager dans une rainure creusée dans le tympan (fuo).
Mieux, on remontra la chape en asphalte le long des parements et on l’engagera sous la plinthe (fltl).
Pour qu’elle s’applique bien et tienne sur les parements verticaux, on la fait en asphalte pur, sans sable, et on l’étend sur un enduit de 0m01 en mortier de chaux lissé à la «taloche»103.
Chape en mastic dpsphajte
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Chape en mortier de chaux masuvee de O 03
très inclinées, elle empêche l’asphalte de
Pour protéger une chape en asphalte, ne conviennent : ni l’argile, qui arrête l’eau ; ni le sable qui, à la longue, disparait, entraîné par l’eau ; ni les pierres plates, qui égratignent la chape.
Le mieux parait être une couche de 0"'0i de béton très maigre : 100k de ciment par m. c. de «gravillon» bien lavé, sans sable101.
Cette contre-chape est très poreuse, — l’eau la traverse immédiatement, — et très résistante. Elle porte sans s’écraser le remplissage et les surcharges : sur des surfaces couler.
99. — Pas de chape en ciment ; le ciment a du retrait et se fendille.
100. 350k de la meilleure chaux par m. c. de sable, et 100 litres d’eau seulement. Sur l’extrados, lavé, puis épongé, mais encore hnmide, on applique le mortier, à l’état de sable humide ; ensuite, on le bat à la savate jusqu’à ce que l’humidité paraisse à la surface. Pour l’empêcher de sécher trop vite, on le recouvre de sable qu’on enlève après la prise.
101. — En deux couches de 7“5. La 1” est en mastic d’asphalte ; la 2* est faite de deux parties de mastic et une partie de sable lavé et sec. Pour les deux couches, on ajoute au mastic 7% de son poids de bitume.
102. — On a essayé quantité de matières : feuille de plomb entre 2 cartons bitumés (isolateur Siebel) ; asphalte armé par de la toile de jute (chape Leiss-Zuffer, appliquée sur les grandes voûtes des Alpes autrichiennes, II, p. 164); toile de jute enduite de bitume (« Callendrile », du nom de Callender, son fabricant, — nous l’avons employée au viaduc du Crêt-Morez-St-Claude) ;....