COMMENT ON CALCULE LES EFFORTS
M. Lésai a, le premier en France, enseigné à calculer des voûtes par les formules de déformation 1S* 16.
D. - Les équations de déformation ne tiennent pas compte de la rigidité des tympans. — Elles supposent que l’arc se déforme librement, que les charges lui sont transmises comme par des tiges verticales isolées.
11 n’en est point ainsi : les tympans, les plinthes sont rigides et soulagent
On l’a observé aux viaducs de la ligne d’Issy à Viroflay18, aux ponts de Lavaur 19 et Antoinette 20.
Le calcul est laborieux, rebutant : on y peut, sans s’en apercevoir de quelque temps, commettre de grosses erreurs.
Le graphique fatigue moins; il se prête mieux à toutes les combinaisons de surcharges ; avec lui, on voit.
Tous deux viennent d’hypothèses inexactes : la précision du calcul y est fort inutile; celle du graphique suffit ; il n’y a vraiment pas à s’inquiéter des décimales quand les entiers sont suspects.
A I’Appendice, Tome V, je donnerai tout ce qu’il faut pour faire une épure de voûte, et ce qui résulte d’un grand nombre d’épures.
15. — mm. Degrand et Hésal : « Ponts en maçonnerie », Tome premier : « Stabilité clés coûtes », p. 103 et suivantes, — Paris, Raudry et C“, 1887.
M. Hésal : « Emplacements, débouchés. Fondations des Ponts en maçonnerie », p. 191 et suivantes, — Paris, Raudry, 189G.
M. Hésal : « Stabilité des Constructions », p. 307 et suivantes, — 564 et suivantes, — Paris» Ré ranger, 1901.
Voir aussi :
M. Pigeaud : Annales des Ponts et Chaussées, 1905, 2- trimestre, p. 202 : « Calcul des arcs encastrés ».
M. Auric : « Ponts en maçonnerie : Calcul et Construction », p. 250 et suivantes, — Paris, Octave l)oin et fils, 1911 .
16. — je me permets de rappeler ici une indication donnée en 1886 :
« Arec des modules de résistance moindres et un coefficient d’élasticité bien plus roisin de celui de « rupture, une coûte à ciment se comporte comme un arc en fonte encastré aux naissances ; on lui doit « donc appliquer, non ]>lus les hypothèses surannées basées sur les expériences de Boistard, mais les « formules de la Résistance des Matériaux, contrôlées par la mesure directe, faite avec des instruments « tissez /irécis, des moucements au décintrement, sous l’action des charges et de la température, du « coefficient d’élasticité. . . »
Annales des Ponts et Chaussées, octobre 1886, p. 427 : « Construction des Ponts du Castelet, de t.avaur et Antoinette ».
Ce contrôle des formules de déformation, on l’attend encore.
17. — C’est ainsi que les longerons et le tablier d’un ouvrage en métal, en béton armé, solidarisent ses pièces de pont, reportent sur ses voisines une partie de ce qui en charge une. Génie Civil, 24 août 1912 :
« Etude sur la solidarité des pièces de pont », M. Lossier.
18. Revue Générale des Chemins de fer, juillet 1902, p. 9 : « Notes sur les trac aux de la ligne
d’Issy à Viroflay », M. Habut