AV
Y’ étant une chaînette de paramétre m.
Gauthey a profilé en chainette le cerveau des voûtes, ou au moins de l’une des 5 voûtes du pont de Navilly sur le Doubs (1782-1790).
Cet emploi de la chaînette, ensuite abandonné et perdu, a été retrouvé et repris un siècle après, à 18k“ environ de Navilly, par un arrière-successeur de Gauthey. (Annales des Bouts et Chaussées, 1904, 3e trimestre : M. de Darlein : « La nie et les travaux d’Emiland Gauthey », p. 113 et 116).
4. — On trouvera plus loin, dans ce Tome 111, Livre II, comment ont été déterminés r et «.
244 VOÛTES INARTICU LÉES — SÉRIE fi" r** (> 40») — MONOGRAPHIES
I.a chaînctto proprement dite, - courbe d’un til pesant, - de mêmes termes en e est :
10, il 008
Ses ordonnées sont contractées dans le rapport
5,2080 i I OOO ISO
t2. Renflement do l'intrados par rapport a l'arc do cercle de moine portée et mémo moulée .
J* *Jnim
Abscisses comptées à partir du
On»
Ordonnées «!«> l’arc «le cercle <1«‘ meme portée cl même montée.
Ordonnées «le l'intrados
1 )i(lcrciices (nui flrmcn t)
L’écart maximum est de 0m263 à 1 im de la clef (70 100 de la demi-portée). L'arc de cercle a i2m50 de rayon. L’intrados adopté a un rayon de 53m90 à la clef, de 20"'0T aux naissances : il retombe moins durement sur les piles.
3. hxlrados. — « L’arc d’e.vtrados a scs ordonnées, par rapport à « V horizontale tangente au sommet . proportionnelles à celles de l'are d' intrados, « et dans le rapport (S,) :
JL- = 0,919008
Ronnpioi on a adopté dos voûtes on projection do chaînette.
— M. Tourtav * les justifie ainsi * :
« 1° <)n peut g tracer une courbe de pression gui passe à très peu près par les « mi/ieu.e de tous les joints
5. — l.n méthode «le M. Tourtav est exposée plus loin dans ce Tome 111. Livre II.
6. — Exposition, Paris. 1900. — Notices, Travaux Publics, p. 27 et 28.
À 11 rle O 40“)2 pont boucicaut 245
« 2° Cette courbe de pression moyenne ne sera pas, en général, réalisée arec 1rs « procédés habituels de clavage et de décintrement ; mais les autres courbes de pression « qu’on peut tracer, par exemple celle <jui passe par le tiers supérieur du joint de clef et
i« par le tiers in férieur du joint de naissance, restent... dans la région moyenne de « la voûte. Dans la voûte en are de cercle, au contraire, la courbe de pression se « rapproche plus ou moins de l’extrados vers les reins...
«). Pourquoi on »i redml lejuusseur do l;i voulc. — « /> épaisseur « des voûtes... 7 à la clef, lm24 aux naissances) est sensiblement plus faible que « celle adoptée pour les grandes arches de dimensions comparables... Dans les « grandes arches surbaissées, on ne réduit /jus sensiblement les jiressions en « augmentant l’épaisseur au-delà d’une certaine limite...
« Ainsi la pression moyenne calculée à la clef qui est de l(Jk 9 par centimètre « carré avec l’épaisseur de lm05 adoptée, serait de 17k 3 avec une épaisseur ae J”' 3 U « et de 15k 8 avec une épaisseur de 2”' ».
I). APP{ ireil des voûtes.
VOÛTES INARTICULÉES - SÉRIE A11 rte 40“) — MONOGRAPHIES
7. Tympans. — Pour une hauteur maxima de plus de 5m, ils ont seulement 0m80 à la base, 0“60 au sommet ( f ) . Ils sont doublés par un mur en béton maigre (10()k de chaux hydraulique pour 1"" je gravier).
L’intervalle entre les tympans est rempli de gravier :
il n’est pas élégi.
Au projet de M. Tourtay, on a ajouté : dans les tympans, des médaillons portant le monogramme M. B, — ils sont petits et plats; — aux extrémités, de maigres obélisques (SJ.
