‹ Grandes voûtes (volume 4)Chapitre 9 sur 294 · DISPOSITIONS DES OUVRAGES EN PLAN · texte numérisé non relu

DISPOSITIONS DES OUVRAGES EN PLAN

J'appelle très spécialemenl l'atlention 6ur la nécessité de bien placer les ouvrages. Il faut que la direction soit bien celle qui convient, et que les tèles soient placées où il faut. Dès qu'il y aura doute ou diHiculté, les chefs de section devront faire indiquer devant eux, sur place, avec des jalons, l'emplacement des têtes. On peut relever, dans les lignes construites, quantité d'erreurs d'implantation ' qui sautent aux yeux, et qu'un chef de section un peu soigneux eût évitées en « présentant » l'ouvrage.

Il faut surtout bien étudier sur place l'entrée des eaux, les bien entonner dans l'ouvrage. Si un fossé latéral amène beaucoup d'eau, on l'infléchira un peu avant d'arriver au cours d'eau.

Éviter en principe de dévier les cours d'eau, surtout les torrents. Si on les modifie, les modifier le moins possible : bien s'assurer qu'il n'y aura ni afTouillement, ni dépAl, devant, sous, derrière l'ouvrage.

Une modification de cours d'eau impose souvent d'importants travaux de défense.

Dans certains torrents à large lit, il faut parfois prolonger les murs en aile, évasés par des guideaux en enrochements ou en blocs de béton, pour entonner les eaux sous le pont. Ce sont les courants obliques qui sont les plus dangereux.

Il faut enfin que les eaux sortent facilement, et aussi qu'elles ne ravinent pas les propriétés en aval du chemin de fer.

1^8 murs en aile ' coûtent toujours un peu plus cher que les murs en retour', surtout pour les ouvrages à radier, du moins en apparence, quand on fait les métrés comparatifs ; mais les murs en retour comportent des gazonnemenls, souvent des perrés, qu'on ne peut pas évaluer d'avance.

Dans les ouvrages sur torrents, il faut non seulement défendre le pied des quarts de cane, mais quelquefois empêcher par des guideaux les eaux de se jeter sur les remlilais et d'y faire brèche.

Pour les ouvrages sans radier, la différence de dépense est très peu importante ; pour les ouvrages é radier, elle peut être négligée pour les portées de 3" et au-dessous.

S'il y a beaucoup à épuiser, s'il faut fonder sur pilotis, le mur en retour ramassé vaut mieux que de longues et étroites fondations de mur en aile.

Sauf ces cas, les murs en aile seront toujours adoptés :

l" pour tous les ouvrages sous charge de remblai, parce qu'ils résistent mieux à la poussée sur les tètes ;

2° pour tous les ouvrages sur cours d'eau, parce qu'ils assurent mieux l'entrée et la sortie des eaux, et qu'ils ne comportent pas d'ouvrages accessoires ; élever dans ce cas la murette de retour un peu au-dessus des hautes eaux ;

3" pour tous les ouvrages sans radier.

En principe, on n'étudiera de murs en retour que pour les passages inférieurs ne rentrant pas dans les catégories précédentes, c'est-â-dire ceux fondés sur radier général et sans surcharge, ceux où le tracé des chemins imposerait des murs en aile trop évasés ou des mureltes trop hautes.

6. Par exemple : un ponceau débouchant en fs à choque lête....

T. Dits quelquefois en prolongement des pieris-i È. Dils quelquefois en prolongemeni des télés.

e paroi de rociier -

Art. 1 . — Direotion, entrée, sortie des eaux.

Art. 2. — Hors en aile ou murs en retour ?

A. — Choix à faire.

INTRUCTIONS. — OUVRAGES DE i

B. — Evasement des murs en aile.

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