X. Couronnement. — Le parapet en pierre de taille semble un peu lourd.
Comme à d’autres ponts en arcs très surbaissés, on y observe (mai et septembre 1909) des bosses sur les piles, des creux aux clefs des voûtes.
Un regrette que ce grand pont n’ait pas un léger dos d’âne.
t). Cintres.
Cintre courant — 2ram5
V4 RL "H — H H H, n"jr — i u -il i i - • ■ J
ni ■ 6.
ni
La voûte extrême rive droite avait un cintre marinier, avec passe de 10”G0 (f,). Pour satisfaire le Service de la Navigation, on dut plus tard agrandir cette [russe, sous la voûte fermée (SJ.
PONT MOCCICALT
f, - Cintre marinier. - Agrandissement de la passe - .V"'
Au dessin f,,, on a indiqué par des lignes ponctuées les pièces supprimées, par des hachures les pièces ajoutées AB, A’ B’, qu’on a serrées par les coins ce’.
Cette opération n’a provoqué aucun tassement (Sj.
La voûte tassa plus tard de 44"““ au décintrement.
I ( ). Fondations. - A. Piles- A l’emplacement de chaque massif, on a dragué, puis battu 130 pieux en sapin de 0m3r>, au
mouton à vapeur Lacour de 1200k, tombant de lm en moyenne, c’est-à-dire avec mouton lourd et petite chute
On arrêtait le battage, soit quand la fiche f — Coupc en long d’une pile — âmm
sous le fond dragué atteignait 8m, soit quand le refus était de 4""“ seulement par volée de 10 coups avec 1“ de chute.
Ou a ensuite immergé
entre les pieux des enrochements (lj„) sur une hauteur de
2U1 à la pile 1, l“ô()à la pile2, lm à la pile 3. 11 n’y en a pas sous la pile 4.
Les [lieux furent recépés à 0U,50 au-dessus des enrochements ; puis on échoua sur eux un caisson sans fond de 17m de long, 8m de large,
4m20 de hauteur, dont le bor-
da ge était calfaté à sa partie
supérieure sur 0“60.
Dedans, on immergea du béton par couches d’au moins
40c"‘, au moyen d’un tube en planches à débit continu * 2 * 4 * * * 8, de 0m4Ü de côté.
7. — Sur 1179 pieux, on n’en a cassé que 2. Dans un battage d’essai, on en avait cassé 3 sut / uw. un mouton de 600“ tombant de 5“20.
8. — Annales des Ponts et Chaussées, 1885, I, p. 776 à 780: « ,Vo te sur un procédé simple pour couler « le béton sous l’eau », M. H. Ileude, Ingénieur des Ponts et Chaussées.
248 VOÛTES INARTICULÉES — SÉRIE Ân rte (> 40m) — MONOGRAPHIES
On coula à chaque pile 400nic de béton (70""' à 80"" par jour).
B. Culées.
f — Coupe on long d’une culée — om,u
11. E Exécution dos voûtes. — Elles ont été construites à pleine épaisseur en G tronçons menés de Iront : aux naissances, sur coffrages; plus haut, sur taquets au sommet des poteaux du cintre.
On clava à partir de la clef.
Au moment où on allait claver la voûte 2 (f,), les têtes des pelées supportant le cintre, qui n’avaient peut-être pas été battues bien verticalement, se déplacèrent dans le sens longitudinal, de la pile 1 vers la pile 2, sous les fermes qui, au-dessus des coins, n’avaient pas bougé. Le déplacement atteignit 14c,“ à la ferme aval.
On étrésillonna les palées entre elles et sur les piles.
Au cintre de la voûte 4, l’ensemble des pieux commençant à se déplacer transversalement, on battit, à quelques mètres de chaque palée en mouvement, un pieu vers la base duquel on appuya une contreficlie coincée à la partie supérieure de la palée.
I c2. Décinlrcment. — On dégageait, au moyen de deux vérins, chaque paire de coins en chêne supportant les montants verticaux ; 1 G de tour de vérin produisait un abaissement de 2,n"1 (48 vérins par voûte).
A. Voûte I (.sur cintre marinier). — Pour satisfaire le Service de la Navigation, alors que les voûtes 1 et 2 étaient seules chargées, les 3 autres étant fermées
Tassements en mm